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La politique actuelle repose sur l’idée qu’il existe trop de communes alors que ces 35 000 communes représentent une force

Alors que se tient actuellement le congrès des maires de France, Minute a interrogé le maire de Béziers Robert Ménard. Extrait :

2848_page_01"[…] Personnellement, j’ai quitté l’Association des maires de France parce qu’elle avait pris position contre les crèches dans les mairies. Je n’y adhère donc plus – et cela fait autant d’économies pour ma ville.

J’écouterai attentivement ce que M. Macron dira aux maires et je ne veux pas lui faire de procès d’intention avant de l’avoir entendu. Mais la politique actuelle repose sur l’idée qu’il existe trop de communes et qu’il vaudrait mieux en réduire le nombre au profit de grandes intercommunalités ; alors qu’au contraire, ces 35 000 communes représentent une force pour la France. Les conseillers municipaux et les maires sont proches de la population. Etre maire d’une petite commune – ce qui est le cas de la moitié d’entre eux – n’est pas une sinécure, mais un apostolat, un sacrifice. Ils perçoivent 625 euros par mois d’indemnité et sont à la disposition permanente de leurs concitoyens.

Il arrive que des gens viennent sonner à ma porte à une heure du matin ! M. Macron ne comprend pas cela, il ne le sait même pas. A ses yeux, il n’existe qu’une quinzaine de métropoles, et au-delà, c’est le désert français !"

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APB et APL : c’est sur les familles que l’Etat se repose

Chronique de La Manif Pour Tous :

Unknown"Le logiciel informatique d’admission post bac (APB) est utilisé par le ministère de l’Education nationale pour affecter les 853 262 candidats au baccalauréat 2017 en classes prépas, universités, IUT, etc. Malheureusement, aujourd’hui, 65 000 jeunes sont toujours sans affectation, quand celle-ci ne s’est pas faite par tirage au sort. Parallèlement le gouvernement vient d’annoncer qu’il diminue de 60 euros par an le montant de l’aide au logement (APL). Dans le traitement des deux cas, APB, APL, quel message le gouvernement envoie-t-il aux Français dans sa manière d’agir, et plus particulièrement à l’adresse des familles ?

En effet, que ce soit APB ou l’APL, le gouvernement montre son impéritie dans la gestion à long terme. Pour APB, il y a eu 46 000 inscriptions supplémentaires par rapport à 2016. Est-ce à dire que personne au ministère de l’Education nationale ne le savait ? Nous ne pouvons le croire. Le gouvernement et celui qui l’a précédé pratiquent la politique de l’autruche. C’est inconséquent. Pour la baisse des APL, c’est envoyé le message que l’avenir n’appartient pas aux étudiants, débrouillez-vous leur dit le gouvernement. C’est tragique. Il s’agit ni plus ni moins que d’aider à se loger des hommes et des femmes qui sont le futur de notre pays, puisque sur 6,5 millions de bénéficiaires de cette aide, 800 000 sont des étudiants.

Par ailleurs, sur le plan politique, ces deux mesures mettent en exergue le manque de courage politique de ceux qui sont à la tête de l’Etat.

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Le bébé conçu avec l’ADN de 3 parents repose le problème des bébés-éprouvettes

Pour empêcher la transmission de certaines maladies rares, l’Angleterre vient de se prononcer en faveur d’une technique qui permet la conception d’un bébé à partir de trois ADN différents. Pierre-Olivier Arduin, directeur de la commission bioéthique de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, explique à Famille chrétienne :

Images-2"Il existe des maladies génétiques humaines qui sont transmises via l’ADN inclus dans de petits organites présents dans toutes nos cellules, les mitochondries. Pour éviter la transmission de cet ADN mitochondrial de la mère à l’enfant, la FIV dite « à 3 parents » utilise l’ovule d’une donneuse qui a des mitochondries saines. L’ovule est préalablement débarrassé de son noyau dans lequel on intègre le patrimoine génétique d’un second ovule, prélevé chez la future mère, sans les mitochondries malades. On obtient donc un ovule avec de l’ADN issu de deux femmes : 99% de la future mère et 1% de l’ADN mitochondrial de la donneuse. La cellule qui en résulte est ensuite fécondée avec le spermatozoïde du père : il s’agit donc bien d’un embryon conçu avec l’ADN de trois parents.

[…] Mais, pour moi, il s’agit avant tout d’une étape dans la logique d’instrumentalisation et d’eugénisme déjà en germe dans la Fécondation in Vitro (FIV). La grande transgression date de la fin des années 70 avec la naissance de Louise Brown, en Angleterre justement, le premier bébé-éprouvette dans l’espèce humaine. Robert Edwards qui a mis au point la technique chez l’homme en 1978 l’avait annoncé sans le moindre état d’âme : « Nous avons le

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Un parti ne repose pas sur des chiffres, mais sur des valeurs et des idées

Sébastien Pilard et Madeleine de Jessay, président et porte-parole de Sens Commun, mettent la pression sur l'UMP avec cette tribune :

"L'UMP est en crise. À nouveau. Tous les médecins de circonstance se pressent à son chevet. Et se disputent sur le remède à prescrire. À nouveau. Deux éternelles écoles s'affrontent : les partisans de la saignée contre ceux de la purge. Les premiers prescrivent un rapprochement avec le centre comme seule voie de salut et assument l'hémorragie d'électeurs du côté droit du malade. Les autres préconisent au contraire une cure de durcissement du discours et d'élimination des éléments les moins vigoureux pour ramener au bercail les brebis égarées au Front national. Tous ces scientifiques de la politique ont sorti leur calculatrice et comptent froidement les centaines de sympathisants que leur solution "garantirait". 10 % par-ci, 10 % par-là, des voix perdues ici, des voix gagnées là-bas… 

Les mathématiques sont en train de tuer l'UMP. Ce n'est pas parce que nous aurons réussi à faire UDI + Modem + UMP ou tenté un UMP + FN que nous gagnerons 2017. Parce que les électeurs ne sont pas des données additionnables sur un tableau Excel. Parce qu'un parti ne repose pas sur des chiffres, mais sur des valeurs et des idées. Les siennes, pas celles des autres. Nos médecins s'obstinent à louvoyer aux extrémités, à regarder ce qui se fait ailleurs. Ils ne voient pas – ou refusent de voir – le mal pour ce qu'il est en son coeur : une crise

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