Archives par étiquette : Société

La loi est au service du bien commun de la société, sinon elle n’est plus légitime

Lu dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-15 à 21.53.04"Comme après chaque attentat, dans les heures qui ont suivi l’assassinat au couteau d’un Français par un Tchétchène islamiste, nous avons assisté à un pathétique échange politicien. D’un côté, la droite, pour une fois unie, de Marine Le Pen à Laurent Wauquiez, a critiqué l’inaction des pouvoirs publics et réclamé des changements législatifs. De l’autre côté, la gauche, gouvernement en tête, a réclamé l’unité nationale (c’est si commode, la nation: on s’en moque éperdument, sauf quand elle peut neutraliser toute opposition!) et a déclaré que, la France étant un État de droit, on ne pouvait pas changer la loi.

C’est absurde. Il est évident que, si la loi ne nous permet pas de faire la guerre efficacement (puisque tout le monde affirme que nous sommes en guerre, sans avoir le courage de dire contre qui), il faut changer la loi. Les Romains, dont nous tenons l’essentiel de notre droit, avaient un mot bien connu pour cela: Salus populi suprema lex. La loi est au service du bien commun de la société. Si la loi entraîne la disparition de la société, elle n’a plus aucune légitimité, ni même aucun sens. Je comprendrais que le gouvernement réponde que les mesures proposées par la droite seraient inefficaces. Je ne comprends pas qu’il réponde que ce n’est pas possible, parce que notre arsenal juridique s’y oppose. Je comprends peut-être moins encore les appels de Benjamin Griveaux à l’unité nationale. On ne peut exiger l’unité nationale que pour défendre la

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« Cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable »

Unknown-22On me fait remarquer cette déclaration de l'avocat général à l'issue du procès du criminel Jacques Rançon (poursuivi pour crimes, viols et mutilations), fin mars, Luc-André Lenormand qui a réclamé et obtenu la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans :

"Jacques Rançon n'a plus rien à faire dans cette société où le droit à la vie est un droit inaliénable."

Il pourrait ressortir cette déclaration dans d'autres procès…

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Tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société

Robert Ménard a été interrogé dans l'Incorrect. Extrait :

Couv212"[…] Si je devais définir la droite dont je rêve, je la quali erais de libérale identitaire. Nous avons besoin de tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société, comme il est convenu de dire.

Le combat contre Emmanuel Macron doit donc porter principalement sur les questions de civilisation et non sur ses réformes économiques et sociales ?

J’ai écouté Emmanuel Macron lors de son entretien sur TF1. Je vous le dis franchement: une partie de son discours ne me fait pas sursauter. Sur la SNCF, il a en grande partie raison. Sur la nécessaire modernisation économique, il a en grande partie raison. Sur la nécessité de donner plus de liberté aux entreprises, il a encore une fois en grande partie raison. Et puis, disons-le, il connaît ses dossiers.

En revanche, dès qu’il aborde la question fondamentale de l’identité dans toutes ses composantes – je le répète, l’immigration, l’islam ou la famille – il me paraît déconnecté du monde. Le problème pour nous – ce que j’appellerai, par commodité, la droite de la droite – c’est exactement l’inverse : nous sommes en phase avec la réalité du monde sur toutes les questions identitaires mais pour beaucoup déconnectés du réel pour tout ce qui est économique et social. Sur ces questions-là, j’entends nombre de mes amis tenir des propos dignes de la gauche la plus archaïque! Il est impératif de

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L’importance de la fête de l’Ascension dans notre société déchristianisée

Alors que le membre de la France Insoumise, Thomas Guénolé, se demande pourquoi la fête chrétienne de l'Ascension est encore fériée dans la République laïque, l'abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre de l'Institut du Bon Pasteur, théologien et philosophe, a été interrogé par Le Figaro à propos de la fête de l'Ascension :

Que fêtons-nous le jour de l'Ascension?

Philippe-de-champaigne-the-ascensionL'Ascension, comme son nom l'indique, désigne la montée au ciel du Christ. Est-elle est un passage d'un lieu à un autre? Oui. Ce passage est-il le passage de la Terre au Ciel, au sens géographique du terme? Non. C'est le Christ qui revient vers son Père. L'Ascension est importante, car elle nous rappelle que nous autres homo sapiens ne sommes pas des êtres purement biologiques, mais des êtres spirituels dont le lieu n'est pas seulement la Terre mais le Ciel. 

Pourquoi a-t-on oublié ce que signifiait l'Ascension?

Les gens ne savent pas nécessairement ce que ça signifie parce qu'il y a une baisse de la culture chrétienne qui est terrifiante, une déculturation chrétienne.

L'Ascension est-elle encore une fête chrétienne?

Spirituellement, l'Ascension est une anti-fête car elle désigne la fête de la séparation du Christ avec le monde. Néanmoins, si

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Mgr Aupetit : “Une partie de nos concitoyens, y compris des catholiques, ne prennent pas la mesure des changements de société qui peuvent nous impacter”

Arton45589-0d92fAfin d’appeler le plus grand nombre à se former et s’informer sur la bioéthique, le diocèse de Paris diffuse une synthèse du livert de bioéthique de la CEF. Ce livret de 56 pages regroupe 11 fiches synthétiques pour chaque thème, afin d’inviter ensuite le lecteur à accéder aux 11 fiches complètes. ce livret-synthèse est téléchargeable facilement sur le site du diocèse de Paris.

Mgr Aupetit, archevêque de Paris, a préfacé ce livret :

"Pour préparer la révision programmée des lois de bioéthique, le gouvernement a lancé une consultation large des Français sous la forme d’« États généraux ». La question posée « Quelle société voulons-nous ? » est très ajustée aux enjeux qui se profilent.

Si nous croyons profondément à la vocation d’amour de toute personne humaine à l’image de Dieu, l’étude de l’évolution des sociétés humaines nous a pareillement appris qu’il n’y a pas de sens inéluctable de l’histoire.

Le progressisme affirmé par certains n’est qu’une adaptation aux désirs individuels qu’il faudrait servir avec plus ou moins de complaisance, les avancées techniques servant d’alibi. Nous croyons aux bienfaits des progrès de la connaissance et de la science. Nous sommes conscients que certains espèrent trouver dans des lois nouvelles la possibilité de surmonter des causes de souffrance. Mais nous croyons aussi que la réflexion et le discernement sur le bon usage des nouvelles découvertes fondent la capacité de l’humanité à bâtir une société toujours plus humaine au service des plus vulnérables et des plus faibles.

Il semble qu’une partie

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7 avril colloque du CEP : Science et Société : les influences réciproques

Capture d’écran 2018-02-17 à 15.21.46Au Collège & Lycée polyvalent La Salle Saint-Nicolas,6 Rue Vaudétard, 92 132 Issy-les-Moulineaux.

Science et Société : les influences réciproques « Dans les trésors de la sagesse sont les maximes de la science » (Sirac 1, 25)

Programme

  • 9h 00  Ouverture. Accueil des participants.
  • 9h 30  Du carbocentrisme à la climatomancie : la science écartelée. Benoît Rittaud
  • 11h 00  L’apport des vaccinations à la santé publique : la réalité derrière le mythe. Michel Georget
  • 12h 15 Repas
  • 14h 00 L’institution militaire, victime ou dernier recours d’une science dévoyée? Contrôleur général des armées (E.R) Jacques Bonnet
  • 15 h15 Pause : dédicace de leurs ouvrages par les conférenciers
  • 15h 45  Les reliques devant la science Dr Jean-Maurice Clercq
  • 17h 00 Clôture

Pour assister à cette journée de conférences, prière de remplir et renvoyer la fiche d’inscription correspondante, accompagnée de votre chèque de règlement, à l’adresse suivante :

CEP,  Cidex 811, 16 rue d’Auxerre  89 460 Bazarnes

N.B : Pour tout renseignement complémentaire, contactez le secrétaire, Alain Collet : soit par courriel : s.cep@wanadoo.fr; soit par téléphone au 03 86 31 94 36 (possibilité de laisser un message sur répondeur en cas d’absence).

Réservez sur le site pour  Vos places et Le déjeuner 

Réservez par courrier pour Le repas et le déjeuner

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Des délégués diocésains à la pastorale familiale contestent les choix du Conseil Famille et Société de la CEF

6a00d83451619c69e201b8d25b7c61970c-800wiA quelques jours de la rencontre annuelle des délégués diocésains à la pastorale familiale, le 29 janvier prochain, un collectif de délégués tient une nouvelle fois à faire connaître son inquiétude. Le programme de la journée a notamment pour ordre du jour la question des divorcés remariés, comme chaque année. On a l’impression que l’obsession de certains membres du Conseil Famille et Société est de faire changer la foi de l’Eglise sur le point très précis de la communion eucharistique pour les divorcés dits « remariés.

En effet, des carrefours sur la question précise de leur intégration ont lieu très régulièrement et tout est dit sur le sujet, et même le contraire, sans aucune référence au magistère de l’Eglise. On nage en plein cafouillage. Pourquoi le flou est-il entretenu de la sorte ? Pourquoi lorsqu’un délégué ose sur le bout des lèvres se référer à la parole du Christ dans l’Evangile sur le sujet, pourquoi les murmures, ou la colère, viennent-ils couper court à sa remarque ? Simple question. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de juger de la culpabilité subjective des divorcés engagés dans une nouvelle union, qui sont nos frères, mais de leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Dans son livre « Les Familles, l’Eglise et la Société » (Bayard 2013) à la page 77, Mgr Brunin, l’ancien président du Conseil Famille et Société, affirmait :

« "Une pastorale des familles devrait d'abord être cette oeuvre de miséricorde et de soutien qui accueille et accompagne les personnes.

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Mgr Rey : “Notre vigilance éthique est nécessaire pour que la société fasse droit au plus fragile”

Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique, Mgr Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon rappelle dans un long communiqué qu’il existe des interdits fondateurs :

11076830lpw-11076828-article-jpg_4685589« Il est toujours plus sympathique, lorsque l’on soutient une cause, d’essayer de la présenter de manière positive et d’en souligner les aspects les plus consensuels. Ainsi, il est convenu que sur les questions sensibles, comme celles qui touchent à la vie humaine, on doit s’abstenir de condamnations trop rapides et de jugements à l’emporte-pièce. A juste titre on s’efforce de distinguer personne et acte, de ne pas réduire ceux qui portent atteinte à la vie aux pratiques discutables qu’ils promeuvent parfois. Ainsi, alors que s’ouvrent les « Etats généraux de la bioéthique » le 18 janvier, nous sommes invités à participer à un « Débat public » organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), préalable à la révision des lois de bioéthique.

Nous sommes priés de prendre part aux échanges sur ce thème, au double titre de citoyens et de croyants. Si l’on ne peut que souscrire au principe du dialogue et à son importance, on peut s’interroger sur ces modifications fréquentes des lois de bioéthique. Les évolutions des sciences et techniques qui touchent le vivant sont certes rapides, mais justifient-elles la remise en cause des principes qui semblaient acquis il y a à peine sept ans ? Sinon, pour « s’adapter à l’évolution des mentalités », selon l’expression consacrée, qui seraient désormais prêtes à accepter certaines pratiques, quand elles les

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Donald Trump à la March for Life : « Nous protégeons le caractère sacré de la vie et la famille comme le fondement de notre société. »

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Olivier Piacentini :”Contre la tribalisation de la société”

Après son essai sur “La chute de l’empire occidental”, Olivier Piacentini trace son sillon en publiant “Le crépuscule de l’occident”. L’auteur analyse les racines du déclin de nos sociétés européennes. Il les fait remonter à la mise en place de la politique keynésienne dès 1932 avec le New Deal. Avec cette politique économique, “l’occident a été placé sous morphine” et a donné naissance à une société de consommateur hédoniste et relativiste incapable de s’opposer correctement à l’islamisme radical.

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Il est urgent que la droite défende sans honte le premier maillon qui structure notre société : la famille

Lu sur Causeur.fr :

"En octobre 2017, un député LREM proposait un amendement visant à supprimer l’universalité des allocations familiales. Le Premier ministre lui-même, ainsi que le ministre de l’Economie – transfuges de la droite – confirmaient que la question était d’actualité. Une fois de plus sous pression, montrées du doigt par ceux qui raisonnent à petite vue, les familles sont inaudibles dans les médias, souvent caricaturées ou montrées du doigt. Pendant ce temps, la droite reste étrangement muette. Trop muette. Paradoxale et sidérée.

Faire un enfant est un engagement d’au moins un quart de siècle. L’accompagner, l’élever, le construire a un coût pour toute famille. Cet enfant devenu autonome contribuera au fonctionnement de notre système social pendant un demi-siècle. C’est ainsi qu’en l’absence d’un important système public de compensation des charges familiales, les personnes sans enfant bénéficieront d’un meilleur niveau de vie durant leur vie active et auront leurs retraites financées par les enfants que les autres auront porté, soutenu et élevés. Soutenir les familles devrait être sans équivoque une politique prioritaire et de bon sens.

La seule prise en compte du revenu pour traiter d’une politique familiale est injuste, car les familles nombreuses sont plus pénalisées que d’autres. Il faut prendre en compte le nombre de personnes dans un ménage, ainsi que les dépenses liées à sa composition, les familles bi-actives devant engager des frais de garde, concilier vie professionnelle et familiale sont frappées de charges considérables et exponentielles en fonction du nombre

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