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Immigration : l’Autriche s’est construite comme l’Etat placé à l’Est pour résister à la poussée de la puissance musulmane

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

Unknown-8"Le 14 juillet 1683, on ne fêtait pas encore la prise de la Bastille. Le 14 juillet 1683, débutait le siège de Vienne par les Ottomans, dernière grande offensive d'un Empire déjà sur le déclin contre la puissance habsbourgeoise, qui depuis deux siècles s'était posée comme le rempart contre la poussée turque en Europe. Le 12 septembre, la victoire était emportée grâce à l'intervention de la cavalerie du roi de Pologne. C'était le début de la reconquête de l’est de l’Europe, par la Hongrie, sous occupation ottomane depuis le début du XVIème siècle.

Il est à parier que l'épisode du siège de Vienne n'évoque aujourd'hui plus grand-chose aux observateurs de la vie politique autrichienne, qui d'une manière générale ont une fâcheuse tendance à oublier les leçons de l'histoire pour comprendre les enjeux politiques. Il est utile de s’en rappeler alors que l’Autriche vient de prendre la présidence de l’Union européenne depuis le 1e juillet.

La crise des migrants ne saurait être vécue de la même façon à Vienne et à Paris. Tout d'abord, parce que les flots de réfugiés transitent prioritairement par la Hongrie et par l'Autriche. Ensuite parce que l'Autriche s'est construite pendant des siècles comme l'Etat placé à l'Est pour résister à la poussée de la puissance musulmane en Europe. Et cette réalité est inscrite dans les fibres de son être.

Avoir eu des reines autrichiennes n'a jamais empêché les Français de cultiver à l'encontre du pays de Mozart

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La loi liberticide sur les fausses nouvelles votée par… 54 députés. Le délit d’entrave à l’avortement s’est invité dans le débat

Les parlementaires se préoccupent de la liberté d'expression en France… Ils étaient 77 (sur 577) dans l'hémicycle et 54 ont voté pour la loi de censure des nouveaux médias.

Le détail des votes est accessible ici. On y découvre qu'il y avait 7 députés LR (sur 102).

Lors de la discussion, le député Emmanuelle Ménard a défendu un amendement intéressant, mais qui a été hélas rejeté. Voici le débat :

DhPUI7WW0AArk6x"Il y a presque un mois, alors que nous débutions l’examen de la proposition de loi et que la majorité, appuyée par le Gouvernement, tentait de présenter ce texte sur la manipulation de l’information, j’ai été prise à partie par Mme la ministre, qui a fait état de la « gêne » et de l’« embarras » que lui inspirait le fait que j’aie « osé » déposer un amendement visant à supprimer le délit d’entrave à l’IVG.

Puisque nous parlons de combattre les fausses informations, je constate, madame la ministre, que vous en usez avec une certaine dextérité. Ce que j’ai demandé n’est pas, en effet, la suppression du délit d’entrave à l’IVG, mais l’abrogation de la loi du 20 mars 2017 relative à l’extension de ce délit, ce qui est tout à fait différent. Et, puisque vous avez fait part de votre « gêne » et de votre « embarras », à mon tour de vous faire part de ceux que j’éprouve en constatant qu’il existe en France des sujets sanctuarisés par la doxa et dont on n’a plus le droit de parler. Ce que je dis ne

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L’association Notre-Dame de Riaumont s’est portée partie civile auprès du juge d’instruction

Suite au droit de réponse d'Alain Toulza au journal Le Point sur Riaumont, publié en exclusivité sur Le Salon beige, Alain Toulza, Président de l’association Notre-Dame de Riaumont, ajoute :

Unknown-37"A l’attaque de journalistes du périodique Le Point.fr dont elle était d’évidence la cible principale, la communauté religieuse du Village de Riaumont a réagi avec rigueur, à travers des communiqués diffusés dans toute la presse – et que Le Salon beige en particulier a publiés – manifestant sa volonté de pleinement concourir à faire la lumière sur les faits graves évoqués dans le numéro du 2 mai dernier du périodique précité. Ces faits sont, par ailleurs, très anciens (ils se situent dans une fourchette entre 20 et 30 ans !). De son côté, l’association Notre-Dame de Riaumont a demandé au quotidien précité l’insertion d’un droit de réponse dont le contenu a également été publié par Le Salon beige dans sa livraison du 18 mai.

Mais cela ne suffit pas. A travers les amalgames, les sous-entendus, les allusions invérifiables, c’est la réputation de toute la communauté de Riaumont qui est mise en cause. C’est inacceptable : cette communauté éducative n’a pas à subir dans sa globalité les conséquences d’éventuelles fautes personnelles d’un ou deux des membres passagers qui, il y a au moins vingt ans, ont figuré dans sa liste, qu’elle découvre aujourd’hui et dont elle n’est évidemment pas solidaire si ces fautes sont avérées.

C’est pourquoi l’association Notre-Dame de Riaumont s’est portée, auprès du juge d’instruction du Tribunal de grande instance de

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Liban : la France s’est encore trompée de cheval

Tout avait commencé avec une belle photo le 10 avril avec les soutiens franco-saoudiens de Saad Hariri :

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Puis un bel article de propagande avait été publié dans Le Monde samedi 5 mai :

31947210_10216770537995296_1996311214476492800_nMais finalement le mouvement sunnite s'est écrasé au Liban :

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Une grande partie du catholicisme français contemporain s’est bâtie en référence à Maurras

De Philippe Maxence sur l'Homme Nouveau :

Maurras"Il semble à peine nécessaire de revenir sur ce qui aura agité le monde politico-médiatique ces derniers mois et qui a finalement remis devant les yeux du public la personnalité de Charles Maurras.

Né le 20 avril 1868, mort en novembre 1952, le maître de l’Action française avait été inscrit au registre des commémorations nationales. Il était évident que la République française, combattue par Maurras toute sa vie, n’allait pas encenser l’auteur de L’Enquête sur la monarchie ou de Mes idées politiques. Il était peu probable également que le ministre Blanquer ait voulu inscrire au programme des écoles les poèmes maurrassiens ou sa remise en cause du romantisme et de ses conséquences. Encore moins imaginable que sa théorie des « quatre États confédérés » et son « antisémitisme d’État » deviennent, par l’onction d’une célébration, la ligne de conduite de la présidence macronienne.

Le prisme de l’idéologie rendant aveugle, les réseaux sociaux se sont emparés du sujet, poussant le ministre de la Culture à retirer Maurras de la liste des commémorations nationales et entraînant une série de conséquences alors difficilement prévisibles. Le grand vainqueur de cette agitation est bien évidemment Maurras lui-même dont on n’a peut-être jamais autant parlé depuis quelques années. Désormais, on peut également le lire. Maurras est à nouveau disponible en librairie. Pas encore en livre de poche comme son grand concurrent Karl Marx, mais à travers un volume de la célèbre collection « Bouquins », édité par les éditions Robert Laffont. […]

Et, pour

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Le Monde dénonce le service public d’information qui s’est mué en agence de propagande

Le Monde dénonce « le service public d’information [qui] s’est mué en agence de propagande et les médias privés rachetés les uns après les autres par des proches du pouvoir

Mais en Hongrie. Pas en France :

"Zsolt Havasi, lui, distribue le dernier numéro de Magyar Nemzet. Appartenant à un oligarque opposé à Viktor Orban, ce quotidien a mis la clé sous la porte au lendemain des élections, asphyxié économiquement.« Maintenant, je vais me reposer », ironise le journaliste sportif au chômage, sous un immense drapeau réclamant l’aide de l’Union européenne. « Mais plus sérieusement, je pense qu’on doit pouvoir laisser s’exprimer les oppositions normalement, non ? »

Ce rédacteur fait référence à l’absence de pluralisme devenu criant en Hongrie, alors que le service public d’information s’est mué en agence de propagande et que les médias privés sont rachetés les uns après les autres par des proches du pouvoir. « Mon pays n’est plus une démocratie », renchérit Eszter Kaiser, une styliste ayant vécu vingt-huit ans en Suisse romande."

Sur ce journal, Yves Daoudal expliquait :

"Magyar Nemzet (la Nation hongroise), deuxième quotidien hongrois, appartenait à l’homme d’affaires richissime Lajos Simicska (qui a fait sa fortune ailleurs). Lajos Simicska est, était, un ami de plus de 40 ans de Viktor Orbán. Brusquement, en 2015, il a décidé de s’opposer à lui. C’est alors que Magyar Nemzet est devenu un « journal d’opposition ». Lajos Simicska avait décidé de jouer la carte Jobbik. Jubilation dans la classe politico-médiatique européenne : peu importe que Lajos Simicska

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Emmanuel Macron ne s’est pas réveillé ce matin

A 20h, notre pieux président n'a toujours pas souhaité une bonne fête de Pâques à tous les chrétiens de France. Il a du être rentré fort fatigué de la Vigile pascale, je ne vois pas d'autre raison.

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Commentaires (1)

Ce Président est une honte pour la France.

Rédigé par : Olivier Monteil | 1 avr 2018 20:09:55
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Trèbes : la France cherche des réponses à des problèmes qu’elle s’est elle-même créés

Extrait de l'éditorial d'Hilaire de Crémiers, paru dans le numéro d'avril de Politique Magazine :

Unknown-20"[…] Le président Macron a voulu rendre un hommage national à celui qui est devenu à titre posthume le colonel Beltrame. La France émue et admirative ne peut qu’approuver. Elle l’a montré par sa présence. Il y a là une union nationale qui se réalise autour d’une personnalité exceptionnelle, un vrai fils de la France, qui a témoigné par son sacrifice de la noblesse de son âme et de la grandeur de sa vocation. Son nom est déjà donné à des rues de France et c’est tant mieux.

Reste qu’il s’agit encore d’un attentat islamiste. Les télévisions, les radios, les réseaux sociaux ont été saturés de déclarations et de commentaires. L’essentiel est perdu de vue. À écouter Gérard Collomb, rien n’était prévisible et c’est la faute à personne. Le président Macron chante l’union nationale mais estime que sa loi contre le terrorisme suffit à préserver la République pourvu qu’elle soit rigoureusement appliquée. Laurent Wauquier réclame la restauration de l’état d’urgence. Marine Le Pen pense qu’il est grand temps que le fichier S serve à quelque chose de plus précis que de simples surveillances qui se révèlent n’être, de plus, qu’occasionnelles – et elle n’a pas tort !

Cependant, les autorités compétentes nous assurent que les services français font bien leur métier ; ce qui est certainement vrai. Pour un attentat qui s’est malheureusement concrétisé, ce sont cinquante projets d’attentats qui – nous confirment les experts – ont

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L’appareil étatique s’est mis «en marche» pour faire obstacle à la création d’écoles libres

Adeline Le Gouvello, avocate, spécialisée dans les droits de la propriété intellectuelle et le secteur de l'enfance, publie une tribune sur la liberté scolaire dans le Figarovox :

Index"[…] face à un succès qui ne dément pas, l'État, loin de méditer sur les raisons profondes qui poussent des acteurs de la société civile à se lancer dans une entreprise pourtant longue, coûteuse et difficile, préfère couper court à ce phénomène agaçant: l'appareil étatique s'est ainsi mis «en marche» pour faire obstacle, par principe, à la création d'établissements scolaires.

[…] à côté de la place première reconnue aux parents, et seulement en second lieu, qu'intervient l'État qui doit alors aider les parents dans leur charge d'éducateur (CIDE [Convention Internationale des Droits de l'Enfant], art. 27-3) en rendant «l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous» (CIDE, art. 28-1 a) et l'enseignement secondaire accessible à tout enfant, gratuit ou avec une aide financière en cas de besoin (CIDE, art. 28-1 b).

Est-ce à dire qu'au regard de la CIDE, cette aide apportée par l'État est exclusive et qu'en dehors des établissements créés et promus par lui, l'enfant ne pourrait voir son droit à l'éducation garanti? Nullement, et le texte prend soin de le spécifier expressément en son article 29-2: «Aucune disposition du présent article ou de l'article 28 ne sera interprétée d'une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d'enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe

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Depuis que Trump s’est porté candidat en 2015, on annonce régulièrement qu’il est cuit…

Lauric Henneton, maître de conférences à l'Université de Versailles Saint-Quentin, fait pour le Figarovox un bilan d'un an de présidence Trump. Extrait :

KUuht00m_400x400"Par son action comme par sa communication, Trump est extrêmement clivant, ce qui est à la fois une force et une faiblesse, et il faut distinguer ce qui semble constituer une victoire à court terme mais peut se transformer en boulet à moyen ou long terme, de même qu'il faut aller au-delà des tweets et regarder ce que Trump fait plutôt que ce qu'il dit et comment il le dit. Il joue au chat et à la souris avec les médias et s'adresse, par-dessus les élites, à un électorat qui lui reste fidèle.

Le bilan est contrasté et chaotique et il est encore tôt pour apprécier l'impact dans la durée des actes et des déclarations de la première année. Par ailleurs, les «fans» de Trump – son noyau de 35 à 40 % de sympathisants qui restent fidèles envers et contre tout – trouvent son bilan globalement positif, alors que ceux qui l'ont toujours détesté n'y voient qu'une suite de catastrophes. On en saura plus d'ici un an, déjà parce que les élections de mi-mandat vont probablement modifier l'équilibre des forces au Congrès, et il faut bien garder en mémoire que du fait de la séparation des pouvoirs, le Congrès peut constituer une forme d'opposition. Barack Obama a beaucoup souffert de cette situation inconfortable, qui revient en quelque sorte à une cohabitation. L'autre poche de résistance

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