Archives par étiquette : politique…

Ces exceptionnels députés LREM qui transforment la politique

Je n'en n'avais vu qu'un qui n'avait pas l'air sûr de lui et, je me disais que, au fond, il n'y avait rien d'anormal pour un bébé député, comme on appelle les nouveaux élus de l'assemblée. Mais là c'est un florilège. Et dire qu'il y en a qui critiquent l'amateurisme du FN…

Aude Amadou est député La République en marche de la Loire-Atlantique. Sa première question est pour le soutien et le développement de la culture urbaine. Elle n'a pas l'air d'y croire elle-même :

Aurore Bergé, qui a mangé à presque tous les râteliers, énerve ses confrères avec ses prises de position personnelles, selon Le Canard enchaîné :

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Le député «En Marche» Jean-Baptiste-Djebbari a essayé de poser une question au Ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot.

Le député «En Marche» Dominique da Silva tremble comme une feuille :

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L’énorme erreur politique de Macron Bonaparte

Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires, dont le prochain ouvrage, Macron Bonaparte, paraîtra à la rentrée prochaine, est interrogé dans 20 Minutes :

Unknown-13"Comprenez-vous les critiques de Pierre de Villiers, adressées la semaine dernière à l’encontre d’Emmanuel Macron ?

Les critiques ne sont pas nouvelles, cela fait des années que le chef d’état-major des armées se bat pour une augmentation du budget de la Défense. L’annonce de la restriction budgétaire a donc suscité une surprise assez forte du côté des armées, ainsi que de celui du chef d’état-major Pierre de Villiers.

Que pensez-vous du recadrage public du président de la République ?

Il faut d’abord savoir que la première réaction de Pierre de Villiers, certes excessive, avait eu lieu à huis clos, lors de la Comission de la Défense à l’Asemblée nationale. Mais il y a eu une fuite, et toute la presse a rapporté ses propos. Je pense que le recadrage public est une énorme erreur politique de la part d’Emmanuel MacronEn une minute, il s’est mis la communauté militaire à dos pour cinq ans. D’autant que ça fait longtemps que le pouvoir politique en demande beaucoup aux armées.

Est-il fréquent qu’il y ait des tensions entre l’Armée et l’Elysée ?

Sur le fond, ce n’est pas nouveau dans la Vème République, il y a souvent eu des tensions entre l’état-major et le gouvernement. Cependant, c’est sur la forme que c’est inédit : d’habitude, ça se règle en petit comité, ou du moins en réunion privée. Là, c’était clairement une volonté de l’Elysée, de faire une démonstration d’autorité,

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A quoi sert la politique ? Homélie du chanoine Denis

Homélie du chanoine Denis, prononcée lors de la messe de ce matin, aux participants de l'Université d'été de Renaissance catholique :

Homélie du chanoine Denis

Il est possible de retrouver un résumé des interventions de ces 4 jours sur le fil Twitter de Renaissance catholique. Extrait de ce jour avec Jean-Pierre Maugendre :

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Nicolas Dhuicq : « il y a un espace politique qui n’est pas occupé ! »

Nicolas Dhuicq commente désarroi idéologique qui règne au sein de LR :

"Je pense qu’il n’y aura pas de retour des droites au pouvoir en France s’il n’y a pas d’entente entre plusieurs familles politiques. La grande difficulté, pour le Front national, est que ses cadres pensent toujours qu’ils peuvent arriver seuls au pouvoir. C’est, à mon sens, totalement impossible. En même temps, ils sont dans une logique de phagocyter les autres. Cela ne fonctionnera pas. Je pense que la seule manière de revenir au pouvoir, c’est bien d’avoir deux formations politiques qui s’entendent. La clef est de recréer un RPR tendance Charles Pasqua. Cela manque terriblement aujourd’hui. Tant qu’il n’y aura pas cette entente et, d’abord, ce travail idéologique, nous aurons des gens comme les Constructifs, les En Marche ! et autres avatars de la soumission absolue au marché qui domineront l’espace politique en France."

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Politique : il faut préparer le terrain, densifier les initiatives locales

Guilhem Golfin est interrogé dans L’Action Française 2000. Extrait :

Unknown-18"[…] Il faut distinguer deux temps. Actuellement, le pouvoir échappe aux catholiques (et à tous ceux qui visent le bien commun) : il faut préparer le terrain, densifier les initiatives locales, forcément partielles, diversifier leur contenu, espérer qu’elles se renforcent les unes les autres. Mais aucune refondation ne sera durable si on n’atteint pas à terme le niveau du politique, le niveau architectonique qui permet de faire converger les énergies diverses qui font la société, de coordonner, d’unifier. Il ne faut donc jamais renoncer à exercer l’autorité politique : il y a là très clairement un travail de reconquête à mener.

Tout ce que l’Église catholique a entrepris comme action sociale depuis plus d’un siècle participe-t-il de ce bien commun ? L’Église, à travers ses structures établies et ses associations, est-elle efficace ?

Vaste question ! L’action caritative, quand elle existe, va dans le sens du bien commun. Mais il faut faire la part des choses entre cette action réelle et ce qui relève de l’idéologie de notre époque. Ainsi, par exemple, le fait que l’Église établie, comme vous dites, ait fait sien le vocable de « solidarité », qui renvoie à une sorte de troisième voie entre le socialisme et l’individualisme libéral, n’est pas sans conséquence, et peut conduire à s’interroger sur la pertinence d’actions qui ne s’inscrivent pas toujours dans une réelle perspective de foi.

Dans votre livre, n’expliquez-vous pas qu’il y a peu de chances que les clercs soient

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Vers une clarification politique à droite ?

Dimanche, Thierry Solère, dissident LR à la tête des Constructifs à l'Assemblée, affirme avoir "reçu [sa] convocation d'exclusion par courrier", comme tous ceux qui soutiennent l’exécutif et sa majorité. Christian Estrosi a dénoncé :

"J'appartiens au canal historique du RPR, de l'UMP qu'a voulu Jacques Chirac pour faire une barrière sans la moindre porosité avec le FN, j'appartiens au canal historique de cette fondation des Républicains par Nicolas Sarkozy. Un grand mouvement populaire et pas un parti élitiste tel qu'on l'a transformé en quelques mois, replié sur lui-même.

On parle d'exclusion, de dresser des bûchers en place de grève pour éliminer untel ou untel. Chez les staliniens, on disait : 'Le parti se renforce en s'épurant'. Moi, je ne crois pas qu'un parti puisse se renforcer et qu'on puisse préparer les victoires de demain de cette manière."

Bien au contraire, avoir des offres politiques raisonnablement différenciées n'est pas stalinien, mais indispensable à la démocratie. C'est ce que fait Valérie Pécresse, qui refuse de briguer la présidence LR et lance son propre mouvement :

«Je ne participerai pas à une guerre des chefs cet automne, parce qu'elle serait stérile tant que la question de la ligne n'est pas tranchée»

"J'ai décidé de créer un mouvement d'idées qui, à ce stade, se situe au sein des Républicains. Libres! serait un beau nom. Soyonslibres. fr sera notre site. Libres de s'exprimer et de penser. Libres aussi de vouloir incarner la relève, de faire monter la jeune génération, de féminiser. J'invite tous ceux qui veulent construire

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Finalement, après toutes ces élections : A quoi sert la politique ?

Arton601-06b6eLettre de Jean-Pierre Maugendre aux lecteurs du Salon Beige :

Chers amis

Notre Université d’été de 2016 au Puy du Fou sur le thème : A quoi sert la culture ? a été un grand succès populaire rassemblant prés de 500 participants.

En 2017 nous avons choisi un sujet important mais moins attrayant : A quoi sert la politique ? Nous n’atteignons pas à ce jour les 200 inscrits. Cela est bien décevant. Si tout effort de réflexion doit être soutenu par une journée de détente au Grand Parc et à la cinéscénie du Puy du Fou l’avenir risque d’être bien douloureux. Pour ceux qui ont toujours l’intention de venir l’année prochaine mais il y a le mariage du cousin Pons ou de la cousine Bette, sans compter une journée de congés à poser, il sera bientôt trop tard. Notre Université d’été n’est qu’un outil au service de notre œuvre de réforme intellectuelle et morale. Sa pérennité dépend cependant de l’accueil qui lui est fait et du service qu’il rend.

Michel De Jaeghere a, cette année encore, conçu un programme exceptionnel avec la participation de Philippe de Villiers (Puy du Fou), Jean-Yves Le Gallou (Polemia), François-Xavier Bellamy (philosophe), Laurent Dandrieu (Valeurs Actuelles), Jean-Marie Le Méné (Fondation Lejeune), Anne Coffinier (Fondation pour l’école), Jean-François Chemain (écrivain), Guillaume Bernard (universitaire), etc. Nous sommes en contact avec plusieurs députés qui devraient venir nous parler de leur plus ou moins longue et riche expérience parlementaire : Jean-Frédéric Poisson, Emmanuelle Ménard, Jacques Bompard, etc.

Le début de nos vacances

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Politique familiale : des paroles et peu d’actes !

Selon les AFC :

"Les AFC ont écouté attentivement le discours de politique générale du Premier Ministre à l'Assemblée Nationale hier.

Elles se réjouissent que le Gouvernement affirme sa considération pour la place de la famille dans la société en déclarant que les familles ne doivent pas être considérées comme de "simples variables d'ajustement fiscal" ou encore que "la baisse de la natalité de son côté, réelle depuis deux ans, doit nous alerter".

Pourtant, simultanément, elles constatent le peu de mesures concrètes destinées à conforter son rôle alors mêmes que les familles – et en particulier les familles nombreuses – ont été sévèrement matraquées pendant 4 ans par une fiscalité idéologique : baisses du plafond du quotient familial, mise sous conditions de ressources des allocations familiales… !

Les mesures améliorant le congé maternité et les solutions de garde d'enfant que proposera la Ministre des solidarités et de la santé vont dans le bon sens. Elles demeurent néanmoins très insuffisantes pour redonner confiance aux familles et stabiliser leur environnement économique. Insuffisantes pour rapprocher le taux de natalité du nombre d'enfants souhaité (2,4). Insuffisantes pour traduire au plan politique que "les familles sont de plus en plus diverses, mais leur rôle reste central", et qu'il  faut "aussi reconnaître et soutenir les solidarités familiales affectives et financières".

Les AFC rappellent qu'un enfant, pendant plus de vingt ans, est intégralement à la charge de sa famille qui le loge, le nourrit, l'éduque, l'instruit… Or c'est précisément cet enfant

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Il est aujourd’hui de bon ton, pour pouvoir avancer en politique sans totalement renier ses convictions, de réclamer au nom du respect de la vie, le « retour à la loi Veil »

Réflexion de Jeanne Smits suite au décès de Simone Veil :

"Son nom restera pour toujours lié à la loi dépénalisant l'avortement sous l'euphémisme ravageur, « Interruption volontaire de grossesse ». Simone Veil n'était certes pas seule dans cette entreprise de mort dont les loges – Pierre Simon en tête – ont revendiqué la paternité, et il peut sembler de mauvais goût de n'évoquer que cela dans cette petite « nécro » très parcellaire.

Mais enfin, c'est un aspect de sa vie que la presse dans son ensemble juge déterminant pour lui « tresser des couronnes » aujourd'hui (l'expression franc-maçonne convient bien, je pense…) et elle-même n'a jamais exprimé de regrets. Au contraire, elle a avec quelque mépris souligné dans son autobiographie que les évêques de France étaient probablement plus soucieux de leur sécurité sociale à l'époque, en 1974, que d'une mobilisation générale contre une loi qui, parmi les premières en Occident, a donné une justification légale à l'assassinat des enfants dans le ventre de leur mère, moyennant force conditions qui ont été mollement appliquées, voire pas du tout.

A raison de quelque 200.000 victimes par an, mal an mal an, on arrive à près de 8,5 millions de petites vies supprimées avec la bénédiction du législateur, et donc de la législatrice, sans compter les effets épouvantables sur les femmes qui ont cru qu'avorter, cela ne se faisait sans doute pas « de gaieté de cœur » mais que c'était une sorte de droit.

Peut-être Simone Veil a-t-elle, au fil

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Il n’y aura pas de refondation politique de la droite sans refondation idéologique

Dans un entretien au Figaro, l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté déclare :

"Dans Le JDD, Xavier Bertrand a dénoncé la «dérive identitaire» de la droite et de Laurent Wauquiez. Le débat s’est trop concentré sur «la France identitaire», affirme-t-il. Partagez-vous ce constat?

Il fallait s’y attendre: la pression idéologique et médiatique contre ce qu’on pourrait appeler la question identitaire n’a jamais cessé, et ceux qui veulent avoir une place avantageuse dans le système médiatique ont tout avantage à partager cette vision des choses. Qui dénonce la dérive identitaire s’assure d’une place enviable dans la grande famille des respectables. Il faut faire attention au vocabulaire: qu’est-ce qu’une dérive identitaire, sinon la manière qu’a la gauche de parler de toute tentative de renouer avec une définition un peu substantielle de la nation française en réintroduisant dans la citoyenneté les mœurs, la culture, le mode de vie, la mémoire? On réduit alors la question identitaire à une forme de xénophobie ne disant pas son nom. Le terme même de dérive est porteur: il présuppose un éloignement du courant central de la démocratie. Il y aurait quelque chose de fondamentalement suspect avec le désir de réenracinement des peuples: on ne veut y voir qu’un repli sur soi, une fermeture à l’autre, une crispation frileuse devant une époque qui nous invite plutôt à embrasser la mondialisation.

Xavier Bertrand, qui n’est pas un homme sans valeur, et qui revendique sa filiation avec Philippe Séguin, tombe ici dans un piège idéologique. C’est celui dans lequel la droite tombe régulièrement

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Jean-Pierre Raffarin quitte la politique (faute d’avoir été retenu pour un ministère ?)

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin annonce qu'il quitte la politique, dans une tribune publiée par la Nouvelle République.

"Le moment est venu de me retirer de la vie politique élective". "Je renonce aux trois ans de mandat qu'il me reste à accomplir au Sénat car le moment est pertinent. La jeune génération politique prend le pays en main et c'est heureux".

L'homme de la fin du Lundi de Pentecôte annonce qu'il va créer Leaders for Peace, "une ONG internationale pour alerter contre les risques de guerre qui nous menacent".

M. Raffarin affirme qu'il entend également poursuivre son "investissement au service de la coopération franco-chinoise", et garder un oeil sur "la Vienne et ses projets, notamment celui de l'Institut international Jöel Robuchon à Montmorillon".

En mai, il appelait les députés LR à se rallier à Emmanuel Macron, ceux qui s'appellent désormais les constructifs…

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LREM et le « renouveau de la vie politique française » : une vaste foutaise

Selon une note du Cevipof:

"La thématique centrale de la République en marche (LREM) est celle du « renouveau de la vie politique française ». Ce projet de renouvellement en profondeur des pratiques politiques passe par le recrutement de candidats issus de la société civile pour les élections législatives de 2017. L’analyse des profils des 529 candidats officiels de LREM montre qu’un véritable rajeunissement caractérise ces candidats dont une majorité n’a pas eu de véritable activité partisane. On remarque également une certaine mixité des sensibilités politiques même si les sensibilités de gauche restent fortement dominantes. Néanmoins, le renouveau s’arrête là. En effet, la plupart de ces candidats ont eu dans le passé un engagement de type politique assez diversifié et leurs origines socioprofessionnelles sont particulièrement étroites.

Méthodologie : Les résultats reposent sur l’analyse biographique des candidats".

  • 33% d’entre eux viennent de la gauche au sens large (y compris Europe-Écologie-Les Verts, EELV), dont 24,8% du Parti socialiste (PS),
  • 15% sont issus de la droite (LR, Union des démocrates et indépendants, UDI, divers droite),
  • 12,3% du MoDem
  • 39,7% n’ont pas de proximité politique particulière.

Presque la moitié de ceux qui ont été déjà élus viennent de la gauche. De la même façon, 23% de ceux qui ont été déjà élus viennent de la droite contre 9% des novices. On perçoit ici les effets de la reconversion des anciens élus, notamment socialistes en direction de LREM. 

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Dans l’ensemble, ces derniers détiennent des mandats locaux, surtout au niveau municipal. On remarque

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