Archives par étiquette : Travail

Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Selon la CFTC Metallurgie Yvelines :

Travaillait-on plus au moyen-âge, et jusqu’à la Révolution? Le monde était si différent ! Les perspectives de la vie terrestre, qui était courte, n’étaient pas terrestres hormis le souci de la (sur)vie.

Ø Quand les travaux de la saison le demandent, les paysans travaillent dur la journée et vivent au rythme du soleil : leurs tâches sont effectuées du lever du soleil jusqu’à son coucher. Le travail est beaucoup plus léger à certaines périodes de l’année : en hiver, le froid, l’enneigement, le gel de la terre et la courte durée de l’éclairement solaire leur permettent de rester à l’abri dans leurs masures. Ils en profitent pour entretenir leurs outils et organiser des veillées. (1)

Ø Au Moyen-âge, la semaine de travail aurait été de 35 heures avec 190 jours de congés

Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine. Autour de l’an 1000, attendez-vous à un choc, nous avions 190 jours de congés par an. Les fêtes de villages, les fêtes des saints locaux, les fêtes des corporations : ça n’arrêtait pas. Et les jours de jeûne (Carême, Avent, les vendredis), difficile d’effectuer des tâches harassantes.

Même les paysans ne trimaient pas à longueur d’année. L’été oui, du lever au coucher du soleil avec une mise à l’abri du soleil au zénith, selon les contrées; mais dès les premiers frimas, une fois le bois coupé et rentré, c’est assez tranquille au coin du feu, on bricole à droite à gauche, on

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Licencié pour avoir critiqué sur Facebook le travail dominical

CLa cour d’appel de Reims vient de prendre un arrêt infirmant un jugement du conseil de prud’hommes de Reims en date du 15 septembre 2016, confirmant le licenciement d’un salarié, qui avait posté un commentaire sur la page Facebook du journal L’union, en réaction à un article sur l’ouverture du magasin Cora de la Neuvillette, à Reims, les dimanches :

« Aller y travailler le dimanche bande de charlot c pas vous qui vous lever et n’aver pas de vie de famille nous faite pas chier à venir le dimanche ! ! ! ! ! ! ! ».

L’employeur avait considéré que ces propos portaient atteinte à l’image de l’entreprise et pouvaient avoir de lourdes conséquences économiques.

Le conseil de prud’hommes avait estimé que le licenciement était nul. Cora a interjeté appel du jugement. La chambre sociale de la cour d’appel de Reims vient au contraire de dire que le licenciement repose sur une faute grave.

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La Pologne va interdire le travail dominical

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Images-9"Les députés polonais ont adopté vendredi dernier, par 254 voix contre 156 et 23 abstentions, une loi qui interdit progressivement l’ouverture des commerces le dimanche. Ils ne pourront ouvrir que le premier et le dernier dimanche du mois à partir de mars prochain, le premier dimanche à partir du 1er janvier 2019, et plus du tout en 2020 (sauf exceptions).

Cette loi vient d’une initiative citoyenne du syndicat Solidarité, qui avait réuni quelques 350 000 signatures. Elle avait été soutenue par le parti au pouvoir et le gouvernement. Et l’Eglise, qui tout en saluant ce pas en avant dans la restauration du dimanche, trouve qu’elle ne va pas assez loin (en permettant des dérogations, notamment pour les magasins qui n’ont pas d’employés).

Jusqu’ici les commerces n’avaient que 12 jours de fermeture obligatoire (fêtes nationales et grandes fêtes religieuses). Les libéraux et les économistes sont contre cette loi. Mais elle devrait passer sans problème au Sénat et être signée par le président Duda."

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Au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l’Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal

Lu sur le blog de la CFCT Métallurgie des Yvelines :

"les CSP supérieures auraient tendance à quitter le navire France et à accélérer la perte de notre rayonnement international. La remarque qui m'a été faite est que, de toutes façons, les gens qui ont du ressort et une qualification suffisante partent de France non pas pour des raisons de politique familiale mais parce que la France ne fait RIEN pour les encourager à maintenir et développer leur créativité sur place.

Exemple a été donné de l'entreprise LightVision, fondée et dirigée par Daniel Aït : une idée géniale, relayée par la presse (Science et Avenir, TF1) et par OSEO de lunette pour personnes atteintes de DMLA. Cette entreprise, malgré la volonté acharnée de son créateur, a fini par trouver un terreau de développement en Chine où les autorités ont fait tout ce qu'il fallait en termes de logistique et de simplification administrative, pour l'attirer. Et la France? Rien. Sans doute au nom de l'égalité républicaine devant la loi – égalité que même les très démocratiques Suisses savent tordre sous forme d'agréments fiscaux. Alors au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal, et de "promouvoir" les entrepreneurs au lieu de "démouvoir" les salariés….

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La réforme du code du travail oublie les 3 tabous

Marie-France Lorho, longtemps première adjointe du maire Ligue du Sud d’Orange, Jacques Bompard, vient de lui succéder à l'Assemblée. Extrait de son entretien dans Minute de ce jour :

2837_page_01"L’actualité politique de la rentrée, c’est évidemment la réforme du Code du travail. Quelle est votre position sur les propositions du premier ministre ?

Je viens vraiment du monde de l’entreprise. Je ne suis pas un Macron évoluant entre l’agence Havas, les ministères et la banque Rothschild. Je sais donc qu’il faut rompre certains dogmatismes pour libérer les organes économiques.

Je regrette le fonctionnement par ordonnances, je regrette que madame Pénicaud soit embuée dans des procédures liées à Business France et je regrette que l’on ne brise toujours pas trois grands tabous : celui du traitement social du chômage, celui des 35 heures et celui des centrales syndicales non représentatives.

Sur le reste, c’est un gouvernement de commis de la grande finance. Sur certains points, par hasard, la grande finance peut avoir besoin que l’économie française aille mieux. C’est une des difficultés politiques dans l’analyse de ce texte."

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Le ministre du Travail aurait spéculé sur la suppression de 900 emplois dans le groupe Danone où elle dirigeait les ressources humaines

Selon l'Humanité, Muriel Pénicaud, l'actuelle ministre du Travail, aurait réalisé en 2013 une importante plus-value boursière alors qu'elle était directrice générale des ressources humaines chez Danone, à la faveur de l'annonce de la suppression de 900 emplois, qui avait fait bondir le cours de l'action du groupe. Une pratique pas illégale mais jugée "scandaleuse" par les représentants syndicaux.

Selon les comptes officiels de Danone, Muriel Pénicaud a choisi, le 30 avril de cette année, d'acquérir un lot de 55.120 actions pour 34,85 euros pièce, selon le principe des "stock-options" réservées aux dirigeants. Le prix de ces actions lui était garanti depuis quatre ans et avait été fixé en pleine crise financière, en 2009. La directrice a donc pu acquérir ses actions "bien en-dessous du cours de l'action ce jour-là", selon le quotidien, avant de les revendre "aussitôt pour l'essentiel, à 58,41 euros l'unité", réalisant au passage une plus-value d'environ 1,129 million d'euros.

Les critiques résident dans l'explication du cours élevé auquel la ministre a pu revendre ses actions, après les avoir achetées à un prix très bas. L'annonce, quelques jours avant l'opération de Muriel Pénicaud, de la suppression de 900 emplois de cadres chez Danone – dont 230 en France – avait en effet fait bondir le cours de l'action du groupe.

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Travail et pratique religieuse

Tribune décalée d'un lecteur :

A l'issue d'une mission de quelques mois dans une grande usine automobile de la région parisienne, je viens ici relater quelques faits observés. (Dans un souci de non-stigmatisation, les prénoms et la religion des personnages de ce récit ont été changés).

A mon arrivée, je suis surpris de voir que la grande majorité des salariés, ayant sans doute succombé à la mode « Hipster », porte la barbe.

Au bout de quelques jours, je me rends sur un poste de travail, pensant y trouver Marie, Vianney et Jean-Eudes. Je n'y vois pas Jean-Eudes et quand je demande à Marie où il se trouve, elle me désigne, à voix basse,  un recoin dans l’atelier. J'y trouve Jean-Eudes, à genoux, qui semble prier. Je lui rappelle que son devoir d'état est, à ce moment précis, de faire son travail et non pas de se consacrer à la prière, en ajoutant qu'il peut utiliser son temps de pause ou de trajet pour remplir son devoir religieux.​

Quelques jours plus tard, m'entretenant avec Louis, je suis surpris d'apprendre qu'il est marié, le trouvant bien jeune pour cela. Il me dit qu'il n'est pas vraiment marié et, en le questionnant un peu plus, il m'explique qu'il est passé devant M. le curé mais pas devant M. le Maire. Certainement pressé de s'adonner aux plaisirs charnels avec sa douce, il a préféré aller voir le curé pour ne pas déroger au sacro-saint principe du P.A.M [1]. J'imagine qu'il fait partie

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Terres de Mission : L’ indispensable travail de SOS Chrétiens d’Orient

Au sommaire :

  • Eglise universelle : Restauration de la cathédrale grecque-melchite de Homs avec SOS Chrétiens d’Orient. De retour de Homs, seconde ville de Syrie, Benjamin Blanchard, Directeur Général de SOS Chrétiens d’Orient fait le point sur la situation dans cette ville après sa libération complète par les troupes de l’armée syrienne. Il dresse l’état des travaux en cours pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix très endommagée par un attentat terroriste en mai 2014 et depuis laissée à l’abandon. Il invite tous les amis des chrétiens d’Orient à participer le 29 juin à un son et lumière à l’abbaye royale du Val-de-Grâce sur : Martyr et espérance des chrétiens d’Orient de Saint Paul à nos jours.
  • Eglise en France : Les cathos sont-ils de retour ? Depuis La Manif Pour Tous il est beaucoup question du retour des catholiques en politique. L’abbé Gérald de Servigny, prêtre du diocèse de Versailles, consacre à ce sujet un ouvrage documenté : Les cathos sont-ils de retour ? Ayant pris acte de la débâcle des dernières décennies il propose des éléments d’analyse et lance des pistes de redressement.
  • Eglise en Marche : Bilan du 35ème pèlerinage de Pentecôte. Nouvelle progression numérique pour le 35 éme pèlerinage de Pentecôte honoré cette année de la présence du Cardinal Burke pour sa messe de clôture à Chartres. Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, observe le succès grandissant de ce pèlerinage de conversion et analyse les raisons de ce réveil spirituel.

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Après la Bérézina! mettons nous au travail!

On recherche de grands serviteurs du Bien Commun. Père Y. bonnet


Qu'est ce qui manque le plus à la France pour se relever ? 
Je comprends d' autant plus cette question d' un ami que je me la pose moi-même. Et, depuis un demi siècle, se sont accumulées tant de déficiences qui affaiblissent notre patrie, que les classer n' est pas évident. Je finis par lui répondre qu'il me semble normal de chercher la réponse en prenant en compte, avec une grande sollicitude, les besoins de notre jeunesse. 

Or cette jeunesse a un besoin pressant d' une formation à la hauteur des enjeux cruciaux de l'heure actuelle. De ce fait, la France ne peut pas se passer de voir se créer de nouveaux pensionnats "unisexes" recevant des élèves de la classe de troisième à la Terminale, avec l'ambition affichée de se doter de jeunes femmes et de jeunes hommes, structurés spirituellement, moralement et culturellement. C'est un investissement majeur qui demandera des sacrifices à tous les partenaires, familles, enseignants et gestionnaires. 

Certes, il existe déjà des établissements indépendants de bonne qualité, mais trop peu et il faut bien le dire, trop rarement fréquentés par des jeunes à fort potentiel. Et je ne vois pas comment la Fille Aînée de l'Eglise pourrait se passer dans tous les domaines clés de l'Etat de personnalités de premier plan, témoignant par leur vie exemplaire et leurs compétences qu' ils sont de grands serviteurs du Bien Commun. 

Tout au long de notre histoire sont venus souvent de province ces grandes figures d' ecclésiastiques,

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