Archives par étiquette : Simone

A découvrir dans le Figaro, le portrait de Simone Weil

Le quotidien dresse des portraits de personnes devenues célèbres après leur mort : 

"De son vivant, elle faisait figure d'intellectuelle sans œuvre. La Pesanteur et la Grâce parut quatre ans après sa mort, révélant la plus grande philosophe française du XXe siècle.

En 1925, Simone Weil à 16 ans lorsqu'elle entre en classe de première supérieure au lycée Henri-IV. Cette fille de médecin, dont André, le frère aîné, vient d'être reçu premier à l'agrégation de mathématiques, a lu Marx, Durkheim, Dostoïevski. Son professeur de philosophie n'est autre qu'Alain, le maître à penser du radicalisme. Elle est la plus douée de tous et de toutes. Ce qu'elle dit et écrit s'apparente à des messages en morse envoyés d'une autre planète. Alain surnomme son étrange élève «la Martienne». Ceux qui la croisent à cette époque sont fascinés par son indifférence à elle-même, sa compassion pour ceux qui souffrent. Même les esprits forts tentés de la mépriser" (suite pour les abonnés).

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Les funérailles de Simone Veil provoquent un conflit parmi les juifs

L'espace d'un instant j'ai cru lire un journal antisémite, mais il s'agit en fait de La Tribune juive :

"[…] Le 6 juillet, le lendemain des obsèques, la femme Rabbin Delphine Horvilleur, publia un hommage à Veil dans « Le Monde », la présentant comme une héroïne du féminisme. Elle dit que Veil était réellement un « Mensch » . Elle ajouta : « ce terme n’a pas de féminin, mais qualifie bien Simone Veil, dont la vie exemplaire demeure une bénédiction pour les femmes de ma génération ». L’article se terminait par une note précisant que, à la demande de la famille Veil, le Kaddish devait être lu simultanément par Haim Korsia, le Grand Rabbin de France et le Rabbin Horvilleur.

Quelques heures après la publication, le service de presse du Rabbin Korsia passa un coup de téléphone furieux , non pas au « Monde », mais à un petit journal nommé « Actualité Juive » dont le tort fut de reproduire l’information que Horvilleur avait dit le Kaddish, en même temps que Korsia. « Non » contesta le service de presse du Rabbin, Horvilleur n’a pas dit le Kaddish ». La raison pour laquelle le courroux tomba sur le pauvre journal, au lieu du « Monde » demeure un mystère de magnitude théologique. Toujours est-il que le journal juif publia, sur une demi page, sa repentance. Il fut précisé que Horvilleur n’avait pas assisté aux funérailles. L’article fut aussitôt posté sur Facebook ; peu de temps après, le

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Simone Veil : inconscience ou manipulation ?

De Jean-Pierre Maugendre :

Arton602-83d2d"Son visage radieux fait la couverture de toute la presse magazine. Sa figure lumineuse irradie tous les kiosques à journaux de France. Même les opposants à la banalisation de l’avortement : les évêques de France, Valeurs Actuelles chantent les louanges de la « femme courageuse » qui a toujours considéré l’IVG comme un « drame ». La République reconnaissante s’apprête à porter la sainte laïque sur les autels du Panthéon. Enfin, enfle la rumeur selon laquelle toute critique serait, au fond, teintée d’un antisémitisme, par nature nauséabond, à l’encontre de la rescapée, née Jacob, de l’enfer d’Auschwitz. Personne ne peut l’ignorer : Simone Veil nous a quitté pour un monde meilleur, en principe, mais en réalité peut-être pire.

Les Faits.

Au-delà de l’hagiographie laïque quelle est la réalité des faits ? La dépénalisation de l’avortement, en 1975, a été obtenue par le trio Giscard/Chirac / Veil à l’issue d’une formidable campagne médiatique exploitant deux figures de dialectique majeures :

  • une surévaluation massive du nombre des avortements clandestins, confortée par le « manifeste des 343 salopes » (Catherine Deneuve, Françoise Sagan, Marguerite Duras, etc.) proclamant que, à l’encontre de la loi, elles avaient déjà avorté.
  • l’exacerbation émotionnelle de faits divers dramatiques en lien avec des avortements clandestins (procès de Bobigny)

La dépénalisation ayant été instaurée par la loi la banalisation de l’avortement s’est accentuée au fil du temps : report du délai légal d’IVG, constitution du délit d’entrave à l’avortement, prise en charge par la Sécurité Sociale, suppression de la notion de détresse… pour devenir un droit de la femme. Le nombre des

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Une section CFTC rompt l’unanimité en faveur de Simone Veil

La CFTC Métallurgie des Yvelines s'étonne du concert unanime en faveur de Simone Veil :

"[…] L’avortement, qui met à la poubelle des déchets hospitaliers des petits êtres humains parce que la société – non pas la mère seulement, voire pas la mère du tout –  n’en voulait pas, était à l’époque un acte qui était tout sauf neutre, et exigeait mûre réflexion. C’est devenu un droit, une revendication de liberté, au point que la réflexion est ôtée, que l’alternative est condamnée. Et Simon Veil n’a pas parlé.

Du droit à « garder » ou « jeter » on a extrait le droit à « sélectionner », aussi bien issu de la PMA que de la GPA. Et tant qu’à jeter les embryons ou fœtus, autant faire des expériences dessus : matériel exceptionnellement représentatif du corps humain, n’est-ce pas : ce serait gâcher.

Sélection, sur quels critères? Détresse sociale des parents, comme du temps du vote de la loi Veil ? Non, bien sûr, mais sur des critères de conformité : sexe (comme sous Mao en Chine), gènes (comme sous le Doktor Megele dans l’Allemagne nazie), le bon moment (comme à la SNCF)? Et Simone Veil n’a pas parlé.

Le parallèle social est évident : l’humain-ressource, l’humain jetable des Contrats à durée indéterminée de chantier, que l’on ne paie que pour les heures effectives, l’enfant formaté par l’école et l’université pour un monde totalement économique. La personne conforme qu’on forme, et le décalé recalé par la pensée et l’école uniques. Voilà ce que nous aurions bien

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Simone Veil incarne par excellence la théorie du cliquet

Yves-Marie Adeline, auteur de La Droite piégée, puis de La Droite impossible, a théorisé le phénomène politique du cliquet qui trouve une illustration exemplaire dans la loi sur l'avortement défendue par Simone Veil. Il répond à L'Homme Nouveau :

Unknown-12"La mort récente de Simone Veil a suscité beaucoup de réactions. Étrangement, même du côté des défenseurs de la vie, certains lui ont rendu hommage, ne percevant visiblement pas le côté fondateur de la Loi Veil. Celle-ci n’incarne-t-elle pas, par excellence, ce que vous avez théorisé sous le nom de « théorie du cliquet » ?

Si, elle l’incarne. Quand Simone Veil a présenté cette loi, c’était avec de grandes précautions oratoires, jurant qu’elle était moralement contre mais que c’était pour venir en aide aux femmes en détresse. Je ne dis pas qu’elle n’était pas sincère, d’ailleurs à cette époque, les jeunes mères célibataires – qu’on appelait alors avec mépris les « filles-mères » – étaient recueillies dans des « maisons maternelles » où elles étaient indignement traitées comme des filles perdues, de mauvaise vie, coupables d’avoir accepté les avances d’un homme.

C’était une œuvre de justice que de chercher à soulager leur détresse : une meilleure reconnaissance de la maternité célibataire ; des allocations à parent isolé ; un effritement progressif des préjugés anciens contre les bâtards – notons que ce mépris du bâtard n’a pas toujours existé, il était mieux reconnu dans la société médiévale qu’aux temps modernes – la prescription de moyens contraceptifs… Puis, par effet d’entraînement, sont venues la dépénalisation d’abord, la libéralisation ensuite –

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Redécouvrez les très beaux textes de Simone Weil : “Aimer un être, c’est tout simplement reconnaître qu’il existe autant que vous”

PegLa pesanteur et la grâce.

"Tous les mouvements naturels de l'âme sont régis par des lois analogues à celles de la pesanteur matérielle. La grâce seule fait exception. Deux forces règnent sur l'univers : lumière et pesanteur".

"Une science qui ne nous approche pas de Dieu ne vaut rien. – Mais si elle nous en fait mal approcher, c'est-à-dire d'un Dieu imaginaire, c'est pire…"

"Dire que le monde ne vaut rien, que cette vie ne vaut rien, et donner pour preuve le mal, est absurde, car si cela ne vaut rien, de quoi le mal prive-t-il?"

Ou encore l'enracinement :

"Seul l'être humain a une destinée éternelle. Les collectivités humaines n'en ont pas. Aussi n'y a-t-il pas à leur égard d'obligations directes qui soient éternelles. Seul est éternel le devoir envers l'être humain comme tel".

"On pense aujourd'hui à la révolution, non comme à une solution des problèmes posés par l'actualité, mais comme à un miracle dispensant de résoudre les problèmes".

"L'unique source de salut et de grandeur pour la France, c'est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur"

"Il faut que la vie sociale soit corrompue jusqu'en son centre lorsque les ouvriers se sentent chez eux dans l'usine quand ils font grève, étrangers quand ils travaillent. Le contraire devrait être vrai".

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Les Survivants détournent Simone Veil : les pro-avortements sont furax

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé que Simone Weil et son époux seraient inhumés au Panthéon, Les Survivants ont créé un site qui s'est fait remarquer : simoneveil.com, dans lequel ils rappellent certaines réalités que nos promoteurs de l'avortement masquent aux Français. Exemples :

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La presse est sidérée. Emile Duport explique :

"On a créé ce site il y a environ six mois pour préempter toutes les requêtes Google."

Il précise qu'il s'agit de "travail de pédagogie". 

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Marine Le Pen s’oppose à la “Panthéonisation” immédiate de Simone Veil et dénonce le non-respect de l’esprit de sa loi sur l’avortement

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Simone Veil a sa place au Panthéon, en compagnie du raciste et misogyne Voltaire, et des grandes figures de la Révolution et de sa Terreur

De Jeanne Smits, vice-présidente de l'AGRIF :

"Simone Veil, « santa subito » ! Le décès de celle qui a porté la loi portant massacre légal des innocents a donné lieu à une avalanche de louanges, jusque de la part de la Conférence des évêques de France qui a salué « sa volonté de bâtir une Europe fraternelle, sa conviction que l'avortement est toujours un drame ».

L’AGRIF ne se joint pas à ce concert, et si elle s’associe à la demande de panthéonisation de Simone Veil, c’est uniquement pour qu’elle y soit en compagnie du grand raciste et du misogyne indécrottable, Voltaire, et des grandes figures de la Révolution française et de sa Terreur, matrice de tous les génocides contemporains.

Simone Veil a survécu à l’abominable génocide des Juifs, et l’AGRIF veut croire que c’est par aveuglement ou par inconscience qu’elle a ouvert en France les portes à un massacre légal. Le nombre de victimes se compte à ce jour par millions. Mais elle ne l’a jamais publiquement regretté…

Pour une association antiraciste comme la nôtre, force est de constater que Simone Veil a – en compagnie de Valéry Giscard d’Estaing et de Jacques Chirac, sous l’impulsion des forces de la maçonnerie qui revendiquent cela comme une victoire – rendu possible la forme ultime du racisme, celle qui autorise, organise, finance l’élimination de petits d’homme parce qu’ils gênent ou parce qu’ils ne sont pas conformes à un minimum d’exigence génétique.

Elle a rendu légale la décision d’une femme de tuer son propre enfant. C’est

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De Simone Veil à la PMA

Philippe Maxence rapproche deux évènements récents :

"Ce début d’été a associé deux événements que l’on n’a peut-être pas assez rapprochés. Le premier est l’annonce de l’extension du domaine de la procréation médicalement assistée (PMA). Le second est le décès de Simone Veil, personnalité morale du système dans lequel nous vivons. À l’occasion de sa disparition, les grands médias et l’ensemble de la classe politique ont rendu des hommages appuyés à Simone Veil, vantant principalement son action en faveur de l’avortement. C’est à elle que revint, en effet, au début du septennat de Valery Giscard d’Estaing, comme ministre de la Santé, de porter devant l’Assemblée nationale la loi dépénalisant l’avortement, qui fut adoptée le 29 novembre 1974 avant d’entrer en vigueur le 17 janvier 1975.

Des hommages paradoxaux

À l’annonce de sa mort, les réseaux sociaux ont bruissé dans tous les sens à propos de Simone Veil. Nombre de défenseurs de la vie et quelques personnalités de droite ont souligné que pour l’ancienne ministre de la Santé, l’avortement « restera toujours un drame » et que sa loi, bien qu’elle le dépénalise, « ne crée aucun droit à l’avortement ». Dans le même sens, son opposition à la loi Taubira a été rappelée pour montrer qu’il n’était pas si simple de classer celle qui avait porté la terrible loi qui porte désormais son nom. À ce sujet, il est vrai que nous sommes devant une certaine injustice. Plutôt que « loi Veil », ce texte dépénalisant l’avortement, devrait porter le nom de tous

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Simone Veil est face à son Juge. Et à ses victimes…

Communiqué de Droit de naître :

"Mme Simone Veil est décédée ce vendredi 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans. De sa longue carrière politique, l’histoire retiendra sans doute que ce fut elle qui porta la loi légalisant l’avortement en France. Elle ne fut pas la seule à mener ce combat mais elle accepta de bonne grâce d’en être l’icône, comme le disent, non sans perversion, les médias qui ont fait d’elle, au fil du temps, une sorte de sainte de la République.

Cette canonisation médiatique était déjà acquise de son vivant. A présent qu’elle vient de s’éteindre elle ne fait que s’amplifier comme c’est souvent le cas en de telles circonstances. Il y a pourtant des voix qui ne prononceront nul éloge, ni d’ailleurs nulle condamnation, ce sont celles des innombrables enfants à naître qui ont été supprimés en toute légalité depuis un soir de janvier 1975.

La victoire de Mme Veil signait ce jour-là leur arrêt de mort. Au moment du vote de la loi éponyme on estimait le nombre d’avortements en France à 60.000 par an, aujourd’hui il a largement dépassé les 200 000 annuels. Légalisé, banalisé et même promu l’avortement est devenu un droit sacré faisant l’objet d’un culte dont Mme Veil – au milieu des nuées d’encens qui l’accompagnaient – était la grande prêtresse. A présent loin, très loin des hommages de ce monde elle est face à son Juge et à ses victimes.

Droit de Naître forme le vœu que le sang de

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