Archives par étiquette : patriarches

Les patriarches d’Antioche condamnent l’agression contre la Syrie

Déclaration des patriarcats d’Antioche et de tout l’Orient pour les grecs-orthodoxes, les syriaques-orthodoxes et les grecs-melkites catholique, Damas le 14 avril :

Dieu est avec nous ; comprenez, toutes les nations, et soumettez-vous ! [Chant de la Vigile de Noël dans la liturgie byzantine]

Nous, les patriarches : Jean X, patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, Ignace Aphrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d'Antioche et tout l'Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem, condamnons et dénonçons l'agression brutale qui a eu lieu ce matin contre notre cher pays la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, au motif allégué d’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien. Nous élevons notre voix pour affirmer ce qui suit :

  1. Cette agression brutale est une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s'agit d'une attaque injustifiée contre un pays souverain, membre de l'ONU.
  2. Cela nous cause une grande souffrance que cette attaque bombardements vienne de puissants pays auxquels la Syrie n'a nui en aucune manière.
  3. Les allégations des États-Unis et d'autres pays selon lesquelles l'armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d'arme, sont une affirmation dépourvue de justification et que n’étayent pas de preuves suffisantes et claires.
  4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie, alors que la Commission d’enquête internationale indépendante allait commencer son travail en Syrie, sape le travail de cette commission.
  5. Cette agression brutale

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Mossoul : l’appel des patriarches d’Antioche

Le 10 juin 2014, Mossoul tombait entre les mains de l’État Islamique. Deux ans plus tard, le 10 juin 2016, Ignatius Aphrem II, patriarche syro-orthodoxe d’Antioche, et Ignatius Youssef III Younan, patriarche syro-catholique d’Antioche, ont lancé un appel commun à la communauté internationale et à leurs fidèles dispersés et réfugiés. Traduction de Christianophobie Hebdo :

Unknown-12"Voici deux ans que notre peuple syria­que a été déraciné de la terre de ses ancêtres à Mos­soul et dans la plaine de Ninive, conséquence d’une action crimi­nelle, assimilable à un génocide ethnico­religieux, commise par l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] et d’autres groupes terroristes qui considèrent com­me infidèles ceux qui ne parta­gent pas la foi et les croyances de leurs doctrines religieuses.

Le 10 juin 2014, notre peuple a été contraint de fuir Mossoul. À l’aube du 7 août suivant, le déra­cinement s’est poursuivi et notre peuple a été contraint de quit­ ter [les villages et les villes] de la plaine de Ninive. Ils sont devenus des réfugiés et des sans domicile fixe dans la région du Kurdistan irakien et dans d’autres pays voi­sins : Liban, Jordanie et Turquie. Aujourd’hui, deux ans après que cette calamité s’est abattue sur notre peuple, les pays décision­naires et la communauté inter­nationale demeurent muette et inactive face au nettoyage eth­nique d’un peuple historique qui a fondé des civilisations dans cette région. Nous sommes les descendants de ces martyrs qui ont défendu leur foi et leur hon­neur. Ils ont été témoins jusqu’à l’effusion de leur sang.

Nous

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Rencontre au sommet des cinq Patriarches d’Antioche

Les cinq Patriarches d'Antioche étaient réunis hier au siège patriarcal grec orthodoxe de Damas : S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, Patriarche d’Antioche des Maronites, S.B. Grégoire III Laham, Patriarche d’Antioche des grecs melkites, S.B. Ignace Youssef III Younan, Patriarche d’Antioche des syro-catholiques, le grec orthodoxe Yohanna X et le syro-orthodoxe Ephrem II et se sont prononcés sur la désagrégation de la Syrie.

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" La seule voie à suivre pour tenter de sortir de la crise syrienne est celle d’une « solution politique » s’accompagnant de l’engagement des puissances globales et régionales à lutter contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ou à tout le moins à suspendre tout type d’appui en leur faveur." (Fides)

L'Orient le Jour donne les grandes lignes et une analyse de la rencontre des patriarches :

"Réunis au siège de l'archevêché grec-orthodoxe, les patriarches ont plaidé, dans leur communiqué final, « en faveur d'un règlement politique de la crise syrienne ». Un règlement dont on sait qu'il se heurte à la réelle volonté d'ouverture du régime syrien sur une opposition crédible. Le message final diabolise, à raison, le jihadisme, tout en invitant la communauté internationale, dont une partie est jugée complice, à le combattre ou au moins à cesser de l'appuyer en sous-main. Il affirme qu'il est temps de lutter contre le rigorisme musulman par une saine éducation religieuse, ce qu'une vaste majorité de musulmans souhaite aussi. Il plaide pour « le pluralisme », mais on a l'impression que c'est davantage du pluralisme religieux que du pluralisme politique qu'il s'agit."

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L’appel des patriarches orientaux

Réunis samedi 27 août à Bkerké, autour du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, les chefs de sept autres Eglises orientales ont lancé un appel commun qui condamne les « crimes contre l’humanité » commis par l’EIIL. Extrait :

"La tragédie humaine qui a frappé les chrétiens d’Irak, les yézidis et les autres parmi ceux qui ont été chassés de leurs maisons devrait pousser la communauté internationale et l’Union européenne, en coordination avec le gouvernement central irakien et celui de la région du Kurdistan à :

  1. conduire une action efficace et urgente pour libérer les villes de la plaine de Ninive

  2. faciliter le retour des déplacés dans leurs villages et leurs maisons à Mossoul et Ninive,

  3. dispenser la sécurité à ces villages avec des garanties internationales et locales des deux gouvernements de Bagdad et du Kurdistan pour qu’ils ne soient pas évincés de leur terre, et pour que leur identité historique et leur culture glorieuse ne disparaisse pas."

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