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Cathophobie

Tout simplement ignoble

A l'heure où on laisse courir – voire où on relâche – les satanistes et autres coupables de profanations de cimetières, la Mairie de Paris a décidé d'interdire à une femme de fleurir la partie du cimetière où est enterrée sa mère. Comprenez donc, cette femme est dangereuse : elle a 79 ans et dépose des bouquets de fleurs.

"C'est l'histoire de Marie (79 ans), qui depuis 1981 vient fleurir les tombes de la 17ème division du cimetière de Montmartre, là où est enterrée sa maman. Depuis 28 ans, le rituel de la dame à l'arrosoir (l'ange gardien de la 17ème) est d'embellir ce lieu du souvenir; cela dérange aujourd'hui la Mairie de Paris.

Marie a donc reçu une lettre recommandée, l'informant de l'interdiction de s'occuper des tombes, de les fleurir et de les entretenir; toutes les plantes et fleurs que Marie avait plantées ont été enlevées par les services municipaux; cela n'était pas conforme au réglement d'après Le Parisien.

Pour Marie, c'était pourtant sa seule raison de vivre, son seul but… enjoliver.

Pleure pas Marie, l'homme est un gros con…" (suite et tentative d'explication de la Mairie de Paris).

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6 commentaires

  1. Guérir un homme le jour du sabbat n’était pas réglementaire non plus. Le parisien a remplacé le pharisien.

  2. Dans Le Parisien, la mairie explique son geste: « Marie se comporte comme si elle était propriétaire de la 17 e division : nous avons simplement remis les choses dans leur bon droit. Avec toutes ces fleurs dans les allées, il y a des risques de chute, et les jardiniers ne peuvent plus entretenir les tombes correctement. Quand aux arbustes, nous les avons simplement taillés pour éviter que Marie se blesse. »(Patricia Orsini, directrice adjointe des espaces verts) .
    C’est tellement cinglé cette histoire qu’on a du mal a y croire …

  3. La réaction du maire n’est-elle pas motivée par le fait qu’une tombe non entretenue pendant plusieurs années perd son droit à subsister dans le cimetière. Cela permet à la mairie de mettre la dépouille mortelle à la fosse commune et de revendre l’emplacement. Cette réflexion est sans garantie, c’est une vague réminiscence d’un fait constaté il y a longtemps. Quelqu’un connaît-il la législation en ce domaine?

  4. Il y a eu un reportage sur France info courant juillet : les employés du cimetière affirmaient que la dame se servait des chapelles comme dépôt pour ses pots de fleurs.
    Nous n’avons pas tous les éléments en mains alors gardons-nous d’avoir un jugement partial.
    [Où voyez-vous un jugement? Ensuite, n’y avait-il pas un moyen plus charitable de se comporter vis-à-vis de cette femme? La loi est-elle faite pour l’homme ou alors l’inverse au point de briser une femme de 80 ans? Etait-il utile au nom de la loi, d’arracher toutes ces plantes, ces fleurs plantées pendant 25 ans d’une vie? Au strict de nom de la charité, cette affaire est ignoble. Lahire]

  5. Je connais cette femme de vue, habitant non loin du cimetière de Montmartre (très joli, d’ailleurs, n’hésitez pas à y entrer si vous passez par là ; métro Blanche ou Place de Clichy).
    Et la mairie de Paris ferait mieux de s’occuper de la saleté de nos rues, que d’emm… une brave dame de presque 80 ans.

  6. Intéressant de savoir que « les jardiniers ne peuvent plus entretenir les tombes correctement » (propos de Patricia Orsini, directrice adjointe des espaces verts, selon « Le Parisien »). En somme, Marie faisait bénévolement (et sans doute plus « généreusement ») le travail qui devrait être assuré par des employés municipaux? Quel argument surprenant.
    Toute concession non entretenue (en particulier si elle devient dangereuse, par exemple par des éléments qui perdent leur stabilité initiale), fût-elle une concession perpétuelle, peut faire l’objet d’une « reprise » par la municipalité: il y a des règles à respecter pour cette reprise (affichage sur la tombe concernée); il est évident que les fleurs de Marie repoussent le moment d’une éventuelle reprise (ou brouillent les pistes, la tombe semblant entretenue alors qu’elle est peut-être en état d’abandon), pour des concessions sur lesquelles elle n’a aucun droit.
    On peut se demander si des activités moins « visibles » -telles que photographier les tombes, relever les noms et dates et transmettre ces informations sur des sites de généalogie par exemple- ne doivent pas faire l’objet d’une demande d’autorisation préalable à la mairie?

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