Archives par étiquette : Vitae

Lire Humanae Vitae : Appel Final

HumanaeVitae_texte_commenteAppel Final

« Vénérables frères, chers fils, et vous tous, hommes de bonne volonté, grande est l’œuvre d’éducation, de progrès et d’amour à laquelle Nous vous appelons, sur le fondement de l’enseignement de l’Église, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l’épiscopat, le dépositaire et l’interprète. Grande œuvre, en vérité, Nous en avons l’intime conviction, pour le monde comme pour l’Église, puisque l’homme ne peut trouver le vrai bonheur, auquel il aspire de tout son être, que dans le respect des lois inscrites par Dieu dans sa nature et qu’il doit observer avec intelligence et amour. Sur cette œuvre Nous invoquons, comme sur vous tous, et de façon spéciale sur les époux, l’abondance des grâces du Dieu de sainteté et de miséricorde, en gage desquelles Nous vous donnons Notre Bénédiction apostolique. » Humanae Vitae, §31.

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Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

Les auteurs ont choisi de ne pas alourdir l’encyclique, si claire, précise et synthétique, mais de la mettre en valeur en donnant quelques pistes, tirant parti des 50 ans de recul que nous avons aujourd’hui. Cela donne un beau petit livre, en couleurs. Tous les efforts ont été faits, avec l’éditeur, Artège, pour en optimiser le prix.

De plus, pour les paroisses et associations

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Lire Humanae Vitae : 9e jour, Apostolat entre foyers

HumanaeVitae_texte_commenteApostolat entre foyers

« Parmi les fruits qui proviennent d’un généreux effort de fidélité à la loi divine, l’un des plus précieux est que les conjoints eux-mêmes éprouvent souvent le désir de communiquer à d’autres leur expérience. Ainsi vient s’insérer dans le vaste cadre de la vocation des laïcs une nouvelle et très remarquable forme de l’apostolat du semblable par le semblable : ce sont les foyers eux-mêmes qui se font apôtres et guides d’autres foyers. C’est là sans conteste, parmi tant de formes d’apostolat, une de celles qui apparaissent aujourd’hui les plus opportunes. »Humanae Vitae, §26.

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Toujours aussi clairvoyant, Paul VI désigne et bénit ici un apostolat encore inédit à son époque, à vivre de couple à couple. Il lance un appel qui doit encore, et plus que jamais, être relayé.

Comme tout apostolat, il provient d’une unique source : le Dieu un et trine qui, en se donnant lui-même, donne la vie, l’amour et la vérité. Ainsi le trésor de la chasteté conjugale se partage gratuitement comme un cadeau que les foyers ne peuvent garder égoïstement.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et un couple engagé dans la régulation naturelle des naissances, dans Humanae vitae, Texte commenté par Bruno Bettoli, Gabrielle et Bertrand Vialla, éditions Artège, à paraître le 22 août 2018, 3.5€

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Lire Humanae Vitae : 8e jour, Aux époux chrétiens

HumanaeVitae_texte_commenteAux époux chrétiens

« Et maintenant Notre parole s’adresse plus directement à Nos fils, particulièrement à ceux que Dieu appelle à le servir dans le mariage. L’église, en même temps qu’elle enseigne les exigences imprescriptibles de la loi divine, annonce le salut, et ouvre par les sacrements les voies de la grâce, laquelle fait de l’homme une nouvelle créature, capable de répondre dans l’amour et dans la vraie liberté au dessein de son Créateur et Sauveur, et de trouver doux le joug du Christ. Que les époux chrétiens, dociles à sa voix, se souviennent donc que leur vocation chrétienne, commencée au baptême, s’est ensuite spécifiée et confirmée par le sacrement du mariage. Par lui, les époux sont affermis et comme consacrés pour accomplir fidèlement leurs devoirs, pour réaliser leur vocation jusqu’à la perfection et pour rendre chrétiennement le témoignage qui leur est propre en face du monde. C’est à eux que le Seigneur confie la tâche de rendre visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit l’amour mutuel des époux à leur coopération à l’amour de Dieu auteur de la vie humaine.

Nous n’entendons aucunement dissimuler les difficultés, parfois graves, qui sont inhérentes à la vie des époux chrétiens : pour eux, comme pour chacun, « étroite est la porte et resserrée est la voie qui conduit à la vie ». Mais l’espérance de cette vie doit illuminer leur chemin, tandis qu’ils s’efforcent courageusement de vivre avec sagesse, justice et piété dans le temps présent, sachant

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Lire Humanae Vitae : 7e jour, Licéité du recours aux périodes infécondes

HumanaeVitae_texte_commenteLicéité du recours aux périodes infécondes

« L’Église est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu’elle condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle : dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d’une disposition naturelle ; dans l’autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l’un et l’autre cas, les conjoints s’accordent dans la volonté positive d’éviter l’enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l’assurance qu’il ne viendra pas ; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l’usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n’est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d’affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d’un amour vraiment et intégralement honnête. » Humanae Vitae, §16.

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Laissons Saint Jean Paul II commenter cette « différence essentielle » entre les régulations naturelle et artificielle des naissances, différence qui « implique deux conceptions de la personne et de la sexualité irréductibles l’une à l’autre. Le choix des rythmes naturels comporte l’acceptation du temps de la personne, ici du cycle féminin, et aussi l’acceptation du dialogue, du respect réciproque, de la responsabilité commune, de la maîtrise de soi. Accueillir le temps et

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Lire Humanae Vitae : 6e jour, Moyens illicites de régulation des naissances

Moyens illicites de régulation des naissances

« En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu’est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation des naissances, l’interruption directe du processus de génération déjà engagé, et surtout l’avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons thérapeutiques.

Est pareillement à exclure, comme le Magistère de l’Église l’a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu’elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l’homme que chez la femme.

Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. » Humanae Vitae, §14.

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« La contraception et l'avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d'une même plante » (Jean-Paul II, Evangelium vitaen° 13).

De plus en plus souvent, des moyens présentés comme « contraceptifs » ont aussi – ou uniquement – un effet contragestif, c’est-à-dire abortif.

Dans les pays riches, ligature des trompes ou vasectomie sont souvent choisies comme « contraception définitive ». Ailleurs, la stérilisation est parfois imposée contre de « généreux » programmes d’aide.

La contraception regroupe des actions « en prévision de l’acte conjugal » (pilule, implant, stérilet hormonal, anneau vaginal…), « dans son déroulement » (préservatif, coït interrompu…) ou « dans [son] développement » (douche vaginale, pilule du lendemain, pilule, stérilet…).

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide

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Lire Humanae Vitae : 5e jour, Deux aspects indissociables : union et procréation

HumanaeVitae_texte_commenteDeux aspects indissociables : union et procréation

« Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation. En effet, par sa structure intime, l’acte conjugal, en même temps qu’il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l’être même de l’homme et de la femme. C’est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l’acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l’homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental. »Humanae Vitae, §12.

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Ce numéro 12 peut à bon droit être considéré comme le centre de l’encyclique. Il exprime un principe anthropologique essentiel qui n’avait pas été dit ainsi par les papes précédents. Dieu a voulu qu’il y ait dans l’acte conjugal deux significations liées entre elles de façon indissoluble : l’union et la procréation. Avant d’être une norme (cf. n° 14), il s’agit ici d’une « vérité à recevoir », aussi simple que profonde.

Karol Wojtyła avait déjà réfléchi philosophiquement sur la vérité interne de l’acte conjugal dans son livre Amour et responsabilité. Une fois devenu pape, il a proposé ses catéchèses sur la

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Lire Humanae Vitae : 4e jour, Respecter la nature et les finalités de l’acte matrimonial

HumanaeVitae_texte_commenteRespecter la nature et les finalités de l’acte matrimonial

« Ces actes, par lesquels les époux s’unissent dans une chaste intimité, et par le moyen desquels se transmet la vie humaine, sont, comme l’a rappelé le Concile, « honnêtes et dignes », et ils ne cessent pas d’être légitimes si, pour des causes indépendantes de la volonté des conjoints, on prévoit qu’ils seront inféconds : ils restent en effet ordonnés à exprimer et à consolider leur union. De fait, comme l’expérience l’atteste, chaque rencontre conjugale n’engendre pas une nouvelle vie. Dieu a sagement fixé des lois et des rythmes naturels de fécondité qui espacent déjà par eux-mêmes la succession des naissances. Mais l’Église, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie. » Humanae Vitae, §11.

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Non, l’Église ne méprise pas la sexualité !

Non, l’Église n’enseigne pas que les unions conjugales n’ont de valeur que lorsque les époux ont l’intention de concevoir une nouvelle vie.

Oui, c’est Dieu lui-même qui est le génial inventeur du cycle féminin et qui a voulu qu’il y ait des périodes où une union ne mènera pas à une fécondation.

Et oui, comme l’avaient déjà enseigné Pie XI et Pie XII, la vérité de l’acte conjugal demande qu’il reste « ouvert à la transmission de la vie ».

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et

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Lire Humanae Vitae : 3e jour, La paternité responsable

HumanaeVitae_texte_commenteLa paternité responsable

« L’amour conjugal exige donc des époux une conscience de leur mission de "paternité responsable", sur laquelle, à bon droit, on insiste tant aujourd’hui, et qui doit, elle aussi, être exactement comprise. Elle est à considérer sous divers aspects légitimes et liés entre eux.

Par rapport aux processus biologiques, la paternité responsable signifie connaissance et respect de leurs fonctions : l’intelligence découvre, dans le pouvoir de donner la vie, des lois biologiques qui font partie de la personne humaine.

Par rapport aux tendances de l’instinct et des passions, la paternité responsable signifie la nécessaire maîtrise que la raison et la volonté doivent exercer sur elles.

Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable s’exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d’éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance.

La paternité responsable comporte encore et surtout un plus profond rapport avec l’ordre moral objectif, établi par Dieu, et dont la conscience droite est la fidèle interprète. »Humanae Vitae, §10.

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L’expression « paternité responsable » désigne la responsabilité commune du père et de la mère quant à la transmission de la vie. Paul VI la présente ici selon quatre aspects :

1° Les processus biologiques : l’intelligence les découvre inscrits dans la personne humaine ; l’Église invite à les respecter, tandis que la pensée moderne ne s’impose

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Lire Humanae Vitae : 2e jour, L’amour conjugal

HumanaeVitae_texte_commenteL’amour conjugal

« L’amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour, "le Père de qui toute paternité tire son nom, au ciel et sur la terre".

Le mariage n’est donc pas l’effet du hasard ou un produit de l’évolution de forces naturelles inconscientes : c’est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l’humanité son dessein d’amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque, qui leur est propre et exclusive, les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d’un mutuel perfectionnement personnel pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies.

De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu’il représente l’union du Christ et de l’Église. » Humanae Vitae, §8.

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Voici donc un petit exercice spirituel : considérer l’amour trinitaire comme source et modèle de l’amour des époux.

La sainte Trinité, ayant créé l’homme et la femme à son image et pour sa ressemblance, a institué pour eux le mariage. Dans ce cadre, l’Église redit en quelle estime elle tient l’union charnelle, par laquelle les époux répondent à leur vocation à l’amour l’un envers l’autre et ensemble envers l’enfant à naître.

Par le sacrement du mariage, ce chemin se fait avec le Christ de qui l’amour conjugal revêt un surcroît de signification.

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé

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Lire Humanae Vitae pendant 10 jours : 1er jour

HumanaeVitae_texte_commenteHumanae Vitae, lettre encyclique sur le mariage et la régulation des naissances, a été promulguée le 25 juillet 1968 par le pape Paul VI, qui sera canonisé par le pape François le 14 octobre 2018. Chaque jour, vous retrouverez sur votre blog préféré un paragraphe de l’encyclique et un commentaire.

« Le très grave devoir de transmettre la vie humaine, qui fait des époux les libres et responsables collaborateurs du Créateur, a toujours été pour ceux-ci source de grandes joies, accompagnées cependant parfois de bien des difficultés et des peines.

En tout temps, l’accomplissement de ce devoir a posé à la conscience des époux de sérieux problèmes ; mais l’évolution récente de la société a entraîné des mutations telles que de nouvelles questions se sont posées : questions que l’Église ne pouvait ignorer, en un domaine qui touche de si près à la vie et au bonheur des hommes. » Humanae Vitae, §1.

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« Le mariage et la famille doivent constituer un milieu d'amour responsable, précisément parce que l'amour conjugal est orienté vers la vie. C'est ce que soulignait déjà le Pape Paul VI dans son encyclique Humanae vitae, un texte qui, au fur et à mesure que passent les années, s'avère toujours davantage comme une intervention prophétique et providentielle. » Saint Jean-Paul II, 22 décembre 1994.

Selon l’opinion générale, Humanae vitae a été accueilli comme un enseignement moral et, plus précisément, un interdit, une condamnation. En réalité, c’est comme si on résumait un livre sur l’alpinisme aux inévitables mises

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50 ans après Humanae Vitae, on se rend compte que l’Eglise avait raison

Le 25 juillet, « Humanae vitae », l’encyclique promulguée par Paul VI en 1968 sur la régulation de la fertilité, fête ses cinquante ans tout juste. Et ce même jour, « L’Osservatore Romano » l’a rappelé d’une manière très engagée.  Avec un éditorial signé par Lucetta Scaraffia, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Rome « La Sapienza » :

OR-213x300"Cinquante ans après sa publication, l’encyclique « Humanae vitae » de Paul VI se présente aux yeux des hommes d’aujourd’hui de manière complètement différente: en 1968, c’était un document courageux — et donc controversé — qui allait contre l’air du temps, celui de la révolution sexuelle, pour l’accomplissement de laquelle étaient fondamentaux un contraceptif sûr et également la possibilité d’avorter. C’était aussi le temps où les économistes parlaient de «bombe démographique», c’est-à-dire du danger de surpopulation qui menaçait les pays riches et qui pouvait réduire leur prospérité.

Deux forces puissantes, donc, qui se rangeaient contre l’encyclique: l’utopie du bonheur, que la révolution sexuelle promettait à chaque être humain, et la richesse, qui aurait été la conséquence logique d’une diminution de la population à vaste échelle.

Aujourd’hui, cinquante ans après, nous voyons les choses d’une toute autre manière. Ces deux visions utopiques se sont réalisées, mais elles n’ont pas apporté les résultats espérés: ni le bonheur, ni la richesse, mais plutôt de nouveaux problèmes dramatiques.

Si l’effondrement de la population dans les pays développés se confronte avec difficulté à l’arrivée de masses d’immigrés nécessaires, mais dans le même temps inacceptables pour beaucoup, à partir du contrôle médical des

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