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France : Société

Trop attachée à sa famille ?

Marie–Christine Arnautu, Vice-présidente du Front National en charge des Affaires Sociales, livre cette information :

A "Le seul motif invoqué par l’Aide Sociale à l’enfance (ASE), soutenue par le Président du Conseil Général du Gers, pour enlever brutalement la petite Cindy à sa famille d’accueil a été : «la fillette était trop attachée à sa famille d’accueil et vice versa» .Si tel est le cas, alors nos institutions sont réellement tombées sur la tête.

A la douleur de l’abandon par ses parents naturels, s’ajoute donc pour cette enfant, la violence de la séparation d’avec ce couple qui l’élevait depuis 5 ans. Pas de maltraitance avérée, bien au contraire, juste le crime d’aimer cette petite : voici le reproche essentiel qui leur est fait à ce jour.

Devant ce comportement inhumain, la toute puissance du pouvoir des Conseils Généraux et de l’ASE, faisant fi de l’équilibre affectif de ces enfants déjà fragiles, le Front National exige une remise à plat totale de la législation concernant les familles d’accueil ainsi que des lois sur l’adoption. Il est intolérable que pour des raisons obscures, les enfants soient traités comme de simples marchandises. La décision, lourde de responsabilités, d’offrir à des enfants abandonnés la possibilité de retrouver l’affection et l’équilibre d’une famille, indispensables à leur épanouissement, doit être prise collégialement, sereinement et loin de tout intérêt économique de tel ou tel organisme. Ceci doit être intégré dans une grande politique de solidarité nationale avec comme seul objectif l’intérêt supérieur de l’enfant."

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12 commentaires

  1. les grands esprits se rencontrent, mais j’en ai parlé sur mon blog en termes beaucoup plus crus. Ce président du conseil général du Gers ne mérite que notre plus profond mépris.

  2. Bravo Madame, votre intervention contient les remarques que beaucoup voudraient dire à ces soi-disant spécialistes de l’Enfance !
    Ce n’est pas le premier cas de ce genre et il est urgent de revoir le fonctionnement des institutions pour l’Enfance.

  3. @ ci bou .let .te,
    Votre blog est très intéressant et affectif mais n’en dites pas trop inutilement.
    Inutile de donner le bâton pour se faire battre.

  4. Il faudrait qu’un certain nombre de dirigeants et fonctionnaires en France passe des examens psychiatriques…
    Oh et puis non, c’est trop tard, cela ne servirait qu’à éliminer le tout petit pourcentage de bons qui arrivent encore à passer à travers les mailles du filet.
    Vivement que résonne la trompette de l’Ange…
    (nota : il est notoire que bien des personalités très haut placées ont recours à des voyantes (et sorciers africains) et à la cocaïne.)

  5. Il faut se garder de toutes généralisations hâtives sur ce sujet. Parents adoptifs, nous pouvons en parler en connaissance de cause : il règne aussi un vrai bon-sens humain dans le milieu de l’Aide sociale à l’enfance, et il arrive généralement que les bonnes décisions soient prises dans l’intérêt de l’enfant. Les enfants ne sont pas traités comme de “simple marchandise”, bien au contraire, ce sont souvent les parents biologique ou postulants à l’adoption qui les considèrent comme leur droit. Enfin, peu d’enfant sont adoptables, souvent ils sont en famille d’accueil parce qu’ils sont retirés de la garde de leurs parents pour des raisons que nous ne sommes maîtres de juger, nous simples lecteurs déinformés des médias de masse. Prions pour cette enfant et pour ceux qui s’occupent d’elle, mais gardons-nous bien de juger hâtivement.

  6. Une attitude lamentable, qui n’en est pas à son coup d’essai car on entend de temps à autre des cas similaires.
    C’est le social sans l’Eglise : non, merci !

  7. Psychologue clinicien attaché à l’aide sociale à l’enfance depuis 30 ans, je crois avoir réfléchi à la question de “l’intérêt supérieur de l’enfant” et ne peux donc souscrire à ce genre de déclaration qui fait appel à l’émotionnel et au compassionnel au détriment d’une approche plus objective à la fois juridique, sociale et psychologique de la situation.
    Depuis 1986, la loi impose aux Conseils Généraux à qui sont confiés les enfants après décision de justice ou de façon contractuelle avec les parents, d’entretenir un travail continu et soutenu auprès des parents et de la famille de l’enfant. L’accueil dans un lieu de vie de type familial ne doit pas, toujours dans l’intérêt supérieur de l’enfant, engendrer de liens affectifs substitutifs qui généraient du temps de la DDass il y a 20 ans des conflits de loyauté à l’approche de l’adolescence suivis de décompensations graves pour ces enfants en terme d’acquisitions scolaires, de dérèglements comportementaux et affectifs et l’impossibilité in fine d’avoir un projet de vie personnel.
    S’il y avait lieu d’incriminer le CG du Gers, ce serait moins dans le fait qu’il envisage un autre lieu de vie pour cette enfant que dans celui d’avoir éventuellement négligé les principes objectifs qui doivent présider à la sélection des assistantes maternelles. Il ne convient pas de les détailler ici. Personne ne peut nier le fait qu’il y ait attachements entre un enfant et les adultes qui l’ont en charge; personne ne niera également le fait qu’un adulte par réflexe néothymique, éprouve des sentiments de protection et d’affection à l’égard d’un enfant dont il a la charge, mais ce contexte naturellement chargé affectivement doit être rigoureusement encadré par une déontologie et une éthique d’ordre professionnel. Je souligne que l’accueil d’un enfant est d’abord et avant tout un emploi rémunéré, il convient de le rappeler y compris à l’enfant, de telle sorte que celui-ci déjà frappé par le traumatisme évident du placement, ne se charge pas en plus d’une forme de dette de reconnaissance imprescriptible à l’égard de l’assistante maternelle. Tout ceci serait bien entendu à développer longuement.

  8. Launay: quelle superbe langue de bois pour protéger les magistrats (encore eux !)

  9. @Launay
    Je suis pédopsychiatre en secteur public et je travaille fréquemment en lien avec l’aide sociale à l’enfance et les services de la justice des mineurs. Je peux témoigner que dans ces deux domaines j’ai pu cotoyer le meilleur comme le pire.
    Il est inévitable, et ce d’autant qu’un enfant a été placé jeune, que des liens d’attachement se créent entre lui et les adultes qui en prennent soin. J’ajouterais que l’existence de ces liens est même souhaitable car indispensable à son bien être et à son développement physique et psychique comme l’ont montré les travaux de N. et A. Guédeney sur l’attachement (précédés par ceux de Bowlby en grande Bretagne et de bien d’autres encore).
    Je peux témoigner avoir vu des enfants sombrer dans des dépressions sévères, laisser tomber leurs apprentissages ou devenir littéralement fous, imprévisibles et incontrolables, parce qu’ils avaient été privés brutalement d’un lien d’attachement fort créé vis à vis d’un adulte référent devenu substitut parental.
    Je dois dire que je m’interroge sérieusement sur la pertinence de vouloir maintenir à tout prix des liens avec des parents biologiques (lorsque ceux-ci existent) qui se sont montrés pervers ou maltraitants (surtout lorsque l’enfant lui même n’en exprime pas la demande) et cela le plus souvent en dehors de tout cadre thérapeutique. Par ailleurs force est de constater que lorsque les parents biologiques ne se manifestent pas de manière régulière aux rendez- vous prévus, les enfants se retouvent souvent dans des situations de grande insécurité et de grande souffrance (la déception qui fait suite à l’absence du parent au rendez-vous prévu est souvent à la hauteur de l’espoir mis dans la future rencontre et se manifeste le plus souvent de façon délétère)Le lien établi avec la famille d’accueuil est alors primordial pour que l’enfant se sente aimé et accepté de façon inconditionnelle. Le fait que les familles d’accueuil soient rémunérées (souvent bien modestement, soyons honnêtes) ne change pas grand chose à l’affaire…

  10. Tant qu’ils y sont, qu’ils “avortent” cette pauvre enfant !!
    Mais ce n’est pas étonnant – même si cela aurait pu arriver avant 1974 -, quand on entreprend de favoriser la culture de la mort, on pratique aussi la mise à mort sociale et familiale.
    Mais enfin, tant que ces fonctionnaires peuvent dormir tranquilles après avoir cajolé leurs enfants…

  11. A Vincent Rouyer :
    heureusement qu’il y a des gens comme vous parce qu’avec des “launay” les pauvres enfants ne sont pas tirés d’affaires.

  12. à trahoir : vous inquiétez pas pour moi : j’ai le dos large et je sais mordre quand il le faut 😉

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