Archives par étiquette : sortir

Les Etats doivent sortir de la spirale de la dette publique

Autre extrait du document publié jeudi par la Congrégation pour la doctrine de la foi sur certains aspects du système économique et financier actuel :

4ab0ae92c599e4c666d09b7c82f13ca0-1024x1024"Cependant, il est bon de noter que la dette publique est aussi souvent générée par une gestion maladroite – peut-être intentionnellement – du système d’administration publique. Cette dette, c’est-à-dire l’ensemble des passifs financiers qui pèse sur les États, est aujourd’hui l’un des plus grands obstacles au bon fonctionnement et à la croissance des différentes économies nationales. Nombreuses d’entre elles sont en effet accablées par le devoir de faire face aux paiements d’intérêts provenant de cette dette et doivent donc procéder à cet effet à des ajustements structurels.

Face à tout cela, les États sont appelés d’une part, à remédier à cette situation au moyen d’adéquates gestions du système public par le biais de réformes structurelles sages, et par la répartition judicieuse des dépenses et des investissements ciblés ; d’autre part, au plan international, en mettant chaque pays face à ses responsabilités incontournables, il faut également permettre et encourager de manière raisonnable les voies judicieuses de sortie de la spirale de la dette, en ne faisant pas porter aux États – et donc à leurs concitoyens, en clair à des millions de familles – le fardeau de ce qui de fait se révèle insoutenable.

Cela suppose également des politiques de réduction raisonnable et harmonisée de la dette publique, en particulier lorsque celle-ci est détenue par des entités d’une telle consistance économique qu’elles sont en mesure d’offrir cette

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La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre la loi Taubira

Témoignage désabusé d'une militante LGBT à qui il est demandé si elle croit à l'élargissement de la fabrication d'enfants en éprouvette :

Index"Moi, sur cette question de la PMA, je ne crois plus à rien. On nous a tellement baladées qu’il est impossible d’avoir confiance dans la parole politique sur ce sujet. Mais je redoute que nos adversaires soient plus nombreux et les débats plus violents encore. C’est cela qui me préoccupe vraiment. La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre le mariage pour tous : par exemple la rédaction de Charlie Hebdo, Michel Onfray ou des gens qui ne sont pas nécessairement pro-Manif Pour Tous. Ceux-là voient avec terreur se profiler ce qu’ils perçoivent comme la disparition de la figure paternelle. Ce sujet soulève d’autres questions que celui du mariage pour tous, et d’abord celle-ci, qui semble effrayer beaucoup de monde : «qui sont ces femmes qui prétendent vivre leur vie sans les hommes ?».

Plus globalement, on constate une absence totale de conviction profonde en faveur de la PMA pour toutes au sein de la classe politique française. Le gouvernement actuel, comme ceux de François Hollande d’ailleurs, se montre extrêmement timoré et mal à l’aise sur cette question. Au moment des débats sur le mariage pour tous, il a fallu attendre fin janvier 2013 pour que s’exprime enfin une parole politique enthousiaste et favorable à la PMA, celle de Christiane Taubira.

En France, très peu de responsables politiques osent afficher

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Bioéthique : est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ?

De Jean-Pier Delaume-Myard dans L'Incorrect :

Unknown-2"[…] Mais au fait, est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ? mettre fin à une discrimination ? favoriser l’égalité ?

Une loi pour défendre les plus faible : Qui est le plus faible ? L’enfant ou l’adulte ?

Mettre fin à une discrimination : Que dirait-on si demain on faisait une loi afin que les roux, et uniquement les roux, obtiennent tel ou tel droit et pas les blonds ni les bruns ?

En tant qu’homosexuel, si une loi permettait à un couple de femmes d’avoir un enfant et pas aux couples d’hommes, je serais discriminé. Je ne suis pas en train de dire que je suis pour la GPA, je dis seulement que si une loi permet à un homme et une femme d’avoir un enfant (naturel, adoption, PMA), si une loi permet à un couple d’hommes et à un couple de femmes d’avoir un enfant (adoption), si une nouvelle loi permet à un couple de femmes ou à une femme seule d’avoir un enfant (adoption, PMA) … pourquoi moi, en tant qu’homosexuel homme, je n’aurais pas les mêmes droits ? Si je me suis engagé contre le « Mariage pour tous » c’est justement pour ne pas en arriver à cela et pour dire haut et faut que si on accepte la PMA demain, on acceptera évidemment la GPA après-demain et ce, au nom du principe de non-discrimination. Dois-je le redire : un enfant a besoin d’un père et d’une mère !

Permettre une égalité :

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Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales ont besoin d’élites économiques et politiques

Unknown-5De Christophe Guilluy dans Le Figaro (via):

"L’erreur de la plupart des observateurs est de présenter Trump comme un outsider. Ce n’est pas vrai. S’il a pu gagner, c’est justement parce qu’il vient de l’élite. C’est un membre de la haute bourgeoisie new-yorkaise. Il fait partie du monde économique, médiatique et culturel depuis toujours, et il avait un pied dans le monde politique depuis des années. Il a gagné car il faisait le lien entre l’Amérique d’en haut et l’Amérique périphérique. Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales auront besoin d’élites économiques et politiques qui voudront prendre en charge la double insécurité de ce qu’était hier la classe moyenne. C’est ce qui s’est passé en Angleterre après le Brexit, ce qui s’est passé aux États-Unis avec Trump, ce qui se passe en Corse avec les nationalistes. Il y a aujourd’hui, partout dans le monde occidental, un problème de représentation politique. Les électeurs se servent des indépendantismes, comme de Trump ou du Brexit, pour dire autre chose."

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Sortir de la pornographie – Un livre, un parcours

Recension d'Info catho :

"La pornographie peut devenir une véritable addiction. Heureusement, on peut en sortir, mais le chemin est parfois long car la pornodépendance abîme la relation à soi-même et aux autres et nous atteint au plus profond. Un livre propose d’y parvenir en 40 jours grâce au parcours “Libre pour aimer”.

Une addiction, le porno ? “Mais non, c’est juste pour s’amuser… Une vidéo de temps en temps, c’est pas méchant et puis, tout le monde le fait”… Lycéen de seconde, Alex préfère rire, un peu gêné quand même de cette discussion lancée par un ami. Alors, l’intérêt d’un livre comme “Sortir de la pornographie” (Ed. Emmanuel), c’est qu’on peut y plonger sans crainte du regard des autres. Et y trouver une foule d’informations mais aussi de témoignages. Tenez, comme celui de Jean, étudiant en 1ère année d’université : “J’ai commencé à regarder du porno en classe de seconde, vers 15 ans. Cela fait donc trois ans que je me masturbe régulièrement devant des vidéos de sites pornos très connus. Dernièrement, j’ai voulu arrêter, mais au bout d’une semaine, la tension était trop forte”…

Les psys cités dans l’ouvrage confirment : oui, il peut se créer une véritable dépendance au “cybersexe”, et qui peut s’installer assez tôt, dès l’adolescence, à un moment où la personnalité est d’autant plus fragile qu’elle est en construction totale.

Epuisement, solitude, amitiés et vie amoureuse en sommeil

“La dépendance sexuelle, indiquent les auteurs de l’ouvrage, se caractérise, d’une part, par l’impossibilité de contrôler ce comportement

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Le véritable débat est de savoir s’il ne serait pas temps, pour l’Église, de sortir de l’idéologie du tout-migratoire

Sur Boulevard Voltaire, Laurent Dandrieu répond au père Stalla-Bourdillon

"Une Église qui prône la « culture de la rencontre » se doit, plus que toute autre institution, d’être ouverte au débat. Une Église disposée à aller vers les périphéries ne peut pas manquer de s’intéresser à cette périphérie particulière que sont ses propres fidèles, que certains aspects de son discours actuel met mal à l’aise. Aussi ne pouvait-on que se réjouir de voir le blog du père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pastoral d’études politiques et aumônier des parlementaires, se pencher sur cette question éminemment politique de la position de l’Église sur l’immigration, et répondre aux nombreuses objections qui ont été soulevées ici ou là à l’encontre du récent message publié par le pape François à l’occasion de la prochaine Journée mondiale du migrant et du réfugié. Et c’est pourquoi, aussi, on ne pouvait qu’être déçu que ce billet, au lieu de répondre à des objections réelles, concentre ses attaques sur des objections fantasmées, ou peut-être glanées sur les réseaux sociaux, dont on sait qu’ils ne sont pas précisément le lieu idéal pour un débat intellectuel serein et approfondi.

Contrairement à ce qu’affirme le père Stalla-Bourdillon, personne – en tout cas, personne de sérieux – ne réclame du pape qu’il se fasse le « défenseur de la supériorité culturelle de l’Europe chrétienne » ; personne de sérieux ne désire que l’Église s’engage dans « une logique de domination territoriale », personne ne souhaite que le pape abdique la dimension universelle de

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Sortir de l’économisme et porter le combat sur le terrain civilisationnel, spécificité de la (vraie) droite

Capture d’écran 2017-05-23 à 20.28.45Pour Minute, les législatives sont déjà gagnées pour Emmanuel Macron :

"[…] Face à la nouvelle donne politique qui découle de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, il y a, du moins il y aura, après les législatives, deux façons de s’opposer : l’une consiste à dénoncer à corps et à cris le triomphe de l’ultra-libéralisme et de la mondialisation sauvage ; l’autre consiste à porter le combat sur le terrain civilisationnel, qui est la spécificité de la droite, ce qui fait sa raison d’être, et passe nécessairement par une vision européenne de l’avenir des pays liés par un destin commun.

Etudier, de près, les évolutions gagnantes des partis conservateurs – et libéraux ! – des autres pays d’Europe, plutôt que de se contenter de les regarder avec une lecture hexagonale bloquée sur les « valeurs de la République » et les « ordonnances de 1945 », serait un premier pas pour appréhender la réalité. Il n’y aurait rien de plus mortifère que de rester figé sur les scléroses françaises."

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La seule façon d’abandonner l’euro est de sortir de l’UE

Unknown-33Florian Philippot a déclaré hier qu'il quitterait le FN si la question de la sortie de l'euro était abandonnée, estimant qu'"un parti qui défend la nation", ne peut "renoncer à un débat qui est essentiel" :

"Moi, je raisonne en termes politiques : on ne peut pas décemment gérer un pays qui ne maîtrise ni ses lois, ni son budget, ni ses frontières, ni sa monnaie". "Que la question soit posée, moi ça me choque pas. Mais je pense qu'on y perdrait en crédibilité. Ceux qui pensent qu'on y gagneraient se trompent". »

La question de la sortie de l'euro devrait être débattue lors du prochain congrès du FN à l'automne où Marine Le Pen a déjà annoncé une "transformation profonde" du FN. Le maire de Béziers Robert Ménard a estimé  que Marine Le Pen faisait une "erreur colossale", en mettant la question de la sortie de l'euro au centre de son projet.

"Il ne faut pas sortir de l'euro, cela fait deux ans que je l'explique aux dirigeants du FN".

Il faut souligner que rien n'est prévu dans les traités européens pour la sortie de l'euro. Soit on a obtenu une exemption avant d'entrer dans l'UE, comme le Royaume-Uni ou le Danemark, soit on est obligé de rentrer à terme dans la zone euro. Depuis le traité de Lisbonne, imposé par Nicolas Sarkozy et François Fillon, ce que l’on peut faire c’est sortir de l’UE, en invoquant l'article 50, comme vient de le faire le Royaume-Uni, pour

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Avant de sortir de l’euro, réformer l’économie

Capture d’écran 2017-03-24 à 22.17.24Pierre de Lauzun (X et ENA), Directeur général à la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers, vient de publier un livre préfacé par Jacques Myard, Député-maire de Maisons-Laffite, intitulé EURO, vers la fin de la monnaie unique ?, question cruciale, souvent passionnée, surtout en pleine campagne présidentielle. 

De façon sereine et claire, l'auteur aborde la question de la monnaie, son histoire et son rôle, avant d'aborder cette question sur l'euro, monnaie qu'il considère être une erreur et par conséquent être un échec :

"[L]a principale déconvenue de l'euro est l'absence de convergence, après les illusions des premières années. Sur la croissance par exemple la divergence entre pays de la zone euro est considérable. Les performances allemandes sont indéniables, alors que l'Italie stagne depuis presque 20 ans. […] La zone euro ne fonctionne donc pas de façon optimale."

Néanmoins, maintenant que nous vivons avec, faut-il sortir de l’Euro ? Et si oui comment : seul ou en supprimant cette monnaie fédérale, voire en conservant cette monnaie commune à côté de monnaies nationales ? En termes simples, l'auteur décortique les différentes options qui s'offrent à nous et admet que la réponse n'est pas aussi évidente que certains le croient :

"En résumé, il n'est pas démontré que la sortie de l'euro serait juridiquement et comptablement désastreuse dans le cas de la France. Mais il y a un doute, et même en hypothèse favorable l'incertitude serait réelle, et la secousse appréciable."

Estimant cette opération très difficile à gérer politiquement, l'auteur préconise, avant

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