Archives par étiquette : Société

Pape François : “Il faut des lois justes”, “le respect sacré de la vie humaine est une pierre angulaire dans la construction d’une société”

Le pape François effectue actuellement une visite apostolique en Colombie. Lors de sa rencontre avec les autorités, le pape a déclaré :

Cq5dam.web.800.800-2"[…] La devise de ce pays dit : « Liberté et ordre ». Dans ces deux mots se trouve tout un enseignement. Les citoyens doivent être respectés dans leur liberté et protégés par un ordre stable. Ce n’est pas la loi du plus fort, mais la force de la loi, approuvée par tous, qui régit la cohabitation pacifique. Il faut des lois justes pouvant garantir cette harmonie et aider à surmonter les conflits qui ont déchiré cette Nation durant des décennies ; des lois qui ne naissent pas de l’exigence pragmatique de mettre de l’ordre dans la société mais du désir de s’attaquer aux causes structurelles de la pauvreté qui génèrent exclusion et violence. Ce n’est qu’ainsi qu’on soigne la maladie qui fragilise et rend indigne la société et la laisse toujours au seuil de nouvelles crises. N’oublions pas que l’iniquité est la racine des maux sociaux.

Dans cette perspective, je vous encourage à poser le regard sur tous ceux qui, aujourd’hui, sont exclus et marginalisés par la société, ceux qui ne comptent pas pour la majorité et qui sont repoussés et mis à l’écart. Nous sommes tous nécessaires pour créer et former la société. Celle-ci n’est pas constituée uniquement par quelques-uns de ‘‘pur-sang’’, mais par tous. Et c’est ici que s’enracinent la grandeur et la beauté d’un pays, dans lequel tous ont une place et tous sont

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Table ronde des AFC de Vannes : “Quelle place pour la famille dans la société d’aujourd’hui ?”

Table ronde organisé par l'AFC du Pays de Vannes, animée par Frantz Toussaint, Administrateur et avec la participation des candidats aux élections législatives sur la 1ère circonscription du Morbihan :

  • M Hervé Pellois (député sortant) pour la République En Marche représenté par Mme Armelle Seite-Salaun
  • Mme Christine Penhouët pour Les Républicains
  • Mme Hortense Le Pape pour l’Alliance Centriste
  • Mme Anita Kervadec pour le Parti Communiste Français et le Front de Gauche
  • Mme Céline Meneses pour la France Insoumise
  • M Pascal Baudont pour Europe Ecologie Les Verts
  • M Cédric de Lagarde pour le Parti Chrétien Démocrate
  • M Bertrand Iragne pour le Front National
  • Mme Odile Monnet pour l’Union des Démocrates et Indépendants

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La Manif Pour Tous invite tous les candidats à exprimer leur vision de la famille et de la société

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"Dans le contexte d'une campagne atomisée dont tout sujet de fond a été jusque évacuée au profit des seuls aspects politiciens, le mouvement social presse les candidats de s'exprimer sur un enjeu incontournable et majeur : la famille. 

Les positions des candidats sur les enjeux qui la concernent sont très révélatrices de leur sens de l'intérêt général, de leur liberté de pensée, de leur courage et de leur vision philosophique : ils sont donc tout particulièrement attendus par les électeurs sur ces enjeux. Partout en France, les équipes du mouvement sollicitent et rencontrent les candidats aux législatives : autour du questionnaire Législative 2017 de La Manif Pour Tous, ils échangent surla prise en compte des droits et besoins de l'enfant, l'égalité et la différence des sexes, la complémentarité père/mère, le mariage et l'adoption, la procréation médicalement assistée(PMA) sans père et la pratique des mères porteuses (ou GPA, Grossesse Pour Abandon), la protection de la famille, les droits de l'Homme, la liberté de conscience…, autant de sujets humainement essentiels.

Parcourant la France depuis mi-mai en vue des législatives (réunions publiques à Angers, Rennes, Tours, Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Annecy, Montélimar…), la présidente et le vice-président de La Manif Pour Tous, Ludovine de La Rochère et Albéric Dumont, participent à nombre de ces rencontres avec les candidats de divers partis, de la République en marche (LREM), des Républicains (LR), du parti chrétien-démocrate (PCD) ou du Front national (FN).

Ces rendez-vous locaux sont complémentaires

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Dans une société, trop de diversité sape les fondements de la solidarité

Article tout à fait d'actualité et d'une grande limpidité :

"Depuis longtemps, David Goodhart avertit les Britanniques que l'idéologie multiculturaliste constitue une menace à moyen terme pour les Etats-providences.

Quelles réactions provoque le livre de David Goodhart, The Road to Somewhere, dont je vous parlais hier ? Comment les médias, en particulier, prennent-ils sa thèse selon laquelle ils sont eux-mêmes, comme la classe politique et l’Université, entre les mains des « Gens de Nulle Part », ces libéraux cosmopolites – que rejetterait « le Peuple de Quelque part » ?

Très intéressante réaction dans le quotidien de gauche, The Guardian. Sous la plume de Jonathan Freedland, on peut lire que David Goodhart est, hélas, une sorte de prophète. Freedland rappelle, en effet, la vague d’indignation qu’avait soulevée, dans l’intelligentsia de gauche de l’époque, l’article publié par Goodhart dans Prospect, intitulé « Est-ce que la Grand-Bretagne est trop diverse ? (…) Qu’écrivait donc David Goodhart pour passer soudain dans le camp des traîtres à la cause ?

Que la solidarité risquait d’entrer en conflit avec la diversité. Vous êtes d’autant mieux disposés à laisser l’Etat recueillir une part importante de vos revenus sous forme de cotisations et d’impôts, disait-il, que vous avez la certitude que cet argent sera redistribué à des gens qui sont comme vous. Si leurs valeurs et leurs styles de vie diffèrent trop des vôtres, alors vous deviendrez réticent.

Il faut choisir entre deux modèles de société, disait Goodhart. Celui de la

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Aucun catholique ne peut accepter le principe d’une société sans Dieu

Du père Michel Viot :

"[…] Depuis plusieurs années, la Laïcité est redevenue ce qu’elle était à sa naissance sous ce nom, aux alentours des années 1905 : une idéologie quasi religieuse conçue pour éradiquer le catholicisme de France. Les deux guerres mondiales ont ralenti son effet dévastateur (voir à ce sujet mon dernier livre, Il y a quelque chose de pourri au royaume de France). Dans la troisième guerre mondiale, déjà commencée selon le Pape François, le catholicisme est à nouveau désigné comme l’ennemi. Il promeut des principes moraux et une doctrine sociale incompatibles avec ce que certaines puissances entendent faire subir aux hommes. La France, dans cet ensemble est une cible privilégiée à cause de son influence culturelle et même spirituelle sur la francophonie, sur l’Europe et sur une partie de l’Afrique. Et je ne parle pas ici du reste de son influence. La poursuite de la déchristianisation d’Etat de la France, par la Laïcité, s’inscrit dans la lutte que mènent ces puissances. Que l’Etat et ceux qui le représentent soient « laïcs », au sens de neutres, me conviendrait parfaitement. C’est ce que j’ai connu dans ma jeunesse à l’école de la République et dans les institutions. Mais nos dirigeants politiques actuels, tout comme leurs différents héritiers spirituels qui prétendent les remplacer, ne sont pas neutres : ils sont anti catholiques ! Les lois qu’ils ont promulguées l’attestent, comme la toute dernière, celle de madame le ministre Rossignol sur le délit d’entrave à l’avortement, qui ironie du sort, pourrait

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La politique familiale dans le cadre des institutions européennes : « La famille, cellule de base de la société, voilà l’ennemi »

Entretien de Mme Arnautu au Cercle Fraternité (FN). Cet entretien porte sur la politique familiale dans le cadre des institutions européennes. Il aborde une série de sujets fondamentaux : l'influence des groupes de pression LGBT à Bruxelles, la dénaturation du mariage, l'idéologie du genre ainsi que le poids croissant des organisations européennes (CEDH, CJUE, Parlement européen, Commission…) sur l'ensemble de ces sujets.

Vous avez récemment déclaré : « Il ne se passe pas un mois sans une remise en cause des bases qui président à l’équilibre des familles ». Et aussi : « La famille, cellule de base de la société, voilà l’ennemi ». C’est votre vision de ce qui se joue au Parlement Européen ?

Oui, absolument. Les exemples des méfaits de cette institution à l’égard de la famille sont légion. Le Parlement européen étant un temple du politiquement correct, l’un de ses passe-temps favoris est la production de rapports admonestant les États membres et même non-membres jugés réfractaires aux lubies droits-de-l’hommistes parmi lesquelles, la promotion des droits des « minorités sexuelles » n’est pas la moindre. Le lobby LGBT au sein des institutions européennes a acquis une influence tout à fait considérable. Pour vous donner un ordre d’idée, l’intergroupe sur les droits LGBT réunit à lui seul environ 150 députés, soit 1/5ème du Parlement… C’est le plus important des 28 intergroupes que compte ce Parlement, plus que celui sur la protection animale dont la cause est pourtant extrêmement populaire parmi les députés.

Pourquoi ?

Il suffit de suivre quelques débats pour comprendre

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Sujets de société : Emmanuel Macron joue à l’équilibriste

Images-5Interrogé dans La Croix, le candidat, en marche sur la corde raide, joue un numéro d'équilibriste raffiné. 

Euthanasie :

"Sur ce sujet, céder aux oukases des uns ou des autres n’est pas une bonne chose. […] Je suis favorable à ce que ce débat avance mais je ne me précipiterai pas pour légiférer.

Dénaturation du mariage :

"Comme je l’ai dit, je suis un défenseur du mariage pour tous, en même temps j’entends les voix qui se sont élevées."

GPA :

"Je ne toucherai pas à la GPA pendant mon quinquennat. […] Mais les enfants nés ainsi, il faut les reconnaître et arrêter d’être hypocrite, en clarifiant la circulaire afin d’éviter des situations absurdes de non-droit.

PMA :

"Ma conviction personnelle est qu’il faut étendre la PMA, au nom de l’égalité hommes femmes et du droit à l’accès à une prestation médicale. Mais je respecterai l’avis attendu du Comité consultatif national d’éthique et regarderai aussi l’état de la société et des débats qui s’y jouent pour agir de manière apaisée.

Loi de bioéthique :

"La France doit être à la fois une terre d’innovation et à l’avant-garde de la pensée éthique sur ces sujets."

Cela me rappelle un sketch des Inconnus sur Les Publicitaires qui peaufinent le profil du candidat ("ferme mais pas trop") qui unira la droite et la gauche : la droiche. Avec ce slogan sur l'immigration censé rassembler : "Maghrébins, ne partez pas tout de suite".

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L’avenir de la société dépend des familles

Ludovine de La Rochère revient sur son livre "Familles je vous aime" et explique à Charlotte d'Ornellas pourquoi il est urgent de replacer l'intérêt supérieur de l'enfant au centre des préoccupations politiques françaises. Car les familles sont la matrice de la société et notre avenir dépend d'elles.


Ludovine de la Rochère : "On confond trop… par bvoltaire

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Malaise au sein du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France

Nous relayons ce communiqué d'un collectif de responsables de la pastorale familiales de France :

La rencontre de lundi prochain organisée par le Conseil Famille et Société en direction des responsables de la pastorale familiale au niveau diocésain atteint des sommets.

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Oranne de Mautort, organisatrice de cette journée, associe subtilement la référence au pape François, qui évoque le devoir de l'Eglise d'accompagner les brebis souffrantes, et un négationnisme doctrinal aux antipodes de l'Evangile. Au nom de l'accompagnement, la référence au péché n'existe plus. Il y a plus que des personnes blessées, de nouveaux modèles de familles à reconnaître pour ce qu'ils sont… etc. La question de l'accompagnement de la problématique de l'homosexualité comme celle des personnes divorcées engagées dans une nouvelle union sont le seul sujet digne d'intérêt. Et encore dans un sens souvent diamétralement opposé à celui du Catéchisme de l'Eglise Catholique et du Concile Vatican II. Exit aussi l'essentiel d'Amoris Laetitia qui consacre de magnifiques pages à la consolidation du modèle de la famille, celui de la Sainte Famille.

Car au fond, le Conseil Famille et Société et Oranne de Mautort, ne citent le pape que dans le sens de l'extrapolation.

Jamais aucune session sur l'encyclique Humanae Vitae pourtant fortement mise en avant par François… La question de l'avortement est incroyablement mise à l'écart.

Pour conclure, le conseil Famille et Société exerce un véritable travail de lobbying en maquillant son action derrière des messages où l'essentiel n'est jamais évoqué: le Christ mort et ressuscité qui nous sauve du péché et nous appelle à nous convertir en

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La fraternité a besoin pour exister d’une vision organique de la société

De Marie-Pauline Deswarte, Professeur de droit public, revient dans L'Homme Nouveau sur les 3 valeurs de la République. Extrait avec la fraternité :

Capture d’écran 2017-01-10 à 08.23.55"Fondamentalement la fraternité est une valeur familiale. Or, l’idée révolutionnaire de contrat social dans lequel les individus s’associent pour rester aussi libres qu’auparavant va contre cette valeur. Chacun est en effet attaché à son individualité. Dès l’origine, notre République a d’ailleurs été marquée par le massacre de ses ennemis qui n’avaient alors aucun droit.

Le mot fraternité a été ajouté sous la Deuxième République, dans le Préambule de la Constitution de 1848, alors que la question sociale était brûlante. La fraternité est normalement source de devoirs. À cette époque elle signifiait l’urgence qu’il y avait à recréer les liens sociaux. Dans ce texte constitutionnel la problématique des devoirs semble être mieux assurée que sous la Première République ; il « reconnaît des droits et devoirs antérieurs et supérieurs aux lois positives » et la « Famille » est citée comme étant l’une des bases de la République. L’entrai­de fraternelle est ainsi prévue pour la réalisation du « bien-être commun ». Mais, finalement ces devoirs vont se résumer en droits sociaux, à savoir l’assistance pour les plus démunis. L’ensemble très faible est assorti du consentement à l’impôt, seul véritable devoir du citoyen.

L’histoire républicaine montre, que dès l’origine, les droits sociaux dus par la collectivité ont pris le relais des devoirs individuels. Bien loin de réaliser la fraternité, ce choix n’a cessé de favoriser l’étatisme qui est en train d’absorber toutes les forces

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“Une société sans mères serait une société sans pitié”

Extrait de l'homélie du pape en ce 1er janvier :

1.1.2017---1"[…] Les mères sont l’antidote le plus fort contre nos tendances individualistes et égoïstes, contre nos fermetures et nos apathies. Une société sans mères serait non seulement une société froide, mais aussi une société qui a perdu le cœur, qui a perdu la « saveur de famille ». Une société sans mères serait une société sans pitié, qui a laissé la place seulement au calcul et à la spéculation. Parce que les mères, même aux pires moments, savent donner le témoignage de la tendresse, du don de soi sans condition, de la force de l’espérance. J’ai beaucoup appris de ces mères qui, ayant les enfants en prison ou prostrés sur un lit d’hôpital, ou soumis à l’esclavage de la drogue, qu’il fasse froid ou chaud, qu’il pleuve ou dans la sécheresse, ne se rendent pas et continuent à lutter pour leur donner le meilleur. Oh ces mères qui, dans les camps de réfugiés, ou même en pleine guerre, réussissent à embrasser et à soutenir sans faiblir la souffrance de leurs enfants. Mères qui donnent littéralement leur vie pour qu’aucun de leurs enfants ne se perde. Là où se trouve la mère, se trouvent unité, appartenance, appartenance de fils. […]"

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