Archives par étiquette : politique…

Le gouvernement préfère subir une immigration de masse plutôt que de promouvoir une véritable politique familiale

C'est ce que constate le FN :

Unknown-18"L’INSEE a procédé le 16 janvier 2018 à la publication des chiffres de la natalité française qui sont sans appel. En effet, pour la troisième année consécutive, le nombre de naissances et le taux de fécondité ont baissé de façon spectaculaire. Le nombre de naissances est ainsi tombé à 767 000, soit 17 000 de moins qu’en 2016 tandis que le taux de fécondité n’est plus que de 1,88 enfant par femme contre 1,92 en 2016 et 1,95 en 2015. La France s’éloigne donc fortement du seuil de renouvellement des générations (2,1).

Cette évolution particulièrement inquiétante ne doit rien au hasard. Elle est la conséquence directe des attaques en règle contre la politique familiale menées par les gouvernements de François Hollande et poursuivies par celui d’Emmanuel Macron. Depuis 2012, le plafond du quotient familial a été baissé deux fois (pour être ramené à 1 500 euros) et le montant des allocations familiales, qui étaient à caractère universel, a été divisé par deux et même par quatre selon les niveaux de revenu, sans parler des baisses successives de la PAJE (Prestation d’Accueil au Jeune Enfant), elle aussi durement rabotée.

Comparée à une politique migratoire particulièrement laxiste, la politique familiale du gouvernement apparaît d’autant plus injuste. Pour mémoire, tous les budgets dédiés à l’immigration explosent, que ce soit la hausse de l’Aide Médicale d’Etat ou l’enveloppe consacrée à l’accueil des migrants. Sur le plan quantitatif, le gouvernement français a accordé en 2017 –

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La droite a beaucoup à apprendre de la gauche au plan de l’action politique

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Images-4"À quelques heures d’ intervalle, j’ai ainsi appris deux anecdotes très différentes, venant de per- sonnalités également différentes, mais qui, côte à côte, prennent un relief étrange. J’ai d’abord appris que Julien Dray, l’un des fondateurs de SOS Racisme et l’un des meilleurs spécialistes des coups tordus au Parti socialiste, s’opposait à la loi Collomb de contrôle de l’ immigration. Cette opposition n’était pas vraiment une surprise. En revanche, les termes utilisés, par leur outrance, eux, m’ont surpris – et pas moi seulement, puisque toute la presse ne parlait que de cela le week-end dernier.

Il a dénoncé les « rafles » que constituerait, selon lui, le contrôle d’immigrés. Et, pour qu’ il soit bien clair que le terme était pesé, il a ajouté: « Je choisis ce mot délibérément, parce que je sais ce que ça veut dire quand on va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants, et ça apparaîtra comme une rafle, aussi dur que le mot soit. » Quelques heures après avoir lu, un peu abasourdi (même si j’ai une haute estime du n’importe quoi dont est capable M. Dray !), cette saillie invraisemblable, j’ai appris qu’Alain Juppé ne paierait pas sa cotisation aux LR en 2018, précisant :

« Je prends du recul en attendant de voir ce que devient LR, notamment dans la perspective des élections européennes de 2019. Ce sera pour moi un rendez-vous majeur, un point de clivage fondamental. »

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Le Planned Parenthood est un mouvement politique pro-avortement

Pp_17Dans son rapport d’activité annuel, l’organisation américaine Planned Parenthood révèle avoir procédé en 2017 à 321 384 avortements, générant un profit de 98,5 millions de dollars.

L’ancien directeur du Planned Parenthood, Abby Johnson, souligne que l’organisation a prodigué ses services à  « 100 000 personnes de moins qu’en 2016 » tout en réussissant à dépasser « la barre des 321 000 avortements en 2017 ». Selon lui, ces chiffres démontrent que « par ses activités et ses manifestations », le Planned Parenthood 

« n’est plus un organisme de santé publique, mais un mouvement politique pro-avortement, inculquant sa vision au plus grand nombre possible ».

Aux Etats-Unis, la grande March for Life aura lieu vendredi 19 janvier à Washington, deux jours avant la marche française.

Parmi les intervenants, il y aura Paul Ryan, membre du Parti républicain et président de la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2015.

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Marcher le 21 janvier, c’est demander que la « promotion » de la vie devienne un objectif politique

Conseiller régional PCD en Ile-de-France, Nicolas Tardy-Joubert explique dans Valeurs Actuelles pourquoi il est important de participer à la Marche pour la vie :

9024-p6-affiche"Le 21 janvier à Paris, les marcheurs pour la Vie montreront à nos compatriotes qu’il existe une autre voie, face à celle d’une culture de mort prégnante dans notre société : celle de la défense de la Vie. La liberté des marcheurs est d’affirmer leur attachement au respect de la vie de la conception à la mort naturelle pour des raisons personnelles ou collectives.

Marcher, c’est manifester sa volonté de voir la Vie mieux protégée dans les politiques publiques. Chacun sait qu’il n’y aura pas de majorité au Parlement pour abroger la loi Veil, mais pourquoi n’y aurait-il pas une majorité favorable au déploiement de politiques publiques pour encourager l’accueil de la vie dans notre pays, et mettre en place une politique familiale ayant des répercussions économiques favorables ? En comparant les résultats de nos politiques avec d’autres pays, nous ne pouvons que déplorer que pour une population équivalente à l’Italie et inférieure à celle de l’Allemagne, le nombre d’avortements soit deux fois plus élevé en France. Sur un strict plan économique, une démographie plus vigoureuse dans notre pays, donnerait des opportunités de croissance. Ne faudrait-il pas fixer un objectif de réduction du nombre d’avortements dans le cadre d’une mandature ? Pourquoi ne pas aider les jeunes femmes enceintes et les jeunes parents à accueillir la vie, lever les freins psychologiques, économiques et sociaux qui existent ?

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27-28 janvier : séminaire de l’Institut de Formation Politique

IFPCréé en 2004, l’Institut de Formation Politique s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans attachés à la primauté de la personne humaine et aux valeurs de liberté, d’enracinement et de responsabilité. L’Institut propose ainsi des formations (le week-end) qui permettent de renforcer les convictions de ses auditeurs, de leur faire acquérir les méthodes de base d’une action efficace, en vue de favoriser l’engagement et l’action dans la Cité.

Le prochain séminaire a lieu les 26, 27 et 28 janvier 2018, à Paris. Inscrivez-vous vite !

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Sur la droite du spectre politique, il y a ceux qui sont véritablement « de » droite et ceux qui ne sont (pour l’heure) qu’ « à » droite

Suite de l'entretien (lire la partie 1) avec Guillaume Bernard, auteur de La Guerre des droites aura bien lieu. Le mouvement dextrogyre :

Le spectre politique n’est donc pas quelque chose de statique. Vous insistez sur le fait que les forces politiques interagissent les une sur les autres. Comment ?

Unknown-10C’est la question du positionnement d’une force sur le spectre politique. Albert Thibaudet a, dès les années 1930, mis en exergue que la vie politique française avait été marquée par un mouvement sinistrogyre. Depuis la Révolution, les nouvelles forces politiques son( apparues par la gauche : elles ont progressé (d’où le gauchissement du spectre politique) et ont repoussé vers la droite les organisations et les idéologies qui étaient nées antérieurement. Ainsi, le libéralisme est-il passé de gauche (au XVIIIe siècle) à droite (au XXe siècle) après avoir incarné le centre (au XIXe siècle). Le radicalisme a-t-il glissé de l’extrême-gauche au centre-gauche au cours de la IIIe République. Le conservatisme s’est, petit à petit, coloré de libéralisme au fur et à mesure de la progression du socialisme alors qu’il entretenait, à ses débuts, des liens assez étroits avec la pensée contre-révolutionnaire. Même le catholicisme social (philosophiquement classique) a été comme idéologiquement compressé par la démocratie chrétienne (assurément moderne) à partir du « Ralliement » (1892).

Or, la pression idéologique venue par la gauche s’est brutalement tarie à partir de la décennie 1990 (chute du mur de Berlin, effondrement de l’Union soviétique). Cela ne signifie pas que la gauche ne domine pas encore dans les milieux culturels

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Quel débouché politique pour le conservatisme ?

Entretien avec Christophe Boutin sur Le Dictionnaire du conservatisme :

On parle beaucoup d'un retour du conservatisme dans la vie politique française. S'agit-il d'une énième marotte médiatique ou pensez-vous que cela correspond à une réalité?

BL’apparition ou la réapparition d’une notion sur le devant de la scène politique, et notamment son appropriation par le personnel politique, peut résulter effectivement, parfois, de ce que le politique moderne tend à rechercher l’onction des médias, quel que soit le prix à payer en termes de cohérence idéologique. Mais les « marottes médiatiques », pour reprendre votre expression, les actuels ponts-aux-ânes et autres « marronniers », ne sont pas conservateurs. Prenez les médias « mainstream » comme on dit, et plus encore audiovisuels qu’écrits, et vous constaterez qu’il s’agit du même discours « politiquement correct », avec repentance à tous les étages, théorie du genre et écriture inclusive, culpabilisation historique pour les uns et droit aux réunions « racisées » pour les autres. L’ensemble converge pour aboutir à la négation absolue du droit qu’ont un individu ou une société à persévérer dans leur être, ce qui est justement l’essence du conservatisme.

Le « retour » du conservatisme vient donc d’autre chose que d’un engouement médiatique. Il vient très certainement de l’infinie lassitude de ceux qui sont soumis depuis des années à cette pression, de ceux qui sont interdits de parler, de seulement dire ce qu’ils voient ou ce qu’ils vivent. En France, mais pas seulement, une part importante des populations refuse aujourd’hui de disparaître broyée dans cette dissolution morbide qu’est le monde de la « mondialisation

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