Archives par étiquette : n’a

L’Europe n’a plus d’âme. L’européisme macronien va l’achever

Analyse d'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

Unknown-13"Le sommet européen du vendredi 29 juin qui s’est achevé sur un faux accord, n’a fait que révéler encore plus les antagonismes sous-jacents qui fragilisent désormais de manière continue l’Union européenne.

Angela Merkel ne peut plus parler avec autorité en Europe ; elle ne conduit même plus son gouvernement ; elle doit passer son temps à signer des compromis, tantôt avec son ministre de l’Intérieur, le bavarois Horst Seehofer, l’ex-homme fort de la CSU, tantôt avec le SPD, l’autre parti de la prétendue grande coalition. […] Le gouvernement de coalition ne durera peut-être pas et nul ne sait ce que sera l’Allemagne dans les semaines qui viennent et par qui elle sera gouvernée. L’équilibre du jour n’est dû paradoxalement qu’à l’AfD, chacun redoutant qu’en cas de nouvelles élections le parti nationaliste ne récolte encore davantage de voix ; la CSU bavaroise ne veut pas se voir supplanter dans son propre land et le SPD sait qu’il sera, cette fois-ci, rétamé. Comment dans de telles circonstances Angela Merkel pourrait-elle définir une politique européenne alors que les pays de l’Est, l’Italie maintenant, lui reprochent ouvertement la série des décisions qui, depuis 2015, a ouvert l’Europe aux vagues migratoires ? Dans l’impossibilité de jouer un rôle, elle a laissé agir Emmanuel Macron qui en a profité pour ramener les choses à lui. Dans sa déclaration finale, le président français s’est félicité d’avoir réussi à imposer un accord aux 27.

« Le repli national » ne l’a pas emporté, a-t-il dit, « c’est pour

Lire la suite de l'article

Difficile gratuité : Rousseau n’a pas fini de faire mourir nos relations

Réflexion de la CFTC Métallurgie des Yvelines :

"Un collègue d’Ariane Group (Les Mureaux) nous a remonté un fait significatif de son entourage professionnel traduisant l’isolement des personnes, et plus précisément un facteur d’auto-isolement de certains travailleurs : « je n’ose pas demander parce que je ne veux rien devoir à personne ». Délégués du personnel, délégués de proximité, élus CFTC : soyez attentifs ! Il existe de multiples sources de l’auto-isolement : la pudeur ou la honte, la toute-puissance (« j’y arriverai tout seul »), le manque de temps ou de disponibilité intellectuelle, etc. Dans ce cas précis, il s’agit de la question de la gêne face à la gratuité.

Celui qui ne veut rien devoir à personne se situe, ne lui en déplaise, dans une logique du donnant-donnant, d’une sorte de contrat social de type commercial – Rousseau n’a pas fini de faire mourir nos relations : « je ne consomme que si je paie immédiatement ». D’une certaine façon, c’est assez juste car une telle attitude montre que la personne qui se met dans cette logique a des scrupules qui la mettent à l’abri d’une dérive trop souvent rencontrée partout : celle des consommateurs-prédateurs du système, dérive que ce blog a souvent dénoncée.

En revanche, c’est sur un excès inverse que cet article veut porter l’attention.

D’où vient-il? Probablement d’une « culture » hybride de valeurs chrétiennes (tu ne voleras pas) mâtinée d’économisme où tout se paie, tout se monnaie, tout est objet de marché. Une culture où il n’y a pas de place ni pour la

Lire la suite de l'article

L’élection d’Emmanuel Macron n’a provoqué aucun sursaut démographique

D'Alain Paillard et Jacques Bichot dans les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-08 à 16.44.01"La réussite (ou l’échec) d’un président de la République est souvent mesurée à l’aune de l'évolution d'indicateurs économiques: PIB, chômage, niveau de vie, investissements des entreprises, finances publiques, etc. Des indicateurs plus « sociaux » sont également utilisés: taux de criminalité et de délinquance, taux de pauvreté, indices d’inégalité de revenus, classements internationaux en matière de performances scolaires, et ainsi de suite. Et, bien entendu, des enquêtes d’opinion sont menées en grand nombre sur l’action et la personne du Président.

En revanche, il n’entre absolument pas dans les habitudes de recourir à un indicateur démographique. Ceci est regrettable pour au moins deux raisons.

La première est l’importance de la démographie, et particulièrement des naissances: c’est d’elles que dépend, au premier chef, l’avenir à long terme de notre pays. À la Libération, le général de Gaulle a très justement lancé un avertissement : s’il devait s’avérer, malgré la victoire, que la natalité reste faible,insuffisante pour assurer le renouvellement des générations, « la France ne serait plus qu’une grande lumière qui s’éteint ». Et, de fait, si la France a retrouvé une place honorable dans le concert des nations, c’est bien, dans une large mesure, parce que les « trente glorieuses » ont été pour notre pays une période de forte natalité.

La seconde raison qui pousse à recourir aux données démographiques, c’est que la « mise en route» des futurs citoyens est un indicateur important de confiance dans l’avenir, et donc dans les

Lire la suite de l'article

“On n’a plus dans le coeur ce trop-plein qui fait que votre parole devient chant”

Lu sur Ouest-France :

Damien_Poisblaud_par_Claude_Truong-Ngoc_mai_2014"Depuis 35 ans, le Vendéen Damien Poisblaud fait résonner les nefs des églises romanes et gothiques. De l’église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris, où il a puisé aux sources du chant byzantin à l’abbaye du Thoronet en Provence où il a mis au point la technique de chant qu’il enseigne à l’université.

Un soleil d’hiver réchauffe les premiers magnolias devant la maison de briques et de pierres. C’est en lisière de la forêt du Gâvres (Loire-Atlantique) que Damien Poisblaud est revenu depuis deux ans avec son épouse Elsa et leurs trois enfants, pour prendre soin de ses parents. Mais devant la petite chapelle de la Madeleine où ses pas le mènent parfois, ou dans son salon baigné de lumière, entouré d’instruments de musique et d’offertoires médiévaux, quand il chante, c’est comme si les anges l’accompagnaient.

Dans sa bouche, le Credo, l’Ave Maria, le Lux Aeterna se nimbent d’une magie envoûtante. Sa voix pure perpétue la tradition grégorienne, ce chant sacré officialisé par le pape Grégoire le Grand (590-604) qui ponctue la liturgie catholique. Est-ce parce que Damien Poisblaud a grandi à Maillé, un petit bourg de 760 âmes dans le marais vendéen dont l’église romane a été ravagée par les guerres de religions, qu’il s’est enthousiasmé pour cet art millénaire inspiré par la foi chrétienne ?

[…] «Pour moi, le chant grégorien qui s’écrit en neumes ou notes carrées – est plus proche des musiques traditionnelles que de la musique, dite classique. Comme elles, il

Lire la suite de l'article

Une fête collective n’a jamais pour principe de respecter l’histoire

Olivier Hanne, historien, auteur notamment de Jeanne d’Arc, biographie historique et du Génie historique du catholicisme, est interrogé dans L'Homme nouveau suite à la polémique qui entoure les fêtes johanniques, où certains ont cru voir une manipulation qui n'a pas eu lieu (l'élection de Jeanne ne dépend pas de la mairie), sous prétexte qu'une obscure adjointe municipale est béninoise… Extrait :

Jeanne-d-ArcCeux qui ont été choqués par le choix d'une jeune fille métisse pour incarner Jeanne d'Arc invoquent une nécessaire fidélité à l'histoire. Mais, justement, nous avons un peu tendance à lire le passé à l'aune d'une vision très actuelle du monde. La conception que nous avons aujourd'hui de la nation et de l'étranger correspond-elle à celle qui était en vigueur au Moyen Âge ? 

Au Moyen Âge l’étranger l’est d’abord par sa foi, si bien que le chrétien a toute légitimité pour s’installer partout dans la Chrétienté, sous réserve qu’il se trouve un protecteur ou un seigneur. C’est la raison pour laquelle les étrangers installés en France par exemple sont généralement des clercs, car l’Église les protège. Les populations n’ont aucun mal à accepter des clercs italiens ou allemands : au XIIe siècle, un certain Pierre Lombard, et donc italien, fut évêque de Paris. Les exemples sont innombrables. En revanche, à partir du XIIIe siècle, on sent que la généralisation du droit civil en Europe et la constitution de monarchies nationales tendent à générer une certaine méfiance. L’usage du français dans les textes écrits, à la place du latin, identifie plus facilement celui qui n’est pas

Lire la suite de l'article

Jean-Pierre Denis a les mains propres parce qu’il n’a pas de main

Réaction de Vivien Hoch à l'édito de Jean-Pierre Denis :
« Il est temps que les chrétiens renoncent à leur fantasme d’influence et de puissance, ces illusoires mondanités », écrit Jean-Pierre Denis dans son hebdomadaire, La Vie, à propos de la révision de la loi de bioéthique. Que la génération de Jean-Pierre Denis ait perdu tous les combats, c’est une chose. Que ce dernier souhaite publiquement que les générations suivantes continuent sur cette ligne de défaite en est une autre. C’est une manière pour lui d’appliquer sa doctrine d’un christianisme anti-identitaire et de prendre une posture de repli. C’est une position en forme de claque pour les gens de ma génération. (…)

La foi n’est pas destinée à finir dans les catacombes. « Le but n’est plus de peser, de compter ou de marchander, mais de privilégier l’exemplarité, l’espérance, la charité », écrit Jean-Pierre Denis. C’est beau. Mais l’exemplarité, l’espérance et la charité ne s’opposent pas au fait de peser, de compter et de marchander. Il n’y a pas de dissociation entre les bonnes œuvres de la foi et les bonnes œuvres du monde. Jean-Pierre Denis ne peut pas enjoindre le chrétien à remplacer sa nature – calculatrice, comptable, négociatrice – par la grâce. La grâce ne supprime pas la nature, mais la perfectionne, écrivait saint Thomas d’Aquin. Le rôle du chrétien n’est pas de laisser le monde suivre son cours et de faire le clown, de loin, sans se salir les mains, mais de mettre la main sur le gouvernail du

Lire la suite de l'article

La vie n’a pas de prix mais la défendre a un coût

La Marche Pour La Vie du 21 janvier prochain se prépare et les 1 000 bénévoles sont déjà au travail depuis plusieurs mois pour tout organiser. Comme vous le savez, ce type de manifestation à un coût très important : sécurité, podium, sonorisation, affiches, tracts, etc ….

C’est pourquoi, nous faisons appel à vous aujourd’hui pour nous aider financièrement par un don qui nous permettra de faire face à toutes ces dépenses :

Je fais un don

Capture d’écran 2018-01-16 à 19.55.16

Lire la suite de l'article

La vie n’a pas de prix mais la défendre a un coût

La vie n’a pas de prix mais la défendre a un coût… aidez-nous ! Encore quelques heures pour faire un don à la Marche Pour La Vie et obtenir un reçu fiscal sur vos revenus de l’année 2017 !

2RT0bINu

La Marche Pour La Vie du 21 janvier prochain se prépare et nos bénévoles sont déjà au travail depuis plusieurs mois pour tout organiser. Comme vous le savez, ce type de manifestation à un coût très important : sécurité, podium, sonorisation, affiches, tracts, etc ….  C'est pourquoi, nous faisons appel à vous aujourd’hui pour nous aider financièrement par un don qui nous permettra de faire face à toutes ces dépenses :

Je fais un don :   

Pour devenir bénévole, organiser ou rejoindre un car, commander des tracts, affiches et autocollants, RDV sur notre site :

Lire la suite de l'article

La France n’a rien à gagner à renier son héritage chrétien

Alors qu'Emmanuel Macron s'est ravisé après avoir failli faire un signe de croix :

Karim Ouchikh appelle à ne pas renier nos racines chrétiennes :

"Ces derniers mois, elle cible méthodiquement, ici ou là, les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction à Ploërmel de la croix du monument de Jean-Paul II ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction d’installer une crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers, prohibition étendue à Hénin-Beaumont par la Cour d’appel de Douai ; dégradation continue de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture programmée, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition ; abandon par de grandes enseignes commerciales des appellations et des symboles chrétiens apposés sur leurs produits, au prétexte de réorganiser leur politique de promotion publicitaire ; suppression du très controversé marché de Noël à Paris qui dénote en réalité l’intention inavouable de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout marqueur chrétien ; « prix de la Laïcité 2017 » décerné récemment à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, ces activistes de la décadence qui se sont particulièrement illustrées en profanant la cathédrale Notre-Dame de Paris…

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer

Lire la suite de l'article