Archives par étiquette : Syrie

Que reste-t-il de Daesh en Syrie ?

Analyse d'Antoine de Lacoste :

L’Etat islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflits : Afghanistan, Mali, Libye.

ImagesCeux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers. La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. A  l’origine c’est un camp de réfugiés palestiniens. Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là.  Au fil des décennies il est devenu une vraie ville comptant 250 000 habitants. Yarmouk a vu de nombreux combats depuis 2011 entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daesh qui l’a emporté contre Al Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des palestiniens loyalistes.

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daesh a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers faisant plusieurs victimes et étendant son territoire. Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes ont été déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche. Ce ne sera pas facile tant le réseau de tunnels creusés par Daesh est dense

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Un franciscain de Terre Sainte dénonce les frappes en Syrie

Un franciscain de la Custodie de Terre Sainte, le padre Bahjat Elia Karakach, en poste à Damas, commente les frappes en Syrie. La vidéo est en italien, mais dans les paramètres sous la vidéo, vous pouvez avoir la traduction automatique en français :

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Un diplomate ivoirien décédé après avoir fait l’objet de fortes pressions suite à un vote sur la Syrie

Lu sur Jeune Afrique :

4033881646.964"Les causes exactes de la mort de l’ambassadeur ivoirien aux Nations unies, survenue mercredi, ne sont pas encore connues, mais selon des sources diplomatiques, son décès fait « suite à un malaise » il y a deux jours. Depuis, Bernard Tanoh-Boutchoue était hospitalisé à New-York.

Le diplomate avait été rappelé pour consultation, il y a trois semaines, par le ministre des affaires étrangères ivoirien. Un vote de la Côte d’Ivoire, membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, sur la Syrie avait en effet fait polémique. Le 19 mars, sous la pression des représentants chinois aux Nations unies, Bernard Tanoh-Boutchoue a décidé à la dernière minute de s’abstenir, empêchant ainsi l’audition d’un exposé sur la situation des droits de l’homme en Syrie.

Le diplomate obéissait ainsi aux instructions de Marcel Amon Tanoh, le ministre ivoirien des Affaires étrangères. Mais son vote a provoqué l’ire de la France, qui s’en est plainte par la voix de François Delattre, son ambassadeur à l’ONU, auprès d’Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de la Défense, présent à New York du 23 mars au 2 avril.

Paris avait apporté un soutien décisif à la candidature de la Côte d’Ivoire lors de son élection, en juin 2017, comme membre non permanent du Conseil de sécurité. Le 9 avril, une réunion a eu lieu à Abidjan entre Alcide Djédjé et des diplomates français, britanniques et américains. Le directeur général des relations multilatérales au ministère des Affaires étrangères a plaidé le « malentendu ». Selon plusieurs sources, cette affaire avait « affecté » Bernard Tanoh-Boutchoue."

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Syrie : quelles ONG Macron a-t-il réuni ?

Le président a twitté hier pour montrer qu'après les bombardements il se préoccupe des questions humanitaires :

Mais SOS Chrétiens d'Orient n'a pas été invité :

On se demande quelles sont ces ONG invitées et on espère qu'il n'y a pas de cache-sexe d'organisations islamistes.

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Les patriarches d’Antioche condamnent l’agression contre la Syrie

Déclaration des patriarcats d’Antioche et de tout l’Orient pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs-melkites catholique, Damas le 14 avril :

Dieu est avec nous ; comprenez, toutes les nations, et soumettez-vous ! [Chant de la Vigile de Noël dans la liturgie byzantine]

Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Aphrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre notre cher pays la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, au motif allégué d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Nous élevons notre voix pour affirmer ce qui suit :

  1. Cette agression brutale est une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une attaque injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.
  2. Cela nous cause une grande souffrance que cette attaque bombardements vienne de puissants pays auxquels la Syrie n'a nui en aucune manière.
  3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont une affirmation dépourvue de justification et que n’étayent pas de preuves suffisantes et claires.
  4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante allait commencer son travail en Syrie, sape le travail de cette commission.
  5. Cette agression brutale

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Syrie : la Maison Blanche contredit Emmanuel Macron

Lors de son entretien télévisé, Emmanuel Macron a affirmé que la France avait convaincu Donald Trump de maintenir les troupes américaines en Syrie :

"Il y a 10 jours, le président Trump disait : les États-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (…), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée". 

La Maison-Blanc a répondu par un communiqué de la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders:

"la mission américaine n'a pas changé". "Le président a dit clairement qu'il veut que les forces américaines rentrent dès que possible".

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Que fait-on après avoir bombardé la Syrie ?

Le 13 avril, soit avant le bombardement de la Syrie, Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Église en Détresse (AED), répondait à L'Homme Nouveau :

Unknown-17Vous avez publié un texte hier suite aux récentes accusations contre le régime syrien, vous dénoncez le recours à des mensonges grotesques sur les armes chimiques. Comment être si sûr qu’il s’agit de mensonges ? 

Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’attaques chimiques, j’alerte simplement sur le fait que ces dernières années, l’argument de l’utilisation d’armes chimiques ou de destruction massive, que ce soit, en Irak ou en Syrie, a été tellement employé pour des situations qui se sont avérées être des mensonges grossiers, ou des situations pour lesquelles les preuves n’ont toujours pas été fournies, qu’une certaine suspicion a fini par apparaître.

Ensuite on ne voit pas très bien pourquoi le régime syrien aurait utilisé des armes chimiques précisément à ce moment, alors que la bataille de la Goutha était en passe d’être gagnée. L’enclave est libérée aujourd’hui, ça n’a pas de sens. 

La question habituelle qu’il faut se poser est la suivante : à qui profite le crime ?

On s’aperçoit qu’à chaque fois que l’État syrien a retrouvé un peu de souveraineté sur son territoire, il y a eu systématiquement ce genre d’accusations. C’est surprenant. Maintenant, s’il est avéré qu’il y a eu utilisation d’armes chimiques, encore faudrait-il déterminer qui les a utilisés. Parce qu’on sait très bien que les rebelles ont dans le passé eu recours à des armes chimiques, dans le

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Syrie : l’un des sites bombardé avait été inspecté il y a 2 mois et il n’y avait pas de trace d’arme chimique

Informations intéressantes de Frédéric Pichon, spécialiste de la région à propos d'une inspection de l'OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques, institution internationale qui veille à ce que la Convention internationale sur les armes chimiques soit bien appliquée) :

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