Archives par étiquette : médecins

Eugénisme : des médecins condamnés pour n’avoir pas diagnostiqué la trisomie 21

Lu ici :

Images-8"Ne pas chercher à savoir constitue une faute

Une jeune femme de 26 ans donne naissance en 2000 à un enfant trisomique. La jeune femme était suivie par sa gynécologue qui, lors de la visite du 3e mois, a prescrit un test sanguin destiné notamment à déceler un risque de trisomie 21. Un laboratoire privé effectue le prélèvement et le transmet au laboratoire du centre hospitalier de Mamao. Celui-ci n'étant pas équipé du logiciel adéquat, l'adresse à un laboratoire à Paris. Les résultats du test mettent en évidence un risque accru de 1/110 de donner naissance à un enfant atteint de trisomie 21 ; pour autant, ces résultats ne sont transmis ni au médecin du laboratoire du centre hospitalier de Mamao, ni à la gynécologue, ni à la patiente. À compter de la 33e semaine de grossesse, la jeune femme est suivie par un gynécologue obstétricien, en vue de son accouchement.

Les parents, agissant en leur nom personnel et en qualité de représentants légaux de leur enfant, assignent les deux gynécologues en responsabilité et indemnisation, soutenant que l’absence de diagnostic de la trisomie 21 les avaient privés de la possibilité de demander une interruption médicale de grossesse. La cour d'appel de Papeete a rejeté leur demande pour deux raisons :

  • la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 (dite "loi anti-Perruche") est applicable dès lors que l'action au fond a été engagée après son entrée  en vigueur ;
  • le préjudice moral n'est pas réparable en l'absence de

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Le sort de Vincent Lambert suspendu à l’analyse de 3 médecins

Un collège de trois médecins experts, qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation, a été nommé mercredi pour déterminer d'ici un mois si "le tableau clinique" de Vincent Lambert a évolué depuis 2014. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a précisé :

"L'ordonnance portant sur la désignation du collège d'experts a été prise" et "les experts doivent déposer leur rapport d'ici un mois".

La dernière expertise avait été réalisée en 2014 par le Conseil d'Etat. Ce rapport avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation clinique de son état.

Pourtant Vincent Lambert n'est pas en état végétatif mais handicapé, raison pour laquelle il doit être pris en charge dans un établissement spécialisé, ce que refuse le médecin.

Cette prochaine expertise sera suivie d'une nouvelle audience devant le tribunal administratif, qui décidera de confirmer ou d'annuler la décision du CHU.

En attendant, Vincent Lambert est toujours enfermé dans sa chambre. Il est privé de soins, de vrais soins médicaux conformes à son état et non de "soins" au sens de les lois Leonetti qui confondent sciemment les soins et l'alimentation et l'hydratation…

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70 médecins appellent à ne pas tuer Vincent Lambert

70 professionnels de santé de diverses spécialités publient une tribune dans Le Figaro pour dénoncer une «euthanasie qui ne dit pas son nom». Ils demandent que Vincent Lambert soit transféré dans une unité spécialisée.

"Nous, médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel (EVC-EPR), tenons à exprimer, en notre âme et conscience, notre incompréhension et notre extrême inquiétude au sujet de la décision d'arrêt de nutrition et hydratation artificielles concernant M. Vincent Lambert. Un tissu d'incertitudes et d'hypothèses, ainsi que des jugements contradictoires concernant le niveau de conscience, les capacités de relation et de déglutition, le pronostic, fondent une sanction dramatique, incompréhensible. Certains d'entre nous ont une expérience de trente à quarante ans de soins et de réflexion autour de ces personnes. La circulaire du 3 mai 2002, qui a marqué une étape essentielle pour l'organisation et la qualité de la prise en charge des personnes EVC-EPR, constitue une référence toujours d'actualité.

La plupart d'entre nous ne connaissent pas personnellement M. Vincent Lambert, sinon par ce qui est dit de lui dans les médias, de façon partisane, quant à l'application à son égard de la loi relative aux droits des patients et à la fin de vie.

Certains d'entre nous ont pu visionner une courte vidéo, de séquences tournées en juin 2015, permettant d'affirmer que M. Vincent Lambert est bien en état pauci-relationnel, à savoir qu'il n'est pas dans le coma, ne requiert aucune mesure de réanimation et qu'il a

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Fin de vie : les médecins des soins palliatifs ne réclament pas l’euthanasie

Lu sur Le Quotidien du médecin :

Unknown-21"Les moyens manquent en France en termes de soins palliatifs et de prise en charge de la douleur, ont fait savoir des médecins conviés à une table ronde organisée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale ce 18 avril. Une réunion « dissociée de la révision de la loi de bioéthique (…), destinée non à légiférer, mais à écouter ceux qui voient la fin de vie au quotidien », a précisé la députée Brigitte Bourguignon (LaREM) en préambule.

Environ « 311 000 personnes requièrent un accompagnement palliatif par an, soit 60 % des situations de fin de vie. Or 75 % courent le risque d'une insuffisance de soins palliatifs », a rappelé le Dr Anne de la Tour, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP). Pourquoi ? « Parce que les moyens ne sont pas encore arrivés »depuis la loi de 1999, s'indigne-t-elle. La formation des étudiants en médecine, 10 heures, est insuffisante ; la France ne compte que cinq professeurs associés, et non titulaires, regrette-t-elle.

Les effectifs de soignants sont trop faibles, ce qui met en péril la pérennité de certaines unités de soins palliatifs. Les lits manquent, en particulier des lits d'urgence, dans ces unités. Dans un contexte de désertification médicale, les équipes et réseaux de soins palliatifs, mais aussi les médecins coordonnateurs dans les EHPAD devraient pouvoir prescrire, a fait valoir le Dr de la Tour. […]

Le Pr Serge Perrot, président de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD) a dénoncé

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Vincent Lambert : acharnement « euthanasique » de médecins lâchement mortifères

De Bernard Antony :

20180412_105238"La lettre de madame Viviane Lambert envoyée au président de la République sur le sort de son fils Vincent qui pourrait être condamné à une mort atroce par la faim et la soif est lourde d’enjeu civilisationnel.

En effet, au mépris de l’avis de médecins compétents et fidèles au serment d’Hippocrate et ne demandant que de pouvoir le soigner, un médecin de Reims doté de l’autorité administrative, totalitaire, a décidé qu’il fallait laisser mourir Vincent, en clair le condamner à une mort par la faim et la soif.

On mesure sur son cas emblématique ce qu’il en est réellement de cette « euthanasie » qui signifie « bonne mort » : un sommet de lâcheté puisque ces thérapeutes qui infligent une mort lente n’ont même pas le courage d’assumer eux-mêmes une piqure au moins rapide de solution finale.

Viviane Lambert rappelle à Emmanuel Macron qui, il y a peu, s’exprimait au Collège des Bernardins sur le handicap et la vulnérabilité, le cas de son fils si menacé.

Sa mort est en effet parfaitement voulue, emblématiquement souhaitée, par des idéologues de la solution finale qui, à l’exemple de son sort, pourra être étendue, dans notre meilleur des mondes, à tous ceux dont la vie ne présenterait plus d’intérêt économique et social pour les gestionnaires de la déshumanisation terminale. Au mépris du principe « de la vie avant toute chose » dont se réclament ces adeptes d’une écologie à géométrie variable.

On reste stupéfait devant le fait que Vincent Lambert, par eux considéré comme un

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Des médecins défendent les méthodes naturelles de régulation des naissances

Des professionnels de santé répondent à la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM), qui dénonçait les méthodes naturelles :

"Nous professionnels de santé, médecins, sages-femmes, pharmaciens, et praticiens de nombreuses autres professions de santé, souhaitons exprimer notre point du vue suite à vos propos sur les méthodes « naturelles » de contraception. Soyons clairs. Tout comme vous, nous déconseillons vivement et explicitement à nos patientes les pratiques dites « naturelles » dont la fiabilité est insuffisante: retrait (ou « coït interrompu »), prévision de la date d’ovulation par « calcul » (cf. méthode Ogino, méthode du calendrier), applications « calendrier » pour smartphone utilisant uniquement un algorithme de prévision, méthode des températures seules, etc.  En effet, il serait anti-déontologique d’encourager des femmes souhaitant éviter une grossesse à utiliser ces pratiques.

En revanche, nous prenons la parole aujourd’hui pour porter à votre attention les Méthodes d’Observation du Cycle (MOC). Non, les "méthodes naturelles" telles que vous les définissez ne sont pas toutes les mêmes. Par exemple, le retrait n'a rien à voir avec les méthodes d'observation du cycle scientifiques récentes. Non, la méthode Ogino n'a rien d'une méthode d'observation du cycle car elle se base sur la longueur des cycles habituels (comme la médecine classique d'ailleurs) et non sur la vie quotidienne, en temps réel, de chaque femme.

Wikipedia-billingsMises au point par des scientifiques entre 1960 et nos jours, les MOC reposent sur une connaissance approfondie de la physiologie gynécologique. Elles utilisent un protocole d’observation et d’analyse quotidienne des signes cliniques de fertilité, bio-marqueurs fiables de l’état d’avancement du

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Grande-Bretagne : Des centaines de médecins contre la dépénalisation totale de l’avortement

Lu sur Réinformation :

"Pas moins de 650 médecins ont protesté avec véhémence contre le Pr Lesley Regan qui veut voir l’avortement libéré pour toutes les femmes jusqu’au terme de la grossesse pour en faire une procédure médicale quelconque, pour laquelle l’approbation d’un seul médecin suffirait.

Mme Regan se trouve être la présidente du collège royal des obstétriciens et des gynécologues, et sa proposition a déjà reçu le soutien de la British Medical Association et du collège royal des sages-femmes.

Sur les 650 médecins outrés par sa proposition, une quarantaine sont des gynécologues obstétriciens membre du collège royal ; les autres exercent diverses spécialités. Tous ne sont pas des opposants à l’avortement mais tous estiment qu’une telle liberté méconnaît aussi bien leur responsabilité professionnelle que la volonté des femmes britanniques.

Un généraliste signataire de l’appel, le Dr John Etherton, commente : « Cela paraît très anodin de dire que l’on veut dépénaliser une procédure, cela paraît acceptable, mais cela impliquerait aussitôt l’ouverture des portes à l’infanticide. »

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Nouvelle proposition de loi pour obliger les médecins à tuer

le député Jean-Louis Touraine, vice-président de la commission des affaires sociales, soutenu par cinquante-trois de ses collègues, a déposé une proposition de loi

« visant à permettre au patient ‘en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable’ de demander à un collège de trois médecins un geste actif pour mettre fin à sa vie ».

Une « aide médicalisée active à mourir » qui serait pratiquée « soit par le patient lui-même, en présence du médecin, soit par ce dernier ».

En 2015, lors des débats sur la future loi Claeys-Leonetti, Jean-Louis Touraine avait déjà déposé un amendement similaire.

Le député « ignore dans quel délai son texte pourra être examiné », et « s’il a une chance d’aboutir ».

Cette information intervient après la médiatisation du suicide d'Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot. Une médiatisation qui a provoqué tristesse et indignation chez les patients atteints, comme elle, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Avec cette proposition de loi, ces députés leur disent qu'ils sont de trop…

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Appel aux médecins pour s’opposer à la PMA

Le Docteur Raphaël Nogier est Président de l'association Cosette et Gavroche. Il vient de lancer un appel aux médecins pour s'opposer à la PMA pour femmes seules. Il explique dans L'Homme Nouveau :

Capture d’écran 2017-07-20 à 20.53.42"Cet appel  a un enjeu double. Le premier concerne la Médecine en général. Nous, médecins, voulons rappeler les fondements de notre métier. Nous sommes là pour servir et soigner les malades. Nous ne sommes pas là pour servir une idéologie, ou un État. Les techniques de PMA qui consistent à inséminer des femmes seules ou des femmes en couple lesbien n'appartiennent pas à la médecine, puisqu'elles ne traitent pas des maladies. On pourrait appeler cela de la pseudomédecine. Les médecins doivent avoir le courage de dénoncer ce genre de pratique et rappeler quel est leur véritable rôle. 

Le deuxième concerne la protection des enfants. Comment, en France, pays des Droits de l'Homme, peut-on imaginer une loi qui permettrait de "fabriquer des orphelins" ? Ouvrir la PMA pour femmes seules, c'est oublier délibérément qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire. C'est admettre que le droit à l'enfant passe avant le droit des enfants.

Mais pourquoi s'adresser spécifiquement aux médecins ?

Les médecins sont ceux qui sont responsables des actes médicaux. Ce sont aux médecins à qui l'on demande de pratiquer l'avortement, l'euthanasie, la PMA etc… Ce sont eux qui peuvent et qui doivent dire non. Les infirmières, le personnel para-médical exécute, le médecin ordonne. Tous les médecins doivent réfléchir sur leur métier. Veulent-ils

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Nos mains ne tueront pas : Médecins et soignants face à la sédation profonde

De Choisir la Vie :

"Près d'une année de pratique de la sédation profonde semble déjà confirmer le potentiel euthanasique de cette mesure, en l'absence de jugement éclairé. L'antenne d'écoute et d'accompagnement des professionnels de santé de l'association Choisir la Vie a organisé son premier WE de formation sur ce thème. Elle n'est applicable que depuis le 3 aout 2016, dans le cadre de la loi sur la fin de vie (Claeys-Léonetti), et déjà son usage pose de nombreuses interrogations et cas de conscience. La sédation profonde a alimenté formations et échanges, les 27 et 28 mai dernier, dans le cadre de la nouvelle cellule dédiée à l'écoute et à la formation des professionnels de santé : Médecins, infirmières, aides-soignants, pharmaciens mais aussi aumôniers… une quinzaine de participants au total, pour cette première session de l'antenne "Nos mains ne tueront pas", créée sous l'égide de l'association Choisir la Vie. Un nom évocateur alors que des hommes et femmes de terrain déplorent déjà une dérive euthanasique de la sédation.

"De nombreux témoignages concordent et font état d'une extension de cette pratique, en gériatrie, en cancérologie et parfois en soins palliatifs. Les sédations sont posées, sans mauvaise intention exprimée, mais en l'absence de questionnements profonds. Un abandon du discernement qui pousse ces professionnels à échanger, réfléchir et chercher des solutions concrètes", explique Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et responsable de l'antenne. La mort passive, comateuse et parfois accélérée des personnes en fin de vie peut-elle se généraliser ? Pas d'objection de

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L’ONU hostile à l’objection de conscience des médecins sur l’avortement

L’Italie fait l’objet d’un rapport négatif de la part du Comité des droits de l’homme de l’ONU chargé d’évaluer régulièrement chez les pays membres des Nations unies le degré de leur respect à l’égard de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Elle est accusée de ne pas assurer convenablement l’accès à l’avortement en raison du « grand nombre de médecins » objecteurs de conscience.

Le rapport 2017 s’exprime comme si l’accès à l’avortement était un « droit », dès l’instant où il est légal. Dans son chapitre intitulé « interruption volontaire de grossesse », le rapport 2017 se dit inquiet des « difficultés » qui lui ont été signalées

« par rapport à l’accès à l’avortement légal en raison du grand nombre de médecins qui refusent de pratiquer des avortements pour des raisons de conscience, et de la manière de leur répartition dans le pays ».

L’agence onusienne s’aligne sur les revendications du Planning familial puisque le réseau européen de la Fédération internationale du Planning (IPPF EN) a ouvert les hostilités en 2012 en soumettant une plainte contre l’Italie au Comité européen des droits sociaux, invoquant là encore la difficulté d’accéder à l’avortement en raison du nombre élevé d’objecteurs de conscience, ce qui constituait selon lui une « violation du droit à la santé ». Le rapport enjoint donc à l’Italie de prendre des mesures pour que les femmes puissent accéder librement et effectivement à l’avortement. 

Allant encore plus loin dans la promotion de la culture de mort, le comité de l’ONU regrette que l’Italie ait légalisé l’union civile sans prévoir un droit

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PMA : 200 médecins contre la transgression de la loi

Le 17 mars 2016, le journal Le Monde publiait un article intitulé, « Nous, médecins, avons aidé des couples homosexuels à avoir un enfant même si la loi l’interdit. » Dans la version papier datée du lendemain, le quotidien du soir écrivait :

« Réunis par le gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction reconnaissent être sortis du cadre de la légalité afin d’aider des couples et des femmes à avoir un enfant. »

Cette action illégale peut valoir à son auteur 5 ans de prison et 75000 euros d’amende. 

Aussi, plus de 200 médecins, parmi lesquels de nombreux pédiatres, généralistes ou psychiatres, ont tenu à rappeler le fondement, donc aussi les limites, de leur métier et de leur science.

Capture d’écran 2017-03-23 à 21.03.31

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