Archives par étiquette : traditions

La mort délibérée du petit Alfie Evans nous ramène aux traditions primitives de l’Antiquité

De Pierre Martineau sur Boulevard Voltaire :

Save-alfie-evans-poland-e1524846808994"Pour nous qui vivons en ce XXIe siècle, et bénéficions par ce qui nous précède de l’apport des cultures, de la connaissance de l’Histoire, des morales philosophiques et religieuses, de l’excellence scientifique, des prouesses de l’innovation, nous savons plus que jamais que ce qui caractérise au cœur le terme polymorphe et insaisissable de « civilisation » s’appuie, en dernier recours, sur la place et la défense portées non à ses membres les plus puissants, mais aux plus faibles, qu’ils soient chétifs, pauvres, handicapés, malades ou moribonds.

Dans les siècles qui ont précédé le judaïsme, puis le christianisme, existaient des civilisations dont la puissance dans le temps ou l’espace n’a rien de secret. S’il nous faut remonter le temps, nous savons que l’époque précolombienne des Mayas n’était pas sans gloire. Pourtant, les sacrifices d’êtres humains y étaient courants, et un monarque enterré dignement voyait son sépulcre entouré de corps des petits d’hommes tués lors de ses funérailles. Si puissance il y avait, elle se prêtait volontiers à un profond archaïsme.

Les Grecs puis les Romains n’étaient pas en reste, eux qui conféraient aux pères le droit de vie ou de mort sur les enfants qu’ils abandonnaient régulièrement. Pis encore, la loi eugéniste inscrite dans les Douze Tables : « Pater insignem ad deformitatem puerum cito necato » : que le père tue immédiatement l’enfant qui est difforme. Voilà qui ne contredit en rien la puissance de l’Empire romain. Pourtant, elle s’arrêtait aux portes de la civilisation.

Nous

Lire la suite de l'article

Il y a une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions ou traditions croyantes non chrétiennes

A la suite de la tribune de Mathieu Parbot, publiée samedi, et tandis que Mgr Pontier a fait des déclarations douteuses sur l'islam et le terrorisme, un lecteur m'envoie ces quelques réflexions :

1. Ce qu'il faut bien comprendre, et qu'il est délicat et douloureux d'évoquer, c'est ceci : bon nombre de théologiens, au moins depuis le début des années 1970, et d'évêques, au moins depuis le milieu des années 1980, sont à la fois les prisonniers et les serviteurs d'une véritable idéologie, la dialogomanie ou, si vous préférez, l'irénolâtrie.

2. On reconnaît une idéologie à quelques caractéristiques : 

  • elle impose ou prescrit des réponses, situées au coeur de ce qu'elle fait dire ;
  • elle interdit ou proscrit des questions, situées au sein de ce qu'elle fait taire ;
  • elle évince, ignore, occulte, méprise ou néglige les données factuelles ou textuelles, les réalités doctrinales ou historiques, qui ne cadrent pas avec ses expressions, avec ses omissions, ou avec sa vision globale ; 
  • elle divise, en l'occurrence, l'Eglise catholique, en deux camps, les "catholiques fermés", critiques ou sceptiques sur le dialogue, et considérés comme manquant de charité, à l'égard des croyants non chrétiens, et les "chrétiens ouverts", qui sont tenus pour être pleins de charité, vis-à-vis des croyants non chrétiens ;
  • elle fonctionne d'une manière hyperbolique, inflationniste, dans l'espoir de devenir hégémonique et irréversible, car il est très important, pour ceux qui en sont les artisans ou les partisans,
  • a) d'une part, que l'on ne puisse pas revenir sur

Lire la suite de l'article

Katell Mautin : “Défendre nos familles, nos traditions, notre héritage chrétien”

Katell Mautin est âgée de 34 ans. Elle est mariée et mère de 7 enfants. Elle a commencé à militer pour la vie dès l’âge de 15 ans. En 2013, lors des Manifs pour Tous, elle est passée par la case arrestation arbitraire pour délit d’opinion, violences policières à son encontre, garde à vue, condamnation... Après avoir milité avec son mari au sein du FN et soutenu la candidature de Bruno Gollnisch à la présidence de ce parti, elle a fini par rejoindre le Parti de la France où elle est désormais membre du Conseil national du PDF. Voici le discours qu’elle a tenu sur la famille et les valeurs traditionnelles à l’occasion du IIIème congrès du PdF. Un discours comme on aimerait en entendre plus souvent :

 

Lire la suite de l'article

Affaires des crèches : proposition de loi de défense des traditions françaises

Du député-maire d'Orange Jacques Bompard :

B"J’abordais les fêtes de Noël avec un certain soulagement. L’image et le sens de la Nativité ne peuvent, en effet, qu’être un moment fort dans le parcours annuel d’un Homme politique. Simplicité, humilité, amour véritable, autant de guides pour une action politique qui n’a d’autre horizon que le service de la loi naturelle. Avant de rejoindre mes Pénates, j’avais cependant livré une dernière bataille : celle des crèches. Non pas que j’ai douté un instant d’en installer une en mairie d’Orange : en Provence, les crèches ne se discutent pas elles s’admirent. Mais je trouvais que l’instant était bien choisi pour revenir sur des interstices malheureux de la loi de 1905 qui laisse l’occasion à des fanatiques du laïcisme, l’occasion d’exprimer leur profond mépris de l’histoire de France.

J’ai donc déposé une proposition de loi de défense des traditions françaises. Je la crois équilibrée et de bon sens. Elle est une proposition d’apaisement de tensions inutiles qu’aiment à agiter ceux de nos compatriotes qui n’ont d’autre amour que la crispation sur leurs idéologies. Et reconnaissons par ailleurs que ce sont toujours les mêmes qui s’allient à l’islamisme militant, qui se pressent à attenter aux processions, crèches, et autres symboles de l’identité française.

Une identité qui aura décidément agité cette période de Noël puisque l’un de ses défenseurs avérés, Eric Zemmour, fût chassé des lucarnes télévisuelles pour rébellion contre le prêt à penser. Une cohorte de complices venait lui porter une nouvelle salve en

Lire la suite de l'article

La brutalité de nos gouvernants irrespectueux des traditions multiséculaires

Claire Bouglé-Le Roux, Maître de conférences à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, réagit dans Le Figarovox à l'interdiction des crèches publiques :

C"[…] Quelle prétention ont-ils, ces nouveaux législateurs, ‘jurislateurs' et autres Trissotins du droit, à vouloir sacrifier sur l'autel de la modernité, la définition du mariage, la notion de bon père de famille, l'usage du mademoiselle, et maintenant les crèches de nos villages !

D'autres avant eux s'y sont essayés. […]

Le sang versé et la terreur elle-même n'ont pas suffi à extirper ce vivant legs du passé qui chez beaucoup forme l'identité. La jurisprudence en témoigne, en laissant subsister, aux côtés des lois nouvelles, un pan entier de notre droit ancien, qui vient témoigner de la résistance des mentalités. Les rédacteurs du Code civil de 1804 ont retenu la leçon, rappelant avec humilité combien le temps, seul, fait les codes. Jules Michelet lui-même y insistait en 1837 dans Origines du Droit français, relevant qu' «il ne suffit pas de parcourir les livres de droit proprement dit» pour cerner l'ensemble des règles qui gouvernent un peuple. Les juges du XIXème siècle, aussi, soulignaient qu'il est «de l'intérêt public de ne pas sortir sans de puissantes raisons, du cercle tracé par les usages établis, parce qu'en général on doit les regarder comme l'expression la plus fidèle des besoins […]».

C'est un orgueil démesuré qui conduit aujourd'hui une partie de nos politiques ainsi que certains juges eux-mêmes, à vouloir régenter jusqu'à nos traditions et nos rites ancestraux, à se croire les maîtres

Lire la suite de l'article

Les traditions selon le PS

En 2011, François Fillon s'était rendu à la béatification de Jean-Paul II. Le PS avait alors écrit :

"Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu'elle concerne un Français".

Néanmoins, Manuel Valls a fait savoir qu'il se rendrait à la canonisation de Jean-Paul II. On ne peut que se réjouir de cette soudaine conversion…

Lire la suite de l'article