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Trois questions à l’association des fidèles hors les murs de Saint-Germain-en-Laye

Trois questions à l’association des fidèles hors les murs de Saint-Germain-en-Laye

Depuis plus d’un an et demi une messe traditionnelle est célébrée devant une église fermée de Saint-Germain-en-Laye. Pourquoi ?

En juin 2020, symboliquement et désespérant d’être un jour reçus et écoutés, nous avons demandé à un prêtre ami de bien vouloir célébrer une messe sans autorisation pour manifester l’absurdité de la situation dans laquelle se trouvaient les fidèles de Saint-Germain-en-Laye et de ses environs qui demandaient depuis des années et des années à bénéficier du motu proprio de Benoît XVI. Si Mgr Aumonier n’a pas plus réagi à cette messe qu’à nos autres demandes anciennes et nombreuses, beaucoup de fidèles ont demandé à renouveler la célébration de cette messe. Nous avons pu bénéficier de l’aide de plusieurs prêtres pour multiplier ces messes qui sont célébrées chaque dimanche et fête à 11h00 devant la chapelle de l’hôpital. L’affluence varie de 70 à 150 personnes… principalement en fonction des conditions météorologiques !

Où en êtes-vous aujourd’hui ? Des images d’une messe de minuit devant une porte fermée ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux à Noël.

Effectivement. Formellement, rien n’a évolué depuis juin 2020 et nous avons eu la joie de vivre cette nuit de Noël avec peut-être davantage d’émotion et d’union spirituelle avec Notre-Seigneur. Mais nous savons de bonne source que le nouvel évêque de Versailles, Mgr Crepy, était prêt à trouver une solution lorsque le pape François a rendu public son motu proprio en juillet dernier. En outre certains d’entre nous ont pu rencontrer (enfin ! ) des autorités religieuses du diocèse et de Saint-Germain-en-Laye. Si rien de concret n’est sorti de ces rencontres à ce stade, les relations ont été fraternelles et sincères. C’est déjà beaucoup car nous savons bien qu’en dépit des prétentions synodales énoncées par le pape, une pression importante est exercée sur les épiscopats pour limiter leur autorité et leur gouvernement en cette seule matière liturgique. Nous sommes donc résolus, patients et confiants.

Mais le motu proprio Traditionis custodes ne rend-il pas illusoire une issue positive ?

Le pape François indique dans Traditionis custodes que les nouvelles demandes de messes ne doivent pas être prises en compte. Or, vous l’avez compris, notre demande date de 2007 au minimum ! Elle n’est donc pas nouvelle et il ne semble donc pas impossible d’interpréter ce motu proprio avec bienveillance. L’avenir nous dira comment aura été réglée cette demande des habitants de Saint-Germain-en-Laye à bénéficier chaque dimanche et fête à un horaire familial, la célébration d’une messe traditionnelle par un prêtre bienveillant. Contra spem in spe !

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