Archives par étiquette : politiques

Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales ont besoin d’élites économiques et politiques

Unknown-5De Christophe Guilluy dans Le Figaro (via):

"L’erreur de la plupart des observateurs est de présenter Trump comme un outsider. Ce n’est pas vrai. S’il a pu gagner, c’est justement parce qu’il vient de l’élite. C’est un membre de la haute bourgeoisie new-yorkaise. Il fait partie du monde économique, médiatique et culturel depuis toujours, et il avait un pied dans le monde politique depuis des années. Il a gagné car il faisait le lien entre l’Amérique d’en haut et l’Amérique périphérique. Pour sortir de la crise, les sociétés occidentales auront besoin d’élites économiques et politiques qui voudront prendre en charge la double insécurité de ce qu’était hier la classe moyenne. C’est ce qui s’est passé en Angleterre après le Brexit, ce qui s’est passé aux États-Unis avec Trump, ce qui se passe en Corse avec les nationalistes. Il y a aujourd’hui, partout dans le monde occidental, un problème de représentation politique. Les électeurs se servent des indépendantismes, comme de Trump ou du Brexit, pour dire autre chose."

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Wauquiez : les chrétiens doivent s’engager pour influencer les politiques

Extrait d'un entretien donné par Laurent Wauquiez à Samuel Pruvot dans Famille chrétienne :

W"Comprenez-vous que certains catholiques soient surpris de votre revirement sur l’abrogation de la loi Taubira ?

L’électorat catholique devrait s’interroger. En 2012, certains n’ont pas voulu voter Nicolas Sarkozy… et ils ont eu François Hollande. Il a fait ce qu’il avait promis à savoir le mariage homosexuel… En 2017, certains centristes issus de la démocratie chrétienne ont voté Emmanuel Macron. Et ils ont un président qui veut casser la politique familiale et autoriser la PMA pour les couples de même sexe. En 2022, la loi Taubira aura dix ans. Il sera impossible de revenir sur le mariage… En revanche, j’ai toujours dit que le problème était celui de la filiation. Et il faudra revenir sur les aspects de la loi qui bouleverse la filiation. Il n’existe pas de droit à l’enfant car l’enfant n’est pas un produit de consommation. L’enfant est le fruit de l’amour entre un homme et une femme.

Comprenez-vous la déception de beaucoup de chrétiens par rapport à la politique et à la droite en général ?

Les chrétiens ne devraient pas céder à la tentation de s’isoler. Ils doivent au contraire être une force d’influence et porter leurs convictions. Certains doutent après avoir été tant déçus des politiques ? Puis-je être la meilleure garantie pour l’avenir ? À dire vrai, je n’ai jamais prétendu être un saint. En politique, les chrétiens doivent prendre leurs responsabilités. C’est d’abord à eux de

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Il y a beaucoup de dirigeants politiques qui se disent catholiques, qui souvent démontrent peu de cohérence avec les convictions catholiques

Dans un message vidéo adressé aux participants d’une rencontre d’hommes politiques catholiques à Bogota (1er -3 décembre), le pape François a appelé les chrétiens à s'engager dans la cité. Extraits cités par Chrétiens dans la cité :

F"Depuis le pape Pie XII jusqu’à ce jour, les pontifes qui se sont succédé ont toujours fait référence à la politique comme une forme élevée de charité. On pourrait aussi traduire comme un service inestimable de dévouement pour l’accomplissement du bien commun de la société. […] Ce qui est clair, c’est qu’il y a besoin de dirigeants politiques qui vivent avec passion leur service aux populations, qui vibrent avec les fibres intimes de leurs ethos et de leur culture, solidaires avec leurs souffrances et leurs espérances ; des hommes politiques qui mettent en avant le bien commun par rapport à leurs intérêts privés, qui ne se laissent pas intimider par les grands pouvoirs financiers et médiatiques, qui soient compétents face aux problèmes complexes, qui soient ouverts pour écouter et apprendre dans le dialogue démocratique, qui conjuguent la recherche de la justice avec la miséricorde et la réconciliation. 

Il y en a beaucoup qui se disent catholiques – et il ne nous est pas donné de juger leurs consciences, mais leurs actes si –, qui souvent démontrent peu de cohérence avec les convictions éthiques et religieuses du magistère catholique. Nous ne savons pas ce qu’il advient dans leurs consciences, nous ne pouvons la juger, mais regardons leurs actes. Il y

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Des juristes s’opposent à la révision de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

De nombreux juristes signent une tribune sur Causeur :

Images-7"René Cassin, un Français, est à l’origine de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. D’une valeur juridique non contraignante mais d’une portée exceptionnelle après la fin de la barbarie nazie, cette Déclaration a été convertie en un instrument juridiquement contraignant : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté à New York en 1966 et ratifié par 168 États.

Ce Pacte a une valeur éminente pour trois raisons : les États qui l’ont ratifié doivent justifier périodiquement de son application ; les victimes de violation du Pacte peuvent s’en prévaloir et voir leur cas examiné par les instances des Nations Unies ; les tribunaux français peuvent examiner directement les griefs de violation du Pacte.

Pour vérifier la bonne application de ce Pacte, un Comité des droits de l’homme, composé de juristes indépendants de haut niveau, siège à Genève. Ce Comité, à intervalle régulier, élabore des « observations générales » sur chaque article du Pacte afin de fournir une grille d’application des droits de l’homme, par une interprétation stable et reconnue par les États. Cette méthode est utile, pour autant que cette interprétation du Pacte demeure universelle, consensuelle, sûre et rigoureuse, et ne se transforme pas en interprétation minoritaire, militante et hasardeuse. Ceci est d’autant plus essentiel que ce Comité ne voit pas ses prises de position validées par l’Assemblée générale de l’ONU, seul concert légitime des États et des Peuples.

Ces principes rappelés, l’opinion publique doit savoir qu’en 2015, le

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Les futures frontières de l’Europe au prisme de l’Histoire des émiettements politiques

De Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige :

Les derniers événements de Catalogne, tout comme la volonté de plusieurs pays d’Europe centrale de retrouver le contrôle de leurs frontières, ne sont pas sans rappeler un épisode historique analogue : celui de la grande crise du IIIe siècle qui ébranle l’Empire romain entre 235 et 284 après J-C. En un temps d’importante instabilité politique  (le règne des empereurs dure deux an et demi en moyenne et le Sénat a été réduit à une chambre d’enregistrement), la crise financière se conjugue aux migrations massives pour ébranler l’Empire. C’est alors que les deux provinces les plus exposées militairement font sécession. Il s’agit de la Syrie, soumise à la pression des Perses, qui s’émancipe sous la conduite de la Reine Zénobie. Celle-ci fonde l’Empire de Palmyre en Orient. A l’autre bout de l’Empire, la Gaule – soumise aux invasions germaniques – se sépare elle aussi de Rome, sous la conduite du Général Postumus, qui crée l’Imperium Galliarum (260-274 ap. J-C). Ces tendances centrifuges s’expliquent par l’incapacité de la bureaucratie romaine de répondre aux nouveaux défis. Le troisième siècle romain, tout comme l’histoire des émiettements politiques – par exemple, celui des reyes de taïfas dans l’Espagne médiévale – nous invitent par conséquent à une réflexion prospective sur le positionnement des futures lignes de fracture en Europe. Une chose paraît probable en tout cas : si les velléités de sécession de la Catalogne avaient été combinées à une déviation

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10 mesures politiques simples pour aider les couples à rester ensemble

Photo-marriage-1200x67566 % de divorces en plus en 40 ans : c’est le constat du naufrage du mariage en France.

Et les conséquences sont lourdes pour la société et les familles : drames familiaux, précarisation des conditions de vie, insécurité émotionnelle, coût économique lourd à porter, hausse de l’échec scolaire, 1 million d’enfants « sans domicile fixe » …

La réponse de l’Etat ?

Fin du divorce pour faute, banalisation du divorce par consentement mutuel, divorce sans juge : sur le papier, il est désormais plus facile de divorcer que de résilier un abonnement téléphonique.

Face à ce constat, la majorité a déjà baissé les bras

Le divorce n’est plus remis en question. Le couple durable est relégué aux réalités d’une autre époque. L’amour dure trois ans et les couples se font et se défont.

Et vous, vous acceptez ça ?

Ce site en ligne veut prouver que le taux de divorce n’est pas une fatalité ! En prenant quelques décisions politiques essentielles, nous pouvons inverser la courbe des divorces et consolider les couples et la famille. Les AFC vous proposent de soutenir 10 mesures politiques simples et concrètes pour construire un environnement qui aide les couples à durer. Soutenez ces propositions  dès maintenant en les envoyant à votre député ! C’est maintenant ou jamais.

Voici une liste de mesures simples et concrètes pour soutenir ces couples. Choisissez celle que vous voulez envoyer à votre nouveau député pour l’interpeller sur la question :

1.) Mettre en place une préparation au mariage civile obligatoire pour tous les couples qui veulent se marier civilement.

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Le bien commun, grand oublié des politiques immigrationnistes

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

"Comme beaucoup de lecteurs le savent, je suis un catholique pratiquant et je n’aime donc guère l’idée de critiquer un message pontifical.

Malheureusement, des raisons mo­rales graves m’obligent à m’opposer au message du Pape pour la 104e journée des migrants, publié le 15 août dernier. Je note d’abord que cette publication (fort peu urgente, puisque ladite journée sera la 14 janvier prochain) a eu lieu dans le contexte de la vague d’attentats qui a frappé l’Espagne et l’Europe. Beaucoup de lecteurs en ont déduit – à tort ou à raison, mais personne, à Rome, n’a fait le moindre effort pour nous convaincre que c’était à tort – que ce message était une réponse à ces attentats.

Or, le Pape déclare dans ce message : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. » La référence à Benoît XVI (Caritas in Veritate n° 47) ne dit pas ce que le Pape François y lit. Et c’est logique, car ce principe est tout bonnement monstrueux.

Évidemment, il est souhaitable que l’Église défende la dignité de la personne humaine. Mais prétendre que cette dignité « nous oblige à toujours faire passer la sécurité de la personne avant la sécurité nationale » est absurde. Si c’était vrai, il faudrait donc sacrifier des millions de personnes à une seule, puisque la sécurité

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LCI recycle les politiques de gauche

Unknown-3Julien Dray, ancien député PS de l'Essonne, actuel conseil régional PS d'Ile-de-France et cofondateur d'SOS Racisme serait en passe de rejoindre la chaîne d'information en continu LCI.  Il a été approché par Thierry Thuiller, le directeur général de LCI, afin d'intégrer la chaîne dès la rentrée prochaine. 

Ségolène Royal est elle aussi en train de discuter avec la chaîne info du groupe TF1. L'ex-ministre de l'Ecologie a été  approchée pour animer une émission hebdomadaire centrée sur les innovations écologiques et les débats environnementaux.

Roselyne Bachelot intégrera les équipes de LCI à la rentrée prochaine.

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Les politiques de « déradicalisation » en France : inefficaces

C5SZ0FKXUA0Ro_EIl y a un endroit où l'Etat peut rapidement faire des économies. 100 millions d'euros ont été dépensés en trois ans pour la déradicalisation des musulmans extrémistes. Le résultat, selon un rapport parlementaire est plus que mitigé. Autant dire nuL.

C'est le bilan que tirent deux sénateurs, Esther Benbassa (EELV) et Catherine Troendlé (LR), dans un rapport rendu public le 12 juillet. Des associations «sans réelle expertise» ont bénéficié de juteuses subventions allant jusqu'à 435 000 euros, transformant cette œuvre de salut public en véritable «business». Plusieurs responsables sont d'ailleurs mis en cause pour des affaires de détournements de fonds.

Le centre expérimental de Pontourny, dont la création a déjà coûté plus de deux millions et demi d'euros, est aussi dans le viseur des rapporteurs. Les deux élues conseillent sa fermeture d'urgence au vu de son inefficacité. Des pensionnaires se surnomment «la bande des salafistes rigoristes». Un individu a été condamné pour apologie du terrorisme après son passage dans ce centre. 

Le rapport est en ligne ici.

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Les Français attendent de leurs responsables politiques qu’ils prennent l’islam au sérieux

L'association Clarifier avait lancé une enquête pour mieux comprendre la vision que les Français ont de l’Islam, pour pouvoir travailler plus efficacement à réunir les conditions du dialogue en vérité qui seul permettra de résoudre les difficultés causées aujourd’hui par le choc des cultures, mais aussi pour aider les politique et notamment nos députés – à prendre conscience des interrogations des Français sur le sujet. En à peine trois semaines, cette enquête a reçu plus de 6500 réponses (6602 exactement). Extrait des retours :

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Les hommes politiques classés à droite sont moins «à droite» que leur base électorale

Le groupe de réflexion « A droite » plaide dans Le Figaro pour une reconstruction décomplexée et conforme aux idées portées par les électeurs :

"Voici trop longtemps que la droite est trahie par certains de ses cadres, lesquels, depuis au moins le mi-temps du quinquennat Sarkozy, semblent honteux d'être «à droite». Voici trop longtemps que les cadres de la droite prônent une «droite ouverte, pas sectaire» (Alain Juppé), brocardent la «droitisation» (Nathalie-Kosciuzko-Morizet) et la «radicalisation» (Alain Juppé) de leur électorat, fustigent les «dérives droitières» (Jean-Christophe Lagarde) de leurs collègues et ne se revendiquent désormais de «droite» que pour ajouter qu'ils sont «constructifs» (Thierry Solère), préparant ainsi la victoire puis l'hégémonie politique et intellectuelle du mouvement d'Emmanuel Macron.

«Tant pis si la droite n'est pas une alternative incontournable au macronisme» déclarait il y a quelques jours Franck Riester sur les antennes d'Europe 1: cette assertion en forme de reddition ne semble pas présente dans les seules têtes des «constructifs, UDI et indépendants» mais hante l'ensemble de la droite politique, à commencer par les 75 députés LR qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Philippe. Disons-le clairement: les cadres de la droite ne semblent plus percevoir ce qui les distingue de la majorité présidentielle, au point que la droite politique semble tout proche de passer l'arme à gauche.

Cette droite politique se méfie de la «droite des idées» comme de son ombre, au point de reprendre contre cette dernière le vocabulaire polémique de la gauche. Il semble en

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