Archives par étiquette : République

Des dizaines d’adhérents de La République en Marche dénoncent un manque de démocratie interne

Une trentaine de militants ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance de Créteil pour obtenir l’annulation du scrutin qui a démarré dimanche et se tient jusqu’au 30 juillet. L’audience de référé est fixée à 13 h 30 mardi.

Ces militants dénoncent un manque de démocratie interne et estiment surtout que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les propres textes du parti. Ce vice de forme devrait être, à leurs yeux, suffisant pour obtenir en justice le report du vote en décembre.

« Nous avons alerté les instances du parti à maintes reprises sans jamais obtenir de réponses, hélas ! On se doit d’être exemplaire. » « On est heureux qu’Emmanuel Macron soit arrivé à l’Élysée, et maintenant que c’est fait on a En Marche ! qui décide de changer de statuts. On s’est retrouvé avec des statuts, en quelque sorte, imposés par le QG. On a essayé de les avertir, de leur dire qu’on aimerait débattre, c’est la démocratie, c’est participatif, et on a eu une fin de non-recevoir. »

Le 8 juillet, lors de la convention nationale du mouvement, certains participants s’étaient étonnés de ne pouvoir consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. « Ce manque de démocratie interne est d’autant plus dénoncé que les nouveaux statuts ont été rédigés dans la précipitation, sans consultation approfondie des militants et sont soumis à leur vote au cœur de l’été ».

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La République du Panthéon, symbole de l’apostasie de la France

De Philippe Maxence :

7048431_5e929df8-505d-11e7-a74c-a6885e939e86-1_1000x625"L’annonce officielle par le Président de la République en personne du transfert de la dépouille de Simone Veil au Panthéon n’a étonné personne. Elle était en quelque sorte inscrite dans le parcours de l’ancienne ministre de la Santé, au moins depuis qu’elle avait endossé la loi dépénalisant l’avortement. On ne reviendra pas ici sur ce que nous ne cessons de répéter depuis le décès de Madame Veil. Quoi qu’il en fût de sa pensée personnelle et des limites qu’elle voyait à l’avortement, elle restera celle qui pour l’Histoire a ouvert la porte à une logique mortifère. […]

Pourquoi le Panthéon ?

Le penseur catholique Jean Madiran l’a écrit naguère dans un petit livre au titre révélateur : La République du Panthéon (DMM) :

« Le Panthéon résume (…) et symbolise parfaitement, l’histoire moderne de la France contrainte à l’apostasie. »

Il précisait plus loin :

« Le Panthéon, parfait symbole, nous avertit. Il n’a pas été construit à côté de la cathédrale, comme la Sorbonne ou le Louvre, ou comme le château de Versailles. Il a été établi à la place d’une église : une église annexée, désacralisée, colonisée par un culte hostile à la tradition religieuse constitutive de la France. »

Cette église portait un nom. Un nom cher au cœur des Français et des chrétiens : Sainte-Geneviève. Ce n’est donc pas par hasard ou par un clin d’œil de l’Histoire que cette église est justement installée sur la Montagne Sainte-Geneviève.

Histoire tourmentée d'une… église

Cette église était née d’un vœu, celui

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La République face à l’islam

Le 20 juin, le président Emmanuel Macron, répondant positivement à l’invitation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), a participé au repas de rupture du jeûne du Ramadan (iftar). Le chef de l’Etat renouvelait ainsi le geste accompli tout juste dix ans auparavant par l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Au début de la soirée, E. Macron a prononcé un discours substantiel dont l’essentiel portait sur les conditions nécessaires à une coexistence apaisée entre les Français de confession musulmane et leurs compatriotes non musulmans. Ce discours a été analysé par Annie Laurent dans un entretien qu’elle a accordé au FigaroVox paru dans l’édition du 22 juin. La Petite Feuille verte n° 51 aborde le sujet de la République et l'islam. Extraits :

Macron-ramadan"Dans le discours qu’il a prononcé le 20 juin 2017 lors du repas de rupture du jeûne du Ramadan (iftar) organisé par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), le président Emmanuel Macron a mentionné trois combats qui, selon lui, doivent être menés conjointement par l’Etat et les représentants de l’islam en France. Nous en reprenons l’essentiel en les complétant de notre commentaire. 

Pour E. Macron, ces maux relèvent d’une « perversion du message de l’islam » et la solution ne peut se limiter à l’intervention des forces de l’ordre, elle passe aussi par une réponse civilisationnelle qui incombe aux musulmans eux-mêmes. 

Il vous appartient, vous acteurs du culte [islamique], de combattre pied à pied sur le terrain théologique et religieux, de démasquer chaque fois que

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Patrick Buisson, à la tête de la chaîne Histoire, décortique la République

Piegesrepublique-vPatrick Buisson reste à la direction générale de la chaîne Histoire. Son mandat aurait été renouvelé en assemblée générale le 10 avril. Patrick Buisson dirige la chaîne thématique depuis 2007.

La chaîne Histoire, qui fête ses 20 ans cette année, appartient au groupe TF1. En 2016, elle a dégagé un bénéfice net de plus d’un million d’euros.

Pour ses 20 ans, la chaîne sort une série de documentaires historiques. Le premier, diffusé en avant-première la semaine dernière, sera diffusé demain soir. Il est consacré à la IIIe République :

"14 juillet 1939, la France célèbre avec éclat le 150e anniversaire de la Révolution. A l’occasion, et comme pour conjurer la menace allemande qui pèse à ses frontières, elle se grise des slogans et déclamations patriotiques qui depuis 70 ans ont fait le succès des discours républicains. Et pourtant, un an plus tard exactement, après une impensable défaite militaire, c’est dans les décors d’opérette du casino de Vichy que les 9 et 10 juillet 1940 les parlementaires, toutes tendances confondues et à une écrasante majorité, remettent les pouvoirs constituants à Philippe Pétain, un vieux maréchal au parcours politique jusqu’alors jugé irréprochable… Comment cette IIIe république, la plus longue que l’histoire française ait connue, a-t-elle ainsi pu se saborder ? Par quels cheminements, par quels bouleversements une assemblée issue d’un Front populaire réunissant les forces de gauche, s’est-elle aussi pathétiquement reniée ?"

Ou comment la République a toujours refusé de se donner un chef charismatique, pour ne pas reproduire l'épisode

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LREM : la République n’est pas un régime politique mais une idéologie, un processus progressiste

De Joël Hautebert dans L'Homme Nouveau :

Une-1640"Depuis la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « En marche ! » est devenu « La République en marche ». D’aucuns penseront que ce modeste changement ne mérite pas que l’on s’y attarde. Il s’agirait d’un toilettage résultant du passage d’un simple projet en vue d’une élection à sa mise en œuvre politique, une fois le suffrage remporté. L’opinion inverse s’impose pourtant, dans la mesure où cette légère modification du nom accentue le marqueur idéologique.

Ce choix par l’équipe présidentielle nous rappelle que la République n’est pas un régime politique mais une idée, transformée en idéologie par l’affirmation d’un processus progressiste dans lequel elle se coule.

La République…

Ce n’est pas nouveau, nous le savons depuis longtemps, la République en France n’est pas à proprement parler un régime politique. Certes, le mot « république », « res publica » (chose publique) a longtemps revêtu deux sens. Au sens large, il a correspondu plus ou moins à la communauté politique, tandis qu’au sens restreint et plus rarement employé, il a désigné effectivement un type de régime politique. Nous savons depuis l’Antiqui­té grecque qu’il existe trois sortes de régimes politiques, le gouvernement du plus grand nombre, celui d’un seul ou d’une minorité. Un régime politique se définit par la forme constitutionnelle que prend la communauté politique, afin de lui offrir stabilité et permanence dans le temps. Personne n’aurait eu l’idée d’évoquer la république romaine ou la monarchie capétienne « en marche ». Quant à l’emploi plus large du mot « république », il s’est limité

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Les sénateurs de la République dominicaine rejettent la dépénalisation de l’avortement

Le 31 mai, les sénateurs de la République dominicaine ont rejeté les demandes du gouvernement de dépénaliser l’avortement dans certains cas (quand la grossesse met en danger la vie de la mère, quand elle résulte d'un viol ou d'un inceste, et quand le fœtus n'a aucune chance de survie). La commission nommée par les sénateurs a recommandé de rejeter cette proposition, ce qu’ils ont fait par 27 voix sur les 29 présents.

Les évêques ont félicité les sénateurs par un long communiqué où ils soulignent notamment qu’ils sont conscients des énormes pressions internationales qu’ils ont subies (OMS, ONU, Amnesty…), et des critiques virulentes qui s’abattent sur eux,

« mais l’histoire les récompensera, parce qu’ils ont défendu ceux qui sont sans voix, et ont démontré que la grandeur de notre nation s’exprime dans la protection des plus faibles ».

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Législatives – Brieuc Quil (PCD) : “le projet des Républicains pour les législatives est similaire au projet de La République en Marche”

Brieuc Quil, 22 ans, est candidat PCD sur la 7e circonscription d’Ille et Vilaine, avec comme suppléant, Charles Vaury. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative dans la 7e circonscription d’Ille et Vilaine. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

BEyMvssZJe suis engagé depuis longtemps, d’abord chef scout, puis responsable de groupes de jeunes et enfin au Conseil d’administration de mon Université – Rennes 1. Je pense que l’engagement n’est pas un « métier » mais bien un service, et je veux aujourd’hui mettre ma jeunesse, mon énergie et mes idées au service de mes concitoyens.

Lors de la primaire de la droite, j’ai ressenti en profondeur le besoin de défendre mes valeurs en politique. J’ai soutenu Jean-Frédéric Poisson, le président du PCD, qui me soutient aujourd’hui entièrement.

Je veux faire gagner la Bretagne, la France, réelles. Je veux pour mon pays un avenir autre que le tout économique !

C'est le sens de ma candidature. 

Mon suppléant, Charles VAURY, est père de famille et travaille dans le secteur agricole. Nous sommes très complémentaires et nous voulons mener ensemble cette bataille des idées.

Vous vous opposez au député sortant Gilles Lurton (LR). N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

LR ou LREM ? Les députés de LR ont pour la plupart appelés à voter Emmanuel Macron tout de suite après le premier tour, rendant ensuite une opposition impossible. Mais plus profondément que cela,

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Les nouvelles vaches sacrées de la République : les LGBT

Quand Hanouna se moque de Gilbert Collard, député, tout le monde rigole.

Mais quand Hanouna fait un canular téléphonique en passant une annonce LGBT, des marques protestent. A l'approche de la Fête des Mères et de la Fêtes des Pères, on n'est pas obligé d'acheter des produits Chanel ou Bosch…

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Najat Vallaud-Belkacem : “Totalement incompétente […] La pire ministre de toute l’histoire de la République”

C'est ce que pense Luc Ferry

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L’influence de la franc-maçonnerie sur l’élaboration de la norme sous la Vème République

C'est une thèse de droit de plus de 400 pages accessible en ligne, soutenue le 7 décembre 2016 à l'Université Paris II par Diane-Marie Palacio-Russo. Dans son résumé, elle écrit :

"Les lois relatives à la contraception, à l’interruption volontaire de grossesse ou encore, plus récemment, à la bioéthique ou à l’interdiction du voile intégral sont pourtant toutes réputées avoir reçu le soutien de la franc-maçonnerie. De la pure et simple rédaction dans des loges d’un texte voté ultérieurement, à la fameuse coalition parlementaire, sans oublier les innombrables ministres réputés maçons, l’influence des obédiences prendrait des formes diverses.

Ce travail a pour objet de démontrer la réalité de cette influence tout en en déterminant les spécificités : son identité, son fonctionnement, mais aussi son but et certaines de ses techniques la distinguent des autres auteurs d’influence. Ensuite, cette recherche s’attache à vérifier l’adéquation de la qualification de groupe d’intérêt que revendique la maçonnerie. La démarche adoptée emprunte aux outils proposés par la sociologie juridique, l’influence de la maçonnerie apparaissant comme un phénomène social, comptant parmi les causes de ces lois. En outre, le recours aux données statistiques, comparatives, historiques, à l’entretien, ainsi qu’à la légistique a permis de pallier les lacunes qu’auraient laissées les seules recherches bibliographiques."

Et en voici la conclusion :

Capture d’écran 2017-05-18 à 08.37.26"La première question à laquelle notre étude nous imposait de répondre était celle de la réalité de l’influence maçonnique. Ainsi, après avoir identifié la maçonnerie comme un véritable auteur de pressions, disposant d’outils uniques

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L’Eglise de la République donne sa consigne de vote

Philippe Charuel, Grand Maître de la Grande Loge de France, appelle évidemment à rejoindre le successeur de François Hollande, Emmanuel Macron, avec des arguments (repli, refus…) que certains évêques (mai pas beaucoup) ont repris (triste convergence) :

Capture d’écran 2017-04-29 à 18.00.32"Obédience Maçonnique multiséculaire, la Grande Loge de France a fait sienne la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité. A la veille du second tour de l’élection présidentielle, elle considère de son devoir de s’adresser à toutes celles et à tous ceux qui, par leurs votes, vont devoir faire un choix décisif. Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester une référence et un exemple dans notre monde. Une extrême vigilance s’impose face à la séduction trompeuse du populisme. L’histoire bégayant lorsque les nationalismes refont surface, les valeurs de notre République ne sauraient permettre de tolérer, même sous le couvert d’une communication plus policée, des idées prônant le refus de l’Autre, le repli sur soi et l’exploitation d’un contexte économique pour justifier un refus d’ouverture à notre monde. Témoignage de notre passé, sur les murs de notre Grande Loge de France sont gravés les noms des Frères victimes des pelotons d’exécution et des camps d’extermination. En 2014, nous avons donné à notre Grand Temple le nom de notre Frère Pierre Brossolette qui, pour sauver ses frères d’armes, a fait le sacrifice de sa vie. Puissent ces tragédies de l’histoire rappeler l’exigence d’une lutte permanente pour la Liberté, le Respect et la Dignité des femmes et des hommes qui vivent dans notre République. En certaines

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