Archives par étiquette : tranchée

La communion de certains divorcés remariés : une question pas tranchée ?

Interrogé dans La Nef au sujet d'Amoris Laetitia, Mgr Olivier de Germay, évêque d'Ajaccio répond :

"Les textes du Magistère sont censés éclaircir une question, or là il semble que la question de la communion des divorcés remariés n’est pas clairement tranchée : pensez-vous qu’il y a là une ambiguïté qui mériterait d’être levée ? Et vous-même, y voyez-vous une porte ouverte à la communion de certains divorcés remariés ?

Sur ce point la question n’est pas tranchée, mais Pierre a parlé. Il ne s’agit donc pas maintenant de se demander qui a gagné – encore moins de profiter de ce « flou » pour tirer le texte à soi – mais de chercher à comprendre l’intention du Saint-Père et voir comment la mettre en œuvre. La non-réponse à la question que vous évoquez est selon moi voulue et assumée."

Si le pape ne répète pas noir sur blanc l'enseignement de l'Eglise, il n'en reste pas moins que la question a été tranchée, par Pierre, avec les documents Familiaris Consortio ou Ecclesia de Eucharistia :

"36. La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce, par laquelle nous sommes rendus « participants de la nature divine » (2 P 1, 4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. En effet, c'est seulement ainsi que s'établit une vraie communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La foi ne suffit pas; il convient aussi de persévérer dans

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De grands Veilleurs, debout sur la tranchée de la civilisation et de la liberté

Lors de la messe d’hommage aux Bretons morts pour la France (1ère Guerre Mondiale) en la basilique Sainte-Anne-D’auray le 16 octobre, Mgr Centène a prononcé cette homélie :

"Dans le cadre du Centenaire de la guerre de 14-18 que l’on a qualifié de « grande », – parce que pour la première fois de notre histoire, elle fut mondiale, – parce que le nombre de morts a été très élevé, – parce que le sacrifice consenti a été infini, – et parce que ses conséquences furent incalculables, nous sommes réunis à Sainte-Anne-d’Auray, près du Mémorial qui a été édifié en leur honneur, pour rendre hommage aux soldats Bretons morts pour la France.

Combien furent-ils ? 240000 d’après ceux qui ont édifié ce mémorial, 130000 après que les sources aient été passées au crible de la science historico-critique. Ce qui est certain c’est que le pourcentage de combattants morts est supérieur à celui de l’ensemble de la France. Le chiffre de 240000 même s’il manque d’exactitude était tenu pour vrai par ceux qui ont voulu honorer leur mémoire, peut-être parce qu’il prend en compte tous ceux qui, une fois démobilisés ont succombé des conséquences de leurs blessures ou de la dureté de la vie des tranchées, entre 1914 et 1932, et leur nombre est difficilement vérifiable. Peut-être aussi tout simplement parce qu’il traduit par son ampleur la stupeur, la sidération, le traumatisme d’une population rurale et pacifique dans laquelle la rumeur occupait une grande place et où les légendes se mêlaient

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