Archives par étiquette : national

Le Front national et ses cadres se sont fait avaler par la communication

Dans sa contribution à la refondation du FN, Hervé de Lépinau déclare que "La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique". Un article publié sur Boulevard Voltaire et une interview publiée sur le Figaro illustrent l'erreur qu'est en train de commettre Marine Le Pen en se concentrant sur un changement de nom ou sur des séminaires dont on sait bien qu'ils sont de la poudre aux yeux :

Thomas Valmenier accuse le FN de faire de la communication au lieu de se poser les vraies questions :

"Marine Le Pen déclarait, hier sur France Info, considérer le Front national comme une marque usée. Nous voyons, ici, toute la considération que madame Le Pen a pour notre politique. Rattrapé par l’effet mode, le Front national, et plus précisément ses cadres, s’est fait avaler par la communication. Comme les autres, ce parti a choisi de laisser derrière lui les débats de fond, comme les autres il a fini par considérer qu’il n’était pas si important que ça de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Comme les autres, il a réduit son rôle à proposer un produit au consommateur.

Le Front national, c’était le parti du peuple (…) Jean-Marie Le Pen était un homme issu de la classe populaire. Par l’Indochine et l’Algérie, il a gagné le droit de nommer son parti « Front national ». Plus qu’un nom de parti, c’était un slogan, renvoyant à la

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Le Front National travaillera-t-il en faveur de l’union à droite ?

C'est la question que l'on peut se poser en lisant le communiqué publié à l'issue du Bureau politique du FN aujourd'hui :

"Afin de dresser un bilan des élections présidentielle et législatives et pour se préparer aux combats politiques futurs, le Bureau politique du Front national, réuni ce jour à Nanterre, a pris un certain nombre de décisions :
7 groupes de travail, constitués de membres du Bureau politique et de cadres du mouvement, vont se réunir au cours des trois prochaines semaines, pour évoquer différentes questions (programme et thèmes de campagne, stratégie, fonctionnement du mouvement, animation et gestion des fédérations, organisation des campagnes électorales et réunions publiques, propagande et communication, élus et implantation locale).

Lors d’un séminaire de travail qui se réunira au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet, chaque groupe présentera un rapport de ses travaux et des décisions en résulteront.

Un bureau de campagne pour les élections sénatoriales de septembre 2017 a été constitué, sous la responsabilité de Michel Guiniot et la Commission nationale d’investiture désignera les candidats FN début juillet.

La préparation des élections municipales de 2020 débutera dès la rentrée de septembre.

Le prochain Congrès national du Front National se déroulera en février ou mars 2018."

Catherine Candidat, candidate FN dans la 4è circonscription de Vaucluse, n'a pas attendu ce Bureau Politique pour se féliciter de la victoire de Jacques Bompard :

"J'adresse mes félicitations à Jacques Bompard pour sa réélection. Une réélection obtenue grâce à mon appel à

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Il faut se garder d’enterrer trop vite le Front National

Analyse des Echos :

"(…) Il faut se garder d'enterrer trop vite un parti [le FN] créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et qui fait partie du paysage politique français. D'autant que cette formation politique a jusqu'ici résisté à bien des tumultes et même à un schisme, celui de 1998, qui a vu le départ de Bruno Mégret et de 80 % des cadres de l'époque. Il n'empêche. Tout comme ses confrères PS ou LR, le FN est un vieux parti de la Ve République. Il est aussi profondément divisé et pourrait bien, comme ses deux adversaires, se retrouver chamboulé après la victoire d'Emmanuel Macron et la recomposition de la vie politique qui en découle. C'est d'ailleurs, en creux, ce que prévoit Marion Maréchal-Le Pen, leader des tenants d'une ligne traditionaliste et identitaire – et démissionnaire une semaine après le second tour pour éviter le règlement de comptes annoncé. « La stratégie victorieuse réside dans l'alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires », disait-elle dans une interview à « Valeurs actuelles » en mai dernier. Ce qui passe par la constitution d'une « droite nationale conservatrice ». « Cette union patriotique […] n'a pas de sens en prenant en compte les partis actuels », prévenait alors l'opposante à la ligne défendue par sa tante.

Mais le parti fait face à deux problèmes. D'abord, la ligne politique. Le « ni droite ni gauche », ce slogan inventé par Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, au début des années 1990 et que l'on voit toujours

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Robert Ménard : “Il faut construire un grand parti conservateur qui inclut le Front national mais pas que le Front national”

Suite à une interview accordée au Figaro où Robert Ménard avait fait part de son analyse concernant les résultats décevants du FN, ce dernier s'est fait rabrouer par Marine Le Pen et Florian Philippot, peu enclins à reconnaître leurs responsabilités respectives dans cet échec

"Robert Ménard n'appartient pas au FN, il devrait s'occuper de son mouvement 'Oz ta droite' et laisser les dirigeants du FN s'occuper du FN" (Marine Le Pen en conférence de presse à Soissons)

"M. Ménard n'est pas au Front national, premièrement. Le FN a explosé ses scores de manière historique, comme jamais. Alors ceux qui veulent qu'on revienne 20 ans ou 25 ans en arrière, qu'on se concentre sur une ou deux questions, c'est très bien, on retournera aux scores d'il y a 20 ou 25 ans" (Florian Philippot sur France 2)

On pourrait faire remarquer à Florian Philippot le manque de pertinence dans sa comparaison puisque le FN en 1997, il y a 20 ans donc, faisait mieux aux législatives avec un score de 14,94% mais laissons Robert Ménard préciser sa pensée pour Boulevard Voltaire :

"Quelle est, pour vous, la remise en question qui doit suivre ce nouvel échec ?

Pardon de me répéter de mois en mois et d’année en année : on ne peut pas gagner dans le système électoral français sans alliance. Ne pas construire d’alliances, c’est se suicider. C’est se suicider non seulement pour le Front national, qui va sortir étrillé de cette affaire, mais également,

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Il est aujourd’hui difficile de tirer définitivement un trait sur l’avenir politique du Front National

De Jérôme Fourquet à propos du FN :

"[…] Il faut se méfier des considérations hâtives. Certes, le congrès du Front National cet automne sera sûrement sous tensions. Certes, c'est une période trouble et dangereuse qui s'ouvre pour ce parti. Certes, sa ligne politique va être débattue. Et pourtant! Si l'on prend un peu de recul historique, ce parti a fait preuve de sa résilience face à l'épreuve. Le Front National a en effet déjà été donné mort à de nombreuses reprises et toujours à tort. Ce fut le cas en 1999 après la scission mégrétiste. Puis en 2007, avec 10% au premier tour de la présidentielle pour Jean-Marie Le Pen, le FN faisait figure de parti du passé, condamné à disparaître. Sentiment d'autant plus répandu que le premier tour des législatives de 2007 s'était soldé par un malheureux 4,29% et 0,08% au second tour. Son avenir semblait alors scellé, réduit aux manuels d'histoire. Sarkozy «avait tué le FN» disait-on: une seule candidate avait pu se qualifier au second tour, Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. Cinq ans plus tard, la même Marine Le Pen obtenait 18% au 1er tour de la présidentielle. C'est pourquoi il est aujourd'hui difficile de tirer définitivement un trait sur l'avenir politique du Front National qui a tout de même comptabilisé plus de 10,5 millions de voix lors des dernières présidentielles. La période qui s'ouvre risque certes d'être compliquée à gérer mais le FN ne périclitera pas du jour au lendemain dans la mesure où sa

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Hervé de Lépinau : “Nous payons le prix de la fin de campagne présidentielle du Front national”

Le successeur de Marion Maréchal Le Pen dans la 3e circonscription du Vaucluse est en deuxième position, très proche de la candidate En Marche, Brune Poirson – seulement 90 voix les séparent. Il déclare à Présent :

Unknown"Je suis un peu étonné par la faiblesse de mobilisation de notre électorat. Par rapport au premier tour de Marion Maréchal-Le Pen, nous avons perdu dans les 3 600 voix. Cette perte de voix s’inscrit dans le phénomène Macron mais aussi dans la difficile visibilité du programme du FN. La diabolisation monétaire menée contre nous, mais aussi la volonté implacable de notre parti à vouloir sortir de l’euro, a déboussolé l’électorat, qui attendait autre chose. Nous payons le prix de la fin de campagne présidentielle du Front national. Aujourd’hui, j’appelle les abstentionnistes à venir voter pour nous.

[…] Nous n’avons pas été capables de stabiliser notre électorat, qui est pourtant sensibilisé aux questions identitaires. Nous nous sommes laissé submerger par la problématique monétaire. Le résultat est que nous sommes partis pour avoir deux ou trois députés à l’Assemblée… Ces résultats montrent la victoire de l’égoïsme et du matérialisme. Nous avons un pays qui est moralement battu, il n’a plus de système immunitaire et est donc vulnérable à toutes les agressions.

[…] Le FN va devoir faire un travail d’inventaire, comme on dit. La leçon de ces élections est que les grands courants des 40 dernières années ont explosé, et le FN a été touché au même titre que les autres."

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Lettre ouverte aux candidats Front National

A l'heure où il est de plus en plus difficile de faire la différence entre la ligne LR de François Baroin et la ligne Macron, Jean-Yves Le Gallou interroge les candidats du Front National et demande à relayer auprès d'eux cette lettre ouverte :

"Madame, Monsieur, 

Vous vous êtes porté(e) candidat(e) « pour défendre la France » « avec Marine ».

Le Front national a longtemps porté avec courage ses fondamentaux : l’arrêt de l’immigration, la mise en œuvre de la préférence nationale, le primat du droit de la filiation dans le Code de la nationalité, une politique familiale généreuse et encourageant la vie, et plus globalement la défense de l’identité civilisationnelle de la France. 

L’immigration de masse se presse aux frontières maritimes de l’Europe. L’islamisation (halal, voile islamique, mosquées, ramadan) progresse à grands pas dans nos villes et nos villages. Jamais la question du Grand Remplacement démographique et civilisationnel ne s’est posée avec autant d’acuité. Curieusement, c’est le moment que semble avoir choisi la direction du FN pour placer ces questions identitaires (gênantes ? malséantes médiatiquement ?) au second plan. Lors de son étrange débat avec Emmanuel MacronMarine Le Pen s’est emberlificotée dans les questions économiques et monétaires sans même utiliser la « question blanche » pour parler d’immigration. Étrange, vraiment étrange. 

Il faut dire que son vice-président, Florian Philippot, a utilisé la dernière semaine de campagne présidentielle pour insister sur l’économie. Il a même promis que si Marine était élue, « les Français paieraient leur baguette de pain en francs d’ici huit mois ». Waouh!

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Législatives – Jordan Le Goïc (FN) : “je pense que le Front National va bientôt connaître une réforme profonde”

Jordan Le Goïc est candidat Front National sur la 3ème circonscription du Cher. Il a accepté de répondre à nos questions.

Cathedrale1. Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 3e circonscription du Cher. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

J’étais militant au Front National depuis 2015 et suite à de nombreuses défections au sein du parti, il m’a alors été proposé d’être candidat. J’ai accepté sans hésiter, car cela faisait longtemps que je souhaitais m’engager en politique. Mon arrière grand-père était d’ailleurs maire d’une commune dans le Finistère.

2. Cette circonscription est actuellement détenue par le socialiste Yann Galut, qui se représente. Vous allez affronter un candidat LR, mais aussi un UDI. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Effectivement permis mes adversaires les plus sérieux sur cette troisième circonscription se trouvent un candidat UDI et un candidat LR. Malheureusement, nous avons bien vus ces dernières semaines que Les Républicains ne seront pas du tout dans une optique d’opposition face au gouvernement Macron. De plus, monsieur Cosyns [Louis Cosyns, ancien député UMP de la circonscription, NDMJ] a brillé par son inaction lors de ses deux mandats. Lui confier la circonscription à nouveau serait une erreur.

3. Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du PCD ou bien sûr du FN… ?

Bien évidement nous souhaitons obtenir assez

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S’il veut supplanter LR, le Front National doit s’affirmer de droite

Lu dans le dernier numéro de l'Action française, par Aristide Leucate :

Capture d’écran 2017-05-08 à 11.52.45"[…] Aussi, doit-on tenir pour accompli, dans l’immédiat, le vieux rêve de Jean-Marie Le Pen de voir le Front national supplanter cette fausse droite “républicaine”, fourrier de toutes les compromissions avec une gauche devant laquelle elle n’eut de cesse de s’aplatir, trahissant un électorat tellement cocufié que ses ramages finissaient par s’accrocher aux nuages de l’abstention quand ils ne poussaient pas directement les portes du FN. C’est un fait que le parti lepéniste, en dépit de son « ni droite, ni gauche » plus marketing et cosmétique que réellement tactique et stratégique, occupe – tout au moins provisoirement – depuis le 23 avril la place laissée piteusement en déshérence par la droite sarko-chiraquienne. À l’heure où nous écrivons, il semble hasardeux de se risquer à des pronostics, tant que les deux tours des élections législatives n’ont pas eu lieu. Il se peut que le conglomérat Républicain soit pris d’un sursaut résilient qui lui permettrait, à la faveur de “fronts républicains” locaux, de sauver les meubles, voire, Fillon exeat, de rentrer en force à la chambre, sinon de contraindre Emmanuel Macron – ce qui serait très inédit – à former un gouvernement de cohabitation. Néanmoins, l’hypothèse la plus vraisemblable réside dans le fait qu’ un grand nombre d’élus LR – à l’instar de leurs homologues du PS – tenteront de se recycler dans le macronisme actuellement en marche – les tractations vont déjà bon train. Le

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Et maintenant, quel avenir pour le Front National ?

Unknown-21Marine Le Pen a annoncé hier soir la transformation du parti lepéniste :

«Le FN qui s'est lui aussi engagé dans une stratégie d'alliance doit profondément se renouveler (…) Je proposerai donc d'engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays»

S'agira-t-il d'un simple toilettage (on parle de changement de nom "Les Patriotes" ou "L'Alliance patriote et républicaine) ou une véritable remise au cause de la stratégie du parti ? S'il s'agit de remettre en cause la ligne mélenchoniste de ces dernières semaines (flagrante lors du débat raté), pour privilégier une droitisation avec les thèmes de l'immigration et de l'identité, pourquoi pas ?

Et Marine Le Pen en gardera-t-elle la présidence, au risque de décourager ses soutiens, comme après l'échec de 2002, qui a vu le FN végéter pour finalement s'effondrer face à Nicolas Sarkozy ? Elle peut sans doute se maintenir à la tête du FN, mais, comme JMLP entre 2002 et 2010, ce serait pour présider un cycle pour rien. Un cycle où ni les cadres, ni les militants, ni les électeurs ne croiront plus la victoire possible à l’horizon visible. Le FN deviendra-t-il un parti adulte ? La perdante se retire, les adhérents votent pour la remplacer.

Il faut également faire attention aux analyses biaisées qui consistent à comparer 2002 (18% au second tour) à 2017 (34% au second tour). D'une part Marine Le Pen n'a gagné que 4 points

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