13 réflexions au sujet de « Trisomique, et alors ? »

  1. Ariane

    Drôle d’idée que de faire parler une fillette de trois ans (“mes parents n’ont pas hésité”)! trisomique ou pas, je ne pense pas que les enfants de cet âge s’expriment de cette façon, et j’espère qu’aucun n’est jamais amené à s’interroger sur la question. Dommage de céder à cette petite malhonnêteté, ç’aurait été si facile d’écrire “ses parents n’ont pas hésité” (et d’ailleurs peu importe qu’ils aient ou non hésité, l’important c’est qu’elle soit là).
    C’est bête, ça gâche (un peu) une très bonne idée de campagne.

  2. mimi

    au contraire, je trouve très pertinent de transmettre le message du point de vue de l’enfant trisomique. l’eugénisme actuel vient de ce que l’on axe tout en se basant du point de vue des parents , en “chosifiant” les petits malades.

  3. Pierrot

    Oui, ça donne la parole à l’enfant, qui n’est souvent pas considéré comme tel par les “pro-choix”.
    Ça montre que le petit embryon, qu’il soit atteint de Trisomie 21 ou non, sera doté de la parole plus tard, qu’il est donc un être humain comme nous.

  4. Sancenay

    à Ariane,
    n’y a t-il pas milles façon d’exprimer son amour et sa reconnaissance spontanée à ses parents même quand on est trisomique et même à trois ans ?
    c’est très bien senti au contraire de donner la parole à ceux à qui un système ou une civilisation à la dérive de plus en plus violents la refuse au point de leur refuser même la vie.
    Vos propos sont très excessifs , injustes et blessants vis à vis des serviteurs d’une Fondation remarquable qui oeuvre avec courage et abnégation pour le bien commun.
    Sincèrement, je crois que vous devriez vous en excuser.Vous en sortiriez grandie.

  5. c

    @Ariane
    Vous savez, un enfant trisomique a trois ans parle encore moins bien qu’un enfant non trisomique, voire parfois peut ne pas parler du tout ou d’une façon inintelligible pour ceux qui ne vivent pas avec lui d’un manière courante.
    Un trisomique même adulte peut ne pas être apte à dire distinctement “mes parents n’ont pas hésité”, mais lui contrairement peut-être à des adultes du même âge qui parlent parfaitement, il aura l’intelligence de coeur de penser qu’il est là, que ses parents sont là et que c’est une belle aventure, à la grâce de Dieu, tout simplement.
    Il y a le coeur de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer ou pas toujours d’une façon compréhensible, mais il est souvent bien plus grand ce coeur-là, peut-être parce qu’il ne se pose pas les mêmes questions.
    Donc, personnellement à mon niveau de maman d’une trisomique adulte, je juge ces photos très belles et ne me suis absolument pas interrogée sur la phrase prononcée ou plutôt la légende, car qu’un enfant trisomique soit venu au monde par une “erreur” de diagnostic du médecin ou par un “choix” délibéré des parents, compte tenu des lois et utilisation eugénique des avancés de la science actuellement en France, ce que j’ai trouvé essentiel dans cette campagne c’est de voir ces magnifiques sourires et je me suis dit quand les voyant toute personne de coeur pouvait avoir un regard différent, apprendre à ne pas avoir peur car en fait la peur vient que l’on ne sait pas, que l’on ne connaît pas.
    Mais bon effectivement mon avis en vaut d’autres et je peux me tromper.

  6. senex

    La grande majorité des trisomiques n’atteint pas sur le plan intellectuel l’age canonique de raison qui les rend capable de péchés mortels.Baptisés, ils sont donc saints et c’est une grande consolation pour les parents qui s’en souviennent.C’est pourquoi à ce titre supplémentaire. ils méritent notre respect et une sorte de vénération, car innocents ils sont nos paratonnerres.Ce qui n’empêche pas qu’ils sont charmants et pleins d’humour .Ils sont capables de beaucoup de tendresse,à condition d’être aimés tendrement ce quin’exclut pas certaines exigences éducatives.(comme tpous les enfants d’ailleurs.

  7. Fred

    Très mauvaise campagne. L’association est tès bien, l’intention est juste, la communication déplorable. 2 remarques :
    1. Les enfants trisomiques affichés ne représentent guère la réalité du handicap. On voit bien que ceux là auront une autonomie largement supérieure à la moyenne des personnes trisomiques.
    2. Ce n’est pas juste de communiquer sur l’idée de “et alors?”. Comme si le handicap n’était rien pour les parents. C’est une croix, c’est difficile, même si par ailleurs c’est magnifique d’accueillir ces enfants, et que c’est un chemin de vie extraordinaire. Le Et alors? me semble donc très mal venu en niant la souffrance des parents ou des enfants aussi.
    Il aurait été bien vu au contraire de mettre : ” Et vous?”. Et là, cela serait vraiment percutant, car souvent nous sommes à côtés d’eux de grands malheureux et de vrais handicapés du coeur. Dommage que cette campagne de bisounours qui ne peut toucher que des cathos plus militants que vraiment charitables vienne gâcher ainsi le message. Mais j’encourage l’association qui est très bien et les personnes qui sont à l’origine de cette association ne sont sans doute pas à l’origine de l’affiche.

  8. Fred

    PS : on ne peut pas rejoindre les gens qui vivent ces situations difficiles ne niant leur souffrance. Cette communication qui se veut très positive est en réalité méprisante. Il est délicat de communiquer sur ces sujets et je crois que là l’erreur voir l’indélicatesse est flagrante.

  9. Sancenay

    à fred,
    ben voyons défendre les plus faibles d’entre nous ce n’est pas charitable, n’est-ce pas ?
    en effet dans la religion du Progrès contre l’humanité cela ne l’est pas.
    Par contre la “com” basée sur le dénigrement , voire la persécution des cathos réalistes , c’est “très tendance” est cela qui vous tente ?

  10. Jeanne

    @Fred
    Les affiches sont effectivement très joyeuses par rapport à ce que certains vivent au quotidien, et c’est bien un objectif de cette campagne.
    Je vous invite à aller lire les témoignages complets sur le site internet http://www.trisomiqueetalors.com
    Ils sont absolument poignants : la révolte des parents, l’angoisse de ce à quoi correspond ce handicap, le sentiment d’injustice… et la vie qui reprend, comme ces enfants souriants peuvent en témoigner.

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