Archives par étiquette : presse

Presse à scandales : pour quelle réalité ?

Le Point vient de publier un long article à charge contre la communauté de Riaumont, qui serait impliquée dans un vaste scandale de pédophilie. Il semble assez complexe de démêler le vrai du faux, l'article se nourrissant du scandale pour pratiquer l'amalgame. On peut estimer en effet que celui qui a écrit ce qui suit maîtrise mal le sujet :

"Cette dernière [la Congrégation pour la doctrine de la foi] a pour objectif de réintégrer au sein de l'Église les traditionalistes et partisans du rite tridentin, qui consiste notamment à faire la messe en latin [sic]."

On y lit aussi, à la fin de l'article, que l'abbé Régis Spinoza est

"un ancien de Riaumont mis en cause dans une affaire de maltraitance dans une enquête ouverte par le parquet de Bourges".

Il est en effet facile de pratiquer l'amalgame, puisque l'on se souvient en effet que l'Institution l'Angélus, près de Bourges, a été fermée l'an dernier, notamment sur la base d'accusations d'abus sexuels. Or, un an après, sans nouvelle donnée par la presse qui s'était pourtant repue du scandale, il semble que ces accusations ne reposent en fait sur rien. Nous avons interrogé Me Alexandre Varaut, avocat de l'abbé Spinoza, afin de savoir comment évolue l'affaire de l'Angélus :

Où en est l'affaire de l'Angélus, démarrée en juin 2017 ?

Cette affaire a démarré en fanfare avec une perquisition menée simultanément par la gendarmerie, l’URSSAF, la répression des fraudes, etc…

Dans les jours qui ont suivi, le procureur

Lire la suite de l'article

Une guide d’Europe incarne Sainte Jeanne d’Arc. La presse discriminative veut voir seulement une métisse.

Pourtant le comité a été clair

"La jeune-fille "répond aux quatre critères de choix que nous nous sommes fixés : résider à Orléans depuis dix ans, être scolarisée dans un lycée orléanais, être catholique et donner du temps aux autres", avait expliqué la présidente du comité Jeanne d'Arc lors de la désignation de Mathilde Edey Gamassou.

03-Jeanne2017-533x800Pour les Scouts d'Europe, l'histoire est belle : Mathilde succède à son amie Priscille à la fois à la tête de la même patrouille guide et à l'honneur d'incarner Jeanne d'Arc. Récit.

Que loin de ces récupérations politiques, chaque catholique fasse sien ce message adressée par la Présidente d'"Honneur aux scouts d'Europe : 

« Je leur dirais que Jeanne d’Arc a quelque chose à leur dire.

Scouts et guides, routiers et guides-aînées, vous avez tant à apprendre de Jeanne ! J’appelle les scouts à regarder l’histoire de France avec amour, avec foi. Sans la transformer. Il existe dans notre histoire, dans l’histoire de notre patrie, des personnalités qui nous ont constitués. Ainsi fut Jeanne. C’est pourquoi il faut rendre hommage à ces personnalités.

Professionnellement, j’accompagne des jeunes toute la journée ; je vois que c’est notre mission à nous adultes, transmettre et former. Comprenez ! Il faut que notre histoire, nous la transmettions. Nous devons former les jeunes, afin qu’ils soient, à leur tour, acteurs de l’histoire.

Tous les scouts sont concernés. C’est vrai que, dans l’ensemble de la jeunesse chrétienne aujourd’hui, il y a 80% qui sont des scouts. Et c’est une joie. Les

Lire la suite de l'article

Dénoncer le militantisme politique des journalistes, ce n’est pas porter atteinte à la liberté de la presse

Capture d’écran 2018-04-25 à 07.54.34L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) témoigne de l'hostilité croissante des responsables politiques à l’encontre des journalistes. L'ONG classe ainsi sur le même plan les persécutions physiques, comme en Corée du Nord, et la dénonciation par Donald Trump du militantisme politique des journalistes : 

"L’hostilité des dirigeants politiques envers les médias n’est plus l’apanage des seuls pays autoritaires comme la Turquie (157e, -2) ou l’Egypte (161e), qui ont sombré dans la “média-phobie” au point de généraliser les accusations de “terrorisme” contre les journalistes et d’emprisonner arbitrairement tous ceux qui ne leur prêtent pas allégeance.

De plus en plus de chefs d’Etat démocratiquement élus voient la presse non plus comme un fondement essentiel de la démocratie, mais comme un adversaire pour lequel ils affichent ouvertement leur aversion. Pays du Premier amendement, les Etats-Unis de Donald Trump figurent désormais à la 45e place du Classement, en recul de deux places. Le président adepte du “media-bashing” décomplexé, en qualifiant les reporters d’“ennemis du peuple”, use d’une formule utilisée autrefois par Joseph Staline."

Ainsi, il serait interdit de critiquer le travail, souvent politique et militant, de journalistes qui se croient investis d'une mission quasi-divine. Or, si la liberté de la presse est à respecter, celle de la liberté d'expression, y compris à l'encontre de la presse, est également légitime.

Dans cette nouvelle édition, la Norvège reste en tête du Classement pour la seconde année consécutive, talonnée comme l’an dernier par la

Lire la suite de l'article

Une agence de presse turque publie les implantations des forces spéciales françaises en Syrie

Thumbs_b_c_bd732f263cbca3ae60e4755369915d05Jeudi 29 mars, Emmanuel Macron annonçait à une délégation des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants arabes et kurdes syriens, le "soutien de la France", avec l'objectif de bloquer dans la région l'avancée de l'armée turque.

En représailles, l’agence de presse turque Anadolu a publié une carte détaillant les implantations des forces spéciales françaises dans le nord de la Syrie.

Lire la suite de l'article

Lettre ouverte des moniales Trappistines Syriennes : “Libère-nous Seigneur de la guerre … et libère-nous de la mauvaise presse …”

Appeler les choses par leur nom, voici le commencement de la paix :

Orto"Quand les armes se tairont-elles? Quand se tairait tant de journalisme partiel? Nous, qui vivons en Syrie, nous sommes dégoûtés par l’indignation générale qui se lève pour condamner ceux qui défendent leur propre vie et leur propre terre.

A plusieurs reprises ces mois-ci, nous nous sommes rendus à Damas. Nous y sommes allés après que les bombes des rebelles aient fait un massacre dans une école. Nous y étions également voici quelques jours seulement, le jour après que 90 missiles tirés à partir du faubourg de Goutha soient tombés sur la partie de la ville sous le contrôle du gouvernment. Nous avons écouté les récits des enfants, la peur de sortir de chez eux et d’aller à l’école, la terreur de devoir voir encore leurs camarades de classe, ou eux-memes, sauter dans les airs. Ces enfants ne parviennent pas à dormir la nuit à cause de la peur qu’un missile arrive sur leur toit. La peur, les larmes, le sang et la mort. Ces enfants ne sont-ils pas aussi dignes de notre attention?

Pourquoi l’opinion publique n’a-t-elle pas cillé, pourquoi personne ne s’est-il indigné, pourquoi n’y a-t-il pas eu d’appels humanitaires ou autre en faveur de ces innocents? Pourquoi n’est-ce que lorsque le gouvernement syrien intervient, en suscitant la gratitude de la part des citoyens Syriens qui se sentent ainsi protégés contrte tant d’horreur (on l’a constaté, et ils nous l’ont raconté), pourquoi seulement à ce moment-là

Lire la suite de l'article

Près de 80M€ d’argent public pour la presse en 2016

Le 2 mars 2018, le gouvernement a présenté le montant des aides dont ont bénéficié 368 titres de presse en… 2016.

Sur les près de 80M€ distribués, on note plus de

  • 7,9 M€ pour Aujourd'hui en France
  • 6,3 M€ pour Libération
  • 5,7 M€ pour Ouest France
  • 5,7 M€ pour Le Figaro
  • 5 M€ pour Le Monde
  • 4,3 M€ pour La Croix
  • 3,6 M€ pour l'Humanité
  • 1,4 M€ pour Marianne
  • 1,4 M€ pour Le Dauphiné Libéré
  • 1,3 M€ pour Presse Océan
  • 1,3 M€ pour Le Journal du Dimanche
  • 1,2 M€ pour l'Equipe
  • 1,2 M€ pour La Dépêche du Midi
  • 1,2 M€ pour Le Parisien
  • 1,1 M€ pour Le Journal de la Haute Marne
  • 1,1 M€ pour Le Télégramme
  • 1,1 pour Le Progrès
  • 1 M€ pour La République des Pyrénées

Par ailleurs, 

  • Présent a obtenu un peu plus de 250 000€
  • Famille chrétienne a obtenu un peu plus de 350 000€
  • L'Homme nouveau un plus de 22 000€

Retrouver ce bilan dans ce Tableau des titres aidés en 2016 (format excel)

Lire la suite de l'article

Liberté de la presse ?

Scandale : Trump empêche une journaliste de faire son travail. Hein ? Comment ? C'est Edouard Philippe ?

Lire la suite de l'article

Presse aux ordres : Robert Ménard relaxé

C’est une bonne nouvelle pour la liberté d’expression :

“Le maire de Béziers  Robert Ménard (…) poursuivi pour diffamation par le journal Midi Libre et son propriétaire, Jean-Michel Baylet, pour une affiche de 2016 accusant les reporters du quotidien d’être «en laisse», a été relaxé vendredi à Béziers.

Le quotidien régional et son copropriétaire, alors ministre des Collectivités territoriales au sein du gouvernement du président Hollande, avaient été directement visés par une campagne d’affichage municipal du maire de Béziers (Hérault).

Sur la photo, un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre. Et un slogan: «Tous les jours, l’info en laisse». «A qui appartient Midi Libre?», interrogeait aussi l’affiche: «A J.-M. Baylet, ministre des collectivités territoriales».”

Ce n’est pas un hasard si la presse écrite est en perte de vitesse

Lire la suite de l'article

La loi sur les “Fakes news” est une loi de censure au profit de la grosse presse

C'est l'aveu de Florian Bachelier, Député LREM de la huitième circonscription d'Ille-et-Vilaine, Premier Questeur de l'Assemblée Nationale, dans cette tribune publiée dans Ouest France et intitulée "Les Fake News portent atteinte à la souveraineté de l'Etat" (rien que ça) :

06dd4143-cd9b-41ad-964c-9f5620881b98"Les fake news constituent une menace sérieuse pour nos sociétés démocratiques en faussant pernicieusement la discussion publique. Qu’il n’y ait aucune ambiguïté : les fake news ne sont pas des opinions dissonantes, telles qu’elles ont toute leur place en démocratie. Elles procèdent de la seule volonté de tromper insidieusement. Nous le constatons aujourd’hui avec la concomitance du succès croissant des théories complotistes et de la défiance envers les médias traditionnels. À l’extrême droite allemande, l’AfD joue de ce trouble et fait circuler ses propres « réinformations » pour corriger cette Lügenpresse - la presse menteuse – un terme employé par les nazis pour les journaux d’opposition.

À l’heure où l’Otan reconnaît le cyberespace comme un domaine d’intervention militaire au même titre que la mer et la terre, il faut saisir l’ampleur du danger. La fake news est aussi loin du canular que la Gerboise bleue, le premier essai nucléaire français, d’un pistolet en plastique : c’est une arme de déstabilisation massive. Elle est à même de porter atteinte à la souveraineté de l’État. C’est pour cela que le président de la République a souhaité une nouvelle loi et des mesures fortes pour combattre les fake news

Les médias ont certes déjà proposé des initiatives de décodage qui aident le lecteur à

Lire la suite de l'article

Au nom de la liberté de la presse, nous devrions supprimer toutes les aides directes et indirectes dont bénéficie la presse

Le député Emmanuelle Ménard, fondatrice de Boulevard Voltaire, s'étonne de la dernière idée d'Emmanuel Macron de faire une loi contre les fausses nouvelles :

Unknown-4"S’il est un terrain scabreux pour un homme politique, où il n’y a que des coups à prendre, c’est bien celui de la qualité de l’information. Qu’Emmanuel Macron – qui s’est montré plutôt habile jusqu’ici – se lance dans cette chasse aux fake news me laisse perplexe. À moins que deux raisons ne l’y poussent. D’abord, et bien sûr, le souvenir amer qu’il garde de la campagne présidentielle et des accusations, sans aucune preuve, lancées contre lui concernant son prétendu « compte offshore aux Bahamas » et sa tout aussi prétendue homosexualité. Qu’il en ait été blessé, je le comprends. Bienvenue au club, ai-je envie de lui lancer, tant notre courant politique est l’objet de ces fake news sans que personne (ou presque) dans la classe politique ne s’en offusque. Deuxième raison, le chef de l’État a bien compris que les journalistes ne sont pas en odeur de sainteté dans la société française. Non sans raison, a-t-on envie d’ajouter. De là à surfer sur cette vague de ressentiment à l’égard d’une profession qui apparaît – légitimement parfois – comme véhiculant des contre-vérités et se révélant d’un rare parti pris (même s’il y a, bien sûr, des exceptions), on ne peut pas l’exclure a priori

Une troisième raison peut-être : son bras de fer avec Vladimir Poutine…

Il est vrai qu’il y a fait quasiment allusion lors de sa

Lire la suite de l'article