11 réflexions au sujet de « Tous ne sont pas égaux avant la naissance »

  1. Oktavius

    Pourquoi, dans l’Eglise considère t’on comme antinomique de se préoccuper à la fois de ceux pour qui ça se gâte après la naissance et de ceux pour qui ça se gâte avant ?
    Pourquoi ne peut-on être à la fois au Secours Catholique et à Laissez-les-vivre ?

  2. Saint-Plaix

    Que voilà un joli dévoiement de la « Déclaration » des « Droits de l’Homme » si chère aux républicains… Avec les contre sens qui vont avec….
    Egaux « en droits » ne signifie pas égalité en tout : égalité mentale, physique, devant la richesse, dans l’exercice de la puissance, etc.
    Il est regrettable que le Secours Catholique laisse supposer que l’Humanité est bien homogène, voire composée de clones ! A croire qu’il aspire au Meilleur des Mondes
    C’est totalement inepte !
    D’un autre côté, ce texte célèbre énonce bien « les hommes naissent » !
    Donc il exclut bien a priori ceux qui ne sont pas nés…
    On voit là une certaine cohérence de la part du législateur et du constitutionnaliste…
    Je suis sûr qu’il y en aurait pour louer la clairvoyance de ceux qui ont anticipé – et donc prévu – la légalisation sur l’IGV, il y a déjà plus de deux siècles…Et qui vont trouver dans cette déclaration qui a aujourd’hui quasi universellement valeur de « nouvelles tables de la loi » une justification à l’avortement…

  3. Balloune

    D’accord avec le premier comm. Quand on vit la charité vraie, on ne la cantonne ni aux tout petits, ni aux sans logis, ni à sa famille, ni à ses amis, ni à sa chapelle, ni à sa sensibilité. On n’a jamais fini de découvrir comment vivre la caritas.
    [Il y a quand même une différence de nature :
    le crime de l’enfant à naître est légal est remboursé alors que la pauvreté a moult causes. MJ]

  4. Entrepreneur

    En fait, c’est plutôt avant la naissance que ça se gâte. Donc encore une fois on ne focalise pas sur le pb qui dépasse tous les autres… parce que quand ils ont publié cette déclaration, ils ne pouvaient imaginé l’inimaginable…

  5. Nathanaël

    Le Secours Catholique, association ordonnée à l’aide des pauvres n’est pas spécialement engagée es-qualité dans la cause anti-avortement. On peut avancer à sa décharge que sa fondation, comme la tradition chrétienne qui l’inspire, remonte à des temps où la question ne se posait pas, si ce n’est le recueil des enfants abandonnés à la naissance. On peut cependant s’interroger sur le conformisme de ses milieux dirigeants ou militants, qui ne l’oriente peut-être pas facilement à prêcher ou agir à contre-temps de la mentalité dominante. Dans le registre du seul discours, et sans préjuger du dévouement des membres de l’association, dénoncer les inégalités sociales reste aujourd’hui une posture plus aisée que décourager l’IVG.
    Pour s’en tenir à ce que dit le document cité, plutôt qu’à son non-dit, se trouve posée la distinction des libertés réelles et des libertés formelles. C’est évidemment un grand défaut de l’idéologie issue de la Déclaration de 89, que n’ont jamais vraiment corrigé les additifs verbaux au ton plus « social » ajoutés dans les versions postérieures à 1945 (Constitution de 46, texte ONU 48…). Le petit dieu qu’est l’individu conforme au principe libéro-égalitaire ne se reconnaîtra jamais de devoir caritatif (ou «fraternel » ou « solidaire ») que celui qu’il lui plaira d’accepter en sa souveraine indépendance. C’est logique. A cet égard, on peut savoir gré au SC de mettre le doigt sur cette défaillance d’une idéologie, qui en plus de deux cents ans n’a jamais su nous convaincre que son troisième principe gravé au fronton des mairies était autre chose qu’une lanterne pour songe-creux.

  6. Denis Merlin

    Certains sont plus égaux que d’autres n’est pas de Coluche, mais de George Orwell dans “La ferme des animaux”. C’est de l’humour anglais repris par Coluche qui, à ma connaissance, n’a pas payé de droits, ni même mentionné sa source.
    Le droit de vivre est la condition de tous les droits fondamentaux. Donc, le droit à une liberté réelle (qui existe) vient après le droit à la vie. C’est pourquoi, il est hypocrite de défendre le droit à jouir des conditions d’une vie libre, sans mentionner le droit à la vie qui est encore plus fondamental. On ne peut donc mettre en parallèle les deux luttes pour ces droits fondamentaux.

  7. oliroy

    Je donne regulierempent au “secours catholique” qui se presente comme portant secours au plus démunis mais je suis choqué de leur affiche semble donner raison au thuriféraires du refus du droit des bébés à vivre. Je pense que c’est une erreur involontaire et je continuerai à donner pour les malheureux qui ne sont pas responsables des erreurs des communicants mais il serait souhaitable que les communicants comprennent que le qualificatif “catholique” ou plus largement “chretien” ne peut se mettre indifferement à toutes les sauces. Puissent ils faire preuve deplus de discernement à l’avenir.

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