Archives par étiquette : patrie

Davis Rachline : “La Mère Patrie est désormais attaquée jusque dans sa chair par la barbarie ignoble et lâche de la vermine islamiste”

A l'occasion de la célébration des combats de Bazeilles, fête des Troupes de Marine, dans les arènes de Fréjus vendredi 31 août au soir, David Rachline, sénateur-maire de la ville, a prononcé un discours devant les autorités politiques et militaires, discours vivement applaudi par le public. En voici de larges extraits :

Rachline"Soldats de l’infanterie de Marine, Soldats de France,

Fréjus est cette année encore honorée de vous accueillir entre ses murs romains ! Vous les officiers, sous-officiers, les caporaux, les marsouins et les bigors ; vous qui héritez, 147 ans après, de la gloire éternelle d’une division mythique et héroïque. Vous les héritiers de la Division bleue, la division Marine, qui ardeur au cœur et courage à la baïonnette, a tenu à 1 contre 10 la ligne que la patrie lui avait demandé de tenir.

Je vois ici des soldats, des hommes solides, des frères d’armes qui du Mali à l’Afghanistan, du Kosovo aux rues de nos villes françaises, assurent et assument les missions qui sont les leurs. Protéger et servir, croche et tient ! Dans les déserts du Mali, dans les montagnes afghanes, au bord des routes kosovares ou en faction devant nos églises et nos monuments, vous démontrez au quotidien votre immense dignité et votre infaillible courage.

Vous avez appris à prendre exemple sur ceux qui sont passés avant vous dans cet uniforme sacré. Vous avez appris les exploits du fier commandant Arsène Lambert et de ses hommes qui défendront leurs positions à Bazeilles jusqu’aux dernières cartouches, jusqu’aux derniers

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« La Syrie est une patrie et une nation qui doit retrouver sa souveraineté territoriale »

Le 11 avril prochain, les députés Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq organisent, dans les murs de l’Assemblée nationale, un colloque intitulé « Syrie, un drame qui ne peut plus durer ». Nicolas Dhuicq explique au micro de Boulevard Voltaire les raisons de l’organisation de ce colloque.

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Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 1/2

Suite à la lecture de son ouvrage sur l'Eglise et l'immigration, le grand malaise, nous avons interrogé Laurent Dandrieu. Nous le remercions pour ses réponses, publiées en deux parties. Voici la première :

Vous évoquez cet épisode de la fuite de la Sainte Famille en Egypte, comme l'un des arguments récurrents de la hiérarchie catholique actuelle pour justifier l'accueil des immigrés. Mais cet argument ne se retourne-t-il pas contre cette idée d'un droit illimité à l'immigration puisque la Sainte Famille, qui fuyait la sanglante persécution d'Hérode, est retourné ensuite vivre à Nazareth ?

Couv defC’est en effet une référence récurrente dans le discours ecclésial sur l’immigration. Le premier texte magistériel sur la question, la Constitution apostolique Exsul Familia que publie Pie XII en 1952, s’ouvre d’ailleurs par cette phrase : « La famille de Nazareth, Jésus, Marie, Joseph en exil, émigrant en Égypte et s’y réfugiant, pour échapper à la fureur d’un roi impie, telle est l’image, le modèle et le soutien de tous les émigrants et pèlerins de tous les temps et tous les lieux, de tous les exilés de quelque condition qu’ils soient, qui, chassés par la crainte des persécutions ou par la misère, se voient contraints d’abandonner leur patrie, de quitter leurs chers parents, leurs proches, leurs amis, et de gagner une terre étrangère. » Dans son message pour la Journée mondiale des migrants, en 1988, Jean-Paul II écrit pour sa part : « La Sainte Vierge, en vérité, par la façon dont elle vécut son histoire humaine,

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Laurent Dandrieu : faire de l’amour et la défense de la patrie un principe non négociable 2/2

La première partie de cet entretien est à retrouver ici.

Au sein de l'Eglise, le débat sur l'immigration doit-il en rester uniquement au niveau théologique, philosophique et/ou moral ? Serait-il possible d'avoir un débat sur le plan démographique ? Autrement dit, en refusant d'aborder les chiffres concrets, n'y a-t-il pas un déni du réel ?

Dandrieu © Bruno KleinLe fait est que le discours de l’Église, sur ces questions, n’aborde quasiment jamais la dimension collective du problème. Elle parle d’individus, de familles, jamais de masse considérables. Quand le pape François, qui reconnaît que nous faisons face à une « invasion », mentionne cette dimension collective, c’est toujours pour inviter à ne considérer malgré tout les migrants que sous l’angle personnel : « Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en les regardant en face et en écoutant leurs histoires », déclare-t-il ainsi, en septembre 2015, devant le Congrès des États-Unis. L’Église, par ailleurs, parle toujours du migrant avec un grand “M” : c’est un migrant abstrait, sans origine déterminée, qu’il faut accueillir quoiqu’il arrive, en respectant sa culture et sa religion d’origine, quelle qu’elles soient, puisque l’Église condamne de manière répétée toute politique d’assimilation (« On doit en effet exclure aussi bien les modèles fondés sur l’assimilation, qui tendent à faire de celui qui est différent une copie de soi-même, que les modèles de marginalisation des immigrés, comportant des attitudes qui peuvent aller jusqu’aux choix de l’apartheid », écrit ainsi Jean-Paul II dans son message 2005).

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Le pape en Géorgie : “la patrie est comme une icône qui définit l’identité”

Extrait du discours du pape aux autorités de Géorgie, hier à Tbilissi :

Cq5dam.web.800.800-3"Je remercie le Dieu Tout-Puissant de m’avoir offert l’opportunité de visiter cette terre bénie, lieu de rencontre et d’échange vital entre cultures et civilisations, qui a trouvé dans le christianisme, depuis la prédication de sainte Nino au début du IVème siècle, sa plus profonde identité et le fondement sûr de ses valeurs. Comme l’a affirmé saint Jean-Paul II en visitant votre patrie : « Le christianisme est devenu le germe de la floraison successive de la culture géorgienne » (Discours lors de la cérémonie de bienvenue, 8 novembre 1999 ; Insegnamenti XXII, 2 [1999], p. 841) ; et cette semence continue de produire ses fruits. En me rappelant avec gratitude notre rencontre au Vatican l’année dernière et les bonnes relations que la Géorgie a toujours maintenues avec le Saint-Siège, je vous remercie vivement, Monsieur le Président, pour votre aimable invitation et pour les paroles cordiales de bienvenue que vous m’avez adressées au nom des Autorités de l’État et de tout le peuple géorgien.

L’histoire pluriséculaire de votre patrie manifeste son enracinement dans les valeurs exprimées par sa culture, par sa langue et par ses traditions, insérant le pays de plein droit et de manière féconde et spéciale dans l’alvéole de la civilisation européenne ; en même temps, comme le met en évidence sa position géographique, ce pays est presqu’un pont naturel entre l’Europe et l’Asie, une charnière qui facilite les communications et les relations entre

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La patrie russe au-delà des soviets

Nous vous proposons un retour en arrière de bientôt trois mois, par une recension écrite et une courte vidéo (en anglais) concernant les festivités du 9 mai dernier à Moscou. Il s'agit du témoignage du catholique britannique John Laughland (que nous avons évoqué à plusieurs reprises sur le Salon Beige, ici, et par exemple) en participant à l’événement populaire "régiment des immortels".

"C'était avec une grande émotion que j’ai participé au défilé du « Régiment des immortels » sur la Place rouge à Moscou le 9 mai dernier.  Cette initiative populaire, qui a commencé voici quelques années dans les villes de province de Russie, consiste à porter dans les rues des photos de ses parents et grand-parents qui ont combattu dans la Seconde Guerre Mondiale – ou la «  Grande Guerre Patriotique »,  comme elle est connue en Russie depuis 1941, en référence à la «  Guerre Patriotique »  de 1812 quand, tout comme en 1941 – 1945, la mère patrie a été sauvée de justesse et au prix de sacrifices énormes.  Le matin, au tout début de la plus grande parade militaire sur la Place rouge depuis 1945, le ministre de la défense, qui la dirigeait, avait enlevé son képi pour se signer au moment où il passait en-dessous de l'icône du Saint Sauveur, qui se trouve dans de la Porte du même nom à l’entrée de la Place rouge: cette icône avait été recouverte de plâtre en 1937 mais restaurée en 2010.  Une telle expression de piété en public par

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Marie a été et est présente dans la formation de la Patrie, faisant de nous une Nation

Extrait de l'homélie de la Messe du Pape au sanctuaire marial de Caacupé au Paraguay le 11 juillet :

"[…] Dans l’Évangile, nous venons d’écouter l’annonce de l’Ange à Marie qui lui dit: «Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi». Réjouis-toi, Marie, réjouis-toi. Devant ce salut, elle est restée déconcertée et se demandait ce que cela voulait dire. Elle ne comprenait pas beaucoup ce qui était en train de se passer. Mais elle a compris que cela venait de Dieu et elle a dit: “oui”. Marie est la Mère du ‘‘oui’’. Oui au rêve de Dieu, oui au projet de Dieu, oui à la volonté de Dieu.

Un “oui” qui, comme nous le savons, ne fut en rien facile à vivre. Un “oui” qui ne la remplit pas de privilèges ou de distinctions, mais qui, comme le dira Siméon dans sa prophétie: « Et toi-même une épée te transpercera l’âme!» (Lc 2, 35). Et comment elle l’a transpercée! Voilà pourquoi nous l’aimons tant et nous trouvons en elle une vraie mère qui nous aide à garder vivante la foi et l’espérance au milieu de situations compliquées. En suivant la prophétie de Siméon, cela nous fera du bien de parcourir à nouveau brièvement des moments difficiles dans la vie de Marie.

1. La naissance de Jésus. Il n’y avait pas de place pour eux. Ils n’avaient pas de maison, d’habitation pour accueillir leur fils. Il n’y avait pas de place pour pouvoir le

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Ces femmes qui ont fait le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie

Sandro Magister rappelle que le Paraguay, dernière étape du voyage du pape François, a été sauvé par des femmes, dont le Saint Père avait fait l'éloge il y a deux ans :

"Des trois pays d’Amérique du Sud dont François a commencé la visite hier, le Paraguay est peut-être celui qui lui tient le plus à cœur.

Un pays dont le pape avait parlé, il y a de cela deux étés, au cours du voyage qui le ramenait de Rio de Janeiro à Rome. Les propos qu’il avait tenus avaient paru énigmatiques à beaucoup de gens :

"Pour moi, la femme du Paraguay est la femme la plus glorieuse de l’Amérique Latine. Elles sont restées, après la guerre, huit femmes pour chaque homme, et ces femmes ont fait un choix difficile : le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie, la culture, la foi et la langue".

Peu de gens connaissaient la catastrophe à laquelle le pape François faisait allusion : une guerre qui avait eu lieu un siècle et demi plus tôt et dans laquelle les armées du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay avaient anéanti neuf hommes adultes paraguayens sur dix et réduit de moitié le territoire de cet état.

D’après une estimation qui est donnée par la British Encyclopædia, la population paraguayenne serait passée, au cours de ces quelques années de guerre, de 1 337 439 habitants à 221 079 survivants, ce dernier chiffre représentant à peine 17% du total initial. Et dans le plus

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Ces femmes qui ont fait le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie

Sandro Magister rappelle que le Paraguay, dernière étape du voyage du pape François, a été sauvé par des femmes, dont le Saint Père avait fait l'éloge il y a deux ans :

"Des trois pays d’Amérique du Sud dont François a commencé la visite hier, le Paraguay est peut-être celui qui lui tient le plus à cœur.

Un pays dont le pape avait parlé, il y a de cela deux étés, au cours du voyage qui le ramenait de Rio de Janeiro à Rome. Les propos qu’il avait tenus avaient paru énigmatiques à beaucoup de gens :

"Pour moi, la femme du Paraguay est la femme la plus glorieuse de l’Amérique Latine. Elles sont restées, après la guerre, huit femmes pour chaque homme, et ces femmes ont fait un choix difficile : le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie, la culture, la foi et la langue".

Peu de gens connaissaient la catastrophe à laquelle le pape François faisait allusion : une guerre qui avait eu lieu un siècle et demi plus tôt et dans laquelle les armées du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay avaient anéanti neuf hommes adultes paraguayens sur dix et réduit de moitié le territoire de cet état.

D’après une estimation qui est donnée par la British Encyclopædia, la population paraguayenne serait passée, au cours de ces quelques années de guerre, de 1 337 439 habitants à 221 079 survivants, ce dernier chiffre représentant à peine 17% du total initial. Et dans le plus

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Ces femmes qui ont fait le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie

Sandro Magister rappelle que le Paraguay, dernière étape du voyage du pape François, a été sauvé par des femmes, dont le Saint Père avait fait l'éloge il y a deux ans :

"Des trois pays d’Amérique du Sud dont François a commencé la visite hier, le Paraguay est peut-être celui qui lui tient le plus à cœur.

Un pays dont le pape avait parlé, il y a de cela deux étés, au cours du voyage qui le ramenait de Rio de Janeiro à Rome. Les propos qu’il avait tenus avaient paru énigmatiques à beaucoup de gens :

"Pour moi, la femme du Paraguay est la femme la plus glorieuse de l’Amérique Latine. Elles sont restées, après la guerre, huit femmes pour chaque homme, et ces femmes ont fait un choix difficile : le choix d’avoir des enfants pour sauver la Patrie, la culture, la foi et la langue".

Peu de gens connaissaient la catastrophe à laquelle le pape François faisait allusion : une guerre qui avait eu lieu un siècle et demi plus tôt et dans laquelle les armées du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay avaient anéanti neuf hommes adultes paraguayens sur dix et réduit de moitié le territoire de cet état.

D’après une estimation qui est donnée par la British Encyclopædia, la population paraguayenne serait passée, au cours de ces quelques années de guerre, de 1 337 439 habitants à 221 079 survivants, ce dernier chiffre représentant à peine 17% du total initial. Et dans le plus

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Un jour, un texte ! La Patrie selon le RP Henri-Dominique Lacordaire. (1/5)

R.P. HENRI-DOMINIQUE LACORDAIRE

DISCOURS SUR LA VOCATION DE LA NATION FRANÇAISE

PRONONCÉ À NOTRE-DAME DE PARIS, LE 14 FÉVRIER 1841,

POUR L'INAUGURATION DE L'ORDRE DES FRÈRES PRÊCHEURS EN FRANCE.

MONSEIGNEUR (Monseigneur Affre, archevêque de Paris),

MESSIEURS,

C'est Dieu qui a fait les peuples et qui leur a partagé la terre, et c'est aussi Lui qui a fondé au milieu d'eux une société universelle et indivisible ; c'est lui qui a fait la France, et qui a fondé l'Église. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances, et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle et la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi.

Et ces deux patries, quoique distinctes, ne sont pas ennemies l'une de l'autre ; bien loin de là : elles fraternisent comme l'âme et le corps fraternisent, elles sont unies comme l'âme et le corps sont unis ; et, de même que l'âme aime le corps, bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l'éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne réponde pas constamment à son amour.

Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu'un peuple s'honore d'une alliance particulière avec l'Église : alors l'amour de l'Église et l'amour de la patrie semblent n'avoir plus qu'un même objet ; le premier élève

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