Archives par étiquette : questions

Les électeurs attendent le FN sur les questions d’immigration, de sécurité et de lutte contre l’islamisme

Tandis qu'au FN débute aujourd'hui un séminaire sur la stratégie du parti, Hervé de Lépinau signe une tribune sur Boulevard Voltaire :

Herve-de-lepinau"La lettre de Florian Philippot aux membres du groupe de travail « Thématiques de campagne », publiée dans Le Figaro le 18 juillet, a le mérite de clarifier le corpus idéologique du projet politique voulu par le vice-président du Front national. Il constitue également une justification des orientations qu’il a impulsées en matière de communication et de stratégie, domaines dont il a la charge au sein du mouvement, et qui ont contribué pour partie aux mauvais résultats des élections présidentielle et législative.

Alors qu’on serait en droit d’attendre une autocritique sur le fond, puisque les derniers scrutins ont été un échec, c’est une remise en cause de la forme qui est proposée, avec pour ligne directrice le maintien de la sortie de l’euro, doctrine qui ne peut souffrir aucune critique et qui, selon son concepteur, n’aurait pas pesé dans la défaite. Voire…

Puisqu’il est question de communication et de stratégie, posons quelques constats.

1) Alors que Marine Le Pen a commencé sa campagne avec des intentions de vote proches de 30 %, elle n’a cessé de perdre des points, semaine après semaine, pour passer sous la barre fatidique des 20 %, sans que ceux chargés de la stratégie et de la communication ne corrigent en temps voulu ce qui devait être corrigé pour mettre un terme à cette dégringolade.

2) Tandis que ceux qui ont fait une campagne de terrain, en marge des

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Les procès sur les questions de morale (contraception, mariage, avortement) ont engendré une « hostilité » envers les chrétiens

Unknown-5Samuel Alito est juge à la Cour suprême des États-Unis. Excellent juriste et catholique conséquent, Alito a été désigné par l’archevêque de Philadelphie, Charles Chaput, pour prononcer le discours lors de la cérémonie de remise des diplômes universitaires aux lauréats du séminaire Saint-Charles-Borromée de Wynnewood (Pennsylvanie), le 17 mai dernier. Il y a énoncé quelques fortes paroles sur la liberté religieuse mise à mal aux États-Unis… Traduction de Christianophobie Hebdo :

"Pendant presque tout le cours de ma vie, le peuple américain était uni par un profond respect pour la liberté religieuse. Mais depuis peu, les choses ont commencé à changer […] L’idée qu’une expression puisse être proscrite si elle exprime une opinion jugée offensante, s’est répandue dans tout le pays. »

Les procès sur les questions de morale sexuelle – y compris sur les contraceptifs, le mariage entre personnes de même sexe, l’avortement – ont engendré une « hostilité » envers les chrétiens qui tiennent aux valeurs morales traditionnelles, a déclaré Alito.

Évoquant son opinion dissidente dans l’affaire Obergefell vs. Hodges, qui a fait jurisprudence en légalisant le mariage entre personnes de même sexe –, il a déclaré :

« Je suppose que ceux qui se cramponnent à ces vieilles convictions, auront encore la possibilité de les chuchoter dans quelque recoin de leurs maisons, mais s’il leur prenait l’idée de les exprimer en public, ils risqueraient alors d’être stigmatisés comme fanatiques et traités comme tel par les institutions gouvernementales, leurs employeurs et leurs écoles. »

Parlant aussi de la

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La gauche a remporté une bataille idéologique en soumettant toutes les questions politiques à l’économie

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"[…] force est de constater que la France manque cruellement d’une vraie droite de gouvernement. Les électeurs de droite ont, en effet, le choix entre une droite apte au gouvernement, mais honteuse de ses valeurs – ou plutôt celles de ses électeurs – et une droite inapte à gouverner.

C’est ainsi que François Fillon, après avoir créé la surprise aux primaires, a délibérément « oublié» le pan civilisationnel de son programme (le rejet du totalitarisme islamique, la défense de la famille traditionnelle, etc.), pour ne plus se concentrer que sur les réformes économiques et sociales. Même si je partageais une bonne partie de son positionnement en ce domaine, occulter la moitié de son programme au motif que la presse bien-pensante la réprouve est un signe particulièrement inquiétant d’absence de courage politique – ou d’absence de conviction.

D’un autre côté, l’électeur de droite peut aussi voter pour le FN. Mais, là, il ne semble pas que les équipes soient prêtes à gouverner. La calamiteuse intervention de Marine Le Pen, lors du débat de l’entre-deux tours, a manifesté une sorte de « j’men foutisme», ou d’amateurisme, aussi inquiétante que l’absence de courage (ou de conviction) de François Fillon.

En sorte que tout se passe comme si les seuls capables de gouverner pour faire avancer leurs idées étaient les élus de gauche. Ce que confirmait l’« ouverture à gauche » de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, la gauche a remporté une importante bataille idéologique en soumettant toutes

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Pèlerinage pour la France, le chanoine Denis répond à nos questions

Pourquoi organiser un tel pèlerinage ?

Fullsizeoutput_5Comme vous pouvez le constater, à l’occasion des échéances électorales un certain nombre d’initiatives sont prises dans les diocèses et des prêtres de tout horizon organisent des conférences, des veillées de prières ou encore des neuvaines pour la France. Avec mes confrères du Sud de la France, en cette période pleine d’incertitudes, il nous apparaissait important de ne pas rester les bras croisés : en proposant ce pèlerinage pour la France, nous ne cherchons pas autre chose qu’à relier le temps d’une journée l’Eglise militante avec l’Eglise triomphante. Le 29 avril prochain, pour les fidèles du rang il s’agira de marcher en compagnie des saints de France pour la France.

Quel est le sens de cette démarche ? 

Avant toute chose : remplir un devoir de cohérence ! Dans notre existence, il ne peut y avoir deux vies parallèles : la vie qu’on nomme spirituelle et l’autre, la vie dite séculière. En tenant compte de ses racines chrétiennes, la fille aînée de l’Eglise est en mesure de donner une orientation sûre à ses citoyens, de renforcer cette conscience d’appartenir à une civilisation commune. La question n’est pas tant de « vivre ensemble » que de « prendre plaisir à vivre ensemble ». C’est ce qu’on appelle vivre en chrétienté. La civilisation chrétienne est bien plus je crois qu’un consensus mou, elle est civilisatrice dans la mesure où s’appuyant sur les principes de l’évangile elle dessine les espaces de paix et de sociabilité pour reprendre l’expression plaisante du professeur Pierre Chaunu.

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Questions autour des réponses de l’ONU à l’exploitation des femmes

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"La session 2017 de la Commission de la condition de la femme de l'ONU va-t-elle omettre de traiter les nouvelles formes d'exploitation de la femme ? Production et transfert d'ovocytes, gestation pour autrui, vente de lait maternel, etc… sont pourtant en plein développement.

C'est en sa qualité d'organisme consultatif auprès de l'ECOSOC (Comité des droits économiques, sociaux et culturels), principal organe exécutif de l'Assemblée générale des Nations Unies, qu'une délégation de La Manif Pour Tous Tous participe à la session annuelle de la Commission de la condition de la femme qui se tient actuellement au siège des Nations Unies à New York (13 au 24 mars). Le thème de cette année est « L'autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution ». Emmenée par Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, la délégation participe également aux conférences et débats. La délégation rencontre de nombreuses ONG lors de rendez-vous ou d'événements satellites. Alors que les interventions en séances plénières portent largement sur les discriminations à l'égard des femmes, en particulier sur le plan professionnel, les nouvelles formes de violences et d'exploitations – telles que l'exploitation procréative – qui connaissent actuellement un développement fulgurant, ne sont pas abordées.

L'urgence d'une mobilisation internationale 

En participant à ce sommet mondial de premier plan, le mouvement montre une nouvelle fois sa capacité à s'impliquer efficacement dans les combats majeurs qui sont les siens autour de la famille, de l'intérêt supérieur de l'enfant et de la dignité de l'homme et de la femme. La question de la

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Colloque “L’Occident contre l’Europe” : questions à Fabrice Sorlin


Avant le colloque du 1er avril, Le Salon Beige a interrogé l’organisateur Fabrice Sorlin.

Affiche

J’aimerais préciser, en préambule de ces quelques questions, que si je porte le projet de ce colloque, l’idée même de celui-ci est le fruit de longues et productives discussions que nous avons eues entre amis, dont la plupart sont d’ailleurs intervenants lors du colloque. C’est aussi pour cette raison, que si ce colloque est principalement porté par l’association Société Française de Démographie (SOFRADE) que je préside avec Guillaume de Thieulloy comme vice-président, c’est aussi le fruit du travail d’associations amies et partenaires comme la jeune et prometteuse association Ouest-Est dont l’objet est d’œuvrer au rapprochement des peuples européens de l’Ouest et de l’Est ; le dynamique Cercle Pouckine bien connu des russophiles parisiens ; ainsi que ce remarquable média de la réinformation, blog préféré des Français, sur lequel vous me lisez en ce moment. Fabrice Sorlin.

Vous organisez le 1er avril prochain un grand colloque à la Maison de la Chimie à Paris. Pourriez-vous nous dire pour quelles raisons ?

Depuis quelques semaines, nous sommes entrés dans la période de pré-campagne électorale, au bout de laquelle les Français auront à choisir leur nouveau président et leurs députés. Après cinq années de socialisme et son cortège funèbre de cassure identitaire, fracture sociale et déchirure morale qui laissent une France aux abois, il me semble que les Français ont parfaitement compris que les enjeux de la présidentielle de 2017 seront cruciaux non seulement …

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Questions autour du texte Amoris Laetitia

Image-petition-dubia2Le 14 novembre 2016, le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des Sciences historiques, le cardinal Raymond L. Burke, patron de l'Ordre de Malte, le cardinal Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne, et le cardinal Joachim Meisner, archevêque émérite de Cologne, ont rendu publiques sur le site de Sandro Magister, les questions qu'ils ont posées au pape à propos de la réception de l'exhortation post-synodale Amoris Laetitia. Le cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, s'était personnellement chargé de les présenter au pape.

La forme du recours des cardinaux est celle des interrogations classiques que l'on adresse au Saint-Siège : ce sont des dubia (des doutes), formulés de telle sorte qu'ils demandent une réponse par « oui » ou par « non », en référence à la parole évangélique : « Que votre oui soit oui ; que votre non soit non » (Mt 5, 37). Le schéma de chaque question est d'une simplicité qu'on peut justement dire évangélique : le magistère antérieur « fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l'Église » est-il invalidé sur les points où Amoris lætitia semble en contradiction avec lui ?

Il s'agit ici de questions de foi et de morale dans les matières les plus graves. Elles sont posées par des membres du Sacré Collège. Elles sont adressées au Successeur de Pierre, dont la mission est précisément d'affermir ses frères dans la foi (Lc 22,32).

Pour exprimer respectueusement votre appui à la lettre

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4 questions à Fabrice Hadjadj à propos du colloque “Qu’est-ce que la France ?”

6a00d83451619c69e201b8d240e62a970c-800wiPrendre pour thème des Rencontres Philanthropos : « Qu'est-ce que la France ? », n'est-ce pas trop ambitieux ? Et n'est-ce pas, en même temps, reconnaître que plus rien de commun n'unit les Français ?

Il ne s’agit pas d’ambition mais d’un tropisme (ou d’un travers) à la fois poétique et philosophique. J’entends toujours les mots dans leur sonorité, dans leur évocation (ça, c’est pour la poésie), et je cherche aussi l’essence qu’ils désignent (ça, c’est pour la métaphysique). Ainsi me semblait-il évident de faire résonner ce nom pour lui-même, dans la question la plus simple, sans prédicat, laquelle est aussi la question élémentaire de l’enfant autant que du contemplatif, du naïf autant que du penseur : « Qu’est-ce que c’est ? » Répondre à cette question, c’est sans doute répondre d’abord à la question de savoir quelle est la substance d’un pays, d’une nation, d’une patrie, d’un État (je mets plusieurs termes pour la laisser ouverte au maximum). Dans quoi réside la France ? Dans une idée platonicienne ? Un ange de la Nation ? Une volonté de Dieu (ce que suggère l’histoire de Jeanne d’Arc) ? Une mémoire collective ? Des valeurs ? Le paradoxe qui me frappe le plus, c’est justement cette ambition républicaine de porter des « valeurs universelles » qui apparaît à travers les expressions « terre d’accueil », « patrie des droits de l’homme », mais qui, en même temps, vide la réalité française de toute spécificité, de toute singularité historique, et conduit la France, au nom de l’universalisme, à devenir une succursale de l’économie mondialisée. Vouloir être tout pour tous, c’est se condamner à n’être

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Posez vos questions à Jean-Frédéric Poisson

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Plusieurs lecteurs nous ayant interrogé sur tel ou tel point de la doctrine, du programme, ou de la stratégie politique de Jean-Frédéric Poisson, nous lui avons naturellement fait remonter ces questions.

Il nous a dit hier qu'il était à la disposition des lecteurs du Salon beige pour répondre – y compris aux "questions qui fâchent".

Vous pouvez donc poser vos questions en remplissant le formulaire ci-dessous.

Nous lui transmettrons à 15h et il nous répondra dans l'après-midi (avant minuit, car, après, il n'a plus le droit de parler en public…). Naturellement, il est vraisemblable que beaucoup de questions se recoupent, nous les regrouperons alors pour lui gagner du temps.

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Dans les déterminants du vote, les questions économiques n’arrivent que loin derrière

Extraits d'un entretien donné par Bruno Larebière à Atlantico :

Images-15"[…] Mercredi soir sur France 2, invitée du 20 heures, Marine Le Pen a poursuivi dans cette stratégie d’évitement, manifestant clairement qu’elle n’entend nullement rompre avec la ligne qu’elle s’est fixée, celle de l’« apaisement ». Elle a refusé, tel le cheval devant l’obstacle, de répondre à toutes les questions qui l’auraient amenée sur un terrain autre que celui du « peuple contre les élites ». A Julian Bugier qui évoquait une « victoire identitaire », celle des « Américains blancs, déclassés », Marine Le Pen a répondu qu’il s’agissait d’« une erreur d’analyse » et que « racialiser » les résultats de l’élection américaine était « n’avoir rien compris à ce qui s’est passé », qui n’est rien d’autre que « la volonté de rompre avec la mondialisation sauvage » et « la volonté de retrouver la nation ».

Or c’est à tout le moins un peu court. Le New York Times a clairement montré que l’électeur type de Donald Trump est un homme blanc marié et chrétien de plus de 45 ans, habitant ce que peut appeler, en allusion aux travaux de Christophe Guilluy, « l’Amérique périphérique », pour qui la question la plus importante (« Most important issue ») est l’immigration. Dans les déterminants du vote, les questions économiques n’arrivent que loin derrière : si les électeurs de Trump considèrent que leur situation économique personnelle est moins bonne que celle de leurs parents, et que celle de leurs enfants sera pire encore, cela n’est pas exprimé comme l’élément qui a motivé leur vote.

Images-16Marine Le Pen reprend, une fois de plus mais plus visiblement

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Notation des candidats : 3 questions à François Billot de Lochner

Le Salon Beige a interrogé François Billot de Lochner, Président de la Fondation de Service politique :

La Fondation de Service politique a entrepris de noter les candidats à la primaire du 2 novembre. Où en êtes-vous ?

FNous avons réalisé, en octobre dernier, une première notation des candidats à la primaire des Républicains et du Centre, qui a été rendue publique à la fin du mois dernier. A cet égard, j’ai donné le résultat de nos travaux lors d’un grand meeting du PCD qui s’est tenu à Lyon, fin octobre, et que le Salon beige a bien voulu relayer.

Les sept prétendants ont, depuis ce moment, approfondi leurs programmes, pris des positions nouvelles, donné des indications complémentaires par rapport aux vingt mesures que nous leur avons proposées dans notre Manifeste de la dernière chance. C’est la raison pour laquelle je développe tous les soirs, depuis lundi dernier, au cours du journal de TV Liberté, les positions des candidats, thème par thème.

Nous retravaillons actuellement sur la note définitive qui sera attribuée à chacun d’entre eux, la semaine prochaine.

La nouvelle notation sera-t-elle différente de la précédente ?

D’ores et déjà, nous pouvons vous indiquer que les notes finales seront assez proches de nos premières notations. Jean-Frédéric Poisson devrait rester, et de loin, le mieux noté, même si sa note baisse légèrement. Celle de François Fillon, second de la classe, sera probablement revalorisée, sans que ce candidat obtienne cependant la moyenne. Il en serait de même pour Messieurs Sarkozy, Copé et Lemaire.

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