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Les régimes ayant tenté de se substituer aux familles portaient tous la marque du totalitarisme

Dans son éditorial de Ouest-France, Jeanne Emmanuelle Hutin s'élève contre l'atteinte à la liberté scolaire :

"Rappelons ce qu'elles ont vu passer en peu de temps : la théorie du genre et le militantisme d'associations tentant d'influencer les programmes scolaires ; la suppression du latin et du grec et, pour la rentrée prochaine, l'introduction de l'arabe dès les petites classes parmi les langues vivantes. […] Ajoutons, la suppression quasi totale des classes européennes et les nouveaux programmes scolaires… Tout cela donne à beaucoup l'impression d'une marche forcée vers une société multiculturelle. Les familles le vivent d'autant plus mal que cela se fait en catimini, sans débat véritable, au fil des lois et des décrets. Mais surtout, elles s'inquiètent de voir que la conscience de leurs enfants est le lieu de cette bataille. Or, l'État se doit de respecter les consciences. Il ne peut instrumentaliser l'Éducation pour les orienter.

Alors comment s'étonner que le projet de soumettre l'ouverture d'écoles hors-contrat à une autorisation de l'État ne provoque la levée de bouclier de ceux qui sont attachés à la liberté des familles de choisir le mode d'éducation de leurs enfants ? Le motif invoqué de cette réforme est la lutte contre la radicalisation. Si elle est nécessaire, elle ne peut se faire à « n'importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d'enseignement. Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d'ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l'État. Il n'y a donc pas lieu de réformer dans l'empressement et

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Benoît XVI : ‘le dialogue peut-il se substituer à la mission ?’

Le pape émérite avertit que le dialogue ne peut se substituer à la mission évangéliquebien que la renonciation à la vérité puisse paraître utile pour la paix entre les religions du monde.’ Il précise que toutes les religions ne sont pas égales.

‘Même ainsi, cela reste mortel pour la foi. L’homme se fait plus petit, non plus grand, quand il n’y a pas d’espace pour le regard dirigé vers Dieu.’

Beaucoup de gens se demandent de nos jours : la mission sert-elle encore à quelque chose ? Est-elle d’actualité ? Ne serait-il pas plus approprié de favoriser le dialogue interreligieux et la paix dans le monde ? Ces idées présupposent que les religions soient des formes différentes d’une même et unique réalité, des variantes adaptées à chaque culture mais qui se réfèrent à un genre commun, la ‘religion.’ La question de la vérité est mise entre parenthèses.

Le pape émérite critique les thèses des deux principaux théologiens protestants du XXe siècle :

Dans ses débuts, la mission chrétienne s’attaquait aux éléments négatifs des religions païennes et portait un regard étroitement critique sur ces dernières. La foi put développer sa force rénovatrice en terrassant leurs traditions qu’elle considérait comme démoniaques. C’est sur ces éléments que le théologien évangélique Karl Barth mit en opposition religion et foi, jugeant la première négativement comme un comportement arbitraire de l’homme qui tente par lui-même de s’approprier Dieu. Dietrich Bonhoeffer reprit ce postulat en se prononçant en faveur d’un christianisme sans religion. Ces visions unilatérales sont inacceptables.

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