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Procès Merah : un verdict pour «acheter la paix dans les banlieues»

Unknown-32Abdelkader Merah, 35 ans, le frère de l’auteur des attentats terroristes de 2012 à Montauban et Toulouse, a été condamné à 20 ans de réclusion avec deux tiers de sûreté. Avec les remises de peines automatiques, il pourrait n'en faire que 13. Ses avocats sont satisfaits de la peine prononcée. Abdelkader Merah a été acquitté du crime de complicité d’assassinats. Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime de Mohamed Merah, estime :

 

« Je suis vraiment déçue, mon fils est mort pour rien. Je pense qu’ils [les magistrats de la cour] n’ont pas été jusqu’au bout ». « On est trop naïf en France. Il faut qu’on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a exprimé sa crainte que les « terroristes islamistes » voient dans ce verdict « un signe de faiblesse ».

Le Front national a dénoncé un verdict « dérisoire et incroyablement laxiste ».

« Ce verdict est une injure à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme islamiste qui frappe la France depuis 2012 ».

Des avocates de la partie civile se disent déçues par cette décision qu’elles jugent destinée à «acheter la paix dans les banlieues».

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Le verdict d’islamophobie : un procès stalinien

Unknown-61Kamel Daoud arrête le journalisme. Une décision qui fait suite aux violentes critiques essuyées par l'écrivain algérien après ses écrits sur les agressions sexuelles de Cologne la nuit du Nouvel An. 

"Nous vivons désormais une époque de sommations. Si on n'est pas d'un côté, on est de l'autre".

La polémique est née de deux textes publiés par Kamel Daoud. Dans une tribune publiée fin janvier dans le quotidien italien La Repubblica et traduite dans , intitulée "Cologne, lieu de fantasmes"l'écrivain pointait comme ressort principal des agressions de Cologne le tabou du rapport à la femme dans les sociétés arabes, lié à la montée de l'islamisme. Une argumentation également développée quelques jours plus tard dans un article publié par le  sur "la misère sexuelle du monde arabe".

Un collectif d'anthropologues, sociologues, journalistes et historiens l'a épinglé le 11 février dans , en l'accusant de recycler "les clichés orientalistes les plus éculés" et d'"alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout angélisme".

Il rétorque :

"Que des universitaires pétitionnent contre moi aujourd'hui, pour ce texte, je trouve cela immoral parce qu'ils ne vivent pas ma chair, ni ma terre et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me servent le verdict d'islamophobie à partir de la sécurité et des conforts des capitales de l'Occident et ses terrasses". "Le tout servi en forme de procès stalinien et avec le préjugé du spécialiste :

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