Archives par étiquette : souffrance

« Le purgatoire : le mal, la mort, la souffrance et l’espérance »

SNathalie Saracco sera ce soir sur Radio Notre-Dame, de 22h à minuit, pour évoquer la mort.

Il y a quelques années, après un crash violent en voiture, Natalie Saracco éprouva une expérience de mort imminente. Depuis sa vie a été transformée.

" J’ai failli mourir et ça a changé ma vie. Je suis dans l’urgence, je n’ai pas de temps à perdre. J’ai vraiment rencontré le Cœur du Christ qui souffrait parce que d‘un côté y a nos péchés et de l’autre notre froideur."

Lire la suite de l'article

Témoignage : des personnes âgées sont emmurées dans leur souffrance et meurent de 2 à 8 jours

Témoignage d’une infirmière d’EHPAD, qui a appelé l’antenne « Nos mains ne tueront pas » : antenne d’écoute, d’accompagnement et de formation des étudiants et professionnels de santé

Avril 2017…

Une infirmière quitte un service d’EHPAD, où elle travaillait depuis 13 ans parce qu'elle ne veut pas travailler comme cela, parce qu'elle ne veut pas volontairement endormir des gens.

Explications :

A son arrivée dans un EHPAD, sauf exception, une personne âgée ne pense pas encore qu’elle va mourir bientôt. Mais, à un moment donné, dans son parcours, elle réalise qu’elle va mourir. Comme pour tout un chacun, il faut alors un certain temps, un certain cheminement pour l’accepter. Ce temps est infiniment précieux pour cette personne. C’est son temps. Il n'appartient qu'à elle. Il ne doit pas être raccourci. Il ne doit pas lui être volé. Le cheminement peut être plus ou moins long (parfois quelques mois). Il est fait de dépendance, de petites choses, de faiblesse extrême. Il peut également être éprouvant pour les soignants, d’autant plus dans un contexte où la charge de travail est importante. C’est le temps des soins, c’est le temps de la présence, du sourire, de quelques mots, du toucher auprès de la personne dont la conscience peut même être très minimale, mais réelle.

Avec la loi Léonetti de 2005, l’équipe médicale et soignante cherchait à soulager la douleur des personnes, en l’évaluant régulièrement. Avec la nouvelle loi Claeys-Léonetti de 2016, légalement applicable depuis août 2016, ce temps est gravement menacé, raccourci, supprimé. Avec la « sédation profonde et

Lire la suite de l'article

Patrick Buisson : “La France de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires”

Patrick Buisson analyse le résultat de la primaire pour Le Parisien :

Buisson_0L’élection à droite est un succès. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie ?

Non, car les partis se servent des primaires comme d’une procédure de relégitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Leur seul objectif est de conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle. Les primaires accentuent la dérive vers le suffrage censitaire. Ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités. Ce qui ne fait qu’aggraver la crise de la représentation en renforçant le poids politique des classes privilégiées, alors qu’il faudrait rouvrir le jeu démocratique. 

Si on vous suit, François Fillon, c’est la droite sans le peuple…

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour la droite. La bonne, c’est que la droite redevient la droite en se libérant partiellement de l’hégémonie idéologique de la gauche avec l’écrasante défaite de Juppé. La mauvaise, c’est que la droite ne semble pas en mesure pour l’instant d’élargir sa base sociologique. La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter. Pour l’emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés, s’il veut disputer l’électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. C’est ce désenclavement sociologique qui a fait la fortune du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour du Général et

Lire la suite de l'article

Philippe de Villiers : “Comme beaucoup de Français, je suis dans la souffrance et l’incompréhension”

Philippe de Villiers répond aux questions de l'Homme nouveau. Extrait :

Avant même les attentats, l’immigration de masse, la crise identitaire, n’avions-nous pas en partie abdiqué dans nos têtes en oubliant nos racines. La hiérarchie ecclésiastique n’a-t-elle pas une responsabilité à ce sujet ?

9782226393784FSUne société qui garde le sens du sacré, le goût des racines et qui fait prévaloir les mœurs sur les lois est une société qui assimile plus facilement qu’une société nihiliste, hédoniste, consumériste, en proie au déracinement. Toutes les cléricatures sont responsables de cette situation. Mais il est vrai qu’au temps de saint Thomas d’Aquin, les chrétiens appelaient l’islam, la loi des Maures. Ils avaient bien compris que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est une loi, une société, une civilisation. Et celle-ci n’était pas compatible avec le christianisme.

La déclaration conciliaire Nostra Ætate sur les rapports de l’Église avec les religions non chrétiennes affirme depuis, en substance, que l’islam et le christianisme auraient des points communs comme Jésus, Marie et Abraham. En d’autres termes, c’est la porte ouverte à la confusion, à un dialogue sur les principes et à une reddition en rase campagne par le seul effet d’une peur théologique dissimulée et habillée de bons sentiments.

Le voyage de François à Lesbos a marqué également les esprits puisqu’il a ramené, chiffre hautement symbolique, 12 musulmans. Il a ensuite comparé la violence islamique à la violence de chrétiens et se montre favorable au multiculturalisme pour l’Europe. Comme beaucoup de Français, je suis

Lire la suite de l'article

L’évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

Communiqué des Associations familiales catholiques :

Logo"Laurence Rossignol a accusé de " délit d'entrave numérique " les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site – officiel – d'information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à avortement …

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d'autres voies que l'avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d'expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu'il soit factuel et respectueux, l'exercice d'une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l'approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen (" La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée ") s'impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s'inquiètent donc d'une telle déclaration quand elle est le fait d'un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.

Les AFC considèrent, d'ailleurs, que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes

Lire la suite de l'article

Adoption : enfants et familles en souffrance

En 2014 paraissait le documentaire ci-dessous (certains passages sont très durs) sur l'Aide sociale à l'enfance (ASE), pavé dans la mare tranquille de cette institution déléguée aux conseils généraux, censée venir en aide à l'enfance malheureuse, et dont on s'aperçoit que la réalité est loin d'être rose. Les dysfonctionnements sont nombreux, au point que certains enfants, qui pourraient être adoptés et avoir une famille ne le sont pas, tandis que des familles qui souhaitent adopter ne le peuvent pas. Ce témoignage, lu sur Facebook, en est une illustration :

"Je relaie ce reportage, datant de 2014, petite fenêtre sur le monde dans lequel nous évoluons dans nos parcours d'adoption d'enfants pupilles. Nous avons été les témoins impuissants, par les circonstances de notre vie de famille, de certains des dysfonctionnements graves de l'Aide Sociale à l'enfance qui sont dénoncés dans ce reportage : scandale humain (22e minute et suivante), des milliers d'adoptions empêchées par idéologie (52e minutes et suivantes), scandale financier (20 premières minutes, 60e minutes).
Un scandale soigneusement étouffé par les conseils généraux.
Vous pouvez nous rejoindre dans la grande communion de prière pour tous ces enfants placés en foyer. 4 d'entre eux ont traversé notre existence fugitivement, par dossier interposés, l'adoption ayant été bloquée ou refusée. Nous ne les avons jamais oubliés."

Le cas de Cindy, "oubliée" de l'ASE, est emblématique (de 18:51 à 24:21) :

"Cindy, comme d'autres dont l'ASE a la charge, aurait pu être adoptée, et avoir une famille normale. Ils sont des milliers comme elle;

Lire la suite de l'article

Réflexion sur la souffrance

MMonsieur l'abbé Philippe-Marie Airaud, prêtre diocésain, fut aumônier à temps plein du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers pendant 12 ans.

Actuellement dans le diocèse de Luçon en Vendée, il est enseignant à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) à La Roche-sur-Yon, où il assure également un ministère dans la paroisse Saint Paul.

Son ouvrage Maux en souffrance Mots d'espérance, préfacé par Mgr Alain Castet, est à la fois un témoignage, une méditation et une réflexion sur la souffrance, la maladie et l'Espérance. Il écrit notamment : 

"Je suis en colère -j'espère d'une sainte colère-! Je suis en colère contre les nouveaux convoyeurs de l'Achéron, auxiliaires de Charon, précipitent tant de vie innocentes vers la mort. A qui fera-t-on croire qu'il est indifférent d'avorter ? Ont-ils rencontré vraiment ces jeunes femmes sous pression médicale, affolées, abandonnées par leurs proches, qui savent bien qu'elles ne portent pas un amas de cellules mais leur enfant ? Savent-ils au secret du confessionnal, l'aveu de la vie gâchée de ces femmes (plus rarement de ces hommes), minées par le remord, 20, 30, 40 années encore après ! Loin de moi de juger quiconque car j'ai vu de magnifiques chemins spirituels dont cette blessure guérie a été le déclencheur."

Lire la suite de l'article

« Nous ne recherchons pas la souffrance pour elle-même»

De Jeanne Smits, alors que le "débat" sentimental sur l'euthanasie fait rage suite au suicide médiatisé de Brittany Maynard, 29 ans, victime d’un cancer du cerveau incurable :

"Un séminariste catholique, Philip Johnson, avait plaidé pour la vie de Brittany Maynard dans une lettre bouleversante où il raconte comment il a lui-même connu les peurs et les souffrances d’un grave cancer du cerveau. Au moment du diagnostic, il préparait un bel avenir d’officier de marine. On lui donnait dix-huit mois. Rentré du Golfe en urgence, le voilà face aux rayons et à la chimiothérapie – et à une nouvelle question : répondre ou non à l’appel à la prêtrise qu’il entendait depuis l’âge de 19 ans. Six ans plus tard, il prépare le diaconat et attend son ordination l’an prochain : six années difficiles, marquées par les maux de têtes, les crises, les bouleversements continus.

« Comme Brittany, je n’ai pas envie de mourir, et je ne veux pas faire face à l’issue probable de cette maladie. Je crois que personne n’a envie de mourir ainsi. » Philip Johnson a été lui aussi averti ; il perdra le contrôle de ses fonctions corporelles, il passera de la paralysie à l’incontinence, il sait qu’il perdra très probablement ses facultés mentales et il éprouvera confusion et hallucinations avant de mourir.

« Cela me terrifie, mais je ne vaux pas moins comme personne pour autant. Ma vie a une signification pour moi, pour Dieu, pour la famille et mes amis ; et mis à part une guérison

Lire la suite de l'article

La course à l’élimination des personnes en souffrance

Jean-Frédéric Poisson, Président du PCD et Député des Yvelines, s’inquiète de l’enthousiasme médiatique en faveur de l’euthanasie, alors que François Hollande a promis l’arrivée d’une loi sur la fin de vie .

« Déclarations d’une porte-parole nationale d’Europe Ecologie Les Verts, préconisations de la “conférence des citoyens”, enregistrement au Sénat d’une proposition de loi relative à « l’assistance médicalisée pour une fin de vie digne » : tout semble aller en faveur de la légalisation de l’euthanasie. La course à l’élimination des personnes en souffrance se poursuit, et les partisans du droit de tuer font preuve d’un acharnement terrifiant ! La proposition de loi du 2 décembre demande notamment qu’une personne puisse bénéficier de l’euthanasie, “même en l’absence de diagnostic de décès à brève échéance, et même si elle est uniquement “atteinte d’une affection accidentelle à tendance invalidante “, si elle “juge sa souffrance insupportable”, et si cela est de nature à “préserver sa dignité telle qu’elle la conçoit pour elle-même “. Ce texte introduit donc une subjectivité totale et instaure tellement de conditions et de nuances qu’une personne dépressive pourra demander à être euthanasiée, comme en Belgique, qui vient d’ailleurs d’adopter une loi étendant l’euthanasie aux mineurs. Il est aussi précisé que « le médecin est tenu de respecter cette volonté » ou de trouver quelqu’un pour le remplacer en deux jours maximum. Ce texte qui prône la soi-disant liberté du patient oublie complètement la liberté du médecin ! Enfin, le texte ajoute qu’ « est réputée décédée de

Lire la suite de l'article