Archives par étiquette : prétendre

Les civils algériens ayant subi des dommages physiques liés au conflit peuvent prétendre à une pension

Nous ne sommes toujours pas sortis de la guerre d'Algérie… Le Conseil constitutionnel a censuré, le 8 février, un texte de loi de 1963 qui réservait le droit à une pension pour les victimes d’attentats, durant la guerre d’Algérie entre 1954 et 1962, aux seules personnes possédant la nationalité française à la date de la promulgation de cette loi. Jean Sévillia réagit au micro de Boulevard Voltaire.

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Prétendre que les djihadistes trahissent l’islam est une erreur

Titulaire d’un doctorat d’Etat en sciences politiques, Annie Laurent s’est spécialisée dans les domaines touchant aux questions politiques du Proche-Orient, à l’Islam, aux chrétiens d’Orient et aux relations interreligieuses. Extrait d'un entretien donné au Rouge et Noir :

"« Ce n’est pas ça l’islam », entendons-nous régulièrement après un attentat islamique. Les mouvements djihadistes se situent-ils en marge de l’islam ?

Il est de bon ton d’affirmer que l’islamisme, au sein duquel le djihadisme constitue la forme violente, est étranger à l’islam, qu’il en constitue une perversion ou un accident de l’histoire. Cela est faux. D’ailleurs, jusqu’au XXe siècle, en Occident, la religion des musulmans était appelée « islamisme ». Désormais, on veut distinguer l’islam compris comme religion de l’islamisme compris comme idéologie. Mais les deux dimensions sont étroitement mêlées.

Le Coran comporte des dizaines de versets dans lesquels Allah demande aux musulmans de combattre, de tuer, d’humilier, etc. Je n’en citerai ici que deux : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens selon le Coran], ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humiliés » (9, 29). Et celui-ci : « Que les incrédules n’espèrent pas l’emporter sur vous ! Ils sont incapables de vous affaiblir. Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez de forces et de cavalerie, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et le vôtre » (8,

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Prétendre que l’Eglise a provoqué la chute de Rome est un anachronisme

Dans un entretien au R&N, Michel de Jaeghere (Les derniers jours : la fin de l’Empire romain d’Ocident, Les Belles Lettres) répond aux arguments des deux principaux historiens qui ont prétendu que le christianisme avait provoqué la chute de Rome :

"[Le] premier argument [d'Edward Gibbon] est que le christianisme aurait découragé les vertus militaires et incité les Romains à « s’ensevelir dans les cloîtres ».
Or ce n’est nullement le cas. Nous évoquions à l’instant la bénédiction, par Saint Ambroise, de l’Empereur Gratien partant combattre les barbares. Tout en proclamant que l’empire était mortel, comme l’étaient toutes les constructions humaines, Saint Augustin a lui-même encouragé son ami Boniface à défendre l’empire les armes à la mains. Il est bien vrai qu’aux IIè et IIIè siècles, certains rigoristes s’étaient demandés, comme Tertullien, si un chrétien pouvait porter les armes pour servir un empire persécuteur du christianisme. Cette réserve n’était pas partagée par tous les chrétiens : ceux-ci étaient bien présents dans l’armée au IIIe siècle, puisque Dioclétien prit en 302 un édit visant à en purger les légions. La question fut, quoi qu’il en soit, tranchée avec l’avènement de Constantin. Dès 314, un concile réuni dans Arles excommunia les chrétiens qui refuseraient de servir militairement l’Empereur. Rien n’indique, au IVè siècle, que des Chrétiens aient prêché l’objection de conscience. Il est exact qu’à cette époque, les Romains fuyaient souvent le service militaire : la condition militaire était rude, et elle ne procurait plus ni privilèges juridiques ni avantages

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Les clandestins pourront prétendre au droit au logement

Alors que le Gouvernement, reconnaissant lui-même une carence de logements pour les actuels ayant-droit, a lancé une utopique et coûteuse politique du logement, un amendement veut élargir ce droit au logement aux futurs clandestins…

"C’est le député UMP du Loiret Claude de Ganay qui a levé le lièvre : le projet de loi de Cécile Duflot (photo)pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) permettra aux immigrés clandestins non européens d’obtenir une attestation d’élection de domicile permettant de faire valoir le droit opposable au logement. À l’origine de ce qui constitue, selon le député, « une bombe économique et sociale » aux« conséquences dramatiques sur l’engorgement des demandes de logements sociaux », un amendement « adopté en catimini », le 14 octobre, au Sénat, sur proposition de l’écologiste Aline Archimbaud, élargissant les possibilités de domiciliation aux droits civils (dont le droit au logement), alors que le texte de Cécile Duflot prévoyait de le limiter aux droits communs (aide juridictionnelle, etc.)".

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