Archives par étiquette : Réformer

Au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l’Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal

Lu sur le blog de la CFCT Métallurgie des Yvelines :

"les CSP supérieures auraient tendance à quitter le navire France et à accélérer la perte de notre rayonnement international. La remarque qui m'a été faite est que, de toutes façons, les gens qui ont du ressort et une qualification suffisante partent de France non pas pour des raisons de politique familiale mais parce que la France ne fait RIEN pour les encourager à maintenir et développer leur créativité sur place.

Exemple a été donné de l'entreprise LightVision, fondée et dirigée par Daniel Aït : une idée géniale, relayée par la presse (Science et Avenir, TF1) et par OSEO de lunette pour personnes atteintes de DMLA. Cette entreprise, malgré la volonté acharnée de son créateur, a fini par trouver un terreau de développement en Chine où les autorités ont fait tout ce qu'il fallait en termes de logistique et de simplification administrative, pour l'attirer. Et la France? Rien. Sans doute au nom de l'égalité républicaine devant la loi – égalité que même les très démocratiques Suisses savent tordre sous forme d'agréments fiscaux. Alors au lieu de réformer et de précariser le monde du travail, l'Etat ferait bien de simplifier la réglementation du droit commercial et fiscal, et de "promouvoir" les entrepreneurs au lieu de "démouvoir" les salariés….

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La France veut profiter du Brexit pour réformer le Parlement de l’UE

Capture d’écran 2017-08-30 à 20.50.50Dans une note datée d'aujourd'hui, 30 août 2017, intitulée "Position des autorités françaises sur la composition du Parlement européen dans la perspective des élections européennes de 2019 et des suivantes", on apprend que

"Du point de vue des autorités françaises, la révision de la composition du Parlement européen dans le contexte du retrait du Royaume‐Uni constitue une opportunité pour :

  • renforcer le caractère européen du scrutin en créant une circonscription européenne suffisamment représentative de la diversité politique européenne, d’une cinquantaine de sièges environ ;
  • assurer l’équité dans la représentation des citoyens des différents États membres en rétablissant le plein respect du principe de proportionnalité dégressive, inscrit à l’article 14 (2) TUE.

Sur le premier point, les autorités françaises expliquent :

"Le retrait du Royaume‐Uni, prévu en mars 2019, en amont des prochaines élections européennes, rendra disponible un contingent de 73 sièges, dans le respect du plafond de 750 sièges, plus le président, fixé par l’article 14 du Traité sur l’Union européenne (TUE). Il s’agit là d’une occasion unique pour introduire, en complément de l’élection de députés européens dans le cadre national, l’élection d’un premier contingent de députés élus sur la base de listes transnationales dans le cadre d’une circonscription européenne unique. […] Lors du vote, chaque citoyen disposerait de deux voix : l’une, pour l’élection des députés dans le cadre national, l’autre pour l’élection de députés dans le cadre de la circonscription européenne."

Sur le second point, la France souligne les "variations démographiques intervenues entre les

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On voit au travers des ralliements à Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Sarkozy pour contourner le résultat du référendum

Le G21 est un cercle de réflexion qui regroupe d’anciens hauts fonctionnaires, entrepreneurs et économistes, ayant exercé des responsabilités autant dans le secteur public que privé. Jean-Pierre Gérard, président (photo), Jean Hernandez vice-président, Henri Conze vice-président, Christian Després trésorier, Jacques Aurin secrétaire général, publient cette note :

Unknown-24"La plupart des commentaires sur le premier tour de l’élection présidentielle font référence à une opposition droite gauche. Il apparaît à l’évidence que le véritable enjeu organisé pour le deuxième tour correspond à la partition du corps électoral entre les eurolâtres, qui ne vivent que pour la suppression de la souveraineté française dissoute dans une Europe fédérale et antidémocratique, et les patriotes qui souhaitent que l’Europe soit construite sur des critères respectant mieux la volonté des peuples. Ce débat depuis le refus de la constitution européenne au référendum de 2005, est toujours sous-jacent dans toutes les consultations électorales. Aujourd’hui encore, on voit au travers des ralliements à E. Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Nicolas Sarkozy pour contourner le résultat du référendum.

Dans ces conditions, et vu le peu de clarté des propositions du candidat Emmanuel Macron, on ne peut s’en tenir qu’aux seules déclarations réelles et fermes qu’il ait faites. C’est-à-dire, sa vision de la France et ses souhaits pour l’Europe.

Emmanuel Macron souhaite représenter son pays. La première chose qu’il devrait faire serait d’en être fier, et d’assumer toute l’histoire de notre pays avec les bons et les mauvais côtés. Malheureusement, fidèle à son maître François Hollande,

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Avant de sortir de l’euro, réformer l’économie

Capture d’écran 2017-03-24 à 22.17.24Pierre de Lauzun (X et ENA), Directeur général à la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers, vient de publier un livre préfacé par Jacques Myard, Député-maire de Maisons-Laffite, intitulé EURO, vers la fin de la monnaie unique ?, question cruciale, souvent passionnée, surtout en pleine campagne présidentielle. 

De façon sereine et claire, l'auteur aborde la question de la monnaie, son histoire et son rôle, avant d'aborder cette question sur l'euro, monnaie qu'il considère être une erreur et par conséquent être un échec :

"[L]a principale déconvenue de l'euro est l'absence de convergence, après les illusions des premières années. Sur la croissance par exemple la divergence entre pays de la zone euro est considérable. Les performances allemandes sont indéniables, alors que l'Italie stagne depuis presque 20 ans. […] La zone euro ne fonctionne donc pas de façon optimale."

Néanmoins, maintenant que nous vivons avec, faut-il sortir de l’Euro ? Et si oui comment : seul ou en supprimant cette monnaie fédérale, voire en conservant cette monnaie commune à côté de monnaies nationales ? En termes simples, l'auteur décortique les différentes options qui s'offrent à nous et admet que la réponse n'est pas aussi évidente que certains le croient :

"En résumé, il n'est pas démontré que la sortie de l'euro serait juridiquement et comptablement désastreuse dans le cas de la France. Mais il y a un doute, et même en hypothèse favorable l'incertitude serait réelle, et la secousse appréciable."

Estimant cette opération très difficile à gérer politiquement, l'auteur préconise, avant

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Croire que l’on peut réformer une bureaucratie de la taille de l’UE, c’est de l’ordre de la croyance religieuse

Le 4 février, L’Action française organise un colloque : “La République contre le peuple !” Dans son journal L'Action française 2000, il nous est donné avant-goût des sujets qui seront explorés : 

"Comment les partis politiques français considèrent-ils l’Europe et comment se comportent-ils via leurs députés européens ? Y a-t-il un double discours, une continuité de pensée, un désintérêt, un désaveu, une volonté de sauvegarder les intérêts de la France ?

Capture d’écran 2017-01-19 à 21.51.44Ramu de Bellescize – Traditionnellement, nous avions en France des partis franchement anti-européens : je pense au Mouvement des Citoyens, au Front national et même à François Fillon, qui fut “l’aide de camp” de Philippe Seguin. Ce qui est étonnant, c’est que tous les discours sont devenus très aseptisés. On critique l’Europe mais sans plus adopter de positions de combat. L’Europe, il faut la garder, il faut la réformer, la tolérer… C’est une évolution surprenante de partis qui avaient un message clair, très réservé à l’égard de l’Europe, passés à un discours conciliant – à l’exception de Mélenchon. Au parti Les Républicains, il y avait traditionnellement une tendance anti-européenne qui n’a pas ressurgi avec François Fillon, qui mena pourtant le combat contre Maastricht. Mais sa profession de foi (son programme présenté aux primaires), est très pro-européenne, avec notamment l’adoption d’une forme de règle d’or, pour limiter les déficits, comme l’exige le Pacte budgétaire européen.

La France, championne et fondatrice de cette Union, dont on dit aujourd’hui qu’elle entendait en être le pilote, est-elle victime de la machine qu’elle a lancée

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Reformer l’antique Eglise d’Orient, le voeu de Mgr Sako

Mgr Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des chaldéens, propose à l'Eglise assyrienne (dont les chaldéens se sont séparés au XVIe siècle pour entrer en communion avec Rome) et à l'ancienne Eglise de l'Orient (séparée de l'Eglise assyrienne en 1968, principalement à cause de l'adoption du calendrier grégorien) de se réunifier, pour reformer l'antique Eglise d'Orient. Il s'explique dans La Croix :

"En septembre, nos trois Églises ont prévu un synode : je leur ai donc proposé de n’en faire qu’un seul et d’élire un patriarche commun, après que Mar Addaï II et moi-même aurons démissionné. Être divisé, c’est une grande faiblesse. L’unité, elle, est un signe de vie, qui redonnerait de l’espoir même aux chrétiens irakiens réfugiés. Ce serait aussi un témoignage à donner aux musulmans qui souvent m’interpellent sur cette division entre Églises chrétiennes.

Avec l’Église assyrienne et l’ancienne Église d’Orient, nous partageons la même doctrine, la même foi : seul nous sépare le vocabulaire. Le patriarche de l’Église assyrienne récemment décédé, Mar Dinkha IV, avait d’ailleurs signé avec le pape Jean-Paul II une déclaration christologique rétablissant la communion de foi. (…)"

Difficulté : ces deux Eglises "soeurs" de l'Eglise chaldéenne ne sont pas unies à Rome… Ce qu'en pense Mgr Sako :

"(…) Je pense que nous pouvons demander à Rome de respecter nos traditions, notre liturgie et les décisions de notre synode, comme c’était le cas au premier millénaire : ainsi, nous resterions une Église catholique mais avec notre particularisme oriental."

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Comment réformer ? Réflexion préalable sur l’idée de réforme

Qu'est-ce que réformer ? Comment réformer ? C’est la question sérieuse que doivent se poser les décideurs qui ont la volonté de mettre leur pays sur le chemin de la renaissance politique. Liberté politiqueouvre la discussion en profondeur sur les modalités de la gouvernance de réformes structurelles [1]. La réflexion sur la réforme appelle trois éléments concrets : 1/ sur les réformes institutionnelles ; 2/ sur la réforme territoriale ; 3/ sur la réforme de l’administration. Cette semaine : Quelques points de méditation préalable au sujet de la réforme, par Henri Hude :

"TOUTE APPROCHE fondatrice sur la possibilité de la réforme exige au préalable un temps de réflexion de fond sur les principes, y compris moraux et métaphysiques, avant d’entrer dans la nécessaire technicité d’une discussion pratique.

La réforme est le principal moyen d’éviter la révolution. Toutefois, elle dérange tant d’habitudes et froisse tant d’intérêts particuliers, qu’elle requiert chez les responsables de grandes qualités : sagesse, équité, habileté, patience.

Au reste, qu’est-ce qu’une révolution ? Ce mot évoque l’idée d’un changement radical modifiant la culture, le régime, l’économie et l’identité même de la société. Mais, il veut dire aussi, et originellement, un tour complet qui finit par nous ramener au même point. N’y a-t-il pas là matière à méditer ? Tout ceux qui savent et savent faire doivent aussi savoir méditer.  

L’un des plus sérieux obstacles à la réforme est la corruption. La plus grave et la plus fréquente corruption n’est pas celle qui se présente sous des formes sordides

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Réformer la France : en finir avec l’école républicaine

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Yves Morel.

Non, le problème de l’éducation nationale française ne vient pas de tel pédagogiste ou tel apologiste de Ferry. C’est le système en lui-même qui est défaillant. En ayant érigé l’égalité comme dogme suprême, l’école républicaine ne pouvait aboutir qu’à l’échec.

Nos concitoyens déplorent la crise actuelle de l’École républicaine. En attribuant la responsabilité au « pédagogisme », à visée égalitaire, ils réclament le retour à la communale ferryste et à l’Université napoléonienne, qui jouaient un rôle d’« ascenseur social ».
En vérité, les causes du marasme ne résident ni dans l’action des « pédagogistes » ni dans l’insuffisance des politiques, mais dans l’École républicaine elle-même, son inspiration, ses valeurs, ses principes et son mode de fonctionnement. Le ver n’est pas dans le fruit, c’est le fruit lui-même qui est vénéneux.

L’ABERRATION ÉGALITAIRE
L’École républicaine postule, à la suite des Lumières du XVIIIe siècle et de Condorcet, son précurseur direct, que les hommes sont égaux en dignité et en droit du fait de la commune existence en eux de la raison, armature de l’intelligence. Il importe donc d’édifier une démocratie égalitaire grâce à l’éducation qui exercera, affinera et enrichira l’intelligence par l’instruction. Tout au long du XIXe siècle, l’École fut considérée comme l’instrument d’émancipation du peuple et d’édification d’une telle démocratie. Encore eût-il fallu savoir ce qu’on entendait par égalité démocratique.

De nos jours, suivant l’exemple de Ferry

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Réformer la France : Identité, apprendre à haïr ?

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Anne Bernet.

Instrument de combat idéologique, d’abord destiné à discréditer le passé catholique et royal de la France auprès des jeunes générations, l’enseignement de l’histoire, en France, a pris, depuis une cinquantaine d’années, le phénomène allant en s’amplifiant, une dimension supplémentaire.

C'est désormais toute la civilisation occidentale et chrétienne qui est mise en accusation.
Efficace, la méthode a des contreparties dangereuses que nos gouvernants n’avaient pas vu venir. Là comme en maints autres domaines, les dangers de leurs choix se révèlent crûment. Et avec eux, les remèdes à apporter.

Partager un passé commun est, avec le partage d’un sol et d’une langue, un élément constitutif du sentiment national. Prendre conscience de ce passé, le connaître, l’admirer, l’aimer, se sentir lié intimement à ses héros, vouloir les imiter et poursuivre leur oeuvre a toujours relevé d’une éducation civique, patriotique, morale qui allait de soi dans toutes les cultures. Le retournement contre-nature opéré ces dernières décennies, déconstruisant la mémoire nationale, la rendant odieuse, cherchant à lui substituer des modèles exogènes apparaît donc pour ce qu’il est : l’un des facteurs de dissolution voulus de l’identité française destinée à se fondre à moyen terme dans un vaste magma cosmopolite et matérialiste.

Les républicains ont tôt compris, à la différence de leurs adversaires politiques, comment se servir de l’histoire pour façonner les mentalités et amener le « peuple » à partager leurs idées.

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Réformer la France : L’indispensable libération du carcan européen

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Gilles Varange.

Les insuffisances manifestes de la diplomatie française en Syrie n’ont fait que confirmer l’ampleur du déclin de notre présence dans le monde. La cause profonde ne se trouve pourtant pas d’abord chez les diplomates et ceux qui les dirigent. La première exigence est la restauration préalable d'un véritable État souverain.

Au pays de Louis XI et de Richelieu, de Vergennes et de Talleyrand, s’il est une idée ancrée dans les esprits, c’est bien celle attribuant un rôle essentiel à la diplomatie dans la prospérité et la grandeur d’une nation. Ainsi, si le général de Gaulle continue d’être reconnu comme la personnalité politique la plus marquante de notre histoire récente, c’est moins en tant que fondateur d’une Ve République désormais agonisante, moins en tant que redresseur de Finances publiques retombées en déshérence que comme l’initiateur d’un nouveau cours de la politique étrangère française dont il ne reste pourtant, là non plus, à peu près rien. Mais si l’abandon des principes qui guidèrent avec succès l’action extérieure du général-président crève les yeux, la cause en est presque toujours recherchée dans la « trahison » ou le manque de courage de ses successeurs. Évident refus d’admettre la réalité, à savoir que la dilution de notre influence diplomatique n’est que l’une des conséquences les plus manifestes du dramatique affaissement de la puissance française depuis un demi-siècle.

Pas d’influence durable sans puissance. Telle est

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Réformer la France : Défense, le prix de l’indépendance

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, Mathieu Epinay.

La perception politique des risques, les stratégies d’équipement et la question des hommes sont trois axes structurants de la politique de défense, essentiels à l’indépendance de notre pays. Analyse en trois points de nos forces et de nos faiblesses.

La situation géopolitique actuelle offre à la France des opportunités diplomatiques sans précédent en Afrique, en Russie, en Orient, sur les fondements historiques d’une oeuvre encore présente dans les mémoires et sur la réalité géographique d’un ensemble unique de possessions territoriales et maritimes.

Pourtant, l’étau européen actionné par notre « plus vieil allié », l’Amérique, se resserre sur notre pays. Le projet d’union transatlantique veut créer un « Otan économique » qui risque de nous étouffer. Plus que jamais, la question de notre indépendance est donc posée : au-delà d’un nécessaire sursaut politique, elle impose que nous tenions fermement certaines positions.

1/Sauvegarder notre indépendance

Il s’agit d’abord de préserver un système de dissuasion qui est le meilleur au monde en termes de performances, d’efficience et d’intelligence. Les missiles balistiques des sous-marins et les missiles de croisière des Rafale viennent d’être modernisés. Grâce aux
investissements considérables réalisés naguère, le prix à payer aujourd’hui – 20 % du budget d’équipement des armées – est dérisoire au regard d’enjeux considérables. Car ces capacités nucléaires mettent notre pays à l’abri des chantages et sanctuarisent notre indépendance. C’est aussi un puissant levier diplomatique.

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Réformer la France : crise économique, trois propositions pour en sortir

Exclusivité du Salon Beige: la diffusion des différents articles du dossier de Politique Magazine consacré à l'indispensable réforme nationale. Aujourd'hui, François Reloujac.

Dans un monde globalisé où règne le libre-échange et où les textes qui régissent le fonctionnement de l’économie s’écrivent essentiellement au niveau européen, c’est une vraie gageure que d’imaginer trois mesures nationales qui pourraient améliorer la situation. Il est cependant possible d’amorcer un redressement avec des décisions dont la portée symbolique
dépasse la simple conséquence immédiate.

1/ Donner une nouvelle mission à l’Académie française
La plupart des textes européens sont d’abord écrits et discutés en anglais, puis plus ou moins bien transposés dans les diverses langues des pays de l’Union européenne. C’est sur ces traductions approximatives que l’on demande aux Parlements nationaux de se prononcer. C’est, ensuite, sous l’unique contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne que ces textes sont interprétés et ils le sont dans une optique téléologique.
Autant dire que les parlementaires nationaux se prononcent sur des textes dont ils ne mesurent pas les conséquences. Ainsi, à partir du dernier trimestre 2014, le nouveau calcul du PIB intègrera obligatoirement les chiffres de « l’économie non observée », même si, en France, pour ne pas effrayer la population, l’Insee continuera à « communiquer » uniquement sur un PIB n’incluant pas ces chiffres. Cette « économie non observée » recouvre en fait les « transactions » occultes, c’est-à-dire, entre autres, la prostitution, le trafic de drogue, le travail au noir, la vente clandestine des produits

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