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“Une tragique illustration de l’échec de la lutte contre le jihadisme”

L'éditorial d'Yves Trotignon, spécialiste de l'antiterrorisme, aujourd'hui analyste senior chez Risk & Co et précédemment analyste à la DGSE : 

"Les tueurs de Charlie Hebdo visaient évidemment l'état-major du journal. Derrière, mais en avaient-ils réellement conscience, ils se sont en réalité attaqués à ce qui fait de nous des Français, irrévérencieux, arrogants, ricaneurs, amoureux de la vie et des bons mots. Je ne suis pas sûr non plus qu'ils avaient conscience des débats politiques que cela allait entraîner et de la mobilisation de la population. Cet attentat va beaucoup plus loin que les tueries de Merah ou de Nemmouche. C'est le plus meurtrier en France depuis des décennies et le plus sanglant attentat jihadiste commis en Europe depuis ceux de Londres, au mois de juillet 2005 (57 morts). On ne peut cependant pas le comparer avec les attentats du 11 septembre 2001 comme je l'ai entendu. Non. Ce matin, avant la prise d'otages, je vous disais que ce n'était pas non plus l'attentat majeur que redoutent les services. Je disais que la limite haute allait encore au-delà. Hier midi, on a franchi un cran supplémentaire. Mais le pire va encore au-delà. C'est horrible de penser qu'il peut y avoir plus horrible. Mais c'est le cas. C'est cela le jihadisme, une adaptation opérationnelle perpétuelle afin d'obtenir des effets politiques majeurs.

La nouveauté, c'est que ça se passe en France. La seule rupture, c'est celle de la défense anti-terroriste. Ça y est, ils sont passés. Ils ont brisé la cuirasse.

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Les pro-mort exploitent un cas tragique pour justifier l’avortement

La polémique sur la femme violée, obligée d'accoucher par césarienne en Irlande, fait son entrée dans les médias français. Elle a déjà été analysée par Jeanne Smits.

C'est déjà sous le prétexte d'un cas tragique – la mort d'une jeune femme, Savita Halappanavar, à la suite d'une septicémie lors d'une fausse couche – que l'Irlande a modifié sa loi pour autoriser l'avortement en certaines circonstances. L'exploitation, de manifestations en pressions internationales, avait été exemplaire de l'efficacité de l'agit-prop, alors même que le décès de la jeune mère était consécutif à des fautes de diagnostic et de soins et que l'Irlande peut s'enorgueillir d'un taux de mortalité maternelle parmi les plus bas au monde.

Dans le cas présent, c'est avec l'accord de la jeune femme que la césarienne a été pratiquée, mettant fin aux diverses procédures judiciaires en cours. Mais les militants de l'avortement mettent la pression pour que la loi soit revue.

Dans cette affaire, les pro-avortement ne semblent pas se soucier du violeur. Ni de l'enfant.

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