Archives par étiquette : Réformer

Le gouvernement américain prie pour remercier le Bon Dieu d’avoir pu réformer l’ObamaCare

Capture d’écran 2017-12-21 à 07.21.33Le ministre du logement de Donald Trump a récité, en pleine réunion gouvernementale à la Maison Blanche et à la demande du président américain, une prière chrétienne pour remercier Dieu de la victoire politique obtenue au Congrès sur la réforme fiscale.

Réuni avec ses ministres et ses principaux conseillers peu avant le vote à la Chambre des représentant sur sa grande baisse d'impôts, Donal Trump a interrompu les discussions pour demander à Ben Carson, ancien neurochirurgien et chrétien adventiste, de réciter "une bonne solide prière". Mains serrées, yeux fermés et tête baissée, le président américain a été accompagné dans son recueillement par son équipe.

"Notre doux père au paradis, nous sommes si reconnaissants pour les opportunités et la liberté dont vous nous avez gratifiés dans ce pays".

Lire la suite de l'article

Le parti unique en marche à la manœuvre pour réformer les lois bioéthiques

De Marie-France Lorho, député de la 4ème circonscription du Vaucluse, sur Boulevard Voltaire :

L"J’organise, le 17 janvier prochain, un colloque parlementaire sur le transhumanisme à l’Assemblée nationale. En somme, je fais mon travail de parlementaire en préparant les « États généraux de la bioéthique » et les résultats de la « Mission d’étude sur l’intelligence artificielle ». Je sais ce sujet sensible : en France, confraternités et idéologues veulent bâillonner tous les renégats de la foi progressiste. Ici, point d’avocat ; qui ne fait pas de l’éradication de la fragilité et de la licence la plus complète un idéal doit être vilipendé !

Je ne m’attendais, néanmoins, pas à ce que les rédactions dénoncent cette journée. Le règlement de l’Assemblée permet à chaque député de travailler et donc d’inviter qui il le souhaite. Ajoutons, d’ailleurs, que si les interlocuteurs des commissions et des ministres étaient plus variés, nous n’aurions pas besoin de dépasser des heures de travail à instaurer un peu de pluralité dans le débat.

Plus grave, une collègue, méconnaissant la courtoisie parlementaire la plus élémentaire, a exigé l’annulation de cette réunion. Présidente de la « Délégation à l’égalité femmes-hommes » et « devin », elle ose prétendre que ce colloque serait en réalité factieux et même qu’il relèverait du délit d’entrave. Cette fermeture d’esprit est très inquiétante alors que le parti unique en marche est à la manœuvre pour réformer le règlement de l’Assemblée et les lois bioéthiques. Dans leurs esprits, la liberté d’expression n’existe que pour les zélateurs du progressisme éperdus et le travail parlementaire n’a

Lire la suite de l'article

L’affaire de Ploërmel nous oblige à réformer la loi de persécution de 1905

D'Yves Daoudal :

"Ceux qui ont lancé le hashtag #MontreTaCroix voulaient bien faire, sans aucun doute. Mais ils contribuent à obscurcir le problème au lieu de le montrer au grand jour.

Cette profusion de photos de croix dans des lieux publics laisse entendre que le Conseil d’Etat a jugé de façon arbitraire et partiale contre le monument de Ploërmel.

Or, tout au contraire, le Conseil d’Etat a simplement appliqué la loi, et il ne pouvait pas faire autrement. La loi de 1905 interdit explicitement l’érection de tout symbole religieux, à l’avenir, dans l’espace public. Eriger une croix sur une place de Ploërmel est donc interdit. Depuis 1905.

C’est donc la loi de persécution de 1905 qu’il faut combattre, et non le Conseil d’Etat.

C’est ce que j’avais déjà souligné, sans être entendu, même de mes amis, dans l’affaire de l’interdiction des crèches de Noël. Finalement, le Conseil d’Etat a tranché que, si ce n’était pas un symbole religieux mais une tradition culturelle, on pouvait installer une crèche de Noël dans l’espace public. Désormais, se féliciter d’un jugement qui justifie l’installation de telle crèche de Noël, c’est se féliciter que la crèche de Noël n’ait rien à voir avec la religion…

C’est surtout oublier que la loi de persécution reste intacte. Et chaque fois qu’on critique un jugement du Conseil d’Etat au lieu de souligner qu’il ne fait qu’appliquer la loi en la matière, on conforte la loi de persécution puisqu’on ne la combat pas, puisqu’on fait semblant de l’ignorer.

Lire la suite de l'article

Au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l’Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal

Lu sur le blog de la CFCT Métallurgie des Yvelines :

"les CSP supérieures auraient tendance à quitter le navire France et à accélérer la perte de notre rayonnement international. La remarque qui m'a été faite est que, de toutes façons, les gens qui ont du ressort et une qualification suffisante partent de France non pas pour des raisons de politique familiale mais parce que la France ne fait RIEN pour les encourager à maintenir et développer leur créativité sur place.

Exemple a été donné de l'entreprise LightVision, fondée et dirigée par Daniel Aït : une idée géniale, relayée par la presse (Science et Avenir, TF1) et par OSEO de lunette pour personnes atteintes de DMLA. Cette entreprise, malgré la volonté acharnée de son créateur, a fini par trouver un terreau de développement en Chine où les autorités ont fait tout ce qu'il fallait en termes de logistique et de simplification administrative, pour l'attirer. Et la France? Rien. Sans doute au nom de l'égalité républicaine devant la loi – égalité que même les très démocratiques Suisses savent tordre sous forme d'agréments fiscaux. Alors au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal, et de "promouvoir" les entrepreneurs au lieu de "démouvoir" les salariés….

Lire la suite de l'article

La France veut profiter du Brexit pour réformer le Parlement de l’UE

Capture d’écran 2017-08-30 à 20.50.50Dans une note datée d'aujourd'hui, 30 août 2017, intitulée "Position des autorités françaises sur la composition du Parlement européen dans la perspective des élections européennes de 2019 et des suivantes", on apprend que

"Du point de vue des autorités françaises, la révision de la composition du Parlement européen dans le contexte du retrait du Royaume‐Uni constitue une opportunité pour :

  • renforcer le caractère européen du scrutin en créant une circonscription européenne suffisamment représentative de la diversité politique européenne, d’une cinquantaine de sièges environ ;
  • assurer l’équité dans la représentation des citoyens des différents États membres en rétablissant le plein respect du principe de proportionnalité dégressive, inscrit à l’article 14 (2) TUE.

Sur le premier point, les autorités françaises expliquent :

"Le retrait du Royaume‐Uni, prévu en mars 2019, en amont des prochaines élections européennes, rendra disponible un contingent de 73 sièges, dans le respect du plafond de 750 sièges, plus le président, fixé par l’article 14 du Traité sur l’Union européenne (TUE). Il s’agit là d’une occasion unique pour introduire, en complément de l’élection de députés européens dans le cadre national, l’élection d’un premier contingent de députés élus sur la base de listes transnationales dans le cadre d’une circonscription européenne unique. […] Lors du vote, chaque citoyen disposerait de deux voix : l’une, pour l’élection des députés dans le cadre national, l’autre pour l’élection de députés dans le cadre de la circonscription européenne."

Sur le second point, la France souligne les "variations démographiques intervenues entre les

Lire la suite de l'article

On voit au travers des ralliements à Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Sarkozy pour contourner le résultat du référendum

Le G21 est un cercle de réflexion qui regroupe d’anciens hauts fonctionnaires, entrepreneurs et économistes, ayant exercé des responsabilités autant dans le secteur public que privé. Jean-Pierre Gérard, président (photo), Jean Hernandez vice-président, Henri Conze vice-président, Christian Després trésorier, Jacques Aurin secrétaire général, publient cette note :

Unknown-24"La plupart des commentaires sur le premier tour de l’élection présidentielle font référence à une opposition droite gauche. Il apparaît à l’évidence que le véritable enjeu organisé pour le deuxième tour correspond à la partition du corps électoral entre les eurolâtres, qui ne vivent que pour la suppression de la souveraineté française dissoute dans une Europe fédérale et antidémocratique, et les patriotes qui souhaitent que l’Europe soit construite sur des critères respectant mieux la volonté des peuples. Ce débat depuis le refus de la constitution européenne au référendum de 2005, est toujours sous-jacent dans toutes les consultations électorales. Aujourd’hui encore, on voit au travers des ralliements à E. Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Nicolas Sarkozy pour contourner le résultat du référendum.

Dans ces conditions, et vu le peu de clarté des propositions du candidat Emmanuel Macron, on ne peut s’en tenir qu’aux seules déclarations réelles et fermes qu’il ait faites. C’est-à-dire, sa vision de la France et ses souhaits pour l’Europe.

Emmanuel Macron souhaite représenter son pays. La première chose qu’il devrait faire serait d’en être fier, et d’assumer toute l’histoire de notre pays avec les bons et les mauvais côtés. Malheureusement, fidèle à son maître François Hollande,

Lire la suite de l'article

Avant de sortir de l’euro, réformer l’économie

Capture d’écran 2017-03-24 à 22.17.24Pierre de Lauzun (X et ENA), Directeur général à la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers, vient de publier un livre préfacé par Jacques Myard, Député-maire de Maisons-Laffite, intitulé EURO, vers la fin de la monnaie unique ?, question cruciale, souvent passionnée, surtout en pleine campagne présidentielle. 

De façon sereine et claire, l'auteur aborde la question de la monnaie, son histoire et son rôle, avant d'aborder cette question sur l'euro, monnaie qu'il considère être une erreur et par conséquent être un échec :

"[L]a principale déconvenue de l'euro est l'absence de convergence, après les illusions des premières années. Sur la croissance par exemple la divergence entre pays de la zone euro est considérable. Les performances allemandes sont indéniables, alors que l'Italie stagne depuis presque 20 ans. […] La zone euro ne fonctionne donc pas de façon optimale."

Néanmoins, maintenant que nous vivons avec, faut-il sortir de l’Euro ? Et si oui comment : seul ou en supprimant cette monnaie fédérale, voire en conservant cette monnaie commune à côté de monnaies nationales ? En termes simples, l'auteur décortique les différentes options qui s'offrent à nous et admet que la réponse n'est pas aussi évidente que certains le croient :

"En résumé, il n'est pas démontré que la sortie de l'euro serait juridiquement et comptablement désastreuse dans le cas de la France. Mais il y a un doute, et même en hypothèse favorable l'incertitude serait réelle, et la secousse appréciable."

Estimant cette opération très difficile à gérer politiquement, l'auteur préconise, avant

Lire la suite de l'article

Croire que l’on peut réformer une bureaucratie de la taille de l’UE, c’est de l’ordre de la croyance religieuse

Le 4 février, L’Action française organise un colloque : “La République contre le peuple !” Dans son journal L'Action française 2000, il nous est donné avant-goût des sujets qui seront explorés : 

"Comment les partis politiques français considèrent-ils l’Europe et comment se comportent-ils via leurs députés européens ? Y a-t-il un double discours, une continuité de pensée, un désintérêt, un désaveu, une volonté de sauvegarder les intérêts de la France ?

Capture d’écran 2017-01-19 à 21.51.44Ramu de Bellescize – Traditionnellement, nous avions en France des partis franchement anti-européens : je pense au Mouvement des Citoyens, au Front national et même à François Fillon, qui fut “l’aide de camp” de Philippe Seguin. Ce qui est étonnant, c’est que tous les discours sont devenus très aseptisés. On critique l’Europe mais sans plus adopter de positions de combat. L’Europe, il faut la garder, il faut la réformer, la tolérer… C’est une évolution surprenante de partis qui avaient un message clair, très réservé à l’égard de l’Europe, passés à un discours conciliant – à l’exception de Mélenchon. Au parti Les Républicains, il y avait traditionnellement une tendance anti-européenne qui n’a pas ressurgi avec François Fillon, qui mena pourtant le combat contre Maastricht. Mais sa profession de foi (son programme présenté aux primaires), est très pro-européenne, avec notamment l’adoption d’une forme de règle d’or, pour limiter les déficits, comme l’exige le Pacte budgétaire européen.

La France, championne et fondatrice de cette Union, dont on dit aujourd’hui qu’elle entendait en être le pilote, est-elle victime de la machine qu’elle a lancée

Lire la suite de l'article

Reformer l’antique Eglise d’Orient, le voeu de Mgr Sako

Mgr Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des chaldéens, propose à l'Eglise assyrienne (dont les chaldéens se sont séparés au XVIe siècle pour entrer en communion avec Rome) et à l'ancienne Eglise de l'Orient (séparée de l'Eglise assyrienne en 1968, principalement à cause de l'adoption du calendrier grégorien) de se réunifier, pour reformer l'antique Eglise d'Orient. Il s'explique dans La Croix :

"En septembre, nos trois Églises ont prévu un synode : je leur ai donc proposé de n’en faire qu’un seul et d’élire un patriarche commun, après que Mar Addaï II et moi-même aurons démissionné. Être divisé, c’est une grande faiblesse. L’unité, elle, est un signe de vie, qui redonnerait de l’espoir même aux chrétiens irakiens réfugiés. Ce serait aussi un témoignage à donner aux musulmans qui souvent m’interpellent sur cette division entre Églises chrétiennes.

Avec l’Église assyrienne et l’ancienne Église d’Orient, nous partageons la même doctrine, la même foi : seul nous sépare le vocabulaire. Le patriarche de l’Église assyrienne récemment décédé, Mar Dinkha IV, avait d’ailleurs signé avec le pape Jean-Paul II une déclaration christologique rétablissant la communion de foi. (…)"

Difficulté : ces deux Eglises "soeurs" de l'Eglise chaldéenne ne sont pas unies à Rome… Ce qu'en pense Mgr Sako :

"(…) Je pense que nous pouvons demander à Rome de respecter nos traditions, notre liturgie et les décisions de notre synode, comme c’était le cas au premier millénaire : ainsi, nous resterions une Église catholique mais avec notre particularisme oriental."

Lire la suite de l'article

Comment réformer ? Réflexion préalable sur l’idée de réforme

Qu'est-ce que réformer ? Comment réformer ? C’est la question sérieuse que doivent se poser les décideurs qui ont la volonté de mettre leur pays sur le chemin de la renaissance politique. Liberté politiqueouvre la discussion en profondeur sur les modalités de la gouvernance de réformes structurelles [1]. La réflexion sur la réforme appelle trois éléments concrets : 1/ sur les réformes institutionnelles ; 2/ sur la réforme territoriale ; 3/ sur la réforme de l’administration. Cette semaine : Quelques points de méditation préalable au sujet de la réforme, par Henri Hude :

"TOUTE APPROCHE fondatrice sur la possibilité de la réforme exige au préalable un temps de réflexion de fond sur les principes, y compris moraux et métaphysiques, avant d’entrer dans la nécessaire technicité d’une discussion pratique.

La réforme est le principal moyen d’éviter la révolution. Toutefois, elle dérange tant d’habitudes et froisse tant d’intérêts particuliers, qu’elle requiert chez les responsables de grandes qualités : sagesse, équité, habileté, patience.

Au reste, qu’est-ce qu’une révolution ? Ce mot évoque l’idée d’un changement radical modifiant la culture, le régime, l’économie et l’identité même de la société. Mais, il veut dire aussi, et originellement, un tour complet qui finit par nous ramener au même point. N’y a-t-il pas là matière à méditer ? Tout ceux qui savent et savent faire doivent aussi savoir méditer.  

L’un des plus sérieux obstacles à la réforme est la corruption. La plus grave et la plus fréquente corruption n’est pas celle qui se présente sous des formes sordides

Lire la suite de l'article

Réformer la France : en finir avec l’école républicaine

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Yves Morel.

Non, le problème de l’éducation nationale française ne vient pas de tel pédagogiste ou tel apologiste de Ferry. C’est le système en lui-même qui est défaillant. En ayant érigé l’égalité comme dogme suprême, l’école républicaine ne pouvait aboutir qu’à l’échec.

Nos concitoyens déplorent la crise actuelle de l’École républicaine. En attribuant la responsabilité au « pédagogisme », à visée égalitaire, ils réclament le retour à la communale ferryste et à l’Université napoléonienne, qui jouaient un rôle d’« ascenseur social ».
En vérité, les causes du marasme ne résident ni dans l’action des « pédagogistes » ni dans l’insuffisance des politiques, mais dans l’École républicaine elle-même, son inspiration, ses valeurs, ses principes et son mode de fonctionnement. Le ver n’est pas dans le fruit, c’est le fruit lui-même qui est vénéneux.

L’ABERRATION ÉGALITAIRE
L’École républicaine postule, à la suite des Lumières du XVIIIe siècle et de Condorcet, son précurseur direct, que les hommes sont égaux en dignité et en droit du fait de la commune existence en eux de la raison, armature de l’intelligence. Il importe donc d’édifier une démocratie égalitaire grâce à l’éducation qui exercera, affinera et enrichira l’intelligence par l’instruction. Tout au long du XIXe siècle, l’École fut considérée comme l’instrument d’émancipation du peuple et d’édification d’une telle démocratie. Encore eût-il fallu savoir ce qu’on entendait par égalité démocratique.

De nos jours, suivant l’exemple de Ferry

Lire la suite de l'article