Archives par étiquette : peutil

De quel droit Le Conseil d’Etat peut-il abandonner la protection des enfants au nom d’intérêts individuels ?

Communiqué d'Alliance Vita suite au rapport du Conseil d'Etat (accessible ici):

Fotolia_39275687_S"Après la publication du rapport du Conseil d’Etat, Alliance VITA veut interpeller le Président de la République pour faire entendre la voix du grand oublié de ce rapport qu’est l’enfant : le Conseil d’Etat tend en effet à s’aligner sur certaines demandes sociétales en matière de procréation au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant.

En préconisant un nouveau type de filiation avec deux filiations maternelles, la France introduirait une grave discrimination pour les enfants privés définitivement par l’état civil de généalogie paternelle. Une instance juridique supposée conseiller le gouvernement en matière de procréation accrédite des demandes sociétales d’adultes, à la fois transgressives et très minoritaires, au lieu d’évaluer la politique de prévention de l’infertilité (causes environnementales et comportementales), et de reconnaître les incidences de la banalisation de la PMA sur les droits de l’enfant. Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA,

« Ces préconisations nouvelles donnent l’impression d’une instance peu soucieuse de cohérence juridique et de justice pour les plus faibles. Comme si des mobiles politiques l’obligeaient à revenir sur son travail passé… Comment se peut-il qu’en quelques années les principes protecteurs des enfants revendiqués lors de la révision de la loi de 2011, tombent d’un coup ? Le Conseil d’Etat avait préconisé alors d’éviter « le risque de surenchère vers le moins disant éthique », de ne pas remettre en cause « l’exigence fondamentale de donner à l’enfant une famille comportant un père et une

Lire la suite de l'article

« L’Etat peut-il résister aux banques ? » par Valérie Bugault

Le samedi 9 juin à Briant, Valérie Bugault, docteur en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a expliqué comment nous avons été privés du pouvoir politique, confisqué en catimini, par les détenteurs du pouvoir financier. Valérie Bugault démontre que cette confiscation s’est réalisée par étapes successives. Elle repose sur l’anonymat des capitaux cumulée à la rénovation du concept d’Etat imposée par la Révolution de 1789, ce qui a permis une séparation radicale du pouvoir et de la responsabilité. L’Etat devient donc une coquille juridique vide. Valérie Bugault explique pourquoi les notions d’Etat, de pouvoir politique, de monnaie et d’entreprise sont intimement liées… 

Lire la suite de l'article

L’islam doit-il et peut-il changer ?

Soirée islam 5 avril

Ichtus propose une conférence-débat jeudi 5 avril à 20h entre Razika Adnani, philosophe et islamologue, et Annie Laurent. Guillaume de Prémare, délégué général dIchtus, explique l’enjeu de  cette rencontre.

Pourquoi organiser une conférence sur l’islam plutôt que sur l’islamisme ?

L’évolution de l’islam constitue l’un des grands défis de notre temps. Je pense que le massacre de Charlie Hebdo est un tournant dans la manière dont la question de l’islam est posée en France. Avant, il était difficile de parler de l’islam comme tel. Il était de bon ton de distinguer soigneusement « islam » et « islamisme », comme s’il s’agissait de deux réalités indépendantes et étanches l’une à l’autre. Aujourd’hui, l’islam comme tel est dans l’espace critique. L’idée que le terrorisme n’ait « rien à voir avec l’islam» est discréditée dans l’esprit public. 

En quoi cette rencontre entre Razika Adnani et Annie Laurent peut-elle être instructive et stimulante ?

Nous avons invité Razika Adnani et Annie Laurent parce que toutes deux considèrent qu’il est important de connaître et comprendre l’islam comme tel, comme religion et comme phénomène sociopolitique, si nous souhaitons discerner les enjeux de notre temps. Dans son dernier ouvrage sur l’islam, Annie Laurent a effectué un remarquable travail de synthèse sur ce qu’est l’islam, afin que les non-érudits puissent y voir clair. Quant à Razika Adnani, elle expliquetrès clairement le phénomène mondial de « réislamisation du monde musulman ». C’est un aspect essentiel à comprendre si l’on souhaite avoir une vision ajustée des défis posés par l’islam contemporain. Par

Lire la suite de l'article

Un homme politique peut-il s’opposer à l’avortement et réussir ?

L’étoile montante du parti conservateur anglais, Jacob Rees-Mogg, est un catholique pratiquant, père de six enfants, et opposé à l’avortement. Interrogé ces jours-ci par la BBC, il a été d’abord félicité d’avoir été « honnête et clair » sur la question de l’avortement, en affirmant sans détours qu’il s’engagera à le combattre et à le limiter dans la mesure de ses moyens. Jeanne Smits a traduit ses réponses :

Capture d’écran 2017-11-16 à 07.01.15"Il y a toutes sortes de sondages, comme vous le savez… Je crois que le point clef, c’est la question de savoir à quel moment on pense que la vie commence. Si vous pensez que la vie commence à la conception, alors il faut la protéger, il y a un devoir de la protéger.

Même si la femme veut avorter à la suite d’un viol ? Vous dites que c’est mal.

Je pense qu’une vie a été créée, et que le fait de prendre cette vie ne répare pas le très grand mal qui a déjà eu lieu."

Si vous avez l’ambition de jouer un rôle, peut-être pas de dirigeant mais au moins un rôle d’influence au sein du parti conservateur, est-il possible d’avoir les opinions qui sont les vôtres sur l’avortement, sur le mariage gay – vous êtes en décalage par rapport à l’opinion majoritaire dans ce pays – est-il possible de jouer un rôle moteur avec vos opinions ?

Je crois qu’en réalité cela n’a pas vraiment d’importance. Mon travail consiste à représenter les habitants du North-East Somerset, et de

Lire la suite de l'article

“Comment Fillon peut-il faire croire que nous réglerons le problème en changeant des détails de la loi Taubira?”

CxNuUYfWEAEIlXU

Lire la suite de l'article

Un prêtre peut-il devenir président d’université ?

L'abbé Michel Deneken, jusque là vice-président aux compétences reconnues, a été élu à la présidence de l’université d’Etat de Strasbourg.

Si ses compétences ne sont pas remises en cause, sa qualité de prêtre perturbe les laïcistes qui contestent cette élection :

6155901_1-0-631788022_1000x625"Plus exactement c’est la prétendue allégeance au Vatican qui pose problème. Vision bien datée, aussi gallicane qu’anti-clériale, elle nourrit cependant une cabale contre le prêtre de l’université d’Etat qui pourtant ne précise aucune exclusion pour motif religieux à la présidence de l’institution.

Une nouvelle forme de discrimination à l’embauche pour cause d’allégeance risquant d’entraver la liberté et la laïcité de l’établissement.

Il faudrait aux postulateurs de la cause laïcarde mieux se renseigner. Les prêtres ne prêtent pas allégeance au Vatican pas plus qu’à leurs évêques. Si les prêtres séculiers doivent obéissance à leur évêque quant à la mission par eux confiés, ils restent libres de leur vie privée, à la différence d’un religieux.

Cette cabale idéologique vise ni plus ni moins qu’à garder la main-mise idéologique de la gauche sur l’ensemble du système pyramidale des mandarins de l’enseignement supérieur. Il est toutefois regrettable que des universitaires utilisent la désinformation pour fonder leurs arguments sans assise scientifique."

Lire la suite de l'article

Quand des enfants sont l’objet d’un commerce, que peut-il arriver de pire ?

De Joseph Junker, Ingénieur civil et blogueur :

"Ce dimanche 3 mai au siège du gouvernement bruxellois, des bébés ont été vendus. Au cœur de notre capitale, des contrats ayant pour objet la livraison d’un être humain ont été négociés. Inacceptable. Abject. Répugnant. On m’accusera sans doute volontiers de lancer des points Godwin à l’emporte-pièce, je n’en ai cure. Car quand dans une démocratie des enfants sont l’objet d’un commerce, que peut-il arriver de pire ? Quelle est l’étape suivante ?

On ergote volontiers sur l’aspect scandaleusement commercial de ces transactions, mais il faut aussi se rappeler le fond de la chose qui n’est guère plus reluisant : Il s’agit d’une part d’enlever un enfant à peine né à sa mère pour le confier à des gens qui ne sont pas ses parents et d’autre part de prostituer (pardon en langage politiquement correct « de louer »), neuf mois durant pour des tiers le corps d’une femme en l’une des choses les plus intimes : sa maternité. Si je conviens volontiers que le fait de payer pour cela ajoute un relent particulièrement désagréable à la chose, quiconque a tenu comme moi un nourrisson dans ses bras comprendra qu’il lui importera peu de savoir un jour s’il a été vendu ou « donné » comme un chaton. Ce qui compte pour lui et le rends inconsolable, c’est sa maman. Le reste n’est que détail, rien de plus que l’arme du crime par lequel est commise l’injustice ultime : celle

Lire la suite de l'article