Archives par étiquette : Société

Les migrants de la société de consommation

De Loup Mautin sur L'Homme Nouveau :

Capture d’écran 2018-06-14 à 18.44.37"Plus de famille, plus de village, plus de nation, ils ont tout perdu. Alors, ils sont partis, chassés de leur histoire, coupés de leurs racines, honteux de leur culture. Ayant assisté à la démolition méthodique de tout ce qui structurait leur existence, ils ont abandonné sans se retourner tout ce qu'ils avaient reçu. Ils ont cessé de réfléchir et renoncé à toute forme de vie intérieure. Le grand refroidissement du discernement et le déclin du courage les ont poussés à partir. Ils ont pris des chemins improbables et dangereux de l'hédonisme et du matérialisme, contourné ce qui restait d’interdits et d’entraves surannés. Ils ont tout laissé, aussi bien leurs moeurs collectives que leurs  traditions ancestrales. Attirés par d’apparentes richesses, ils ont imaginé trouver le bonheur au-delà des frontières naturelles. Mais la réalité de leur exil s'avère être une impasse. Ils n’ont désormais plus ni histoire, ni avenir, ni rien à transmettre. Leur rêve est devenu cauchemar… ce sont les migrants spirituels !

Agglutinés en une  immense colonne virtuelle fuyant au-delà des limites  et souvent en-dessous du dicible, ils sont nos contemporains. Connectés à tout sauf à la réalité, ils accourent au moindre clic. Ils ont adoptés les codes de la grande conspiration de l’esprit sans même le savoir. Épuisés, ils avancent sans voir. Déstructurés, ils n'ont plus ni colonne vertébrale, ni repères. Leurs codes vestimentaires, leurs habitudes alimentaires, leur orthographe, leurs codes musicaux et culturels, tous leurs signes d’appartenance trahissent l’exil qui est

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Notre situation ressemble à celle des chrétiens du Ve siècle, pris en étau entre une société en voie d’effondrement, et la montée en puissance d’autres cultures

Homélie du dimanche de Pentecôte entre Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, prononcée par l'abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre :

NDC2018-abbe-paul-joseph"Chers amis pèlerins,

Pour quelques instants notre cohorte s’est arrêtée. Pour que nous puissions reprendre haleine ; refaire nos forces ; nourrir nos corps et nos âmes avant de repartir. Car dans une heure tout au plus, cette plaine sera à nouveau déserte et nous aurons repris la marche avec notre fatigue et notre joie, nos prières et nos chants.

Chers amis, vue du Ciel, vue de Dieu, notre cohorte est assurément magnifique ! Elle scintille de mille beautés et je crois que nous pouvons en être fiers ! Beauté certes, de nos bannières, de nos croix et de nos oriflammes, mais beauté surtout de nos traits fatigués, de nos membres déjà lourds, de notre dénuement dans cette campagne de France, de notre sainte obstination à toujours repartir, de nos cœurs pleins d’espérance et, je l’espère, de nos âmes purifiées ! Chers amis, nous sommes la cohorte des amis de Dieu, un bel échantillon de l’Eglise militante, un sursaut de chrétienté.

Pour beaucoup de nos contemporains, notre démarche est une énigme, parfois même une absurdité. Ne nous en étonnons pas, nous savons par saint Paul que l’on prenait déjà les premiers chrétiens pour des insensé ! Mais il est vrai que dans notre société de confort, de vitesse et de rentabilité un pèlerinage apparaît particulièrement décalé. Un pèlerinage c’est difficile,

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La loi est au service du bien commun de la société, sinon elle n’est plus légitime

Lu dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-15 à 21.53.04"Comme après chaque attentat, dans les heures qui ont suivi l’assassinat au couteau d’un Français par un Tchétchène islamiste, nous avons assisté à un pathétique échange politicien. D’un côté, la droite, pour une fois unie, de Marine Le Pen à Laurent Wauquiez, a critiqué l’inaction des pouvoirs publics et réclamé des changements législatifs. De l’autre côté, la gauche, gouvernement en tête, a réclamé l’unité nationale (c’est si commode, la nation: on s’en moque éperdument, sauf quand elle peut neutraliser toute opposition!) et a déclaré que, la France étant un État de droit, on ne pouvait pas changer la loi.

C’est absurde. Il est évident que, si la loi ne nous permet pas de faire la guerre efficacement (puisque tout le monde affirme que nous sommes en guerre, sans avoir le courage de dire contre qui), il faut changer la loi. Les Romains, dont nous tenons l’essentiel de notre droit, avaient un mot bien connu pour cela: Salus populi suprema lex. La loi est au service du bien commun de la société. Si la loi entraîne la disparition de la société, elle n’a plus aucune légitimité, ni même aucun sens. Je comprendrais que le gouvernement réponde que les mesures proposées par la droite seraient inefficaces. Je ne comprends pas qu’il réponde que ce n’est pas possible, parce que notre arsenal juridique s’y oppose. Je comprends peut-être moins encore les appels de Benjamin Griveaux à l’unité nationale. On ne peut exiger l’unité nationale que pour défendre la

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« Cette société, où le droit à la vie est un droit inaliénable »

Unknown-22On me fait remarquer cette déclaration de l'avocat général à l'issue du procès du criminel Jacques Rançon (poursuivi pour crimes, viols et mutilations), fin mars, Luc-André Lenormand qui a réclamé et obtenu la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans :

"Jacques Rançon n'a plus rien à faire dans cette société où le droit à la vie est un droit inaliénable."

Il pourrait ressortir cette déclaration dans d'autres procès…

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Tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société

Robert Ménard a été interrogé dans l'Incorrect. Extrait :

Couv212"[…] Si je devais définir la droite dont je rêve, je la quali erais de libérale identitaire. Nous avons besoin de tenir un discours de liberté sur le plan économique et un discours volontariste sur les questions de société, comme il est convenu de dire.

Le combat contre Emmanuel Macron doit donc porter principalement sur les questions de civilisation et non sur ses réformes économiques et sociales ?

J’ai écouté Emmanuel Macron lors de son entretien sur TF1. Je vous le dis franchement: une partie de son discours ne me fait pas sursauter. Sur la SNCF, il a en grande partie raison. Sur la nécessaire modernisation économique, il a en grande partie raison. Sur la nécessité de donner plus de liberté aux entreprises, il a encore une fois en grande partie raison. Et puis, disons-le, il connaît ses dossiers.

En revanche, dès qu’il aborde la question fondamentale de l’identité dans toutes ses composantes – je le répète, l’immigration, l’islam ou la famille – il me paraît déconnecté du monde. Le problème pour nous – ce que j’appellerai, par commodité, la droite de la droite – c’est exactement l’inverse : nous sommes en phase avec la réalité du monde sur toutes les questions identitaires mais pour beaucoup déconnectés du réel pour tout ce qui est économique et social. Sur ces questions-là, j’entends nombre de mes amis tenir des propos dignes de la gauche la plus archaïque! Il est impératif de

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L’importance de la fête de l’Ascension dans notre société déchristianisée

Alors que le membre de la France Insoumise, Thomas Guénolé, se demande pourquoi la fête chrétienne de l'Ascension est encore fériée dans la République laïque, l'abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre de l'Institut du Bon Pasteur, théologien et philosophe, a été interrogé par Le Figaro à propos de la fête de l'Ascension :

Que fêtons-nous le jour de l'Ascension?

Philippe-de-champaigne-the-ascensionL'Ascension, comme son nom l'indique, désigne la montée au ciel du Christ. Est-elle est un passage d'un lieu à un autre? Oui. Ce passage est-il le passage de la Terre au Ciel, au sens géographique du terme? Non. C'est le Christ qui revient vers son Père. L'Ascension est importante, car elle nous rappelle que nous autres homo sapiens ne sommes pas des êtres purement biologiques, mais des êtres spirituels dont le lieu n'est pas seulement la Terre mais le Ciel. 

Pourquoi a-t-on oublié ce que signifiait l'Ascension?

Les gens ne savent pas nécessairement ce que ça signifie parce qu'il y a une baisse de la culture chrétienne qui est terrifiante, une déculturation chrétienne.

L'Ascension est-elle encore une fête chrétienne?

Spirituellement, l'Ascension est une anti-fête car elle désigne la fête de la séparation du Christ avec le monde. Néanmoins, si

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Mgr Aupetit : “Une partie de nos concitoyens, y compris des catholiques, ne prennent pas la mesure des changements de société qui peuvent nous impacter”

Arton45589-0d92fAfin d’appeler le plus grand nombre à se former et s’informer sur la bioéthique, le diocèse de Paris diffuse une synthèse du livert de bioéthique de la CEF. Ce livret de 56 pages regroupe 11 fiches synthétiques pour chaque thème, afin d’inviter ensuite le lecteur à accéder aux 11 fiches complètes. ce livret-synthèse est téléchargeable facilement sur le site du diocèse de Paris.

Mgr Aupetit, archevêque de Paris, a préfacé ce livret :

"Pour préparer la révision programmée des lois de bioéthique, le gouvernement a lancé une consultation large des Français sous la forme d’« États généraux ». La question posée « Quelle société voulons-nous ? » est très ajustée aux enjeux qui se profilent.

Si nous croyons profondément à la vocation d’amour de toute personne humaine à l’image de Dieu, l’étude de l’évolution des sociétés humaines nous a pareillement appris qu’il n’y a pas de sens inéluctable de l’histoire.

Le progressisme affirmé par certains n’est qu’une adaptation aux désirs individuels qu’il faudrait servir avec plus ou moins de complaisance, les avancées techniques servant d’alibi. Nous croyons aux bienfaits des progrès de la connaissance et de la science. Nous sommes conscients que certains espèrent trouver dans des lois nouvelles la possibilité de surmonter des causes de souffrance. Mais nous croyons aussi que la réflexion et le discernement sur le bon usage des nouvelles découvertes fondent la capacité de l’humanité à bâtir une société toujours plus humaine au service des plus vulnérables et des plus faibles.

Il semble qu’une partie

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7 avril colloque du CEP : Science et Société : les influences réciproques

Capture d’écran 2018-02-17 à 15.21.46Au Collège & Lycée polyvalent La Salle Saint-Nicolas,6 Rue Vaudétard, 92 132 Issy-les-Moulineaux.

Science et Société : les influences réciproques « Dans les trésors de la sagesse sont les maximes de la science » (Sirac 1, 25)

Programme

  • 9h 00  Ouverture. Accueil des participants.
  • 9h 30  Du carbocentrisme à la climatomancie : la science écartelée. Benoît Rittaud
  • 11h 00  L’apport des vaccinations à la santé publique : la réalité derrière le mythe. Michel Georget
  • 12h 15 Repas
  • 14h 00 L’institution militaire, victime ou dernier recours d’une science dévoyée? Contrôleur général des armées (E.R) Jacques Bonnet
  • 15 h15 Pause : dédicace de leurs ouvrages par les conférenciers
  • 15h 45  Les reliques devant la science Dr Jean-Maurice Clercq
  • 17h 00 Clôture

Pour assister à cette journée de conférences, prière de remplir et renvoyer la fiche d’inscription correspondante, accompagnée de votre chèque de règlement, à l’adresse suivante :

CEP,  Cidex 811, 16 rue d’Auxerre  89 460 Bazarnes

N.B : Pour tout renseignement complémentaire, contactez le secrétaire, Alain Collet : soit par courriel : s.cep@wanadoo.fr; soit par téléphone au 03 86 31 94 36 (possibilité de laisser un message sur répondeur en cas d’absence).

Réservez sur le site pour  Vos places et Le déjeuner 

Réservez par courrier pour Le repas et le déjeuner

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Des délégués diocésains à la pastorale familiale contestent les choix du Conseil Famille et Société de la CEF

6a00d83451619c69e201b8d25b7c61970c-800wiA quelques jours de la rencontre annuelle des délégués diocésains à la pastorale familiale, le 29 janvier prochain, un collectif de délégués tient une nouvelle fois à faire connaître son inquiétude. Le programme de la journée a notamment pour ordre du jour la question des divorcés remariés, comme chaque année. On a l’impression que l’obsession de certains membres du Conseil Famille et Société est de faire changer la foi de l’Eglise sur le point très précis de la communion eucharistique pour les divorcés dits « remariés.

En effet, des carrefours sur la question précise de leur intégration ont lieu très régulièrement et tout est dit sur le sujet, et même le contraire, sans aucune référence au magistère de l’Eglise. On nage en plein cafouillage. Pourquoi le flou est-il entretenu de la sorte ? Pourquoi lorsqu’un délégué ose sur le bout des lèvres se référer à la parole du Christ dans l’Evangile sur le sujet, pourquoi les murmures, ou la colère, viennent-ils couper court à sa remarque ? Simple question. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de juger de la culpabilité subjective des divorcés engagés dans une nouvelle union, qui sont nos frères, mais de leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Dans son livre « Les Familles, l’Eglise et la Société » (Bayard 2013) à la page 77, Mgr Brunin, l’ancien président du Conseil Famille et Société, affirmait :

« "Une pastorale des familles devrait d'abord être cette oeuvre de miséricorde et de soutien qui accueille et accompagne les personnes.

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Mgr Rey : “Notre vigilance éthique est nécessaire pour que la société fasse droit au plus fragile”

Alors que s’ouvrent les Etats généraux de la bioéthique, Mgr Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon rappelle dans un long communiqué qu’il existe des interdits fondateurs :

11076830lpw-11076828-article-jpg_4685589« Il est toujours plus sympathique, lorsque l’on soutient une cause, d’essayer de la présenter de manière positive et d’en souligner les aspects les plus consensuels. Ainsi, il est convenu que sur les questions sensibles, comme celles qui touchent à la vie humaine, on doit s’abstenir de condamnations trop rapides et de jugements à l’emporte-pièce. A juste titre on s’efforce de distinguer personne et acte, de ne pas réduire ceux qui portent atteinte à la vie aux pratiques discutables qu’ils promeuvent parfois. Ainsi, alors que s’ouvrent les « Etats généraux de la bioéthique » le 18 janvier, nous sommes invités à participer à un « Débat public » organisé par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), préalable à la révision des lois de bioéthique.

Nous sommes priés de prendre part aux échanges sur ce thème, au double titre de citoyens et de croyants. Si l’on ne peut que souscrire au principe du dialogue et à son importance, on peut s’interroger sur ces modifications fréquentes des lois de bioéthique. Les évolutions des sciences et techniques qui touchent le vivant sont certes rapides, mais justifient-elles la remise en cause des principes qui semblaient acquis il y a à peine sept ans ? Sinon, pour « s’adapter à l’évolution des mentalités », selon l’expression consacrée, qui seraient désormais prêtes à accepter certaines pratiques, quand elles les

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Donald Trump à la March for Life : « Nous protégeons le caractère sacré de la vie et la famille comme le fondement de notre société. »

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