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“Nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie”

Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio, déclare dans Famille chrétienne :

G"La pastorale des personnes divorcées remariées est un peu l’arbre qui cache la forêt ! En réalité, nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie. La dimension de repas a été beaucoup mise en avant, au détriment de la dimension de sacrifice. Mais si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier. C’est pourtant ce que faisaient nos ancêtres qui communiaient deux fois par an. Je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation.

Sous quelle forme les divorcés remariés peuvent-ils s’associer en vérité à la vie de l’Église ?

Le Synode invite effectivement à une meilleure intégration de ces personnes. Elles peuvent le faire de bien des manières, car la vie chrétienne ne se limite pas aux sacrements. Je pense par ailleurs qu’il n’est pas juste de dire qu’elles sont exclues de l’eucharistie. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ».

Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. On est là au cœur du mystère pascal, et ce n’est pas sans grâce !"

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Comment pourrions-nous donc contrer l’islamisme sans nous voir accusés de porter atteinte au Coran ?

Écrivain algérien vivant toujours dans son pays, Boualem Sansal est interrogé dans le numéro de novembre du mensuel La Nef. Extrait :

Couverture297"[…] Je tiens à alerter sur ce qui, à mon avis, est le problème numéro 1 de notre époque : l’islamisation conquérante dont l’islamisme est une composante forte. J’ai assez étudié la montée des idéologies en Europe dans les années 1930 pour voir une grande similitude entre ces deux phénomènes. L’histoire se répète. Hier comme aujourd’hui nous voyons sans croire, nous entendons sans comprendre, et ainsi, peu à peu, la société bascule dans la nouvelle idéologie.

La différence est qu’avec l’islamisme, on a affaire à une idéologie religieuse, alors que les précédentes étaient athées. N’est-ce pas plus redoutable ?

L'islamisme est une doctrine totalitaire, il ne vise pas que la prise de pouvoir, il entend transformer le monde et le soumettre définitivement à la charia. Il est d'autant plus dangereux qu'il puise sa raison d’être et ses arguments dans un livre, le Coran, que les musulmans, unanimement, considèrent comme étant la parole de Dieu, indiscutable et éternelle. Comment pourrions-nous donc contrer l'islamisme sans nous voir accusés de porter atteinte au Coran et indigner toute l’Oumma ? C'est en ce sens que le problème est un défi redoutable pour nous. Les islamistes le savent et en font le cœur de leur stratégie de conquête. […]

Dans votre essai Gouverner au nom d’Allah, paru en 2013, vous regrettiez « le silence assourdissant » des intellectuels musulmans. À présent, vous constatez qu’un nombre

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“Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation”

L'Homme nouveau a publié dans son dernier numéro un entretien avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. C'est une traduction de l'entretien accordé au journaliste américain Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register. En voici quelques courts extraits (pour lire l'intégralité, il est utile de s'abonner à L'Homme Nouveau) :

Une-1649"[…] J’ai entendu dire que le Pape était proche de certains théologiens mais ces derniers ne peuvent pas prétendre être les interprètes autorisés du Pape. Si, par exemple, l’archevêque Fernández [recteur de l’Université catholique pontificale d’Argentine à Buenos Aires] fait une déclaration, c’est seulement à titre privé. Elle n’a pas plus de poids que la déclaration d’un autre évêque – et assurément pour l’Église dans son ensemble, il n’a pas d’autorité magistérielle –, et donc cela n’a pas plus d’autorité pour moi que n’importe quelle autre voix théologique. […]

[J]e crains qu’il n’y ait plus une idée très claire sur le statut ecclésiologique de l’Église romaine sous la forme de la Congrégation des cardinaux et de la Curie romaine. Certains pensent que le Pape peut à titre personnel faire tout ce qu’il veut car il est le souverain absolu, mais ce n’est pas vrai. […]

Dans mes fonctions comme préfet de la Congrégation, j’ai fait plusieurs interventions dans lesquelles j’ai expliqué que la seule vraie et juste interprétation d’Amoris Lætitia – qui est globalement très bonne et en faveur du mariage – est l’interprétation orthodoxe

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Mgr Liberati : “L’Islam nous conquerra, est c’est uniquement de notre faute”

Monseigneur Carlo Liberati, archevêque et prélat émérite de Pompéi, a déclaré dans les colonnes du magazine La Fede Quotidiana :

Unknown-33L’Islam nous conquerra, est c’est uniquement de notre faute". La faute à ce mode vie des européens“ dans lequel c’est “comme si Dieu n’existait pas”, avec ce “sécularisme et ce relativisme qui avancent“: “La foi faible favorise l’Islam“.

“Dans leur vision du monde, qui de toute évidence ne peut être acceptée, ils croient, ils sont cohérents, et ils prient. Et cette situation de décadence morale de l’Occident les rend alors plus forts et déterminés. L’avancée de l’Islam est également la responsabilité de nous les chrétiens. Nous assistons à un lent processus d’islamisation de notre monde et je crains que, grâce à la démographie, ils seront tôt ou tard la majorité“.

“Je pense que, s’ils deviennent la majorité, les choses deviendront très dangereuses. L’histoire du monde nous enseigne que l’Islam a toujours cherché à soumettre l’Occident et à l’attaquer. La bataille de Lépante n’est qu’un exemple. J’espère que l’Occident saura réagir à cette offensive islamique dont la religion est la motivation“.

“Ils veulent des droits ? Bien, mais il existe des devoirs. Je ne me sens pas esclave de l’Islam et je demande au moins la même dignité. Ils se croient supérieurs par nature et du fait de cette attitude ils veulent commander, ils sont tellement arrogants“.

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En refusant l’avortement thérapeutique, nous avons voulu qu’elle se sente accueillie, désirée, aimée et protégée

Imma et de Giacinto ont refusé l’avortement thérapeutique et ont donné naissance à une fille qui a vécu cinq jours. Ils témoignent sur Aleteia. Extraits :

Img-20170619-wa0014"En 2013, un an après la naissance de mon premier enfant, qui était arrivé après plusieurs fausses couches, je suis retombée enceinte. J’étais très heureuse et j’ai vécu les premiers temps de la grossesse bien plus sereinement que la fois précédente. Mais à la 12e semaine, le 24 juillet, le médecin a découvert à l’échographie qu’il y avait un problème. Le bébé était atteint d’acrânie, une pathologie incompatible avec la vie puisqu’elle implique une absence totale ou partielle de la voûte crânienne. Le gynécologue m’a annoncé que selon toute probabilité la grossesse n’irait pas à son terme. Et puis il a ajouté que dans de tels cas, on pratiquait généralement l’avortement thérapeutique. Il a m’annoncé cela d’un ton morne et triste, car il savait les souffrances que nous avions traversées et ce n’était pas facile pour lui non plus. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai tout raconté à mon mari puis je lui ai dit : « Giacinto, j’étais enceinte avant et je le suis toujours. »

Qu’avez-vous décidé avec Giacinto ? Avez-vous envisagé d’avoir recours à l’avortement thérapeutique ? 

Non, nous n’avons jamais envisagé l’avortement. Jamais. Nous avions demandé au Seigneur qu’Il nous fasse don d’un enfant et c’est tout. Le Seigneur sait quand Il donne et quand Il reprend. J’étais la maman et je ne pouvais tout simplement pas concevoir de tuer

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L’affaire de Ploërmel nous oblige à réformer la loi de persécution de 1905

D'Yves Daoudal :

"Ceux qui ont lancé le hashtag #MontreTaCroix voulaient bien faire, sans aucun doute. Mais ils contribuent à obscurcir le problème au lieu de le montrer au grand jour.

Cette profusion de photos de croix dans des lieux publics laisse entendre que le Conseil d’Etat a jugé de façon arbitraire et partiale contre le monument de Ploërmel.

Or, tout au contraire, le Conseil d’Etat a simplement appliqué la loi, et il ne pouvait pas faire autrement. La loi de 1905 interdit explicitement l’érection de tout symbole religieux, à l’avenir, dans l’espace public. Eriger une croix sur une place de Ploërmel est donc interdit. Depuis 1905.

C’est donc la loi de persécution de 1905 qu’il faut combattre, et non le Conseil d’Etat.

C’est ce que j’avais déjà souligné, sans être entendu, même de mes amis, dans l’affaire de l’interdiction des crèches de Noël. Finalement, le Conseil d’Etat a tranché que, si ce n’était pas un symbole religieux mais une tradition culturelle, on pouvait installer une crèche de Noël dans l’espace public. Désormais, se féliciter d’un jugement qui justifie l’installation de telle crèche de Noël, c’est se féliciter que la crèche de Noël n’ait rien à voir avec la religion…

C’est surtout oublier que la loi de persécution reste intacte. Et chaque fois qu’on critique un jugement du Conseil d’Etat au lieu de souligner qu’il ne fait qu’appliquer la loi en la matière, on conforte la loi de persécution puisqu’on ne la combat pas, puisqu’on fait semblant de l’ignorer.

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Christine Boutin : “je pense que Macron nous conduit vers un Etat totalitaire”

Unknown-11Dans Famille chrétienne, Christine Boutin revient sur son appel à voter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle :

"M. Macron représente tout ce que j’ai combattu pendant quarante ans : le libéralisme libertaire. Donner à ce candidat un pourcentage très fort me semblait très dangereux parce que je pense qu’il nous conduit vers un État totalitaire, dans lequel les pauvres et les exclus ont peu de place. Puisque le vote blanc n’est pas comptabilisé, la seule façon de diminuer le pourcentage de M. Macron était de prendre le deuxième bulletin. Il était évident que Mme Le Pen ne pouvait pas gagner, et cela s’est démontré. D’autre part, proposer de prendre le bulletin de Mme Le Pen ne signifiait pas adhérer à ses idées. Beaucoup de gens ont voté Macron au second tour sans adhérer à ses idées non plus. En 1980, pour tuer [politiquement, Ndlr] Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac avait lui-même appelé à voter François Mitterrand."

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Pendant que les médias nous gavent d’islamophobie en France : 104 églises profanées en 4 mois.

Du boulevard Voltaire : 

"Le site lagauchematuer.fr a relevé que, du 1erjanvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats. Une par jour. Cela va du tabernacle vandalisé à l’église incendiée, en passant par des tags démoniaques défigurant chœur et autel. Le site propose « un panorama de cette christianophobie ordinaire ».

Mais il y a pire statistique encore. Sur un autre site spécialisé dans l’observation des actes de christianophobie, dirigé par Daniel Hamiche (www.christianophobie.fr), sont répertoriés l’ensemble des actes commis contre des églises, des lieux de culte, de dévotion, des écoles et des sites Internet chrétiens en France. La synthèse mensuelle de ces actes est tout simplement ahurissante ! Et totalement ignorée du gouvernement et de ses complices les médias. Pendant les quatre premiers mois de l’année, ce sont 170 actes qui ont été relevés par cet observatoire, dont 104 concernent des églises ! Une interruption de messe aux cris de Allahu Akbar, le caillassage de l’église de Lacanau, une sacristie incendiée, des tags anarchistes sur une église de Tours. Car ces actes christianophobes ne sont pas toujours le fait des adorateurs d’Allah mais souvent, aussi, celui de jeunes satanistes ou de cette secte des antifas, les milices armées de notre Premier ministre, qu’il ne veut surtout pas dissoudre pour entretenir un certain désordre sur notre sol. Et c’est peut-être bien là son seul bilan positif" (suite).

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« Nous ne pouvons que nous réjouir de l’islamisation du pays des Francs, Allahu Akbar.»

C'est un commentaire postée sous cette vidéo. L'occasion d'écouter la dernière homélie du père Boulad, sj. Et d'agir ensuite : les bons mots ne doivent pas suffire.

"vous avez le droit d'annoncer Jésus-Christ, mais l'Eglise de France se tait! Pourquoi? Parce que les ordres viennent de très haut… alors que les musulmans attendent une parole!"

"Ensemble, la France doit redevenir chrétienne".

"Nous sommes en 44 aujourd'hui. c'est la même gravité de situation. Ce n'est pas le nazisme, c'est pire. un autre fachisme qui a décidé de conquérir l'Europe. En fait, il y a deux fachismes. Le fachisme de l'argent et le fachisme islamique".

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Marche de l’Indépendance à Varsovie le 11 novembre : « Nous voulons Dieu »

D'Olivier Bault sur Réinformation.tv :

"Il s’agit de la plus grande manifestation patriotique en Europe. Organisée par les milieux nationalistes polonais, la Marche de l’Indépendance rassemble chaque année, à Varsovie, le 11 novembre, au moins 100.000 participants : nationalistes, conservateurs et patriotes de tous horizons. Les hommes jeunes y sont les plus nombreux, mais l’on y voit aussi beaucoup de femmes, de gens moins jeunes, y compris des vétérans de la Deuxième guerre mondiale, et des familles avec des enfants. Et ainsi que l’ont annoncé cette semaine les organisateurs, celle du 11 novembre 2017 aura pour mot d’ordre « Nous voulons Dieu », l’affiche de la marche présentant une foule de manifestants brandissant les drapeaux blancs et rouges de la Pologne derrière une statue de l’archange Michel terrassant le serpent – Satan.

Depuis que la gauche et l’extrême gauche ont cherché à faire interdire en 2010 cette petite manifestation que les nationalistes tenaient chaque année pour commémorer l’indépendance de la Pologne recouvrée par les armes après la Première Guerre mondiale, l’événement a pris, par réaction en faveur de la liberté de manifester son patriotisme, une ampleur énorme. Tant que gouvernaient les libéraux-libertaires de la Plateforme civique de Donald Tusk, elle était toutefois le théâtre de violences orchestrées par les traditionnels « antifas » et, semble-t-il aussi, par des provocations policières. 

Mais depuis l’arrivée du PiS au pouvoir à l’automne 2015, la Marche de l’Indépendance polonaise se déroule dans le calme et elle attire aussi des nationalistes et autres patriotes venus de toute l’Europe.

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Le plus grand danger auquel nous devons faire face aujourd’hui, c’est l’indifférence d’une Europe qui nie ses racines chrétiennes

Du 11 au 13 octobre s’est tenue à Budapest une réunion internationale sur la persécution des chrétiens, organisée par le gouvernement hongrois. Chistianophobie Hebdo a traduit une partie du discours d’accueil du Premier Ministre Viktor Orbán. Extrait :

Unknown-8"[…] Aujourd’hui, je voudrais dire quelques mots sur cette forme de persécution des chrétiens.Nous nous sommes rassemblés ici, venant du monde entier, pour trouver des réponses à une crise qui n’a été que trop longtemps cachée. Nous sommes venus de différents pays et, pourtant, quelque chose nous relie : responsables d’Églises chrétiennes et hommes politiques chrétiens. […] Dans le Livre d’Ezéchiel nous lisons que, si le veilleur voit l’ennemi approcher mais qu’il ne sonne pas l’alarme, le Seigneur le tiendra pour responsable de la mort de ceux qui ont été tués à cause de son inaction.

Bien des fois au cours de notre histoire, nous les Hongrois nous avons dû nous battre pour rester chrétiens et Hongrois. Pendant des siècles, nous avons combattu sur les frontières méridionales de notre patrie pour défendre toute l’Europe chrétienne. […] Ici, dans cette salle, se trouvent des personnes plus âgées que moi qui ont fait l’expérience de première main de ce que c’est que d’avoir vécu en chrétien fidèle sous un régime despotique. Pour nous, toutefois, par une cruelle et absurde ironie de l’Histoire nous voici vivant comme des membres d’une communauté assiégée. Où que nous vivions dans le monde – que nous soyons catholiques, protestants, orthodoxes ou Coptes –, nous sommes membres d’un seul corps et

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