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Jean-Yves Le Gallou : “Le moule de résistance d’identité européenne se trouve aujourd’hui dans les pays de l’Est”

Jean-Yves Le Gallou commente sur Boulevard Voltaire la grande manifestation patriotique qui s'est déroulée en Pologne :

Que s’est-il passé en Pologne le 11 novembre ?

Depuis un certain nombre d’années, un traditionnel défilé patriotique est organisé le 11 novembre en Pologne. Il y a une dizaine d’années, il attirait quelques centaines ou quelques milliers de personnes. Depuis quelques années, il touche un assez grand nombre de Polonais. Les organisateurs parlent de 120.000 personnes, la police parle de 60.000 personnes. C’est donc une très grande manifestation patriotique polonaise.

Cette manifestation de l’identité polonaise peut-elle s’inscrire dans la montée de l’extrême droite dans les pays européens ?

Non, je crois que cette manifestation est polonaise tout simplement. L’identité polonaise est européenne, chrétienne et catholique. C’est normal que cela se retrouve dans les slogans et dans les drapeaux. En revanche, l’attitude des médias occidentaux (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne…) est nouvelle. Elle consiste à interdire toutes expressions identitaires et patriotiques en utilisant un vocabulaire de dénigrement et diabolisation. Ce qui est intéressant comme ils n’hésitent pas à monter en puissance dans le dénigrement. Ils parlent de manifestations d’extrême droite. Ils qualifient l’ASB en Allemagne de néonazi, les patriotes polonais sont des néonazis. Tout cela relève du délire médiatique.

La Pologne a une histoire assez particulière. Cette histoire la place dans un contexte antinazi et anticommuniste. Où se situe la Pologne aujourd’hui sur l’échiquier européen ?

La Pologne espère rester polonaise. Il est très significatif que les Polonais, les Hongrois et les Tchèques, qui sont

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L’émigration pèse lourdement sur les perspectives de développement des pays d’Afrique

Exemple avec la Gambie :

G"« Le nombre de migrants en provenance de Gambie et des autres pays d’Afrique de l’Ouest pèse lourdement sur les perspectives de développement des pays, estime Ada Lekoetje, la coordinatrice résidente des Nations unies à Banjul. Dans certaines régions, presque tous les jeunes ont disparu. Avec l’exode, la main-d’œuvre nécessaire dans le secteur agricole vient à manquer. »

La Gambie, 2 millions d’habitants, est le plus petit pays d’Afrique continentale. Cela ne l’empêche pas d’être dans les cinq principaux pourvoyeurs de migrants du continent. Au cours des six premiers mois de cette année, 4 920 Gambiens ont atteint l’Italie, de loin le nombre le plus élevé rapporté au nombre d’habitants du pays d’origine. Ces dix dernières années, les transferts d’argent des migrants ont été multipliés par quatre pour représenter aujourd’hui 22 % du PIB gambien, selon les estimations de la Banque mondiale. A titre de comparaison, l’ensemble du secteur agricole, qui occupe 70 % de la population, représente 30 % du PIB.

Les difficultés économiques sont le principal moteur de la migration. « Mais c’est aussi une attitude », déclare la coordinatrice de l’ONU. Un point de vue partagé par les économistes et les ONG. « Dans ce pays, les migrants ont remplacé les médecins et les avocats comme modèles, regrette Omar Badjie, le directeur gambien d’ActionAid, une ONG de développement. Même les gens qui ont un bon emploi s’en vont : enseignants, soldats, policiers, fonctionnaires. Ils démissionnent et disparaissent, tout simplement. »

Ada Lekoetje estime que, pendant longtemps, les récits migratoires

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Hilaire de Crémiers : L’homme qui est à la tête de la France, n’aime pas son pays

D'Hilaire de Crémiers dans le numéro d'octobre de Politique Magazine (abonnement : 1 rue de Courcelles, 75008 Paris Tél : 01 42 57 43 22) :

Unknown-3"L’homme qui est à la tête de la France, n’aime pas son pays. Au mieux, il fait semblant. Pour lui, la France est une nation dépassée. L’Europe seule compte dans son esprit. Il ne cesse de le dire. « Je suis venu vous parler d’Europe, a-t-il déclaré à la Sorbonne. Encore, diront certains. Ils devront s’habituer parce que je continuerai. Et parce que notre combat est bien là, c’est notre histoire, notre identité, notre horizon, ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir. »

Voilà ce que pense le président de la France. Et il suffit de l’écouter pour se rendre compte que déjà, dans sa conception, la France n’existe plus en tant que nation ; elle n’est plus qu’un legs du passé. Peu lui chaut que les industries françaises disparaissent. Pour lui l’échelle nationale est devenue obsolète et inefficace ; il n’y a plus rien à faire à ce niveau. C’est sa conviction profonde. « La bonne échelle, dit-il, c’est l’échelle européenne ». Tout est dit. Qu’importe qu’Alstom soit récupéré par Siemens. Au contraire ! Il n’y voit aucun inconvénient. Comprenons bien : l’histoire de France, c’est aussi bien l’histoire de l’Allemagne que l’histoire des autres peuples d’Europe. Le seul mal qui les a entachés, c’est la nationalisme. L’identité est commune, commun l’horizon. Tous les programmes qu’il définit à longueur de discours, n’ont

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« Nous ne pouvons que nous réjouir de l’islamisation du pays des Francs, Allahu Akbar.»

C'est un commentaire postée sous cette vidéo. L'occasion d'écouter la dernière homélie du père Boulad, sj. Et d'agir ensuite : les bons mots ne doivent pas suffire.

"vous avez le droit d'annoncer Jésus-Christ, mais l'Eglise de France se tait! Pourquoi? Parce que les ordres viennent de très haut… alors que les musulmans attendent une parole!"

"Ensemble, la France doit redevenir chrétienne".

"Nous sommes en 44 aujourd'hui. c'est la même gravité de situation. Ce n'est pas le nazisme, c'est pire. un autre fachisme qui a décidé de conquérir l'Europe. En fait, il y a deux fachismes. Le fachisme de l'argent et le fachisme islamique".

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Et si on parlait des tortures subies en pays musulman par les chrétiens à cause de leur foi?

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L’association SOS Chrétiens d’Orient, bien accueillie dans tous les pays du Proche-Orient

Benjamin Blanchard, co-fondateur de SOS Chrétiens d’Orient, est interrogé dans le Magazine. Extrait :

"Vous êtes, parfois, la cible de critiques. Comment êtes-vous perçus au Moyen-Orient et en France?

Nous sommes bien accueillis au Proche-Orient, dans tous les pays. Nous ne nous mêlons pas de politique; nous sommes là pour aider et nous faisons les choses légalement. Nous ne rentrons pas illégalement dans un pays, quel qu’il soit. En France, il y a deux types de critiques. L’une, parce que nous travaillons en Syrie; cela a été perçu comme une prise de position politique du seul fait d’y aller. Mais cela ne nous a pas empêchés de travailler au pays du Cèdre avec des gens qui ont combattu la Syrie pendant l’occupation syrienne.

Pour nous, c’est une accusation à tort. Nous ne prenons pas position. Le deuxième type d’attaques concerne mon parcours personnel en tant qu’ancien militant de droite. Mais en tant qu’association, nous n’avons de liens politiques avec aucun parti.

Quel avenir pour les chrétiens d’Orient?

C’est différent selon les pays. En Irak, la situation est très difficile, à cause de l’instabilité et du chaos qui règnent même après Daech. Mais ailleurs, je pense qu’il y a un avenir, peut-être différent de ce que nous avons connu dans le passé, surtout à cause de la diminution du nombre de la communauté. Les chrétiens d’Orient, et en général tous les chrétiens, doivent, d’une part, conserver leur identité et leur foi et, d’autre part, adopter une politique d’ouverture, car nous ne

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Une bonne partie des difficultés de la banlieue serait résolue si l’on enseignait que la France est un pays chrétien

Agrégé, docteur en histoire, Jean-François Chemain a enseigné dix ans dans un collège de Zep. Dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, il s'étonne du silence des enseignants sur l'islam :

"[…] C’est l’omerta. Le logiciel interne de nombre de “profs” ne semble pas comporter cette capacité de constater ce qui a trait à l’islam. On peut — on doit — dénoncer l’influence néfaste “des religions” (essentiellement, en fait, du christianisme) mais on ne peut en aucun cas dire que l’islam pourrait poser des questions spécifiques. Si certains élèves dysfonctionnent, ce ne peut être que pour des raisons sociales (certains semblent même voir avec plaisir en eux le sang neuf qui viendra réveiller leur vieux rêve de révolution). Le regard de bienveillance que l’institution demande à bon droit de porter sur eux supposerait donc un refus de reconnaître l’origine proprement religieuse de certaines difficultés. Lorsque des collègues ont découvert, grâce à Internet, que j’osais poser ce genre de questions, j’ai vécu une véritable mise à l’écart. « Nous savons maintenant qui tu es vraiment ! » (sic). On a tout de suite fait de moi un “propagandiste d’extrême droite” ! Mise à l’index, chasse aux sorcières : le registre sémantique de l’inquisition n’est pas exagéré pour décrire ce que l’on peut, dans ce pays “laïc”, subir quand on s’écarte de certains dogmes.

Car c’est le coeur du problème, et le plus douloureux de mes étonnements : le sectarisme d’une Éducation nationale qui vit sa mission de manière proprement cléricale,

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Remigration : « l’intérêt supérieur de l’enfant musulman » implique qu’il puisse vivre dans un pays musulman

Jean-Yves Le Gallou revient sur le jugement du tribunal administratif de Dijon, qui a imposé à la mairie de Chalon-sur-Saône d'offrir des repas alternatifs aux menus traditionnels avec du porc :

"[…] S’appuyant sur la Convention internationale des droits de l’enfant, ils ont estimé que « l’intérêt supérieur de l’enfant » exigeait qu’ils puissent accéder à des menus conformes à la religion et à la culture musulmanes. On saluera l’audace jurisprudentielle : ce n’est pas l’homme abstrait des droits de l’homme qu’on défend ainsi, c’est l’enfant situé dans sa communauté d’origine. Dans son hérédité, dans son héritage.

L’intérêt supérieur de l’enfant musulman est ainsi défini comme devant pouvoir vivre dans un environnement de rites, de pratiques, de règles musulmanes. Acceptons cette logique et tirons-en toutes les conclusions. Les  » accommodements raisonnables » (ou… déraisonnables, c’est affaire de point de vue) des pays européens ne seront jamais suffisants pour répondre pleinement à « l’intérêt supérieur de l’enfant musulman ».

En Europe, celui-ci reste exposé à des pratiques haram (illicites) : tenue des femmes, manque de « respect » (soumission) des non-musulmans à l’égard des musulmans, mixité dans les écoles, programmes scolaires, publicités pour des produits haram, sonneries des cloches d’église, croix, crucifix et saintes vierges, représentations de la figure humaine et de la figure divine. Tout ceci est incompatible avec « l’intérêt supérieur de l’enfant musulman ».

Une conclusion s’impose : « l’intérêt supérieur de l’enfant musulman » implique qu’il puisse vivre dans un pays musulman. Et, pour cela, il faut bâtir le socle d’une remigration humanitaire. Merci aux magistrats de Dijon d’avoir, par leur

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