Archives par étiquette : Nous

Député Kamardine : À Mayotte, nous sommes submergés, on y voit ce qui pourrait se produire en métropole

Extrait de la discussion sur le projet de loi "Immigration maîtrisée, droit d’asile effectif et intégration réussie", à l'Assemblée nationale. Le député LR de Mayotte Mansour Kamardine a déclaré mardi :

267901"À cet égard, nous pouvons déjà constater ce qui se profile à l’horizon, en France et aux frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier à Mayotte et en Guyane. À Mayotte, nous sommes submergés. Nous comptons environ un tiers de Français, un tiers de Comoriens en situation régulière et un tiers de clandestins. Parmi les enfants nés à Mayotte, 74 % le sont de mères étrangères. L’État est en échec partout : dans sa politique éducative, comme dans ses politiques de santé, de sécurité et d’aménagement du territoire. Les Français de Mayotte sont déjà des étrangers chez eux et, après avoir vu leur liberté réduite par l’insécurité, ils sont condamnés à demeurer ad vitam aeternam les laissés-pour-compte de l’égalité républicaine. C’est ce qui explique l’actuelle et profonde crise que traverse Mayotte.

L’Afrique, monsieur le ministre d’État, compte aujourd’hui 1,2 milliard d’habitants, et elle en comptera le double demain. La pression migratoire ira donc croissant. Si la France n’est pas en mesure de faire face à la pression migratoire de moins de 1 million de Comoriens vers Mayotte, alors que les deux îles ne sont séparées que par 70 kilomètres de pleine mer, comment l’Europe pourrait-elle, demain, faire face à la pression migratoire de 2,5 milliards de personnes, s’exerçant sur des milliers de kilomètres de côtes, et alors que la distance entre les deux continents

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Un de Nous : jugement le 23 avril

Communiqué de l'ECLJ :

D7f24ec6-aca8-4b1b-a559-99f27d8b5243"Vous souvenez-vous de Un de Nous (One of Us) ? Près de 2 millions de signatures récoltées à travers toute l’Europe ! Initiée en 2012, cette pétition fut la plus grande initiative citoyenne de l’histoire de l’Union européenne (UE). Portée par la société civile, des dizaines d’associations et des milliers de volontaires ont œuvré à récolter les signatures à travers toute l’Europe. Elle demandait l’interdiction du financement européen des programmes impliquant la destruction d’embryons et de fœtus humains.

Présenté comme un instrument de démocratisation de l’UE, le mécanisme d’initiative citoyenne européenne (ICE) voulait rapprocher l’Union des citoyens. Il a été introduit par le Traité de Lisbonne en 2007 et le Règlement n° 211/2011 du Parlement européen et du Conseil. L’ICE devait pallier le déficit démocratique d’une Union qui, depuis son origine, a laissé le monopole de l’initiative législative au seul pouvoir « bureaucratique » de la Commission. Il s’agissait de partager le pouvoir d’initiative avec les citoyens européens.

Mais, se faisant juge de l’opportunité politique de la proposition législative de Un de Nous, la Commission refusa purement et simplement de donner suite à l’initiative Un de Nous. Elle ne s’attendait certainement pas à ce que la plus grande initiative défende la vie humaine…

Examinée avant le début de la collecte des signatures, la recevabilité de l’ICE Un de Nous avait pourtant été admise par la Commission. Pourquoi donc laisser les citoyens européens faire l’effort de récolter des millions de soutiens si la Commission dispose d’un pouvoir arbitraire de refuser

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Syrie : nous devons dire non

Communiqué de Charles de Meyer et Benjamin Blanchard, fondateurs de SOS Chrétiens d’Orient :

Capture d’écran 2018-04-13 à 17.00.40"Depuis 2013 la France est en capacité de comparer les symptômes et les substances utilisés lors d'attaques chimiques. Depuis 2013, la France sait que ces substances peuvent être employées par une grande partie des acteurs du conflit syrien (Etats voisins, groupes djihadistes, alliés, etc). Nous n'avons aucune donnée publique sur le sujet.

Nous devrions donc participer à des frappes, décrites comme "punitives", pour le bon plaisir des Etats-Unis et d'associations douteuses.

Cela inquiète notre souveraineté au jour où nous recevons conjointement Saad Hariri et Mohamad Ben Salman en France.

Les frappes punitives sont l'aboutissement de la diplomatie de la réprobation. Incapable de forger une relation équilibrée entre le monde sunnite et le monde chiite, notre pays désigne des méchants et des gentils. Les bombes à fragmentation utilisées au Yemen révoltent le cœur des hommes et pourtant nous n'en faisons que peu de cas diplomatique. Rappelons qu'ailleurs, des horreurs similaires se déroulent dans l'indifférence générale.

Les frappes acteraient par ailleurs l’incohérence de la vision « humanitaire » de la guerre : enliser des conflits qui n’en finissent jamais, parfois même au moyen de bombardements. Cette vision produit des catastrophes régionales et risqueraient d’en produire en Syrie : élections à venir en mai au Liban, renforcement de l’attitude turque face aux Kurdes, dégâts collatéraux.

Nous appelons chacun à prier pour la paix, pour tous les Syriens qui souffrent, quelle que soit leur condition, et pour que la concorde finisse par supplanter la violence."

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Yves-Marie Adeline : Nous vivons dans une oligarchie

Ecrivain et historien, auteur d’une « Histoire mondiale des idées politiques », Yves-Marie Adeline fait un instructif panorama de la vie politique des quarante dernières années. De Giscard à Macron, un regard acéré sur la classe politique qui dirige la France , la théorie du cercle, de l’angle et du miroir et une conclusion limpide : «  Nous vivons dans une oligarchie ! » .

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Considérer la Russie telle qu’elle est, et non telle que nous voudrions qu’elle soit

XOwAwAnKvULW76NxeeeJvGqSVvsIRsKcLa Russie sous Vladimir Poutine exerce une véritable fascination sur les milieux intellectuels qui s'efforcent de lutter contre la désinformation globale, alors que l'oligarchie tente un dernier effort pour nous enfermer dans la prison mentale de l'Occident (TM) libéral-libertaire. Cette tendance se justifie notamment par l'impression qu'a la droite nationale d'avoir trouvé en quelque sorte un "champion" des principes qu'elle défend, champion qui parvient à rompre quelques lances adverses sur la scène internationale. Cette tendance est porteuse d'illusions intellectuelles, et donc, à terme, pratiques, car elle risque d'entretenir une certaine auto-intoxication sur la réalité russe, et sur les limites du champion proclamé. Un observateur américain ami de la Russie, relayé par le site "le saker francophone", nous ramène très opportunément à la réalité. L'article est long, mais s'attache à des points très concrets, et mérite qu'on le lise jusqu'au bout.

La « glorification politiquement correcte » par les médias alternatifs de tout ce qui est lié à la Russie est une réponse « bien intentionnée » mais instinctive à la russophobie rampante des médias traditionnels ; elle génère néanmoins une vision « trop parfaite » et donc inexacte du pays, vision qui contredit la réalité et qui a été démystifiée par nul autre que le président Poutine lui-même.

Mal comprendre la Russie

Le discours du président Poutine à la nation la semaine dernière a naturellement attiré l’attention des médias internationaux, les médias traditionnels intensifiant leur campagne incessante de peur en exagérant et en décontextualisant ses déclarations  sur le programme d’armes hypersoniques russe pendant que les médias

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Que veut nous dire l’ancien CEMA ?

3cemaUn chef d’état-major des armées (CEMA) est forcément un personnage public, par l’éminente dignité de ses fonctions. C’est vrai quand il est en activité, ça l’est également quand il n’y est plus, a fortiori quand il prend la parole, oralement ou par écrit, sur des sujets d’intérêt public. Et même les évènements de nature privée le concernant ont une résonance publique, que l’intéressé le veuille ou non, à l’instar de tout autre dignitaire de l’État.

On se souvient que le Général de Villiers a démissionné dans des conditions qui étaient tout à son honneur, par le simple fait qu’il avait assuré une application exacte de ses devoirs de CEMA à l’égard de la représentation nationale, en rendant compte de l’état désastreux des armées et des menaces budgétaires que le nouveau régime faisait peser sur elles, et que ceci avait attiré le courroux de Jupiter-Macron.

L’estime publique que l’officier s’était largement attirée, dans tout le paysage politique, avait été renforcée par l’ouvrage qu’il avait publié à l’automne dernier, dont le titre est Servir. Cette estime paraissait particulièrement vive dans les milieux dits « conservateurs ».

Deux informations diffusées ces dernières semaines seraient de nature à tempérer cet enthousiasme un peu béat, et à nous interroger sur le fond du message que ce général français veut nous faire passer. À vrai dire, il s’agit de compléter le titre du livre : Servir, certes, mais servir quoi, servir qui, pour quelle finalité ? C’est hélas une question que semblent ne s’être pas suffisamment posée un certain

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Henri Tincq nous offre une bonne tranche de rigolade

Capture d’écran 2018-04-06 à 19.17.30Henri Tincq, qui fut naguère, et pendant fort longtemps, l’arbitre des élégances religieuses au « Monde » – et aussi, hélas, dans les Eglises « qui sont en France » –, fait en ce moment la tournée des popotes médiatiques pour promouvoir son récent livre : « La grande peur des catholiques de France ». Je ne l’ai pas encore lu, mais je me promets un bon moment de détente. Car, d’après ce qu’en disent des médias généralement incultes en matière religieuse, l’argument (si j’ose dire…) du livre est assez simple : jadis, c’était bien, l’Eglise était « cool », ouverte et tolérante ; aujourd’hui, c’est mal, les « conservateurs » parlent trop fort et l’Eglise n’est pas assez « open-minded ».

Et, naturellement, chers amis, les « conservateurs » honnis, c’est nous !

Tincq invite donc (que dis-je ? somme, du haut de sa chaire magistérielle) les autorités de l’Eglise de nous faire taire.

C’est ce qu’il expliquait sur RTL le 5 avril dernier.

Mais ce qui m’a le plus fasciné dans ces 5 minutes d’humour involontaire, c’est l’incohérence du propos.

  1. Tincq est un ardent défenseur de la liberté des laïcs ; mais il exige une réaction cléricale pour faire taire des laïcs qui ont le malheur de lui déplaire.
  2. Tincq regrette les années 1960 où l’Eglise était, dit-il, très impliquée dans la vie sociale et sociétale ; mais il réprouve l’engagement des catholiques de France pour la défense de la vie, des enfants et des familles.
  3. Tincq craint que l’Eglise soit en danger de mort (sic !) à cause de cette terrifiante « frange conservatrice » ; mais il ne voit

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Christophe Dickès nous dévoile les secrets du Vatican

Christophe Dickès présente son dernier ouvrage sur Le Vatican dans lequel il évoque les mystères qui entourent depuis toujours les Etats pontificaux autour de sujets comme le pouvoir, l’argent, les relations internationales ou encore la question des archives secrètes…

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L’héritage chrétien de la France nous oblige

Julien Leclercq est directeur de la rédaction de la revue numérique Le Nouveau Cénacle. Il raconte sa conversion tardive dans son dernier livre, Catholique débutant (éd. Tallandier, février 2018). Il explique au Figarovox :

10406920_10152879432854680_9150568319251739367_n"J'ai effectivement été fier de ne pas entrer dans une église, y compris lorsque j'étais invité pour une communion ou pour un mariage. Je restais à la porte et j'attendais que tout le monde sorte. Mais Jésus m'a attendu, et moi je l'ai entendu. Tout simplement. Il s'agit d'une histoire d'amour, et cela ne prévient pas. Lorsque j'ai demandé le baptême à l'aube de mes trente ans, mes proches étaient surpris, voire déconcertés, mais ils ont compris que ma conversion était le fruit d'un long cheminement spirituel, affectif et intellectuel. Face au Christ, j'ai rendu les armes. Face à Lui, tout m'a semblé évident.

Adolescent, vous avez même été jusqu'à cracher sur le Christ. Pourquoi cette violence à l'égard de la religion?

Parce que j'étais avant tout le produit d'une époque et – bien plus encore – celui d'une génération. À la télévision comme à l'école, nous avons appris que la religion était synonyme d'obscurantisme. De rétrécissement de la pensée. De fanatisme. J'ai malgré moi véhiculé ces préjugés et mon tempérament volontiers provocateur a fait le reste… Je pensais être rebelle en rejetant le sacré, alors que je ne faisais qu'obéir au conformisme ambiant. Je pensais répondre à une violence par une autre violence, jusqu'à la prise de conscience. J'ai ensuite compris qu'il

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