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Tout le vocabulaire des années postconciliaires se retrouve dans le discours d’Emmanuel Macron

Extrait de l'analyse du discours d'Emmanuel Macron aux Bernardins, par Thibaud Collin dans L'Homme Nouveau :

Une-1662"[…] Le Président Emmanuel Macron aux Bernardins présente ainsi un miroir aux catholiques français mais ce miroir est subtilement déformant. Ce discours peut être vu comme une tentation dans laquelle il s’agit de « ne pas entrer ». À notre sens la tentation est d’autant plus grande que Macron a raisonné, en tant que Président de la République, dans une matrice qu’une partie de l’intelligentsia catholique partage depuis plusieurs décennies. L’empathie dont il a fait preuve envers son auditoire tient à ce qu’il a nommé « des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles ». On sait qu’il a demandé le baptême à l’âge de 12 ans, qu’il a été élève dans une école jésuite et qu’il a été influencé par le courant d’Esprit dont Ricœur, à la suite de Mounier, a déterminé une bonne partie de la forma mentis de la deuxième gauche (Rocard, Delors, etc.). Bref, le bon élève Macron a resservi à l’Église de France ce qu’il en avait reçu. Tout le vocabulaire des années postconciliaires se retrouve dans son discours : « sens », « repères », « dialogue », « accompagnement », « démarche questionnante », « tension entre l’idéal à viser et le concret des situations », etc. […]"

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A Nantes, les mineurs étrangers ont tout compris au plan Borloo : €

Unknown-14Une révolte a éclaté dans un foyer pour mineurs étrangers isolés à Nantes. Plusieurs pensionnaires se sont mis à casser des vitres, des meubles et des ordinateurs. La police a du intervenir. La raison de leur colère ? Une décision du conseil départemental, qui les prend en charge. Il transforme une partie de l'argent qu'il leur donnait chaque mois en repas.

Jusqu'ici, le département de Loire-Atlantique versait tous les mois 300 euros à chaque pensionnaire de ce foyer où il n'y a pas de restauration. Comme l'argent était utilisé visiblement pour des activités immorales, il a été décidé de fournir quotidiennement des repas aux pensionnaires du foyer et de ne verser en espèces que 60 euros à chacun d'entre-eux.

Les policiers qui sont intervenus ont été la cible de jets de projectilesSept voyous ont été placés en garde à vue.

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Le dernier mot du colonel Beltrame fut « Assaut ! » Cet ordre s’adresse au pays tout entier

Le 18 avril 2018, Arnaud Beltrame aurait eu 45 ans. Frère Augustin-Marie Aubry, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, tient à le remercier.

Mon Colonel,

76a6435_10155-qbb33y.3vy4kJe vous écris pour vous remercier : vous remercier d’avoir sauvé Julie, une mère de famille ; vous remercier d’être allé jusqu’au bout de votre mission, défendre et protéger ; vous remercier d’avoir rappelé, par votre action héroïque, que le service oblige et que la mort est parfois le prix de la fidélité.

Vous êtes mort en combattant, non en victime. Vous êtes mort en soldat et en officier, non en proie facile à rançonner. Vous avez estimé que face à un djihadiste, semant la mort et la désirant, il fallait, non une hôtesse de caisse, mais un homme sachant se battre. Un contre un, d’homme à homme, comme un tournoi du passé. Gendarme et chevalier tout à la fois, vous avez marché au feu, au danger, au combat. Il était armé, vous ne l’étiez pas. Pensiez-vous avoir une chance de le maîtriser ? Il fallait saisir l’occasion, vous avez tenté le tout pour le tout. À mains nues, contre un flingue et un poignard. Courage énorme ! Était-ce imprudence de votre part ? Non, car votre métier vous avait appris les situations hors normes, où le chef, tout bien considéré, prend ses responsabilités (sans penser que son acte est le seul ou le meilleur possible). Non, car la vraie prudence ne rend pas pusillanime, elle sait accueillir l’inspiration venue d’en haut, qui porte à des actes qui nous dépassent. Vous avez

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Les conservateurs français ont tout intérêt à capter le meilleur de ce qui se fait outre-Atlantique

La présence remarquée de Marion Maréchal-Le Pen a braqué les projecteurs sur l’événement phare de la droite américaine : la Conservative political action conference (CPAC). Le raout annuel des conservateurs outre-Atlantique a rassemblé du 22 au 24 février près de 10 000 personnes à Washington. L'Incorrect est revenu sur cet évènement. Extrait :

Images-5"[…] Mais découvrir la CPAC pour un brave gaulois habitué des congrès politiques européens, c’est un peu comme parcourir les travées du salon du mariage de Vierzon pour un bourgeois à loden. Musique de foire, créatures déguisées, kitsch assumé, mais avec l’organisation américaine, son envergure et son enthousiasme.

Oui, c’est bien un salon du mariage, le mariage de la carpe et du lapin qui rassemble toutes les nuances du conservatisme américain, non sans chamailleries. Des libertariens favorables à la légalisation de toutes les drogues aux puritains les plus rigoristes ! Il faudrait hélitreuiller Xavier Bertrand, attaché à Virginie Calmels, afin qu’ils constatent que tous les courants de droite peuvent discuter, se contredire et cohabiter dans un même espace. Sans sectarisme.

Pour autant, ne cherchons pas à calquer la mosaïque politique américaine sur la nôtre. En apparence binaire, fixée autour de l’alternance entre démocrates et républicains, elle se révèle bien plus complexe. Il y a encore cette obsession des armes qui appartient à l’histoire des États-Unis ainsi que les prières pour l’entame de la conférence et du dîner de gala. À Paris, un président de la République n’ose pas bénir un cercueil… Alors que peut-on retenir de

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«Et puis ça va être tout à fait naturel de finalement aboutir à un état islamique. En Belgique»

Bientôt chez nous :

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Pape, infaillibilité, conclave… Tout savoir sur le Vatican

Déjà auteur d’un remarquable Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège, Christophe Dickès s’est cette fois-ci attaqué aux légendes qui circulent sur la papauté, le Vatican et l’Église. L’historien, spécialiste d’autre part de Jacques Bainville, suit l’actualité de l’Église avec passion et rigueur. A travers 23 questions, Christophe Dickès aborde des sujets tant historiques (l’accord Pie XI-Mussolini ; l’Église et la Shoah ; la mort de Jean-Paul Ier, etc.), que structurels (la richesse du Vatican, la réforme de la Curie, la misogynie du Vatican, le secret de ses archives, etc.).

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Le projet des grandes plateformes de l’internet est avant tout un projet politique

Selon ce maître de conférence en sciences de l'information. Voici des extraits de son analyse, selon laquelle est revenu le temps de la lutte des classes, mise en algorithme :

Unknown-9"[…] Le 1er Février 2018 Facebook a obtenu la publication d'un brevet qu'il avait déposé en Juillet 2016, brevet intitulé "Socioeconomic group classification based on user features". (disponible en pdf et en intégralité par ici). C'est un brevet permettant de prédire le "groupe socio-économique" d'un utilisateur. C'est à dire sa classe sociale. Pourquoi ? Pour le bien de l'humanité et des peuples opprimés. Nan je déconne. Pour permettre aux "tierces-parties" (c'est à dire aux annonceurs) d'améliorer leur ciblage publicitaire. Pour Facebook et pour Mark (Zuckerberg) les classes sociales, c'est assez simple, il y en a trois. Working Class, Middle Class, Upper Class. Vous me direz, pour Karl (Marx) il n'y en avait que deux, le prolétariat et la bourgeoisie et c'est son copain Max (Weber) qui introduisit une classe moyenne / intermédiaire. […]

Le brevet de Facebook part d'un constat qui est une pure merveille de je ne sais pas trop quoi, mais en tout cas une pure merveille […] En gros, le meilleur moyen de déterminer le niveau de vie ("socio-economic group") d'un utilisateur c'est de regarder son salaire ("income"). Mais les utilisateurs rechignent un peu à balancer sur Facebook leurs salaires parce que c'est de l'information "sensible". Ils font chier. Du coup on perd du temps à afficher des pubs pour des Rolex à des prolétaires

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