Archives par étiquette : médecine

Pour une médecine qui protège la vie et sa dignité depuis sa conception jusqu’à son terme

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L’Association Médicale Gabriel soutient l'installation d'un centre médical généraliste et pluridisciplinaire dans lequel les professionnels de santé sont attachés au respect de la vie et de sa dignité depuis sa conception jusqu’à son terme naturel. Ils s'engagent à être fidèles au serment d’Hippocrate sans restriction, à se laisser guider par le Magistère de l’Eglise Catholique, et à répondre à tous les défis de l’écologie humaine.

Ces professionnels de santé sont guidés par la Charte des professionnels de la santé du Conseil Pontifical :

  • Pour répondre aux besoins des patients qui souhaitent être accompagnés par des soignants qualifiés et à l'écoute dans un climat respectueux et bienveillant.
  • Pour répondre aussi aux besoins des soignants qui veulent exercer dans un climat de confiance mutuelle et prendre soin de chaque patient dans toutes ses dimensions.
  • Pour promouvoir une médecine de communion, signe de l'alliance thérapeutique entre patients et soignants.

Une équipe médicale dynamique et motivée est prête à démarrer début 2018 si elle trouve les financements nécessaires :

  • 2 médecins généralistes
  • 3 sages femmes
  • 3 infirmières (et d'autres professions médicales partenaires)

Vous pouvez soutenir l’opération par un don déductible des impôts en cliquant ici ou en investissant par un prêt en cliquant là.

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Don d’organes : en médecine, consentir ne se résume pas à un « c’est comme vous voulez docteur », ou à un silence

Images-5À partir du 1er janvier 2017, chaque Français devient donneur d'organe et de tissus par défaut et dans le même temps, les personnes qui y sont opposées pourront le faire connaître plus facilement. Jusqu'à présent, la loi reposait sur le principe du consentement présumé. Pour exprimer son refus, il fallait s'inscrire sur le registre national des refus, en renvoyant un formulaire et la copie d'une pièce d'identité par voie postale. Seulement 150 000 personnes en avaient fait la démarche. Avec la nouvelle législation, chaque Français devient donneur par défaut. Dorénavant, il faut clairement exprimer son refus de son vivant si vous ne souhaitez pas être donneur. Vous pouvez vous inscrire en ligne sur le registre des refus, mais aussi exprimer cette volonté par un écrit confié à un proche, ou même de vive-voix. Attention, dans ce dernier cas, la famille doit retranscrire par écrit la conversation.

Le don d'organe doit être vraiment libre pour être réellement un don et, pour un prélèvement post-mortem, il est nécessaire d'être bien certain de la mort du patient, ce qui nous ramène au fameux débat sur la définition de la mort (voir cet entretien sur la mort cérébrale et le don d'organes). Sans parler des autres abus, comme le prélèvement d'organes après une euthanasie, comme aux Pays-Bas.

Pour l'Eglise catholique, le don d'organe est moralement acceptable à certaines conditions. Le Compendium du catéchisme indique :

"476. Le prélèvement d’organes est moralement acceptable avec le consentement du donneur et sans risques excessifs pour lui. Pour que soit

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L’Académie nationale de médecine pour la recherche sur l’embryon humain

Lors du colloque de la Fédération des académies européennes de médecine (FEAM) qui s’est tenu à Paris le 28 avril 2016, l’Académie nationale de médecine française s’est prononcée en faveur du développement des recherches sur l’embryon humain et les cellules reproductrices.

L'Académie de médecine recommande même d'adapter les textes nécessaires au développement de ces recherches en France et en Europe. Pourtant, elle pointe du doigt qu’en l'état actuel des connaissances, il est inconcevable et non souhaitable d’envisager des applications cliniques : c’est-à-dire de faire naître un enfant issu d’un embryon ayant subi in-vitro des modifications de son ADN.

Pour Alliance VITA, promouvoir ces recherches constitue déjà le franchissement d’une ligne rouge, une première étape d’un toboggan aux perspectives eugéniques et transhumanistes. 

Alliance VITA rappelle que c'est l'aval donné aux recherches détruisant l'embryon humain en 2004 qui a ouvert la porte aux dérives hier interdites et aujourd'hui préconisées. L'embryon humain vivant devrait être protégé de toute recherche portant atteinte à son intégrité. Car l’utiliser pour le détruire ensuite est contraire à la dignité de tout être humain.

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Affaire Lambert : l’Académie de médecine rappelle fermement la déontologie médicale

Désignée par le Conseil d'État pour l'éclairer sur le cas de Vincent Lambert, l'Académie de Médecine a remis un rapport ferme et sans langue de bois, rappelant des principes fondamentaux en faveur des patients en état végétatif chronique ou en état de conscience minimal. Voilà qui sonne comme un désaveu pour le Dr Kariger :

"Le rapport sonne comme un rappel à l'ordre des médecins. Saisie par le Conseil d'État le 18 février dernier pour apporter des éclairages au cas Lambert, ce jeune tétraplégique dont le maintien en vie dépend de la justice et divise la famille depuis un an, l'Académie nationale de Médecine (ANM) vient de livrer son expertise sur l'approche déontologique et médicale à observer chez les patients en état végétatif chronique (EVC), en état de conscience minimal (ECM) et pauci-relationnels.

Ferme et direct, il rappelle des fondamentaux qui tranchent avec les interprétations passionnelles sur la «fin de vie» de ces patients non mourants mais lourdement handicapés, requalifiée en l'espèce de «véritable demande d'arrêt de vie».

Sans ambiguïté, l'Académie rappelle sa position: «L'arrêt de vie, en réponse à une demande volontaire à mourir alors que la vie en elle-même n'est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée ne peut être assimilée à un acte médical. Sans équivoque, quand bien même il s'agirait «seulement» d'une aide au suicide, il n'est pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la mort». Rappelons que Vincent Lambert, comme beaucoup de patients dans son état,

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Maltraitance et handicap : l’Académie de Médecine réagit à l’émission « Zone Interdite »

"Zone Interdite" a enquêté en infiltration sur des institutions d'accueil pour enfants handicapés, révélant des violences infligées aux enfants autistes, trisomiques ou polyhandicapés. Le Pr Marie-Odile Réthoré, membre de l'Académie de Médecine et travaillant à l'Institut Jérôme Lejeune lance un appel à lutter contre la violence faite aux handicapés. Nous reproduisons ici la publication de l'Académie :

"En France, près de 700.000 personnes sont porteuses d'un handicap mental. La plupart survivront à leurs parents.

Un parcours épuisant

A domicile, la vie de tous les jours dans les familles ayant un enfant souffrant d’une déficience mentale associée à des troubles importants du comportement est souvent une épreuve pour tous les membres de la famille, y compris la personne handicapée. Toutes les démarches administratives sont complexes, lentes et dénotent une inertie des pouvoirs publics qui s'ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.

Pénurie et manque de soins appropriés

La grande pénurie de structures adaptées oblige la plupart des parents à placer leurs enfants dans des institutions très éloignées du domicile familial et, donc, de leur vigilance. Dans ces centres spécialisés, le personnel manque cruellement de formation, et, surtout, rien n'a été préparé la plupart du temps avant l'entrée dans l'établissement.

Le silence est la première des maltraitances
Les parents ignorent le plus souvent la réalité de certains abus, violences et maltraitances dont des milliers d'enfants seraient victimes chaque année.

Pour une culture de la bientraitance

Depuis mars 2007*, un plan de lutte oblige en principe les institutions, françaises et européennes, à mettre

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L’Académie de médecine s’oppose à l’euthanasie et au suicide assisté

Elle demande de ne plus être tenue à l'écart des débats et rappelle à cet effet sa position – s'en tenir à la loi Léonetti sur la fin de vie :

 "I- L’arrêt de vie, en réponse à une demande volontaire à mourir alors que la vie en elle-même n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée ne peut être assimilée à un acte médical. Sans équivoque, quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans  la mission du médecin de provoquer délibérément la mort. Aucun médecin ne saurait  consentir à donner la mort. Aucun médecin ne saurait se voir imposer par la loi de transgresser cet interdit fondateur.

II– Le terme « fin de vie » recouvre des situations humaines bien distinctes qui n’autorisent aucun amalgame avec la situation précédente.

En toutes circonstances, au-delà des traitements devenus inefficaces, refusant tout acharnement thérapeutique, auquel doivent alors être substitués des soins palliatifs, les médecins et les personnels soignants doivent savoir refuser également toute obstination de soins et y substituer l’accompagnement de la fin de vie, désormais imminente et inévitable.

Cette démarche est du devoir du médecin, quelle que soit la diversité des situations individuelles, quel que soit l’âge auquel survient la fin de vie, du fait de la maladie où d’accident.

Il en est de même dans toutes les circonstances de l’inéluctable fin de vie du grand âge. C’est là un problème de santé publique devenu majeur

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2013 : une année noire pour la médecine prénatale

Le docteur Patrick Leblanc, coordinateur du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP) qui regroupe plus d'un millier de professionnel de la grossesse, publie une tribune dans le Quotidien du Médecin "2013 : une année noire pour la médecine prénatale". Extrait :

T"À l’occasion des journées du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), réunies du 11 au 13 décembre au CNIT-la Défense, le Comité pour sauver la médecine prénatale affirme que 2013 est à marquer d’une pierre noire. Cette année a vu le développement du dispositif qui conduit à l’élimination de masse des enfants trisomiques avant leur naissance. Aucun professionnels, institutionnels, responsables politiques n’a eu le courage de dénoncer la commercialisation d’une nouvelle technique et l’instauration d’un fichage de données personnelles relatives à ce dépistage. Ces évolutions, qui comme les précédentes sont présentées, bien entendu, comme des progrès, vont contribuer à la fuite en avant des dérives eugénistes touchant les bébés trisomiques avant leur naissance. Pour rappel, en France 96 % des enfants détectés trisomiques pendant la grossesse sont éliminés. […]

Grâce à ces soutiens institutionnels, un industriel français vient de lancer en novembre la commercialisation de ce test. Et depuis plusieurs mois les médecins spécialistes de la grossesse font l’objet de sollicitations électroniques et téléphoniques répétitives de la part de prestataires de service vantant la technique de DPNI. On les sollicite pour les faire entrer dans des enquêtes d’opinion (contre rémunération !) utiles pour déterminer le coût de ces tests

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