Archives par étiquette : nature

Lire Humanae Vitae : 4e jour, Respecter la nature et les finalités de l’acte matrimonial

HumanaeVitae_texte_commenteRespecter la nature et les finalités de l’acte matrimonial

« Ces actes, par lesquels les époux s’unissent dans une chaste intimité, et par le moyen desquels se transmet la vie humaine, sont, comme l’a rappelé le Concile, « honnêtes et dignes », et ils ne cessent pas d’être légitimes si, pour des causes indépendantes de la volonté des conjoints, on prévoit qu’ils seront inféconds : ils restent en effet ordonnés à exprimer et à consolider leur union. De fait, comme l’expérience l’atteste, chaque rencontre conjugale n’engendre pas une nouvelle vie. Dieu a sagement fixé des lois et des rythmes naturels de fécondité qui espacent déjà par eux-mêmes la succession des naissances. Mais l’Église, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie. » Humanae Vitae, §11.

* * *

Non, l’Église ne méprise pas la sexualité !

Non, l’Église n’enseigne pas que les unions conjugales n’ont de valeur que lorsque les époux ont l’intention de concevoir une nouvelle vie.

Oui, c’est Dieu lui-même qui est le génial inventeur du cycle féminin et qui a voulu qu’il y ait des périodes où une union ne mènera pas à une fécondation.

Et oui, comme l’avaient déjà enseigné Pie XI et Pie XII, la vérité de l’acte conjugal demande qu’il reste « ouvert à la transmission de la vie ».

Retrouvez l’ensemble de l’encyclique, et une aide de lecture rédigée par un curé de paroisse et

Lire la suite de l'article

Cardinal Sarah : combattez toute loi contre nature que l’on voudrait vous imposer, opposez-vous à toute loi contre la vie et contre la famille

Voici le texte de l'homélie du cardinal Sarah, prononcée hier à Chartres :

Unknown-30Chers pèlerins de Chartres,

La Lumière est venue dans le monde nous dit aujourd’hui Jésus dans l’Evangile, et les hommes ont préféré les ténèbres. Et vous, chers pèlerins, avez-vous accueilli l’unique Lumière qui ne trompe pas, celle de Dieu. Vous avez marché pendant trois jours, vous avez prié, chanté, souffert sous le soleil et sous la pluie, avez-vous accueilli la lumière dans votre cœur ? 

Avez-vous réellement renoncé aux Ténèbres, avez-vous choisi de poursuivre la route en suivant Jésus qui est la Lumière du monde. Chers amis, permettez-moi de vous poser cette question radicale car si Dieu n’est pas notre Lumière, tout le reste devient inutile. Sans Dieu, tout est ténèbres. Dieu est venu jusqu’à nous, il s’est fait homme, il nous a révélé l’unie vérité qui sauve, il est mort pour nous racheter du péché. Et à la Pentecôte, il nous a donné l’Esprit saint, il nous a offert la lumière de la foi mais nous préférons les ténèbres.

Regardons autour de nous, la société occidentale a choisi de s’organiser sans Dieu et la voilà maintenant livrée aux lumières clinquantes et trompeuses de la société de consommation, du profit à tout prix, et de l’individualisme forcené. Un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, de mensonges et d’égoïsme. 

Sans la Lumière de Dieu, la société occidentale est devenue comme un bateau ivre dans la nuit. Il n’a plus assez d’amour pour accueillir des enfants, les protéger

Lire la suite de l'article

Les climato-sceptiques plus respectueux de la nature que les réchauffistes

X02724944Faites ce que je dis mais pas ce que je fais… Une étude réalisée par les chercheurs de l'Université du Michigan a révélé que ceux qui sont très préoccupés par le changement climatique sont moins susceptibles de s'engager dans le recyclage et d'autres comportements respectueux de l'environnement contrairement aux sceptiques du réchauffement climatique.

Publié dans l'édition d'avril du Journal of Environmental Psychology, l'étude intitulée «Croire au changement climatique mais ne pas se comporter de manière durable» a examiné sur un an le comportements de 600 personnes réparties en trois groupes : «très préoccupé», «prudemment inquiet» et «sceptique» sur le réchauffement climatique.

Le groupe «très concerné» est le plus favorable aux politiques climatiques du gouvernement, mais le moins susceptible de rapporter des actions individuelles, alors que les « sceptiques » s'opposent aux solutions politiques mais sont plus susceptibles de s'engager dans des comportements pro-environnementaux individuels.

Les climato-sceptiques sont plus susceptibles de recycler, d'utiliser les transports en commun et les sacs réutilisables, et d'acheter des produits écologiques. Alors que la croyance au changement climatique produit un soutien aux politiques gouvernementales pour lutter contre ce changement, mais ne se traduit pas par un comportement pro-environnemental sur le plan individuel.

Finalement les réchauffistes attendent tout de l'Etat tandis que les climato-sceptiques encouragent le comportement responsable.

Lire la suite de l'article

L’amalgame, les fausses nouvelles et Le Monde : une seconde nature

C'est de la propagande :

Capture d’écran 2018-04-28 à 12.09.36Avec évocation de… La Manif Pour Tous :

"Mais il est vrai que l’on observe une multiplication récente des attaques violentes de mouvements sociaux et de migrants par des groupuscules d’extrême droite. « Le FN subit actuellement un trou d’air, ce qui peut inciter les groupuscules d’extrême droite à chercher à occuper l’espace en se rendant visibles » Cela renvoie à plusieurs logiques : d’abord, le mouvement de 2012-2013 contre l’égalité des droits (La Manif pour tous) les a mis en confiance et leur a permis de recruter"

Alors que plusieurs dizaines de gendarmes ont été blessés par les violences des zadistes, que les universités ont été saccagées par l'extrême-gauche, que les manifestations de gauche voient systématiquement des hordes de casseurs…

Lire la suite de l'article

Dissidence : notre opposition n’est pas de même nature qu’une simple opposition électorale

Extrait d'un article de Guillaume de Thieulloy dans Liberté Politique sur la dissidence :

Opposition-ou-dissidence_medium"[…] Notre opposition n'est pas du même ordre que l'opposition entre Parti socialiste et Républicains, ou Front de gauche et Front national, qui tous admettent – au moins officiellement – les « règles du jeu » du « Système ».

Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas accepter ces règles. Nous ne pouvons pas admettre que le parlement soit en mesure de dire le vrai et le faux ou le bien et le mal. Or, c'est le principe central de la démocratie totalitaire inaugurée en France en 1789 : avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août, nous sommes, en effet, censés avoir admis que la « loi est l’expression de la volonté générale » (article 6).

Le problème est que c'est clairement faux. Il est bien possible que le parlement, élu à la majorité, soit l'organe légitime pour traduire la loi supérieure dans le droit positif, mais il est impossible que la loi soit simplement l'expression de la volonté générale. Cela signifierait que le parlement aurait le pouvoir de faire d'un mal un bien et réciproquement. Au demeurant, il ne s'en prive pas: l'avortement était naguère un crime ; il a ensuite été un crime dépénalisé; il est désormais un « droit » ; et de fortes pressions, y compris au sein même du parlement, se font sentir pour qu'il soit même le « droit »

Lire la suite de l'article

La différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives

Suite au communiqué mensonger de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (« la contraception naturelle est un « leurre »), le père Bernard Domini, de la Famille Missionnaire Notre Dame, qui a accompagné pendant 12 ans les moniteurs Billings du Centre Billings France, rappelle la vérité :

"[…] En cette année cinquantenaire de l’Encyclique « Humanae Vitae » de Paul VI, il est important de transmettre la pensée de ce bienheureux Pape sur la différence de nature entre méthodes naturelles de régulation des naissances et méthodes contraceptives.

L’Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu’elle condamne comme toujours illicite l’usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspirés par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle” (HV 16).

L’affirmation de Paul VI n’est pas ambiguë : il existe entre les méthodes naturelles et les méthodes artificielles une différence essentielle, c’est-à-dire : une différence de nature. On ne peut donc pas mettre sur le même plan ces deux méthodes.

Unknown-20Au numéro 3 d’”Humanae vitae”, Paul VI enseignait :

“Etendant à ce domaine, l’application du principe dit «de totalité», ne pourrait-on admettre que l’intention d’une fécondité moins abondante, mais plus rationalisée, transforme l’intervention matériellement stérilisante en un licite et sage contrôle des naissances ? Ne pourrait-on pas admettre, en d’autres termes, que la finalité de procréation concerne l’ensemble de la vie conjugale, plutôt que chacun de ses actes

Lire la suite de l'article

Au secours : des femmes respectent la nature

Des gynécologues s'inquiètent de la croissance des méthodes de régulation naturelle des niassances. A croire qu'ils touchent des dividendes sur les produits chimiques… Dans l'article du Point qui relève cette inquiétude, on note :

"En France, plusieurs associations comme Billings, Fertility Care ou encore Cler Amour et Famille (Centre de liaison des équipes de recherche Amour et Famille, dont la plupart sont catholiques, proposent ce type de services.

Les différentes méthodes naturelles : symptothermie (observation quotidienne de la température de la femme puisque, au moment de l'ovulation, celle-ci augmente), Ogino-Knaus (compter les jours à partir des règles pour déterminer le moment de l'ovulation en fonction de la durée du cycle de la femme) et Billings (symptothermie et observation de la glaire cervicale puisque, au moment de l'ovulation, celle-ci devient épaisse).

« On appelle cela la parentalité responsable », explique d'emblée Armelle Nollet, la secrétaire générale de Cler Amour et Famille, une association reconnue d'utilité publique qui propose des formations à la contraception « naturelle » à travers un réseau de deux cents bénévoles. En 2017, Cler recensait 700 utilisatrices de sa méthode.

En partenariat avec la Conférence des évêques de France, l'association a développé sa propre terminologie. Véronique Verkimpe explique éviter l'usage du mot « contraception » : « On n'aime pas l'idée d'être contre quelque chose, encore moins contre la conception. » La fertilité « n'est pas une maladie », ajoute-t-elle, reprenant une partie de l'argumentaire défendu par la très médiatique sexologue Thérèse Hargot, qui remet en question l'héritage du féminisme d'après Mai 1968.

L'association vient d'ailleurs de déposer le nouveau nom

Lire la suite de l'article

La dernière barrière que cette liberté devenue folle veut détruire est la nature sexuelle de la personne

Le cardinal Carlo Caffarra avait écrit une préface pour le livre de l'allemande Gabriele Kuby La révolution sexuelle globale : la destruction de la liberté au nom de la liberté, paru en 2015. Mais son texte était arrivé trop tard. LifeSite l’a publié mardi. Traduction d'Yves Daoudal :

Global-Revolution-cov1"L’étude que fait Gabriele Kuby du paysage culturel est une sonnerie de clairon pour nous réveiller du sommeil de la raison qui conduit à la perte de la liberté et donc de nous-mêmes. Et Jésus nous a prévenus que cela, la perte de nous-mêmes, serait la perte la plus tragique de toutes, même si nous devions gagner le monde entier.

A chaque page que je lisais j’ai entendu en moi les paroles du Trompeur du monde entier : « Vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal ».

La personne humaine s’est élevée elle-même à une position d’autorité morale souveraine dans laquelle « moi » seul détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. C’est une liberté qui est littéralement folle : c’est une liberté sans logos (c’est-à-dire sans raison ou principe d’ordre).

Mais si tel est le contexte théorique (si je peux le dire ainsi) de tout le livre, l’étude examine spécifiquement la destruction de la dernière réalité qui lui barre le chemin. Comme je l'expliquerai, le livre montre aussi que la liberté qui s'est révoltée génère progressivement les tyrannies les plus dévastatrices.

David Hume a écrit que les faits sont têtus: ils défient obstinément toute idéologie. L'auteur soutient, je pense à juste

Lire la suite de l'article

“Quel avenir pour les droits de l’homme s’il n’y a plus de nature humaine ?”

Voici la vidéo d'un séminaire de Rémi Brague organisé par la Mission permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l'Europe et le Centre européen pour le droit et la justice le 17 juin 2017, avec pour thème : "Quel avenir pour les droits de l'homme s'il n'y a plus de nature humaine ?

Alors que la culture occidentale est en profonde transformation, il convient de se demander quel peut être l’avenir des droits de l’homme à l’époque du post-humanisme et du transhumanisme qui nient toute nature humaine et réduisent la dignité à la volonté individuelle.

Le Professeur Rémi Brague est un philosophe français, membre de l’institut de France et Professeur émérite des universités Paris I et Munich. Il s’est distingué par sa réflexion sur l’humanisme, la loi et la culture européenne. Il a notamment publié Europe, la voie romaine (1992), La Loi de Dieu : Histoire philosophique d'une alliance (2008) ; Le Propre de l'homme : Sur une légitimité menacée (2013) ; Le Règne de l'homme : Genèse et échec du projet moderne (2015). Il a reçu le Prix Ratzinger pour la théologie en 2012.

Lire la suite de l'article