Archives par étiquette : sujet

4 novembre : conférence-débat à Quimper sur «  Le halal, sujet tabou ? »

Samedi 4 novembre à Quimper ( Finistère) conférence-débat du Dr Alain De Peretti sur «  Le halal, sujet tabou ? », de 15h à 17h.

Salle 1 des Halles Saint François.

Participation 5€.

Renseignements et inscriptions à REAGIR (02 98 90 64 87).

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Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, au sujet de la PMA

Longue de 8 pages, elle est en ligne sur le site du diocèse. Extrait :

201509092265-full"[…] On peut s’interroger par ailleurs sur la pérennité des conclusions du CCNE qui déclarait dans son avis n°90 de novembre 2005 :

« L’AMP a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d’origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle ou à un choix de vie sexuelle. L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant. » (§ I.3.5).

En 2005, donc, le comité d’éthique proscrit la légalisation de l’AMP pour les couples homosexuels ou pour les personnes seules, en soulignant qu’on ne peut pas utiliser la médecine pour satisfaire un droit à l’enfant. En 2017 le même comité autorise l’AMP en estimant que le désir des femmes de procréer passe avant toutes les questions relatives à l’enfant.

Les fondements de la réflexion éthique changent donc en quelques années. Cela pose un problème de méthode. Recourir à l’éthique, c’est nous inviter à prendre du recul, de la hauteur, nous extraire des modes et des polémiques pour distinguer ce qui est durable, permanent, et ce qui est provisoire, passager ; c’est faire reposer la réflexion sur des principes qui dépassent les intérêts particuliers et les désirs individuels. A moins, bien sûr,

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Canada : l’Eglise s’inquiète au sujet du projet de loi punissant la liberté de parole contre le gender

De Mgr Douglas Crosby, Évêque de Hamilton et Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada :

Bishop_Crosby_Plénière_2015"Le projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel, a récemment été adopté par le Parlement du Canada et a reçu la sanction royale le 19 juin 2017. Cette loi ajoute l'identité de genre et l'expression de genre à la liste des distinctions illicites en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, et elle modifie le Code criminel afin d'étendre la protection contre la propagande haineuse aux membres des groupes qui se distinguent par l'identité de genre ou l'expression de genre.

L'Église catholique regarde toutes les personnes, quelle que soit la manière dont elles s'identifient ou dont elles choisissent de vivre leur vie, comme investies d'une dignité inhérente que leur confère Dieu notre Créateur. Pour cette raison, toute discrimination injuste ou toute forme de violence contre une personne, ou une communauté, ou une classe de personnes, est toujours moralement mauvaise. Dès le moment de sa conception, l'être humain reçoit la dignité innée de porter l'image de Dieu. Toutes les personnes, y compris celles qui se disent « transgenres », doivent toujours être traitées avec compassion, respect et amour.

Bien que la Conférence des évêques catholiques du Canada soutienne l'objectif du projet de loi C 16, qui vise à assurer la protection des Canadiennes et des Canadiens, certains des principes qui le sous-tendent – si largement reçus

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François Bousquet : “La droite gagnerait à se souvenir que le sujet historique demeure le peuple français et son identité”

Extrait de l'entretien accordé par François Bousquet à Eugènie Bastié pour le Figaro :

XVM23f8faa4-36ed-11e7-9d3a-591a0cf12696-200x300"(…) C'était la stratégie des gaullistes en 1947 et 1958. En gros, la synthèse du conservatisme (Fillon) et du populisme (Le Pen).

Cette droite buissonnière a pris la clé des champs après la défaite de 2012 – au demeurant plus qu'honorable – à la suite de la débuissonnisation méthodique à laquelle l'ex-UMP s'est livrée, avec les conséquences que l'on sait: ramener la droite de gouvernement à son étiage chiraquien, plus ou moins 20 %, là où Sarkozy avait porté l'UMP à plus de 31 %. Les ténors LR ont parachevé ce processus de débuissonnisation le 23 avril au soir en appelant à voter quasiment comme un seul homme pour Macron, obéissant au mouvement centripète du système, enterrant par-là même la règle du «ni FN ni PS au deuxième tour», adoptée lors des cantonales de 2011. Le tout au grand désarroi d'électeurs républicains qui n'ont pas compris qu'on puisse ainsi passer sans coup férir du «ni-ni» au «oui-oui».

L'enseignement à venir, c'est que la fracture populiste – le peuple contre les élites – traverse pareillement les partis, entre des bases qui ont tendance à se radicaliser et des états-majors qui ont fait le choix de se recentrer. Le PS en est mort, les LR en sursis (…)

Le vrai pouvoir, en amont du pouvoir politique et qui le conditionne, c'est la production de la parole autorisée. Autrement dit, la maîtrise du licite et de l'illicite.

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Le port d’arme : un sujet moins tabou

Des associations françaises militent pour le port d’armes en France. Une question de moins en moins tabou. Si le sujet fait souvent débat Outre-Atlantique, la question du port d’arme a fait irruption récemment dans le débat public français, notamment depuis la vague d’attentats islamistes qui a touché le pays ces dernières années. En France, le port d’arme était libre jusqu’en 1939, date à laquelle il est prohibé par un décret temporaire. Aujourd’hui, le port d’armes est strictement interdit aux “pays des droits de l’homme” et peut être sanctionné par 5 ans de prison. Invoquant le droit fondamental de se défendre face à la délinquance, des organisations pro-arme, comme l’Institut Mirabeau ou le groupe ARPAC, l’Association Pour le rétablissement du port d’arme citoyen, voient le jour en France.

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Jean-Christophe Fromantin : “Le sujet de François Fillon maintenant n’est pas de recomposer avec les appareils”

Capture d’écran 2017-03-07 à 09.15.16Jean-Christophe Fromantin appelle François Fillon à se méfier des opportunistes, notamment de l'UDI :

« Le sujet de François Fillon maintenant n’est pas de recomposer avec les appareils. C’est pas d’entretenir les rentes de situation avec les partis politiques, avec les appareils, avec les mêmes qui hier étaient avec lui pour négocier des circonscriptions, l’ont quitté en deux temps trois mouvements quand ils ont eu peur pour leur carrière, et vont revenir demain réclamer des avantages, des postes, des ministères ? La réponse appartient à François Fillon, pas à moi, il devra tirer peut-être les leçons de toutes ces trahisons, de ces défections. François Fillon saura apprécier ceux sur lesquels il peut compter et ceux qui se disaient «ses amis», et qui n’ont rien d’amis, qui sont les premiers à avoir quitté le navire quand la mer devenait un peu plus forte, et un peu plus dangereuse, et qui seront probablement les premiers à essayer de revenir demain. Après, il les accueillera ou pas, c’est son affaire. Mais je pense que cette relation directe avec les Français qu’il peut construire maintenant devra l’amener à être très vigilent vis-à-vis de tous les opportunistes qui gravitent dans le monde politique. »

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L’avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

Unknown-4Par ailleurs, l'annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l'y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n'y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l'avortement…

Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d'un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3

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Louis Aliot : l’avortement est un sujet important

Dans Présent, Louis Aliot tente d'apaiser le "débat" sur l'avortement :

"Vous déclarez qu’une position sur l’IVG a été tranchée en débat interne au Front national. C’était quel débat, quelle position et quand ?

Le projet de Marine Le Pen a toujours préconisé la non remise en cause de la loi Veil mais accompagnée d’une grande politique d’accueil de la vie : il faut tout faire pour éviter que les femmes soient obligées de pratiquer l’avortement et notamment pour des raisons économiques alors qu’elles pourraient avoir d’autres possibilités. (ndlr : En 2012, le programme du Front national disait : Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée.)

Pourtant en 2012 Marine Le Pen parlait de dérembourser l’avortement en cas de déficit de la sécurité sociale. Elle a changé d’avis ?

Ce n’était pas dans le projet présidentiel, c’était une interview à La Croix. Nous avions alors répondu sur la question des avortements de confort. Le terme était celui d’un professeur de médecine (ndlr : le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d’éthique médicale de l’université Paris-Descartes, qui déclarait : A l’origine, les indications d’un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi.) La présidente du FN n’a jamais été

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Le sujet de l’avortement revient dans l’actualité à la faveur de la primaire

A deux mois de la Marche pour la Vie du 22 janvier 2017, le sujet de l'avortement revient sur le devant de la scène. Aux Etats-Unis, l'avortement était, avec l'immigration, un des deux sujets majeurs de préoccupation des Américains lors de la campagne présidentielle. C'est donc plutôt une bonne chose. La campagne de Jean-Frédéric Poisson, qui a été à de nombreuses reprises interrogé sur ce sujet et qui a reproché à François Fillon d'avoir voter la reconnaissance de l'avortement comme un droit fondamental, n'y est pas pour rien.

Bien que François Fillon répète qu'il ne remettra jamais en cause la loi Veil, Alain Juppé, tel le militant féministe de gauche, a choisi ce thème comme angle d'attaque pour le deuxième tour de la primaire :

"Il y a des points sur lesquels j'aimerais bien que François Fillon clarifie sa position, par exemple sur l'avortement et l'interruption volontaire de grossesse. Il a commencé par dire dans son livre que c'était un droit fondamental de la femme, puis il est revenu sur cette déclaration dans un débat qu'il a eu devant un certain nombre de ses supporters. Quelle est sa position?" [Alain Juppé sur Europe 1, mardi 22 novembre]

François Fillon est donc obligé de se justifier et le ton monte :

"Jamais je n’aurais pu pensé que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas. Ça fait 30 ans que je suis parlementaire. Est-ce qu'une seule fois j'ai pris une position contre l'avortement ? Est-ce que vous

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Message russe au sujet de la Syrie

Alors que les Etats-Unis et leurs supplétifs européens font monter la pression contre la Russie et la Syrie, en saisissant tout prétexte pour diminuer la portée des récents succès de ses derniers contre l'internationale terroriste islamiste, la Russie, par la voix du porte-parole du ministère de la Défense, avertit qu'elle utilisera tous les moyens de défense anti-aériens qu'elle a déployés sur le théâtre pour prévenir les "erreurs" de la coalition, comme celle qui, il y a quelques semaines, a entrainé la mort de plusieurs dizaines de soldats syriens à Deir es Zor, et favorisé, c'est ballot, un succès tactique de Daesh. Ci-dessous l'intervention du porte-parole, sous-titrée dans un anglais très accessible.

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Amoris Laetitia : une des meilleures études sur ce sujet

La revue Sedes Sapientiæ a publié dans son dernier numéro (n° 137) une étude sur « l’imputabilité du péché mortel dans l’exhortation apostolique Amoris lætitia ». Le blog de l'Homme Nouveau en reproduit une partie. Extrait :

A"Bien qu’elle soit dépourvue de valeur normative au plan doctrinal, l’exhortation apostolique ne peut manquer d’attirer l’attention du théologien. En effet, l’affirmation centrale du chapitre 8 d’AL sur l’imputabilité du péché mortel apparaît comme inédite dans un document magistériel. D’où la question de sa compatibilité avec l’enseignement formel de l’Église sur le sujet.

  1. Un enseignement nouveau

Le Catéchisme de l’Église catholique (CEC) distingue deux catégories de péchés en fonction de leur gravité: le péché mortel, infraction grave à la loi divine, qui détruit la grâce sanctifiante et la charité (CEC, n° 1855 : « Lepéché mortel détruit la charité dans le cœur de l’homme par une infraction grave à la loi de Dieu ; il détourne l’homme de Dieu, qui est sa fin ultime et sa béatitude en Lui préférant un bien inférieur. »), et le péché véniel, qui laisse subsister la grâce sanctifiante, mais s’oppose à la tendance actuelle de l’homme vers Dieu (CEC, n° 1855). D’après le CEC, «pour qu’un péché soit mortel, trois conditions sont ensemble requises : “Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré.” » La matière grave, condition objective du péché,

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