Archives par étiquette : pastorale

Le dimanche, au cœur de la pastorale de l’Église ?

Petite synthèse proposée par un prêtre diocésain pour les lecteurs du Salon beige :

Le Pape François fait depuis novembre ses catéchèses sur la Messe, « le cœur de l’Église, l'Eucharistie » et le dimanche. Catéchèses qui ont le mérite de replacer l'Eucharistie dominicale à sa place : centrale ! Extraits :

Unknown-17« Nous ne pouvons pas oublier le grand nombre de chrétiens qui, dans le monde entier, en deux mille ans d'histoire, ont résisté jusqu'à la mort pour défendre l'Eucharistie ; et ceux qui, aujourd'hui encore, risquent leur vie pour participer à la Messe du dimanche. » (catéchèse du 8 nov 2017)

« Participer à la Messe signifie vivre encore une fois la passion et la mort rédemptrice du Seigneur. » (15 nov) « La Messe, c'est cela : entrer dans (la) passion, (la) mort, (et la) résurrection de Jésus. Aller à la Messe, c'est aller au calvaire, c'est la même chose. » (catéchèse du 22 nov 2017)

« Nous, chrétiens, avons besoin de participer à la Messe du dimanche parce que ce n'est qu'avec la grâce de Jésus (…) que nous pouvons mettre en pratique son commandement, et être ainsi ses témoins crédibles. » (catéchèse du 13 déc 2017)

« C'est la Messe qui fait le dimanche chrétien ! (…) Certaines sociétés sécularisées ont égaré le sens chrétien du dimanche illuminé par l'Eucharistie. Cela est un péché ! »

C'est ce qu'enseigne en effet l’Église, notamment dans le Catéchisme (CEC 2181) :

« L’Eucharistie du dimanche fonde

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Des délégués diocésains à la pastorale familiale contestent les choix du Conseil Famille et Société de la CEF

6a00d83451619c69e201b8d25b7c61970c-800wiA quelques jours de la rencontre annuelle des délégués diocésains à la pastorale familiale, le 29 janvier prochain, un collectif de délégués tient une nouvelle fois à faire connaître son inquiétude. Le programme de la journée a notamment pour ordre du jour la question des divorcés remariés, comme chaque année. On a l’impression que l’obsession de certains membres du Conseil Famille et Société est de faire changer la foi de l’Eglise sur le point très précis de la communion eucharistique pour les divorcés dits « remariés.

En effet, des carrefours sur la question précise de leur intégration ont lieu très régulièrement et tout est dit sur le sujet, et même le contraire, sans aucune référence au magistère de l’Eglise. On nage en plein cafouillage. Pourquoi le flou est-il entretenu de la sorte ? Pourquoi lorsqu’un délégué ose sur le bout des lèvres se référer à la parole du Christ dans l’Evangile sur le sujet, pourquoi les murmures, ou la colère, viennent-ils couper court à sa remarque ? Simple question. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de juger de la culpabilité subjective des divorcés engagés dans une nouvelle union, qui sont nos frères, mais de leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Dans son livre « Les Familles, l’Eglise et la Société » (Bayard 2013) à la page 77, Mgr Brunin, l’ancien président du Conseil Famille et Société, affirmait :

« "Une pastorale des familles devrait d'abord être cette oeuvre de miséricorde et de soutien qui accueille et accompagne les personnes.

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20 & 21 décembre à Guyancourt (78) : pastorale des Santons animée par les élèves de la Chêneraie

Venez nombreux à la Pastorale des Santons, animée par les élèves du collège hors-contrat de la Chêneraie au Cap Saint Jacques – Guyancourt :

Le mercredi 20 décembre à 14H30 et le jeudi 21 décembre à 20H.

P

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“Nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie”

Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio, déclare dans Famille chrétienne :

G"La pastorale des personnes divorcées remariées est un peu l’arbre qui cache la forêt ! En réalité, nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie. La dimension de repas a été beaucoup mise en avant, au détriment de la dimension de sacrifice. Mais si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier. C’est pourtant ce que faisaient nos ancêtres qui communiaient deux fois par an. Je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation.

Sous quelle forme les divorcés remariés peuvent-ils s’associer en vérité à la vie de l’Église ?

Le Synode invite effectivement à une meilleure intégration de ces personnes. Elles peuvent le faire de bien des manières, car la vie chrétienne ne se limite pas aux sacrements. Je pense par ailleurs qu’il n’est pas juste de dire qu’elles sont exclues de l’eucharistie. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ».

Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. On est là au cœur du mystère pascal, et ce n’est pas sans grâce !"

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Terre de missions : pastorale familiale, FSSPX, université d’été du Centre Charlier

Programme de l'émission Terre de missions sur TV Libertés le 4 juin à midi :

  • La séquence sur l'Eglise en France est consacrée à la présentation par Guillaume d'Alençon, délégué du diocèse de Bayonne à la pastorale familiale, des centres d'accueil Louis et Zélie Martin
  • L'abbé Claude Barthe fait ensuite un point sur les négociations entre Rome et la Fraternité St Pie X, ainsi que sur les remous que ces négociations entraînent dans la Fraternité St Pie X elle-même.
  • Enfin, Bernard Antony présente la prochaine université du centre Charlier, en août prochain, consacrée au phénomène révolutionnaire et subversif, à l'occasion du centenaire de la Révolution bolchevique.

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CEF : les langues se délient dans les rangs des délégués à la pastorale familiale

La rencontre du lundi 30 janvier (évoquée ici) avec les délégués diocésains à la pastorale familiale mérite un bref retour.

CMalgré une mise au point de Vincent Neymon, directeur de la  communication de la CEF, pour couper court à des rumeurs venant d’une frange « dure », les délégués sont nombreux à parler entre eux de la chape de plomb qui pèse sur eux. Certains vont jusqu’à le dire publiquement. Ce ne sont donc pas de « rumeurs », venant d’une soi-disant frange « dure » dont souffrent les délégués diocésains, mais du défaut d’une parole claire de la part de ceux qui devraient annoncer l’Evangile en l’articulant explicitement avec le Magistère de l’Eglise, la Tradition, comme la constitution Dei Verbum de Vatican II l’a fort bien exprimé spécialement dans les paragraphes 8-9-10.

La récente mise au point du Cardinal Müller (ici) vient donc contredire la publicité faite aux initiatives et propositions hétérodoxes de tel ou tel modérateur de groupe comme celui sur l’accompagnement des divorcés remariés où le texte de référence, remis aux participants de la session de lundi dernier, était tout simplement l’interprétation hétérodoxe d’Amoris Laetitia par les évêques maltais. De la même façon, la question de l’intégration dans les communautés chrétiennes des personnes à tendance homosexuelle a lui aussi fait l’objet d’un traitement peu compatible avec l’exigence de retour à l’Evangile.

Une fois encore, le mot d’ordre de Mgr Brunin, dont on a pu apprendre l’ultra progressisme et l’a-dogmatisme, formulé dans l’un des groupes vient donc

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L’Eglise doit examiner l’opportunité ecclésiale et pastorale des immenses célébrations

Du cardinal Sarah dans La Force du Silence :

M"Aujourd’hui, certains prêtres traitent l’Eucharistie avec un parfait mépris. Ils voient la messe comme un banquet bavard où les chrétiens fidèles à l’enseignement de Jésus, les divorcés remariés, les hommes et les femmes en situation d’adultère, les touristes non baptisés qui participent aux célébrations eucharistiques des grandes foules anonymes peuvent avoir accès au corps et au sang du Christ, sans distinction. L’Eglise doit examiner avec urgence l’opportunité ecclésiale et pastorale de ces immenses célébrations eucharistiques composées de milliers et de milliers de participants. Il y a un grand danger à transformer l’Eucharistie, « le grand mystère de la foi », en une vulgaire kermesse et à profaner le corps et le précieux sang du Christ. Les prêtres qui partagent les saintes espèces en ne connaissant personne et donnent le Corps de Jésus à tous, sans discernement entre les chrétiens et les non-chrétiens, participent à la profanation du Saint Sacrifice eucharistique. Ceux qui exercent l’autorité dans l’Eglise deviennent coupables, par une forme de complicité volontaire, en laissant opérer le sacrilège et la profanation du corps du Christ dans ces gigantesques et ridicules autocélébrations, où si peu perçoivent que « vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu’il vienne » (1 Co. 11,26)."

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Dans sa recherche d’une pastorale de la miséricorde, Amoris laetitia est à certains endroits marqué par le subjectivisme et le relativisme moral

Déclaration de la Fraternité Saint Pie X sur Amoris laetitia :

  1. Parmi les nombreuses prises de position, explications et commentaires publiés sur Amoris lætitia, trois études faites par des prêtres de notre Fraternité ont récemment paru : L’exhortation post-synodale Amoris lætitia : une victoire du subjectivisme de l’abbé Matthias Gaudron; Brèves considérations sur le chapitre 8 de l’Exhortation pontificale Amoris lætitia de l’abbé Jean-Michel Gleize; Après le Synode : l’indissolubilité en question de l’abbé Christian Thouvenot. La Maison générale approuve ces études et y souscrit entièrement. Elles se complètent harmonieusement et donnent une vue d’ensemble du document du pape François.
  1. La procédure suivie lors des deux synodes et les circonstances qui les ont entourés, ont déjà soulevé de nombreuses interrogations : au consistoire extraordinaire de février 2014, seul le cardinal Walter Kasper avait été invité à préciser le thème du synode, alors qu’il est notoire qu’il militait depuis des années pour la levée de l’interdiction de droit divin de donner le Corps du Christ aux pécheurs publics. Le rapport intermédiaire, Relatio post disceptationem, publié en octobre 2014 pendant le premier synode, ne correspondait pas aux résultats des discussions. Dans le rapport final, des thèmes se trouvèrent intégrés, alors qu’ils n’avaient pas été approuvés par le synode. Juste avant le deuxième synode ordinaire, le pape publiait deux Motu proprio qui concernaient exactement le sujet du synode, en facilitant la procédure canonique des déclarations de nullité des mariages. Et une lettre confidentielle de 13 cardinaux qui exprimait des craintes

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Etre homosexuel et avoir une charge pastorale ?

Reçu par courriel de Mathieu Parbot

« L'Eglise, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au Séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay. » Cette sentence, tirée de l’Instruction de la Congrégation pour l'Education catholique sur les critères de discernement vocationnel  au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l'admission au séminaire et aux Ordres sacrés, éclaire très opportunément les événements lyonnais. Le cas du diocèse de Lyon n’est pas unique. Dans bien des diocèses en effet, des clercs sont concernés par cette problématique.

La question est de se demander comment ces prêtres ont pu passer au travers des mailles du filet… En cause, le relativisme moral et doctrinal des 50 dernières années. La révolution marxiste s’accommode de tout ; l’essentiel c’est l’agit’ prop’, la remise en cause perpétuelle des vérités établies, le refus d’une loi, même si c’est la loi naturelle. La loi morale s’apparente alors à une formalité bourgeoise. Le nouveau peuple de Dieu doit s’affranchir de ces liens qui manifestent, dans l’humanité nouvelle, l’emprise des docteurs sur le reste des baptisés. Cette perspective qui dominait les années 60-70-80 est aujourd’hui en recul ; mais elle n’est pas éteinte. Elle s’accommodait parfaitement avec le « jouir sans entraves », avec toutes les déviances que l’on peut, ou pas, imaginer. Le marxisme a donc bien enfanté le relativisme et le refus de tout ce qui peut être appelé intrinsèquement mauvais.

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