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La mort fait partie de la vie

Le journaliste Nicolas Diat, biographe de Benoît XVI et co-auteur avec le cardinal Robert Sarah de plusieurs livres, a passé plusieurs mois derrière les murs de huit des plus grands monastères de France pour interroger des moines en fin de vie et ceux qui les accompagnent sur cette dernière étape terrestre. Il en a publié un ouvrage. Extrait de son entretien dans le Point :

D"Le père-abbé de l'abbaye de Fontgombault, dans le Berry, aime à décrire le paradoxe moderne qui nous entraîne à imaginer que nous allons réfléchir à notre mort à la toute fin de notre vie, lorsque nous serons malades, dépendants et, parfois, privés de notre discernement. Or, si l'on ne se prépare pas à la mort de notre vivant, nous aurons bien du mal à le faire à la fin de notre vie. Les moines ont tellement pensé la question de la mort qu'à l'instant de partir, elle n'en est plus une : la chose s'impose comme une évidence simple et belle.

La fréquentation de ces moines en fin de vie a-t-elle changé votre rapport personnel à la maladie, la vieillesse, la mort ?

J'ai beaucoup travaillé avec les pères infirmiers, qui parfois sont des médecins de formation. Et j'ai été frappé par la paix qui les habite. Ils ne parlent jamais de tristesse, on les voit peu pleurer. Parce que pour eux, répétons-le, la mort fait partie de la vie. Les monastères ont leurs singularités, liées à leur histoire particulière. S'y côtoie une multiplicité de destins,

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Il y a 2% des villages où il n’y a pas d’église et on ne voulait pas en faire partie

La nouvelle église de Gesté, à la limite entre la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, a ouvert ce samedi et pour les célébrations de Noël. Le village n'en avait plus depuis 2013 et la démolition de l'ancienne qui était en piteux état.

A gauche l'ancienne église et à droite la nouvelle.


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Alain Chauviré, le maire délégué, se réjouit :

"Je suis heureux parce que je vois que les gens sont heureux de retrouver une église. C'est important aussi quand on arrive dans le village. Maintenant, ça ressemble à quelque chose ! Vous savez, il y a 2% des villages où il n'y a pas d'église et on ne voulait pas en faire partie. Et puis nous sommes dans les Mauges. La religion est toujours très importante ici"."

La première adjointe, Isabelle Poirier, ajoute :

"ça nous manquait depuis toutes ces années de ne pas avoir d'office. Et puis, il y a toute une vie autour d'une église. Il y a la communauté mais il y aussi toute la vie extérieure. Quand on sort, on peut aller chercher le pain, on voit les gens… C'est toute une vie municipale qu'il y a autour. Et là, elle va repartir".

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Trisomie 21 : La Fondation Jérôme Lejeune obtient en partie satisfaction contre le fichage national

0iwDepuis plus de 4 ans, le ministère de la santé a mis en place le premier système de fichage de l’histoire pour enregistrer les femmes enceintes susceptibles de porter un fœtus atteint de trisomie 21. En juillet 2016, le décret et l’arrêté fondant ce fichage ont été contestés par 21 parties prenantes (la Fondation  Jérôme Lejeune, le Collectif contre l’handiphobie, des professionnels de la santé et des femmes ayant effectué le dépistage). Le Conseil d’État vient de rendre sa décision. Elle est en demi-teinte.

  • Le Conseil d’État ne remet pas en cause le principe du fichage par l’Agence de la Biomédecine.
  • Mais de manière positive, le Conseil d’État annule partiellement l’arrêté du 11 mai 2016 qui organise les modalités du fichage des femmes enceintes. Il reconnait ainsi le bien-fondé de la démarche de la fondation Jérôme Lejeune qui avait démontré l’illégalité de mauvaises « bonnes pratiques ». Cette décision prive donc en partie le fichage de son intérêt. 

Le fichage aggrave la longue pratique d’élimination systématique des enfants trisomiques, tant dans l’intention que dans les faits. 96% des enfants diagnostiqués trisomiques sont déjà avortés, et il est anormal que l’État ne trouve rien de mieux que de valider la performance du système qui conduit à cet eugénisme national.

Quel fichage ?

Le décret et l’arrêt obligent les professionnels à transmettre de nombreuses données intimes et personnelles des femmes enceintes qui ont fait le dépistage :

  • date de début de grossesse,
  • date de réalisation de l’échographie,
  • numéro identifiant l’échographiste,
  • code barre fourni

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« Paradise papers » : une bonne partie des dossiers respectent la loi

Selon Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

P"[…] Mais, dans le cas des « Paradise papers », c’est encore plus beau. Si j’ai bien compris, une bonne partie (tous ?) des dossiers qui ont été « balancés » respectent parfaitement la loi. Rien à voir avec du crime organisé, ni même de la fraude fiscale. Simplement une application astucieuse des lois existantes. Ainsi, quand on nous annonce que la reine d’Angleterre « aurait des intérêts dans des paradis fiscaux », il faut comprendre qu’elle est actionnaire d’un fonds d’investissement basé aux îles Caïmans. En toute légalité, semble-t-il. D’ailleurs, la reine n’est pas soumise à l’impôt britannique, qu’elle paie, malgré cela, volontairement !

Rappelons quelques éléments aux valeureux « investigateurs ». Tout d’abord, on ne redira jamais assez que, s’il existe des paradis fiscaux, c’est principalement parce qu’il existe des enfers fiscaux. Ensuite, la plupart des fonds d’investissement prennent des risques pour développer des sociétés de l’économie réelle. Ces sociétés paient généralement l’impôt dans leurs pays ; les actionnaires du fonds aussi. Que le fonds ne souhaite pas tripler la mise me semble assez logique. Enfin, on oublie trop souvent que bon nombre des produits d’épargne proposés par les banques françaises – y compris aux petits épargnants – comportent des éléments juridiquement basés dans des paradis fiscaux. Cela ne fait pas de l’ensemble des épargnants français des complices du blanchiment d’argent sale ! Qu’il y ait des pourris dans le monde, et spécialement au plus haut niveau, me semble

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Ploërmel : l’arche et la croix qui accompagnent la statue sont partie intégrante de l’œuvre du sculpteur Zurab Tseretli

Patrick Le Diffon, maire (LR) de Ploërmel – et conseiller régional de Bretagne –, répond à Minute :

Capture d’écran 2017-11-03 à 14.16.00"Monsieur le maire, l’arche et la croix qui accompagnent la statue sont-elles partie intégrante de l’œuvre du sculpteur Zurab Tseretli ?

Oui. J’interroge d’ailleurs actuellement cet artiste russe pour lui demander s’il m’autorise, s’il est impossible de faire autrement, à enlever la croix pour respecter l’injonction du Conseil d’Etat. Il pourrait me poursuivre si je mutilais son œuvre sans son autorisation, puisqu’il en garde la propriété intellectuelle : l’œuvre d’art est une et indivisible.

Puisque c’est le caractère public de l’emplacement de cette œuvre qui est en cause, ne pourriez-vous tourner cette difficulté en vendant cet espace à une association privée ?

Une procédure déjà en cours pourrait, en effet, y aboutir. Inaugurée en décembre 2006, place Jean Paul II, la statue est érigée sur un parking public, lui-même créé à l’emplacement de l’ancienne cour du couvent du Sacré-Cœur. Celui-ci, qui était devenu un collège et un pensionnat de jeunes filles, a appartenu à la communauté des sœurs de Ploërmel jusqu’à la fin des années 1990. À cette époque, la commune s’en est portée acquéreur avec le projet d’y aménager un centre culturel, qui s’est avéré finalement trop onéreux.

Or, en mars 2006, un incendie a dévasté l’ancien couvent et la commune n’a pas la capacité financière de le restaurer elle-même, mais nous pouvons le sauver en « saucissonnant » les bâtiments. Une partie d’entre eux, ravagés par le feu, sera rasée

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Une bonne partie des difficultés de la banlieue serait résolue si l’on enseignait que la France est un pays chrétien

Agrégé, docteur en histoire, Jean-François Chemain a enseigné dix ans dans un collège de Zep. Dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, il s'étonne du silence des enseignants sur l'islam :

"[…] C’est l’omerta. Le logiciel interne de nombre de “profs” ne semble pas comporter cette capacité de constater ce qui a trait à l’islam. On peut — on doit — dénoncer l’influence néfaste “des religions” (essentiellement, en fait, du christianisme) mais on ne peut en aucun cas dire que l’islam pourrait poser des questions spécifiques. Si certains élèves dysfonctionnent, ce ne peut être que pour des raisons sociales (certains semblent même voir avec plaisir en eux le sang neuf qui viendra réveiller leur vieux rêve de révolution). Le regard de bienveillance que l’institution demande à bon droit de porter sur eux supposerait donc un refus de reconnaître l’origine proprement religieuse de certaines difficultés. Lorsque des collègues ont découvert, grâce à Internet, que j’osais poser ce genre de questions, j’ai vécu une véritable mise à l’écart. « Nous savons maintenant qui tu es vraiment ! » (sic). On a tout de suite fait de moi un “propagandiste d’extrême droite” ! Mise à l’index, chasse aux sorcières : le registre sémantique de l’inquisition n’est pas exagéré pour décrire ce que l’on peut, dans ce pays “laïc”, subir quand on s’écarte de certains dogmes.

Car c’est le coeur du problème, et le plus douloureux de mes étonnements : le sectarisme d’une Éducation nationale qui vit sa mission de manière proprement cléricale,

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“Une partie de l’antiracisme (…) est devenue raciste.”

Le politologue Thomas Guénolé accuse Houria Bouteldja de racisme :

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Extermination d’une partie de la population, diagnostiquée non conforme avant la naissance

CBS news constate :

« A mesure que les tests de dépistage prénatal se répandent dans le monde, le nombre d’enfants nés atteints de trisomie 21 ou d’autres pathologies diminue, car lorsque le dépistage révèle une anomalie, beaucoup de parents choisissent de mettre fin à la grossesse ».

Certains pays tiennent à jour des statistiques et leurs résultats sont significatifs :

  • les Etats-Unis ont un taux d’avortement pour la trisomie 21 estimé de 67% (1995-2011), et 6 000 enfants naissent atteints de trisomie 21 chaque année ;
  • en France le taux d’avortement pour la trisomie 21 est de 77% (2015) ;
  • au Danemark de 98% (2015).
  • En Islande, plus de 4 femmes sur cinq ont recours au dépistage prénatal et près de 100% de celles qui reçoivent un résultat positif avortent.

L’Islande est donc proche « d’éradiquer les naissances d’enfants atteints de trisomie 21 ». Avec une population d’environ 330 000 habitants, seul un à deux enfants atteints de trisomie 21 naissent chaque année, « à cause d’une erreur de dépistage »

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Mise en place du “parti unique” LREM avec l’appui plus ou moins direct d’une grande partie des cadres LR

François Billot de Lochner commente la situation de la France après la séquence électorale 2017. Il dénonce la mise en place du "parti unique" LREM avec l'appui plus ou moins direct d'une grande partie des cadres LR.

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Une partie de la gauche serait tétanisée par La Manif pour Tous

Selon un média LGBT :

"Demain, l'Inter-LGBT défilera avec le mot d'ordre suivant: "La PMA sans conditions sans restrictions, c'est maintenant!". A quelques jours de la publication de l'avis du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) sur la procréation médicalement assistée, ce mot d'ordre ne peut tomber mieux.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'est engagé à ouvrir la PMA à toutes les femmes, mais après avis du CCNE. Sans que l'on sache bien s'il passerait outre un avis négatif. Le président du Comité, le Pr Delfraissy a d'ores et déjà prévenu que cet avis ne contenterait pas grand monde. On sait aussi que les réformes économiques seront la priorité de son quinquennat, au détriment des loi dites "sociétales".

On sait enfin que le contexte parlementaire n'est pas des plus favorables. A l'Assemblée Nationale, la majorité présidentielle se compose de personnalités issues de la droite comme de la gauche. Lors du quinquennat précédent, la droite s'est arc-boutée contre le mariage pour tous au motif que celui-ci ouvrirait notamment à la PMA. Pour ne citer qu'un seul exemple, le Premier ministre Edouard Philippe s'était abstenu pour cette raison précise (Lire Edouard Philippe, un nouveau Premier ministre opposé à la PMA). Celles et ceux qui étaient contre la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules hier y seront-ils favorables lorsqu'il s'agira de voter une loi qui préconise justement d'aller dans ce sens? Chez une partie de la gauche tétanisée par la manif pour tous, cette mesure ne fait pas l'unanimité

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