Archives par étiquette : Simone

L’Union des Rabbins Orthodoxes des Etats-Unis et du Canada critique Simone Veil

Lu sur Dreuz :

"Le 27 janvier 2005, Simone Veil devait prendre la parole lors du 60ème anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz. Parce qu’elle avait soutenu la légalisation de l’avortement, l’Union des Rabbins Orthodoxes des Etats-Unis et du Canada s’y opposa vigoureusement.

Le Rabbi Yehuda Levin, porte-parole des Rabbins Orthodoxes, écrit le courrier suivant au Président de la République de Pologne, Aleksander Kwasniewski.

Cher Monsieur,

Le 27 janvier 2005, des chefs de gouvernements et des survivants de camps de concentration venus du monde entier doivent se réunir sur le site du tristement célèbre camp de concentration d’Auschwitz pour commémorer le 60ème anniversaire de sa libération.

Il est prévu que Mme Simone Veil, ancien ministre français de la Santé, qui fut déportée comme juive à Auschwitz, prenne la parole lors de ce rassemblement.

Mme Veil est bien connue pour avoir amené la légalisation de l’avortement en France. Ainsi, elle fait partie des principaux responsables d’une destruction contemporaine de vies humaines dépassant de beaucoup celle des Nazis. Dans ses activités pro-avortement, elle a agi d’une manière diamétralement opposée aux préceptes du Judaïsme.

En conséquence de tout cela, il est excessivement inapprorié que Mme Veil prenne la parole lors de la commémoration de la libération d’Auschwitz et nous y opposons une protestation énergique.

Respectueusement,

Rabbi Yehuda Levin

Dans un tweet, Jeremie Berrebi, conférencier de Thora, blogueur, investisseur high tech et incubateur de Start-up, a dit :

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Simone Veil, ce n’est pas que la loi sur l’avortement

C'est aussi la création du numerus clausus pour les médecins en 1971.

La conséquence : des déserts médicaux partout en France.

Le numerus clausus instauré en 1971 par Simone Veil reposait sur l'idée, qui s'est révélée totalement fausse par la suite : l’offre crée la demande. Réduisons l’offre et la demande faiblira permettant ainsi de maîtriser les dépenses de santé.

Le résultat sera que l'on aura limité drastiquement l'entrée dans la profession médicale à de jeunes Français en les recalant au concours d’entrée avec des notes approchant 15/20 pour embaucher ensuite à tour de bras à prix réduit des médecins étrangers."

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La ville d’Orange aura bientôt une rue Simone Weil

Jacques Bompard prend le soin d'expliquer cet hommage, sur Boulevard Voltaire, alors que son opposition y voit une provocation :

Unknown-18"J’avoue que je n’ai pas compris. L’opposition conteste les propos humanistes de Simone Weil. Je ne le conteste pas ; au contraire, je le revendique. Je ne suis pas certain qu’elle ait compris. Elle se fait une image des idées que je défends, et qui les arrange, mais qui ne correspond pas à la réalité. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Ce baptême intervient alors même que l’autre Simone Veil, le ministre, sera inhumée avec son mari au Panthéon. On pourrait presque croire que vous vous êtes trompé dans l’orthographe…

Je ne me suis pas trompé, au contraire. L’une défend l’ensemble des philosophies majeures de l’Occident et l’autre défend le prêt-à-penser. C’en est une des plus essentielles défenderesses. Malgré les précautions prises à l’époque, la loi Veil a engendré dix millions de petits Français en moins. Cela correspond presque exactement à l’inversion de population que subit notre pays par l’afflux de gens venus d’un peu partout, non pas pour défendre les valeurs de la France ni ses traditions mais, au contraire, pour nous imposer les leurs. C’est bien ce qui est totalement intolérable.

Au-delà de cette polémique, êtes-vous contre l’entrée de Simone Veil au Panthéon ?

Je ne trouve pas que ce soit une bonne idée. J’ai relu la loi Veil quand nous avons voté les débats sur le mariage gay. Bien qu’elle ait

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La tragédie de Simone Veil dans sa lutte dans un camp de la mort furent politiciennement instrumentalisés pour faire passer l’avortement

De Bernard Antony :

"Hier, dans un débat avec Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut faisait remarquer que ça avait été « un coup de génie » de Giscard d’Estaing que d’avoir été chercher Simone Veil comme ministre de la Santé pour faire passer la loi (signée Giscard d’Estaing, Chirac, Veil) de légalisation de l’avortement. Finkielkraut ajoutait qu’avec Françoise Giroud, à laquelle on avait pensé aussi, la loi n’aurait eu aucune chance de passer. En effet, une bonne partie de la droite qui vota la loi, avec le renfort de la gauche, était tétanisée à la perspective de s’opposer à une femme qui était en quelque sorte devenue intouchable et irréfutable, héroïcisée par l’immense tragédie dans l’enfer nazi d’Auschwitz où ses parents avaient été parmi tant d’autres assassinés et à laquelle elle avait survécu.

Simone Veil elle-même raconta dans ses souvenirs que si l’épiscopat français s’était unanimement dressé contre la loi qu’elle avait pour mission de rapporter devant la chambre, jamais celle-ci ne serait passée.

De la même manière mais inversement on peut penser que, bien que rescapée de l’abomination nazie, c’est parce qu’elle a été la grande actrice de la loi sur l’avortement que Simone Veil est entrée hier au Panthéon et son mari Jean Veil avec elle. D’autres rescapés héroïques des camps de la mort ne rentreront pas en effet dans ce Panthéon. La vérité, la triste vérité, c’est que la tragédie et l’héroïsme de Simone Veil dans sa lutte victorieuse pour la vie dans un camp de

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Laurent Wauquiez : Simone Weil comprend que la plus grande des violences consiste à cesser de transmettre

Extraits d'un entretien intéressant donné Par Laurent Wauquiez au Point, sur ses goûts littéraires : 

Unknown-16"Êtes-vous plutôt littérature de droite ou littérature de gauche ?

Le dépit de grandes intelligences de gauche devant les talents de droite m'a toujours amusé. Admirateur de son ami Pierre Boutang, George Steiner a poussé un cri du cœur contre « cette injustice kafkaïenne : pourquoi Dieu a-t-il donné autant de talent à la droite ? » François Mauriac en venait aussi douloureusement au même constat : « Hélas, le talent est de droite. » Pour ma part, lorsque je lis Charles Péguy, je ne me pose pas la question de savoir s'il était plus socialiste que nationaliste, de gauche ou de droite. C'est salutaire pour la liberté de l'esprit : « Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. »

Quel livre relisez-vous régulièrement ?

L'Enracinement de Simone Weil. Ce livre est une boussole, une inspiration. Définitivement. Alors que la philosophe rejoint le général de Gaulle, elle comprend qu'il faudra poser sur les ruines du monde les fondations d'une renaissance spirituelle et se lance dans le « prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain ». Simone Weil comprend que la plus grande des violences consiste à ôter leur histoire, leurs racines, leur mémoire aux générations à venir, à cesser de transmettre. Elle a eu l'intuition que l'époque contemporaine nécessiterait plus qu'aucune autre de défendre l'enracinement contre un progrès sans âme et sans chair. C'est pour moi le combat fondateur. […]

Céline ou Proust ?

Céline. Je chéris son humour

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A découvrir dans le Figaro, le portrait de Simone Weil

Le quotidien dresse des portraits de personnes devenues célèbres après leur mort : 

"De son vivant, elle faisait figure d'intellectuelle sans œuvre. La Pesanteur et la Grâce parut quatre ans après sa mort, révélant la plus grande philosophe française du XXe siècle.

En 1925, Simone Weil à 16 ans lorsqu'elle entre en classe de première supérieure au lycée Henri-IV. Cette fille de médecin, dont André, le frère aîné, vient d'être reçu premier à l'agrégation de mathématiques, a lu Marx, Durkheim, Dostoïevski. Son professeur de philosophie n'est autre qu'Alain, le maître à penser du radicalisme. Elle est la plus douée de tous et de toutes. Ce qu'elle dit et écrit s'apparente à des messages en morse envoyés d'une autre planète. Alain surnomme son étrange élève «la Martienne». Ceux qui la croisent à cette époque sont fascinés par son indifférence à elle-même, sa compassion pour ceux qui souffrent. Même les esprits forts tentés de la mépriser" (suite pour les abonnés).

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Les funérailles de Simone Veil provoquent un conflit parmi les juifs

L'espace d'un instant j'ai cru lire un journal antisémite, mais il s'agit en fait de La Tribune juive :

"[…] Le 6 juillet, le lendemain des obsèques, la femme Rabbin Delphine Horvilleur, publia un hommage à Veil dans « Le Monde », la présentant comme une héroïne du féminisme. Elle dit que Veil était réellement un « Mensch » . Elle ajouta : « ce terme n’a pas de féminin, mais qualifie bien Simone Veil, dont la vie exemplaire demeure une bénédiction pour les femmes de ma génération ». L’article se terminait par une note précisant que, à la demande de la famille Veil, le Kaddish devait être lu simultanément par Haim Korsia, le Grand Rabbin de France et le Rabbin Horvilleur.

Quelques heures après la publication, le service de presse du Rabbin Korsia passa un coup de téléphone furieux , non pas au « Monde », mais à un petit journal nommé « Actualité Juive » dont le tort fut de reproduire l’information que Horvilleur avait dit le Kaddish, en même temps que Korsia. « Non » contesta le service de presse du Rabbin, Horvilleur n’a pas dit le Kaddish ». La raison pour laquelle le courroux tomba sur le pauvre journal, au lieu du « Monde » demeure un mystère de magnitude théologique. Toujours est-il que le journal juif publia, sur une demi page, sa repentance. Il fut précisé que Horvilleur n’avait pas assisté aux funérailles. L’article fut aussitôt posté sur Facebook ; peu de temps après, le

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Simone Veil : inconscience ou manipulation ?

De Jean-Pierre Maugendre :

Arton602-83d2d"Son visage radieux fait la couverture de toute la presse magazine. Sa figure lumineuse irradie tous les kiosques à journaux de France. Même les opposants à la banalisation de l’avortement : les évêques de France, Valeurs Actuelles chantent les louanges de la « femme courageuse » qui a toujours considéré l’IVG comme un « drame ». La République reconnaissante s’apprête à porter la sainte laïque sur les autels du Panthéon. Enfin, enfle la rumeur selon laquelle toute critique serait, au fond, teintée d’un antisémitisme, par nature nauséabond, à l’encontre de la rescapée, née Jacob, de l’enfer d’Auschwitz. Personne ne peut l’ignorer : Simone Veil nous a quitté pour un monde meilleur, en principe, mais en réalité peut-être pire.

Les Faits.

Au-delà de l’hagiographie laïque quelle est la réalité des faits ? La dépénalisation de l’avortement, en 1975, a été obtenue par le trio Giscard/Chirac / Veil à l’issue d’une formidable campagne médiatique exploitant deux figures de dialectique majeures :

  • une surévaluation massive du nombre des avortements clandestins, confortée par le « manifeste des 343 salopes » (Catherine Deneuve, Françoise Sagan, Marguerite Duras, etc.) proclamant que, à l’encontre de la loi, elles avaient déjà avorté.
  • l’exacerbation émotionnelle de faits divers dramatiques en lien avec des avortements clandestins (procès de Bobigny)

La dépénalisation ayant été instaurée par la loi la banalisation de l’avortement s’est accentuée au fil du temps : report du délai légal d’IVG, constitution du délit d’entrave à l’avortement, prise en charge par la Sécurité Sociale, suppression de la notion de détresse… pour devenir un droit de la femme. Le nombre des

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Une section CFTC rompt l’unanimité en faveur de Simone Veil

La CFTC Métallurgie des Yvelines s'étonne du concert unanime en faveur de Simone Veil :

"[…] L’avortement, qui met à la poubelle des déchets hospitaliers des petits êtres humains parce que la société – non pas la mère seulement, voire pas la mère du tout –  n’en voulait pas, était à l’époque un acte qui était tout sauf neutre, et exigeait mûre réflexion. C’est devenu un droit, une revendication de liberté, au point que la réflexion est ôtée, que l’alternative est condamnée. Et Simon Veil n’a pas parlé.

Du droit à « garder » ou « jeter » on a extrait le droit à « sélectionner », aussi bien issu de la PMA que de la GPA. Et tant qu’à jeter les embryons ou fœtus, autant faire des expériences dessus : matériel exceptionnellement représentatif du corps humain, n’est-ce pas : ce serait gâcher.

Sélection, sur quels critères? Détresse sociale des parents, comme du temps du vote de la loi Veil ? Non, bien sûr, mais sur des critères de conformité : sexe (comme sous Mao en Chine), gènes (comme sous le Doktor Megele dans l’Allemagne nazie), le bon moment (comme à la SNCF)? Et Simone Veil n’a pas parlé.

Le parallèle social est évident : l’humain-ressource, l’humain jetable des Contrats à durée indéterminée de chantier, que l’on ne paie que pour les heures effectives, l’enfant formaté par l’école et l’université pour un monde totalement économique. La personne conforme qu’on forme, et le décalé recalé par la pensée et l’école uniques. Voilà ce que nous aurions bien

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Simone Veil incarne par excellence la théorie du cliquet

Yves-Marie Adeline, auteur de La Droite piégée, puis de La Droite impossible, a théorisé le phénomène politique du cliquet qui trouve une illustration exemplaire dans la loi sur l'avortement défendue par Simone Veil. Il répond à L'Homme Nouveau :

Unknown-12"La mort récente de Simone Veil a suscité beaucoup de réactions. Étrangement, même du côté des défenseurs de la vie, certains lui ont rendu hommage, ne percevant visiblement pas le côté fondateur de la Loi Veil. Celle-ci n’incarne-t-elle pas, par excellence, ce que vous avez théorisé sous le nom de « théorie du cliquet » ?

Si, elle l’incarne. Quand Simone Veil a présenté cette loi, c’était avec de grandes précautions oratoires, jurant qu’elle était moralement contre mais que c’était pour venir en aide aux femmes en détresse. Je ne dis pas qu’elle n’était pas sincère, d’ailleurs à cette époque, les jeunes mères célibataires – qu’on appelait alors avec mépris les « filles-mères » – étaient recueillies dans des « maisons maternelles » où elles étaient indignement traitées comme des filles perdues, de mauvaise vie, coupables d’avoir accepté les avances d’un homme.

C’était une œuvre de justice que de chercher à soulager leur détresse : une meilleure reconnaissance de la maternité célibataire ; des allocations à parent isolé ; un effritement progressif des préjugés anciens contre les bâtards – notons que ce mépris du bâtard n’a pas toujours existé, il était mieux reconnu dans la société médiévale qu’aux temps modernes – la prescription de moyens contraceptifs… Puis, par effet d’entraînement, sont venues la dépénalisation d’abord, la libéralisation ensuite –

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Redécouvrez les très beaux textes de Simone Weil : “Aimer un être, c’est tout simplement reconnaître qu’il existe autant que vous”

PegLa pesanteur et la grâce.

"Tous les mouvements naturels de l'âme sont régis par des lois analogues à celles de la pesanteur matérielle. La grâce seule fait exception. Deux forces règnent sur l'univers : lumière et pesanteur".

"Une science qui ne nous approche pas de Dieu ne vaut rien. – Mais si elle nous en fait mal approcher, c'est-à-dire d'un Dieu imaginaire, c'est pire…"

"Dire que le monde ne vaut rien, que cette vie ne vaut rien, et donner pour preuve le mal, est absurde, car si cela ne vaut rien, de quoi le mal prive-t-il?"

Ou encore l'enracinement :

"Seul l'être humain a une destinée éternelle. Les collectivités humaines n'en ont pas. Aussi n'y a-t-il pas à leur égard d'obligations directes qui soient éternelles. Seul est éternel le devoir envers l'être humain comme tel".

"On pense aujourd'hui à la révolution, non comme à une solution des problèmes posés par l'actualité, mais comme à un miracle dispensant de résoudre les problèmes".

"L'unique source de salut et de grandeur pour la France, c'est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur"

"Il faut que la vie sociale soit corrompue jusqu'en son centre lorsque les ouvriers se sentent chez eux dans l'usine quand ils font grève, étrangers quand ils travaillent. Le contraire devrait être vrai".

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