Archives par étiquette : Syrie

Le sud de la Syrie entièrement reconquis par l’armée

Analyse d'Antoine de Lacoste :

"La résistance a cessé dans le sud de la Syrie. Les trois provinces de Deraa, Qouneitra et Soueïda ont été entièrement reconquises par l’armée et cette victoire est une étape importante dans cette guerre qui ravage la Syrie depuis sept ans.

La dernière poche islamiste était tenue par Daech à proximité du plateau du Golan. C’est à cause d’elle que d’autres combattants de l’État islamique venus de l’est avaient lancé un raid spectaculaire contre des villages druzes la semaine dernière, faisant plus de 250 morts. Surtout, une quarantaine de femmes et d’enfants ont été emmenés en otages afin de servir de monnaie d’échange.

Mais Russes et Syriens ont refusé toute négociation et la reconquête s’est achevée par la mort ou la fuite de centaines de combattants de Daech.

Un incident important s’est produit au cours de cette fuite : sept islamistes ont escaladé le plateau du Golan vers la frontière israélienne. Très vite repérés, ils ont été aussitôt abattus par des tirs de missiles de l’aviation de l’État hébreu. Ils étaient armés de fusils d’assaut, de grenades et de ceintures d’explosifs. En commentant cet événement, qui est une première, Israël a déclaré que, selon toute vraisemblance, ces hommes voulaient s’infiltrer dans le pays pour y commettre des attentats. Rien n’est moins sûr, en réalité. Jamais, jusqu’à présent, Israël ne s’était attaqué aux islamistes, quels qu’ils soient. De plus, chacun sait que les frontières israéliennes sont totalement infranchissables. Ils n’avaient donc aucune chance. Dès lors,

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Les derniers combattants de Daech lancent un raid meurtrier dans le sud de la Syrie

Analyse d'Antoine de Lacoste :

L’Etat islamique agonise dans le sang. Quelques centaines de ses combattants ont lancé une série de raids éclairs le 25 juillet dernier contre plusieurs villages du sud de la Syrie, dans la province de Soueïda, faisant plus de 250 morts.

Cette province avait été épargnée par les combats jusqu’à présent. Mais sa proximité avec le désert la met maintenant en danger car c’est là que se cachent les lambeaux de Daech ; d’autres résidus sont actifs plus à l’est, de part et d’autre de Deir ez-Zor.

La tactique utilisée a été classique : des kamikazes conduisant des camions (ou à pied parfois), se font sauter à proximité d’un barrage de soldats ou de villageois armés puis, profitant de la confusion, les autres islamistes entrent dans les maisons et assassinent leurs habitants ou mitraillent dans les rues, au hasard.

Ce sont les druzes qui ont payé le plus lourd tribut cette fois. De nombreux villages de cette région sont en effet  habités par cette communauté, très présente dans le sud de la Syrie, jusqu’au plateau du Golan et en territoire israélien.

Les druzes ont toujours été à part en Syrie, comme ailleurs. Très soucieux de leur identité et de leurs traditions, ils forment un clan soudé. La guerre en Syrie a pourtant été l’occasion de désaccords en son sein. Une grande partie est restée neutre ou fidèle à Bachar, mais d’autres ont participé aux premières manifestations anti Bachar à Deraa en 2011. Un groupe rebelle a même été

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Les Syriens et les Russes lancent une offensive dans le sud de la Syrie

Analyse d'Antoine de Lacoste publiée sur Boulevard Voltaire :

9b7d6a16b1d293a21b1be4d4f8959056c901f6b0"Depuis la reprise de la Ghouta et du camp de Yarmouk dans la banlieue de Damas, il ne reste plus que deux zones tenues par les islamistes en Syrie : la province d’Idleb, au nord-ouest, et celle de Deraa dans le sud.

Russes et Syriens se sont mis d’accord pour s’attaquer d’abord à celle de Deraa, moins bien défendue qu’Idleb.

Deraa est symbolique : c’est dans cette ville (la capitale de la province porte le même nom que la province elle-même) qu’ont démarré les premières émeutes lors des « printemps arabes », en 2011. De timides au départ, les manifestations étaient vite devenues insurrectionnelles et islamistes. La maladroite et brutale répression du gouverneur de l’époque n’avait fait qu’envenimer les choses. Il fut d’ailleurs relevé de ses fonctions par la suite.

Un long ballet diplomatique a précédé cette offensive. Il fallait en effet parler avec les Américains et les Israéliens afin de sonder leurs intentions.

Les Américains tout d’abord, car Deraa se situe dans une zone de « désescalade », où les combats sont censés ne pas reprendre. Washington avait alors assuré les insurgés de son soutien en cas d’attaque syrienne. De plus, la base américaine d’al Tanf se situe non loin de là, à l’est.

La teneur des discussions russo-américaines n’est pas connue à ce jour, mais la conclusion, quant à elle, fut très claire : les Américains ont averti les insurgés qu’il ne fallait pas compter sur leur soutien. Pourquoi ce revirement qui a provoqué la fureur

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Que reste-t-il de Daesh en Syrie ?

Analyse d'Antoine de Lacoste :

L’Etat islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflits : Afghanistan, Mali, Libye.

ImagesCeux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers. La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. A  l’origine c’est un camp de réfugiés palestiniens. Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là.  Au fil des décennies il est devenu une vraie ville comptant 250 000 habitants. Yarmouk a vu de nombreux combats depuis 2011 entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daesh qui l’a emporté contre Al Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des palestiniens loyalistes.

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daesh a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers faisant plusieurs victimes et étendant son territoire. Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes ont été déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche. Ce ne sera pas facile tant le réseau de tunnels creusés par Daesh est dense

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Un franciscain de Terre Sainte dénonce les frappes en Syrie

Un franciscain de la Custodie de Terre Sainte, le padre Bahjat Elia Karakach, en poste à Damas, commente les frappes en Syrie. La vidéo est en italien, mais dans les paramètres sous la vidéo, vous pouvez avoir la traduction automatique en français :

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Un diplomate ivoirien décédé après avoir fait l’objet de fortes pressions suite à un vote sur la Syrie

Lu sur Jeune Afrique :

4033881646.964"Les causes exactes de la mort de l’ambassadeur ivoirien aux Nations unies, survenue mercredi, ne sont pas encore connues, mais selon des sources diplomatiques, son décès fait « suite à un malaise » il y a deux jours. Depuis, Bernard Tanoh-Boutchoue était hospitalisé à New-York.

Le diplomate avait été rappelé pour consultation, il y a trois semaines, par le ministre des affaires étrangères ivoirien. Un vote de la Côte d’Ivoire, membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, sur la Syrie avait en effet fait polémique. Le 19 mars, sous la pression des représentants chinois aux Nations unies, Bernard Tanoh-Boutchoue a décidé à la dernière minute de s’abstenir, empêchant ainsi l’audition d’un exposé sur la situation des droits de l’homme en Syrie.

Le diplomate obéissait ainsi aux instructions de Marcel Amon Tanoh, le ministre ivoirien des Affaires étrangères. Mais son vote a provoqué l’ire de la France, qui s’en est plainte par la voix de François Delattre, son ambassadeur à l’ONU, auprès d’Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de la Défense, présent à New York du 23 mars au 2 avril.

Paris avait apporté un soutien décisif à la candidature de la Côte d’Ivoire lors de son élection, en juin 2017, comme membre non permanent du Conseil de sécurité. Le 9 avril, une réunion a eu lieu à Abidjan entre Alcide Djédjé et des diplomates français, britanniques et américains. Le directeur général des relations multilatérales au ministère des Affaires étrangères a plaidé le « malentendu ». Selon plusieurs sources, cette affaire avait « affecté » Bernard Tanoh-Boutchoue."

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Syrie : quelles ONG Macron a-t-il réuni ?

Le président a twitté hier pour montrer qu'après les bombardements il se préoccupe des questions humanitaires :

Mais SOS Chrétiens d'Orient n'a pas été invité :

On se demande quelles sont ces ONG invitées et on espère qu'il n'y a pas de cache-sexe d'organisations islamistes.

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Les patriarches d’Antioche condamnent l’agression contre la Syrie

Déclaration des patriarcats d’Antioche et de tout l’Orient pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs-melkites catholique, Damas le 14 avril :

Dieu est avec nous ; comprenez, toutes les nations, et soumettez-vous ! [Chant de la Vigile de Noël dans la liturgie byzantine]

Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Aphrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre notre cher pays la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, au motif allégué d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Nous élevons notre voix pour affirmer ce qui suit :

  1. Cette agression brutale est une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une attaque injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.
  2. Cela nous cause une grande souffrance que cette attaque bombardements vienne de puissants pays auxquels la Syrie n'a nui en aucune manière.
  3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont une affirmation dépourvue de justification et que n’étayent pas de preuves suffisantes et claires.
  4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante allait commencer son travail en Syrie, sape le travail de cette commission.
  5. Cette agression brutale

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