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Mgr Cattenoz : Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié

Extrait de l'homélie de Mgr Cattenoz prononcée dimanche à l'occasion de la messe du Festival d'Avignon qu'il présidait, et retransmise par France Culture :

Mgr-Cattenoz-a-Avignon-l-anthropologie-de-notre-societe-est-dans-une-impasse_visuel"[…] Le Festival d’Avignon bat son plein, un lieu merveilleux où l’humanité s’interroge librement à travers le théâtre sur ce qu’elle vit et ce qu’elle est, véritable brouillon de culture. Le festival est un lieu merveilleux pour répondre à l’appel de Jésus à évangéliser. Cette année, devant le thème du festival, le genre, je lance un appel à la conversion et à la découverte du message de l’Évangile que la lettre de Paul nous a présenté de manière merveilleuse.

Je n’ai jamais rencontré de L, de G, de B, de T, et paraît-il, maintenant de Q ; je ne connais et ne vois que des personnes humaines avec toute la richesse de leur féminité et de leur masculinité inscrite dans leur chair et jusque dans leur être le plus profond. Je continue de m’émerveiller devant la complémentarité de l’homme et de la femme. Au nom même de celle-ci, je m’émerveille encore, devant l’amour qui jaillit entre eux et débouche sur le don de la vie. Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié, aussi belle soit-elle.

Comme le prophète Amos, je voudrais dénoncer une société aux comportements incohérents et qui n’a pas compris quel merveilleux projet de vie Dieu lui proposait.

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans notre société ! Elle se vautre dans un pseudo bien-être matériel,

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Un prêtre peut présider une université

Contestée par le syndicat Snesup-FSU qui considérait que « l’engagement ecclésiastique de M. Deneken s’opposait à son élection eu égard au principe de neutralité du service public », l’élection en décembre 2016 de l'abbé Michel Deneken à la présidence de l’Université de Strasbourg a été validée, le 27 juin, par le Conseil d’État. Extrait :

"4. Considérant qu'il résulte ainsi du principe constitutionnel de laïcité que l'accès aux fonctions publiques, dont l'accès aux fonctions de président d'université, s'effectue sans distinction de croyance et de religion ; que, par suite, il ne peut, en principe, être fait obstacle à ce qu'une personne ayant la qualité de ministre d'un culte puisse être élue aux fonctions de président d'université, celle-ci étant alors tenue, eu égard à la neutralité des services publics qui découle également du principe de laïcité, à ne pas manifester ses opinions religieuses dans l'exercice de ses fonctions ainsi qu'à un devoir de réserve en dehors de l'exercice de ces fonctions ; que, par suite, la question de la conformité au principe constitutionnel de laïcité des dispositions législatives contestées par le syndicat requérant, qui n'est pas nouvelle, ne présente pas un caractère sérieux ;

5. Considérant, en second lieu, que la circonstance que le président élu d'une université aurait la qualité de ministre d'un culte est, par elle-même, sans rapport avec les garanties qui s'attachent au respect du principe constitutionnel d'indépendance des enseignants-chercheurs ; que les dispositions litigieuses de l'article L. 712-2 du code de l'éducation prévoient au demeurant

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Attention : un avortement peut tuer. Le bébé comme la maman

Dans un document l'avortement médicamenteux, la Haute Autorité de santé (HAS) insiste sur les protocoles à respecter, notamment concernant le misoprostol. L'arrêt de commercialisation du Cytotec s'est accompagné d'une mise à plat de l'utilisation du misoprostol en gynécologie-obstétrique :

Unknown-5"Si le misoprostol est administré en pratique par voie orale ou vaginale selon les pays et les équipes, la HAS insiste sur le fait de « ne pas recourir au misoprostol par voie vaginale » et de ne pas dépasser des doses > 400 μg. Des événements rares et graves ont été rapportés pour les utilisations hors AMM du misoprostol, rappelle la HAS : chocs toxiques et chocs septiques après administration par voie vaginale de comprimés destinés à la voie orale, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux pour des doses supérieures. Une autre prostaglandine que le misoprostol a l'AMM dans l'IVG par voie vaginale uniquement, le géméprost (Cervageme ovule à 1 mg).

La femme doit être informée du « risque d'échec de l'IVG médicamenteuse et qu'il sera nécessaire dans ce cas de recourir à une iVG chirurgicale », est-il précisé. La femme décidant de poursuivre une grossesse qui n'aurait pas été interrompue doit être informée qu'il existe un risque tératogène."

Et oui : une pilule destinée à tuer l'enfant dans le sein de la mère n'est certainement pas anodin pour la mère elle-même.

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Abbé Viot : on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 et l’encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi

L'abbé Michel Viot, ancien "évêque" luthérien franc-maçon devenu prêtre catholique, aumônier national des anciens combattants, était l'invité du Forum catholique. Extrait de ses réponses que vous pouvez retrouver ici :

Sur le célibat des prêtres :

AbMichelViot"1) J'étais pasteur célibataire, et je suis prêtre célibataire

2) Pour les ex-pasteurs mariés, la dispense au cas par cas est légitime, l'Eglise étant maîtresse de ses ordinations au travers de la personne du Pape. Il n'y a absolument pas deux poids deux mesures.

3) Il me paraîtrait dangereux d'élargir cette possibilité car beaucoup de recherches vont dans le sens de ce qu'affirmait déjà Vatican II sur ce que l'on pourrait appeler les convenables du ministère (pour reprendre le langage stoïcien) dont l'un des principaux est le célibat. L'ordination étant de l'ordre de la conjugalité, celui qui la reçoit ne peut être bigame. Mais il y a ds traditions séculaires qu'il faut respecter, dont la tradition orientale qui permet l'ordination d'hommes mariés, contrairement à l'occidentale qui l'interdit depuis plus longtemps qu'on ne le croit."

Sur la laïcité et le Christ-Roi :

"Cela dit, on ne peut pas accepter à la fois la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et l'encyclique Quas Primas de 1925. Vatican II n'a rien fait de négatif dans ce domaine car il n'était pas en son pouvoir de toutes façons d'abolir l'encyclique Quas Primas ni les deux condamnations de la "laïcité" française comme parfaitement hérétiques par les papes Pie X (Vehementer Nos, 1906), et

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Il y a 2 sortes d’élus en France : les intouchables et ceux que l’ont peut frapper

Le maire de Béziers Robert Ménard revient sur son agression, dans Valeurs Actuelles :

"Je me rendais dans ce petit village (Saint-André de Cubzac, en Gironde) pour une réunion avec les élus locaux sur l’union des droites. J’ai déjeuné avec ces élus, et l’après-midi nous nous sommes ensuite rendus dans une salle de cette petite ville pour une réunion publique. Je suis arrivé sans gardes du corps, car je n’en ai jamais, et il y avait déjà une cinquantaine de personnes qui vociféraient, qui hurlaient. Ils ont le droit, c’est la démocratie. Sauf qu’à un moment, un homme m’a frappé derrière la tête, avec sa main ou avec un objet je ne sais pas, j’ai vacillé et j’ai eu affreusement mal. J’ai continué mon chemin, et les gens autour de moi ont continué à me bousculer, je suis tombé une deuxième fois. Je me suis à nouveau fait mal… tout ça sous les yeux des élus locaux ! Il y avait des élus socialistes, des insoumis, de nombreux maires… qui filmaient et souriaient quand j’étais à terre ! J’ai eu quatre jours d’ITT (Interruption temporaire de Travail) complets et dix jours d’ITT partiels. Je pose une seconde question : quid des gendarmes ? Ils ne sont pas intervenus ! ça n’arriverait jamais dans ma ville. Le sous-préfet de permanence a volontairement minimisé les choses. Que ce soit clair : je n’accuse pas les gendarmes, j’ai trop de respect pour eux et je sais le travail qu’ils font.

Valeurs

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“Au fond du trou”, Marine Le Pen peut se qualifier pour un éventuel second tour

Amusant cet article du Huffingtonpost. Il commence ainsi :

"La popularité de Marine Le Pen au fond du trou"

Et se termine comme cela :

"en cas de nouvelle élection présidentielle, la cheffe de file du Front national serait encore en position de se qualifier pour le second tour."

Qu'est-ce que ce serait si elle n'était pas au fond du trou ?

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Immigration : un cléricalisme peut en cacher un autre

De Jean-François Chemain à propos de la loi «Asile et immigration» votée en première lecture par l’Assemblée nationale le 22 avril :

Capture d’écran 2018-04-30 à 16.13.46"[…] Puisque le peuple, et ceux qui traduisent son sentiment, sont réduits au silence, le débat est monopolisé par d’autres, qui mènent grand tapage. Qui sont-ils ? On trouve là un inventaire à la Prévert de catéchistes, ou plutôt de rescapés des aumôneries des années 1970.

La presse, pour commencer, exprime une très large désapprobation de la loi. France Info titre sur le «controversé projet de loi»… Controversé par qui, puisqu’une majorité de Français le trouve sans doute trop timide ? Un intertitre du Monde évoquait «une ligne plus dure que Nicolas Sarkozy», avant d’invoquer aussi les mânes de feu Charles Pasqua… Reductio ad Sarkozyum ou, pire, ad Pasquam… «L’Assemblée divisée, les syndicats révoltés», titre Ouest France. Les intertitres du quotidien de province, d’inspiration naguère chrétienne, vont dans le même sens : «Un scrutin en catimini», «La droite à l’offensive» (brrr !), «Une dérive dangereuse de la politique migratoire française». Les trois quarts des journalistes, les sondages le montrent, sont de gauche. Résultat : «La presse française milite plus qu’elle n’informe» (Benjamin Dormann, journaliste, sur France-renaissance).

Les «associations», ensuite, envahissent le débat. Le Monde nous explique que le projet «leur» a été présenté, et qu’«elles» sont alors «parties à l’offensive» contre lui. Qui sont ces associations apparemment unanimes, de qui sont-elles représentatives, quelle est leur légitimité, au nom de quoi relaie-t-on leurs propos ? Plusieurs sont mentionnées

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Un journaliste présente comme une évidence que le divorce peut provoquer un redoublement

Chroniqueur à Alternatives économiques, Philippe Watrelot voulait dénoncer le classement dans Parcoursup. Il en déclare que la séparation des parents provoque une perturbation chez l'enfant. Ce n'est pas un peu réac comme idée ?… 

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En Algérie, c’est le FLN qui décide si on peut béatifier des catholiques

Incroyable

Unknown-10"L'Algérie a donné au Vatican son accord pour la béatification à Oran des moines français de Tibéhirine, assassinés en 1996 dans des circonstances mystérieuses, a annoncé, mardi, sur France 24, le ministre algérien des Affaires étrangères. […] "L'Algérie a donné son accord pour la béatification de ces moines et ça a été signifié au Vatican", a déclaré Abdelkader Messahel le 10 avril. "La béatification se fera dans quelques mois, dans quelques semaines, à Oran", a-t-il précisé.

Interrogé sur une possible présence du pape François à cette cérémonie en Algérie, le chef de la diplomatie algérienne ne l'a pas exclue : "On verra, pourquoi pas". Fin janvier, le pape François avait ouvert la voie à leur béatification en les déclarant martyrs, au côté de douze autres religieux et religieuses tués en Algérie entre 1994 et 1996 – dont l'ancien évêque d'Oran, Pierre Claverie."

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Euthanasie, PMA, avortement : il faut rappeler que la loi peut être illégitime

Verite-et-politiquev2Dans Vérité et politique, Guillaume de Thieulloy livre une réflexion sur les dérives totalitaires d'une démocratie déconnectée de toute notion de vérité. Il défend l'idée d'une loi naturelle supérieure aux lois positives et s'oppose à une vision du parlement capable de dire le vrai et le faux, le bien et le mal. Alors même que la plupart des parlementaires, y compris ceux y défendant de bonnes idées, considèrent que le Parlement est à la source de tout droit… Il rappelle opportunément que cette dérive est inscrite dans la déclaration des droits de l'homme :

"Il suffit de lire sérieusement la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, du 26 août 1789, pour s'en apercevoir. Lisons, en particulier, l'article 6 : "La loi est l'expression de la volonté générale." Tout le monde, ou presque, en est aujourd'hui persuadé. Pourtant, voilà qui ne va vraiment pas de soi ! La volonté générale peut parfaitement décider d'opprimer une minorité, contre les droits humains les plus élémentaires. Dira-t-on que cette violation du droit est le droit lui-même ? Pour ma part, je préfère suivre saint Thomas d'Aquin déclarant, à la suite de saint Augustin, qu'une loi inique n'est pas une loi : elle peut, bien sûr, être promulguée comme une loi ; elle peut avoir apparemment la force d'une loi. Mais elle ne peut pas obliger en conscience. Nous n'avons nullement le devoir d'y obéir. Nous pouvons même avoir, au contraire, le devoir d'y résister. Prenons un exemple concret et

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Oui, en France, on ne peut plus fêter Pâques en paix. Quand revivrons-nous chez nous?

"Allah Akbar" hurlé dans un temple protestant le 11 mars pendant l'office.

Un militaire de Sentinelle agressé à Paris le 23 mars au cri de "Allah Akbar".

Trèbes et Carcassonne : une marche blanche annulée aujourd'hui pour raison de sécurité. L'islamisme est trop présent.

Sécurité renforcée pour les fêtes de Pâques : 41 000 policiers, 29 000 gendarmes et 10 000 militaires mobilisés sur l'ensemble du territoire pour les fêtes de Pâques.

"Dans un contexte où la menace terroriste conserve toute son intensité, les forces de l'ordre seront pleinement mobilisées pour assurer la sécurité des célébrations pascales, moment très important tant pour la communauté chrétienne que pour la communauté juive … Outre cette présence visible sur le terrain (…)

les forces de l'ordre ont mobilisé leurs moyens en matière d'intervention, de renseignement territorial et d'investigation", précise le communiqué. A titre d'exemple, les préfets pourront établir des périmètres de protection pour sécuriser les lieux d'affluence.

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