Archives par étiquette : Révolution

L’horreur des conséquences de la révolution, de l’anticatholicisme au nationalisme guerrier

Du père Michel Viot :

"Pour tenter d’échapper à l’ennui et à l’agacement produits par le climat de cet été 2018, je vous propose la lecture de textes d’un de nos auteurs catholiques les plus « décapants », aux vues particulièrement prophétiques sur l’ignoble civilisation issue de la révolution française. En douteriez-vous ?

Dans un article daté du 3 novembre 2017, intitulé « Qui sont les catholiques qui lisent Léon Bloy aujourd’hui ? » la journaliste de La Croix répondait « Peu connu du grand public, il reste un auteur important pour de nombreux convertis au catholicisme et certains milieux catholiques de droite. ». Or chacun sait que les nouveaux convertis sont mal vus par le catholicisme officiel que la Croix représente avec authenticité. Ceux-ci gênent parce qu’ils troublent la sérénité des dialogues œcuméniques et inter religieux. Quant aux catholiques de droite, ils n’appartiennent pas à la pensée théologiquement correcte que La Croix diffuse avec autant d’exactitude qu’au temps de l’affaire Dreyfus, période où il était de bon ton d’être anti dreyfusard. C’est en effet ce journal qui conduisit la grande majorité des catholiques dans un antisémitisme qui fut lourd de conséquences ! Léon Bloy ne fit pas partie du troupeau. Il continua à témoigner d’un catholicisme sans concession, mais pour qui y regarde de près, toujours charitable, malgré un humour caustique très biblique, complètement hermétique à la bien-pensance d’hier et d’aujourd’hui. Si un certain nombre de prêtres s’exprimaient comme Léon Bloy, on ne s’ennuierait plus pendant les homélies, comme

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1968-2018, une révolution anthropologique

Synthèse de l'intervention de Patrick Buisson lors de l'université d'été de Renaissance catholique :

Dit3BhsW0AEcApF"Au lendemain de la Libération, l'Etat-providence aboutit à la destruction de la solidarité traditionnelle du monde rural. A partir de la fin des années 60, l'Etat a cessé de nous défendre en tant que peuple pour nous proteger en tant qu'individus. Les années 60 sont aussi les années d'une déchristianisation. Il y a une méfiance et un mépris du clergé vis à vis des traditions populaires assimilées à des superstitions.

Autre rupture anthropologique : destitution du père comme figure d'autorité sociale et politique car l'ordre patriarcal est considéré par le marxisme comme la figure de l'oppression bourgeoise. Mai 68 : Le rejet du père n'exprime plus la volonté du fils de le remplacer, mais le rejet de ce qu'il est. L'avènement du tout marchandisme passe par le jeunisme, c'est à dire la prise en considération du jeune comme un acteur social. L'industrie du divertissement va domestiquer la jeunesse par l'apparition du transistor. La soumission aux pratiques socio-culturelle va être vécu comme une rébellion. Le néocapitalisme qui se met alors en place nécessitait au préalable la liquidation du Vieux monde pour que le marché puisse s'étendre sans limite et fabriquer l'homo economicus

Dernière rupture anthropologique : la révolution sexuelle, la culture du désir. La dissociation de l'acte sexuel et de la procréation a une influence profonde dans le délitement de la structure familiale. Corrélation entre l'émancipation sexuelle et la promotion de la femme objet et la marchandisation du corps avec

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La révolution fait passer le peuple “des mains de la minorité qui a le droit de le commander à la minorité qui a l’art de le tromper”

Un excellent article sur le mensonge de la révolution dite française.

 

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Mai 68, une révolution régressive

De l'AGRIF :

2e465b1ae7c0c9497646089c2080cb62-63503204d18160dd6a733e989b70c404_l5746thumb550x400"Bernard Antony n’a pas simplement été en mai 68 à la faculté de lettres et dans l’Université de Toulouse, et au-delà, un des animateurs principaux de la résistance anti-gauchiste. Il a été aussi, d’emblée et par la suite, un analyste des phénomènes renforçant son observation, qui furent selon lui mus par deux origines révolutionnaires distinctes :

  • La première, celle des anarcho-libertaires et prosélytes de « l’explosion des désirs » théorisée par Herbert Marcuse et Wilhem Reich, et alors orchestrée par Daniel Cohn-Bendit.
  • La seconde, celle des apparatchiks fanatiques et d’ailleurs antagonistes des organisations trotskystes et maoïstes.

Selon lui, les deux mouvances ont participé également d’un révolutionnarisme ultra-régressif.

La première, celle de la vieille utopie rousseauiste, exaltant l’état de nature et le modèle du bon sauvage.

La seconde, étant celle d’une autre régression de l’humain dans les esclavagismes des régimes totalitaires, et jusqu’à un très réel cannibalisme tel que celui pratiqué en Chine par des gardes rouges pendant cette révolution culturelle si admirée par nos maos de Normale Sup.

En fait, quels que soient les progrès des sciences et des techniques, le communisme et ses variantes gauchistes ne sont que des pathologies de rétrogradation vers les formes primitives de la vieillesse du monde.

Ainsi la révolution de Mai 68 a-t-elle été fondamentalement régressive.

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1968-2018 la révolution silencieuse, au menu de Renaissance catholique

Pour sa 27e université d'été, qui se déroulera du 21 au 24 juillet en Vendée, l'association Renaissance Catholique a choisi le thème "1968-2018 la révolution silencieuse". L'Homme Nouveau a interrogé Jean-Pierre Maugendre. Extraits :

Renaissance_catho_UDTVous lancez votre 27e édition de l’université d’été de Renaissance Catholique, avec comme thème : « 1968-2018, la Révolution silencieuse », qu’est-ce qui motive ce thème mis à part le cinquantenaire des évènements de Mai 68 ? 

L’aspect accidentel, c’est les évènements de mai 68. Après dans notre titre « la Révolution silencieuse », nous souhaitons réfléchir sur plusieurs domaines :

Depuis 50 ans les institutions sont restées les mêmes, c’est la constitution de la Ve République. La France faisait partie de l’Europe, elle en fait toujours partie. En apparence la société est restée la même.

Au-delà de ces apparences, une révolution s’est opérée dont on peut donner quelques exemples, l’apparition d’une nouvelle forme de mariage, qui n’est plus aujourd’hui que la rencontre plus ou moins fugace de deux êtres, en vue d’une cohabitation la plus agréable possible, alors qu’il était auparavant le fondement même de la société, et cela m’a beaucoup marqué récemment, je pense qu’aujourd’hui il est plus facile de divorcer que d’obtenir un prêt immobilier, on vous demandera moins de documents et de garanties.

Il y a une dissolution des identités nationales, nous sommes aujourd’hui sous une autorité supranationale, nous le voyons avec le gouvernement qui se met en place en Italie, tout le monde nous explique qu’il ne faut pas que les

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Révolution anti-pornographie aux Etats-Unis

Capture d’écran 2018-05-08 à 15.57.51Voilà une vidéo bien conçue, réalisé par Fight The New Drug, mouvement contre la pornographie qui se développe aux Etats-Unis. C'est en anglais mais vous pouvez avoir le sous-titrage en français en cherchant dans les paramètres (en revanche il existe une version française de leur site) :

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Le Miroir sans retour ou l’une des faces obscures de la Révolution

SecherReynald Secher vient de publier un roman historique, Le Miroir sans retour, racontant les aventures de Valentin Chévetel, personnage obscur de la Révolution française. Jouant double-jeu, il trahit les artisans de la contre-révolution en Bretagne, se fait l'ami de Danton, croise Marat et Robespierre… Entretien avec l'auteur :

Dans votre livre, où s'arrête l'Histoire et où commence le roman ?

80% des faits que je raconte sont basés sur des faits authentiques racontés par les témoins oculaires ou conservés dans les archives. Le reste est le fruit de mon imagination et s’inscrit dans le plausible. En fait, tout s’entremêle. Ce qui est stupéfiant est que cet homme, qui est médecin et a prêté le serment d’Hippocrate, est en contradiction permanente et pire s’appuie sur sa fonction pour tuer, faire tuer et s’enrichir.    

Valentin Chévetel semble uniquement animé par l'argent, de même que son complice Lalligand, et non par les fameux idéaux révolutionnaires. Même Danton brasse beaucoup d'argent… La Révolution a-t-elle finalement eu lieu en raison de la cupidité de ces "grands hommes" ?

En fait, il faut distinguer trois grandes étapes dans le déroulement de la vie de Chévetel : la frustration et la jalousie, le passage à l’acte notamment le meurtre en série, la reconnaissance sociale. Si on fait des comparaisons, Fouché, Talleyrand et combien d’autres, ont eu le même parcours. Tous les leaders de la Révolution ont brassé des sommes d’argent considérables, certains n’hésitant pas à se faire payer par les gouvernements étrangers. Je rappelle qu’on avait même monté des

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La Révolution française est la matrice de tous les terrorismes

Voici un extrait du conseil municipal d'Orange montrant un échange révélateur entre l’opposition Les Républicains et le Maire Jacques Bompard, président de la séance du 11 avril.

Ces interventions sont prononcées avant le vote à l’unanimité de la délibération portant sur le baptême d’une rue en hommage à Arnaud Beltrame.

Si le consensus règne pour déplorer le terrorisme, il y a un grand écart qui se creuse au moment d’en dénommer les causes et les solutions. L’opposition va jusqu’à reprocher au maire sa dénonciation de la Terreur révolutionnaire usant de toutes les arguties qui confinent au négationnisme historique le plus évident.

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Augustin, prêtre martyr de la Révolution française

Extrait de l'analyse de Franck Abed sur l'ouvrage écrit par Marieke Aucante :

Moi_Augustin-10bcf"Comme elle l’écrit dans l’avant-propos, tout commence en septembre 2010 à bord d’un bateau pour « faire le tour de Fort Boyard ». Une fois le pied posé sur la terre ferme et « inconnue  », son regard se pose sur une chapelle. Elle nous raconte dans le détail cette rencontre : « Par une chaude lumière d'automne, j'avise une chapelle. La porte est ouverte. J'entre. Devant l'autel, je suis saisie de frissons. Sur le sol, je lis l'inscription : ossements des prêtres martyrs. Ce sont ceux des 829 prêtres réfractaires, déportés pendant la Terreur. Ils ont croupi dans des bateaux transformés en prisons flottantes en rade de Rochefort ». Frappée d’émotion et de sentiments puissants, elle reste « plus d’une heure seule dans cet espace de silence  ». Elle découvre que ces prêtres « venaient de toutes les régions de France  ». Elle n’ignore pas le sort que réservait la révolution à ceux qui entendaient rester fidèles à Jésus et à Rome. Elle dit encore : « Ils (les prêtres) ont vécu l'enfer. Beaucoup n'ont pas survécu et reposent sous mes pieds ». Pendant qu’elle projette des images des pontons dans le tréfonds de son âme, elle ressent « alors un appel intérieur : l'un des prêtres prisonniers me supplie de raconter leur tragédie. Celui qui me tient la main pendant l'écriture s'appelle Augustin. Il est jeune et vient du Limousin. Il me fait partager son existence, ravagée par l'intolérance et le fanatisme

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Un ancien otage compare les méthodes de l’Etat islamique à celles de la révolution française

Dans un article cherchant à justifier le silence des médias et du gouvernement sur la cause réelle du décès d'Arnaud Beltrame (voir ici), l'Obs interroge le journaliste ancien otage d'islamistes en Syrie, Nicolas Hénin. Extraits :

Les djihadistes de l'EI ont fait du meurtre par égorgement ou décapitation une sinistre marque de fabrique. S'appuient-ils sur un prétexte religieux ou idéologique ou est-ce une pure stratégie de communication ?

C'est avant tout un acte spectaculaire, mais c'est aussi une atteinte à l'intégrité physique du corps du supplicié. Ça n'a d'ailleurs rien d'original. Ce n'est pas pour rien que la Révolution française, dans l'un de ses épisodes qu'on a nommé la Terreur, a inventé la guillotine. On retrouve ce genre de profanation du corps de l'ennemi tué dans énormément de cultures, de guerres et de guérillas. Dans tout conflit, quand on tue ou blesse un ennemi, il y a bien sûr l'aspect comptable d'avoir éliminé un combattant, mais il y a une recherche au moins aussi importante de l'effet psychologique.

La suite de sa réponse montre néanmoins une méconnaissance de l'histoire du terrorisme lors de la guerre d'Algérie qui, s'il n'était pas islamiste au sens actuel du terme, n'en était pas moins mené par des musulmans :

"Sur le mode opératoire pur, lorsqu'on étudie l'historique lointain du terrorisme islamique, on ne constate pas une tradition particulière d'égorgements et de décapitations. C'est relativement propre à l'Etat islamique."

Ces derniers propos sont complètement faux et dénotent de l'obstination des

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