Archives par étiquette : Société

Des délégués diocésains à la pastorale familiale contestent les choix du Conseil Famille et Société de la CEF

6a00d83451619c69e201b8d25b7c61970c-800wiA quelques jours de la rencontre annuelle des délégués diocésains à la pastorale familiale, le 29 janvier prochain, un collectif de délégués tient une nouvelle fois à faire connaître son inquiétude. Le programme de la journée a notamment pour ordre du jour la question des divorcés remariés, comme chaque année. On a l’impression que l’obsession de certains membres du Conseil Famille et Société est de faire changer la foi de l’Eglise sur le point très précis de la communion eucharistique pour les divorcés dits « remariés.

En effet, des carrefours sur la question précise de leur intégration ont lieu très régulièrement et tout est dit sur le sujet, et même le contraire, sans aucune référence au magistère de l’Eglise. On nage en plein cafouillage. Pourquoi le flou est-il entretenu de la sorte ? Pourquoi lorsqu’un délégué ose sur le bout des lèvres se référer à la parole du Christ dans l’Evangile sur le sujet, pourquoi les murmures, ou la colère, viennent-ils couper court à sa remarque ? Simple question. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de juger de la culpabilité subjective des divorcés engagés dans une nouvelle union, qui sont nos frères, mais de leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Dans son livre « Les Familles, l’Eglise et la Société » (Bayard 2013) à la page 77, Mgr Brunin, l’ancien président du Conseil Famille et Société, affirmait :

« "Une pastorale des familles devrait d'abord être cette oeuvre de miséricorde et de soutien qui accueille et accompagne les personnes.

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Mgr Rey : “Notre vigilance éthique est nécessaire pour que la société fasse droit au plus fragile”

Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique, Mgr Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon rappelle dans un long communiqué qu’il existe des interdits fondateurs :

11076830lpw-11076828-article-jpg_4685589« Il est toujours plus sympathique, lorsque l’on soutient une cause, d’essayer de la présenter de manière positive et d’en souligner les aspects les plus consensuels. Ainsi, il est convenu que sur les questions sensibles, comme celles qui touchent à la vie humaine, on doit s’abstenir de condamnations trop rapides et de jugements à l’emporte-pièce. A juste titre on s’efforce de distinguer personne et acte, de ne pas réduire ceux qui portent atteinte à la vie aux pratiques discutables qu’ils promeuvent parfois. Ainsi, alors que s’ouvrent les « Etats généraux de la bioéthique » le 18 janvier, nous sommes invités à participer à un « Débat public » organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), préalable à la révision des lois de bioéthique.

Nous sommes priés de prendre part aux échanges sur ce thème, au double titre de citoyens et de croyants. Si l’on ne peut que souscrire au principe du dialogue et à son importance, on peut s’interroger sur ces modifications fréquentes des lois de bioéthique. Les évolutions des sciences et techniques qui touchent le vivant sont certes rapides, mais justifient-elles la remise en cause des principes qui semblaient acquis il y a à peine sept ans ? Sinon, pour « s’adapter à l’évolution des mentalités », selon l’expression consacrée, qui seraient désormais prêtes à accepter certaines pratiques, quand elles les

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Donald Trump à la March for Life : « Nous protégeons le caractère sacré de la vie et la famille comme le fondement de notre société. »

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Olivier Piacentini :”Contre la tribalisation de la société”

Après son essai sur “La chute de l’empire occidental”, Olivier Piacentini trace son sillon en publiant “Le crépuscule de l’occident”. L’auteur analyse les racines du déclin de nos sociétés européennes. Il les fait remonter à la mise en place de la politique keynésienne dès 1932 avec le New Deal. Avec cette politique économique, “l’occident a été placé sous morphine” et a donné naissance à une société de consommateur hédoniste et relativiste incapable de s’opposer correctement à l’islamisme radical.

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Il est urgent que la droite défende sans honte le premier maillon qui structure notre société : la famille

Lu sur Causeur.fr :

"En octobre 2017, un député LREM proposait un amendement visant à supprimer l’universalité des allocations familiales. Le Premier ministre lui-même, ainsi que le ministre de l’Economie – transfuges de la droite – confirmaient que la question était d’actualité. Une fois de plus sous pression, montrées du doigt par ceux qui raisonnent à petite vue, les familles sont inaudibles dans les médias, souvent caricaturées ou montrées du doigt. Pendant ce temps, la droite reste étrangement muette. Trop muette. Paradoxale et sidérée.

Faire un enfant est un engagement d’au moins un quart de siècle. L’accompagner, l’élever, le construire a un coût pour toute famille. Cet enfant devenu autonome contribuera au fonctionnement de notre système social pendant un demi-siècle. C’est ainsi qu’en l’absence d’un important système public de compensation des charges familiales, les personnes sans enfant bénéficieront d’un meilleur niveau de vie durant leur vie active et auront leurs retraites financées par les enfants que les autres auront porté, soutenu et élevés. Soutenir les familles devrait être sans équivoque une politique prioritaire et de bon sens.

La seule prise en compte du revenu pour traiter d’une politique familiale est injuste, car les familles nombreuses sont plus pénalisées que d’autres. Il faut prendre en compte le nombre de personnes dans un ménage, ainsi que les dépenses liées à sa composition, les familles bi-actives devant engager des frais de garde, concilier vie professionnelle et familiale sont frappées de charges considérables et exponentielles en fonction du nombre

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Mgr Negri : « L’accueil massif de migrants mènerait à l’écrasement et à l’élimination de notre société »

933897L’évêque émérite de Ferrare, Mgr Luigi Negri, déclare dans Il Giornale :

« Au cours des dernières années l’Eglise, nonobstant les extraordinaires pontificats de Saint Jean-Paul II et de Benoît XVI, a emprunté une pente qui l’amène à capituler face aux forces rampantes de l’anti-christianisme »

Sur la foi en Allah, il réaffirme que l’islam a « plus une vocation politique que religieuse ».

« L’Islam est plus qu’une foi c’est une loi, une statut, résumé par le terme charia ». 

Pour l’évêque 

« un autre aspect inquiétant est sa tendance à abattre les valeurs de la civilisation occidentale, la première desquelles étant la distinction imperméable entre le politique et le religieux […] ».

«L’intégration doit être raisonnable et on ne peut pas ouvrir les portes comme si c’était la fête, sans mettre en évidence les coûts économiques, humains et culturels de l’immigration, parce que cela serait faire preuve d’un aveuglement idéologique. Je suis catholique et même si je suis pour l’accueil de réfugiés, cet accueil ne peut se faire sans mesure parce qu’autrement il mènerait à l’écrasement et l’élimination de notre société […] ».

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Noël : la décision courageuse de la société The Entertainer

D'Olivier Bault sur réinformation.tv :

E"The Entertainer, c’est la plus grosse enseigne indépendante de jouets au Royaume-Uni avec 149 magasins. Ces magasins seront fermés dimanche prochain comme tous les dimanches, même si le 24 décembre est toujours l’occasion de faire du chiffre grâce aux achats de cadeaux réalisés au dernier moment. On s’attend cette année à voir les gens dépenser environ un milliard de livres ce jour-là. La décision de Gary Grant, le propriétaire de The Entertainer, pourrait lui coûter environ 2 millions de livres sterling de ventes en moins. Mais M. Grant, qui se définit comme chrétien charismatique (il s’est converti au christianisme en 1991), considère important de laisser à ses 1.700 employés la possibilité de préparer Noël en famille et de renforcer ainsi des liens familiaux qui sont « suffisamment attaqués » en ce moment. Le propriétaire de l’enseigne estime ne pas devoir faire une exception pour la journée du réveillon de Noël, sachant que la fermeture de ses 149 magasins chaque dimanche de l’année le distingue déjà de tous ses concurrents.

« J’attache de l’importance à la famille », explique cet homme de 59 ans, « j’ai quatre enfants et six petits-enfants. J’emploie beaucoup de parents, de grands-parents, d’oncles et de tantes. C’est commode quand tout le monde a le même jour de libre, quand les parents peuvent avoir leur journée de libre en même temps que leurs enfants. » Mais ce sympathique employeur se dit aussi motivé par le besoin de remercier ainsi ses salariés pour leur dur labeur

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L’immigrationnisme des libéraux a pour origine leur conception individualiste de la société

Robert Skidelsky, professeur émérite d'économie politique à l'université de Warwick, publie une analyse dans Les Echos

Images-11"La sociologie, l'anthropologie et l'histoire ont apporté d'importantes avancées au débat sur l'immigration. Elles permettent notamment d'affirmer que l'hostilité à l'égard de l'immigration de masse ne peut être réduite à une protestation contre les pertes d'emplois, la baisse des salaires et les inégalités croissantes. L'économie a certainement joué un rôle dans la montée de la politique d'identité, mais la crise d'identité ne sera pas simplement effacée par des réformes économiques. Le bien-être économique n'est pas la même chose que le bien-être social.

Commençons malgré tout par l'économie, en utilisant le Royaume-Uni, qui s'apprête à sortir de l'UE, comme un cas d'espèce. Entre 1991 et 2013, il y a eu un afflux net de 4,9 millions de migrants nés à l'étranger en Grande-Bretagne. La théorie économique nous dit que l'immigration nette, comme le libre-échange, ne profite à la population autochtone qu'avec un certain retard. L'argument ici est que si l'on augmente la quantité de main-d'oeuvre, son prix (les salaires) baisse. Cela permet d'augmenter les bénéfices. L'augmentation des bénéfices conduit à davantage d'investissements, qui vont augmenter la demande de main-d'oeuvre, ce qui va renverser la première tendance à la baisse des salaires. L'immigration permet ainsi à une population plus nombreuse de jouir du même niveau de vie que la population moins nombreuse dans la situation précédente, d'où une nette amélioration du bien-être total.

Une étude récente de l'économiste de l'université de Cambridge Robert Rowthorn a toutefois montré que

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“Black Friday” : les sauvages de la société de consommation

Alors que les Américains se ruaient dans les magasins, vendredi, lors d'une journée traditionnellement consacrée à la consommation, un employé d'un magasin Wal Mart a été écrasé alors qu'il ouvrait les portes du magasin. L'homme, âgé de 34 ans, est mort de ses blessures. Au moins quatre personnes, dont une femme enceinte, ont été hospitalisés après cet incident.

"Quand on leur a dit qu'ils devaient partir parce qu'un employé avait été tué, ils ont commencé à crier : 'ça fait une journée que je fais la queue'. Et ils ont continué à acheter".

Voici une compilation de la folie qui s'est emparée des consommateurs compulsifs :

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L’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens

Extraits de l'homélie de Dom Hervé Courau, abbé de Triors, en cette fête de la Toussaint :

Unknown-29"L’apocalypse est à l’honneur en cette fin d’année liturgique. Au terme de la grandiose vision inaugurale (Ap. 4 & 5), la 1ère lecture nous a montré les douze tribus du peuple élu, bien rangées et au complet devant le mystérieux « trône » de Dieu, puis au-delà, la foule innombrable de la Toussaint (Ap. 7). Le livre se poursuit avec des visions grandioses, en lesquelles cataclysmes et menaces précèdent d’une façon radicalement contrastée les douces noces de l’Agneau. À chaque messe les fidèles y sont invités : Bienheureux les invités au repas du Seigneur, les invités au repas des noces de l’Agneau, dit plus précisément le texte sacré (Ap. 19,9). Car il s’agit de noces, et ici-bas nous en sommes les novices.

Oui, nous voilà invités à entrer dans la famille de Dieu, dit S. Paul de son côté (Éph. 2,19s), nous ne sommes pas des hôtes de passage, des météores venus d’on ne sait où et errant on ne sait vers quoi. S. Paul parle des mêmes réalités que l’Apocalypse : nous sommes invités aux noces de l’Agneau, avec l’immense foule de l’Apocalypse. D’ailleurs, cet appel rehausse notre sens des noces humaines elles-mêmes, si hautes et si simples à la fois : la présence de Jésus à Cana en soulignait déjà la noblesse (Jn. 2,1ss). Pourtant l’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par

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