Archives par étiquette : martyrs

Une église dédiée aux 21 martyrs coptes assassinés par l’Etat islamique

CaptureLe 15 février, une église en l’honneur des 21 chrétiens exécutés en Libye en janvier 2015 par Daech a été inaugurée en Moyenne-Égypte, dans la province de Minya. L’église dédiée aux 21 martyrs coptes « de la foi et de la Patrie » décapités en Libye en 2015 par les djihadistes affiliés au prétendu « État islamique » a été inaugurée le 15 février, jour fixé pour leur mémoire liturgique. Le lieu de culte, construit à al Our, le village proche de la ville de Samalut, en province de Minya, d’où provenaient 13 des 21 martyrs, a été achevée ces mois derniers.

Une semaine après le massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Église copte orthodoxe, fixant leur mémoire liturgique au 15 février. 

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Les moines de Tibhirine reconnus martyrs par l’Eglise et bientôt béatifiés

Annonce faite par radio Vatican : 

"C'est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification.

L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.

Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran depuis octobre 1981, avait été assassiné le 1er août 1996, à 58 ans, dans l’explosion d’une bombe déposée devant son évêché.

L’attentat était intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s’était rendu sur les tombes des sept moines français de Tibhirine.

Les sept moines cisterciens de Tibhirine, eux, avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncé plusieurs semaines plus tard, par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Seules les têtes des moines avaient ensuite été retrouvées, le 30 mai 1996, au bord d’une route, non loin du monastère.

Depuis vingt ans, trois thèses sont régulièrement avancées pour expliquer la mort des frères: celle d’une bavure de l’armée algérienne, d’une manipulation des services secrets algériens, ou celle d’un acte atroce perpétré par les groupes islamistes armés qui semaient la terreur en Algérie dans les années 1990.

En

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8 & 9 mars : concert de musique sacrée russe en l’honneur des martyrs de Russie

Capture d’écran 2018-01-05 à 17.34.30A l'occasion du centième anniversaire des premiers martyrs de l’Eglise Orthodoxe Russe, la cathédrale de la Sainte-Trinité (1, quai Branly – 75007 Paris) accueillera le chœur d’hommes « Chantres Orthodoxes Russes » pour deux concerts exceptionnels les 8 et 9 mars.

Placé sous la direction de Serge Rehbinder, le chœur d’hommes « Chantres Orthodoxes Russes » est composé d’une douzaine de chanteurs qui ont évolués dans de grands chœurs en Russie et en France comme ceux de la laure de la Trinité Saint-Serge près de Moscou dirigé par l’archimandrite Mathieu Mormyl, de la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky à Paris dirigée par Monsieur Basile Evetz, de l’ensemble vocal Kedroff ou de l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. 

Salué par la presse locale, après plusieurs concerts donnés dans des endroits aussi prestigieux que les églises Saint-Germain l’Auxerrois et Saint-Louis-en-l’Ile à Paris ou l’abbatiale Saint-Mathurin de Larchant, les « Chantres Orthodoxes Russes » continuent à promouvoir cette musique qui perpétue la tradition russe aux mélodies vibrantes de profondeur.

Le programme présenté sera articulé autour du requiem orthodoxe commémorant le centenaire des premiers martyrs de l’Eglise Orthodoxe Russe. 

Jeudi 8 mars 2018 à 19h30 & Vendredi 9 mars à 19h30

Cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité

1, quai Branly – 75007 Paris

Réservations : https://www.billetweb.fr/chantres

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Béatification de 60 martyrs de la guerre d’Espagne

RV29451_ArticoloSamedi à Madrid a eu lieu la béatification de Vicente Querait Lloret et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse.

Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.

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Soumission à l’islam : le clergé cherche-t-il à faire des chrétiens des martyrs ?

De Polydamas sur Twitter :

"Donc, je connais bien un fils de chrétien d'Orient. On parlait de la situation de la région et il m'explique un peu les choses : les chrétiens, jusqu'il y a peu, étaient encore majoritaires dans certains pays d'Orient, quoi que dominés par l'islam. Comment se fait il qu'ils aient complètement disparu ? Des amis se sont rendus dans des camps de chrétiens, justement avec SOS Chrétiens d'Orient et étaient étonnés de leur passivité face à l'islam. Par passivité, j'entends les choses suivantes :

  • refus de s'entraîner militairement ;
  • refus de construire des infrastructures minimales utiles pour une population ;
  • refus de s'impliquer dans une dimension de conflit.

Et donc, alors que de nombreux musulmans, qui les entourent, qui les mettent en plus ou moins esclavage, ont juré qu'ils disparaîtraient, les mecs perdent du temps sur l'essentiel. Pourquoi ne se battent-ils pas ? Pourquoi ne veulent ils pas s'entraîner ? 

Réponse : parce que le clergé local les y incite ! Surtout, pas de vagues ! En fait, le clergé chrétien oriental est corrompu, tous partis et toutes chapelles confondues, jusqu'à la moelle. Mon ami a une jolie expression : « Rome est la capitale de la vertu par rapport au clergé oriental. » Même chez les chrétiens identitaires, les phalanges libanaises, on mélangeait sans complexe argent, drogue, mafia, clergé et armement. A la guerre comme à la guerre. Au Liban, il est connu que tel ou tel père a des dividendes sur telle ou telle boutique, qu'il prend sa

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100 ans après la révolution bolchévique, les catholiques russes se souviennent de leurs «martyrs du goulag»

20170919T1429-11607-CNS-RUSSIA-ORTHODOX-MONASTICISM (1000x667)Lorsque le centenaire de la révolution bolchevique tombera début novembre, les communautés chrétiennes de l'ex-Union soviétique commémoreront les persécutions qu'elles ont déclenchées. Mais ils se souviendront aussi des méditations religieuses nées dans les prisons et les camps de travail, dont certaines méritent d'être classées parmi les meilleures de l'histoire chrétienne. Mgr. Igor Kovalevsky, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de Russie, déclare :

"Les souffrances de l'ère soviétique ont affecté non seulement les églises, mais toute la société, y compris les athées". "Les écrivains laïcs comme Alexandre Soljenitsyne et Nadhezda Mandelstam sont peut-être devenus les plus célèbres, mais les thèmes du témoignage et du martyre se retrouvent aussi dans la littérature du goulag et sont universellement reconnus et respectés."

Bien que souvent considérée comme une époque de vide culturel et spirituel, la domination soviétique produisit de profondes œuvres chrétiennes de prose et de poésie, offrant des réflexions vitales sur une foi résiliente.

Bien avant les événements de 1917, l'écrivain Dostoïevski avait prévu prophétiquement :

"Les prédicateurs du matérialisme et de l'athéisme, qui proclament l'autosuffisance de l'homme, préparent des ténèbres et une horreur indescriptibles pour l'humanité sous l'apparence de la rénovation et de la résurrection". "Ils conçoivent d'arranger les choses avec justice, mais ayant répudié le Christ, ils finiront par inonder le monde de sang."

Le cerveau de la révolution, Vladimir Lénine, avait juré d'émasculer le clergé orthodoxe russe – ces «agents en soutane» qui avaient été utilisés par le tsar pour «adoucir et embellir le sort des opprimés

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Il faut venir à Montmartre qui est le mont des martyrs, ne serait-ce que par hommage aux martyrs de notre temps

Charlotte d'Ornella a interrogé dans Valeurs Actuelles Marc Fromager, le directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse. Extraits :

Affiche-LR"Sur initiative de votre association, la basilique de Montmartre sera illuminée jeudi soir en rouge… Pourquoi cette couleur et pourquoi cet évènement ?

Le rouge, c'est la couleur du sang. Dans de trop nombreux pays, la liberté religieuse est limitée voire absente. Cela se traduit par des discriminations, voire des persécutions qui font malheureusement des victimes. Certains perdent leur vie. Cette initiative se veut un mémorial en leur honneur et surtout un appel à plus de liberté religieuse. […]

Toutes les religions sont touchées par la persécution à divers endroits du globe… Y’a-t-il une communauté plus touchée que les autres ?

Les chrétiens demeurent les principales victimes de l'absence de liberté religieuse dans le monde et ce pour différentes raisons, à commencer par leur nombre: avec plus de deux milliards de chrétiens répartis dans l'ensemble des pays, la probabilité qu'ils soient concernés est supérieure. Religion non-violente, il est assez commode de s'en prendre aux chrétiens qui servent souvent de bouc-émissaires. Enfin, l'attraction qu'opère les christianisme dans le monde et la multiplication des conversions  qui en résulte finit parfois par créer des tensions, qui se traduisent par des restrictions en matière de liberté religieuse. Par exemple, on estime qu'en moyenne, 15.000 chinois se convertissent au christianisme chaque jour ! Dans ce contexte, on comprend mieux – sans l'excuser – l'inquiétude du Parti communiste chinois et la raison pour laquelle il conserve une

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L’Eglise copte, « Eglise des martyrs »

Photo_2017-04-14_12-15-30L’Eglise copte est l’une des plus anciennes au monde. Descendant traditionnellement de Saint Marc, avec près de 18 millions de fidèles d’après les registres de baptême, elle est l’une des plus nombreuses d’Orient. Elle est également appelée « Eglise des martyrs » à cause des persécutions qu’elle subit depuis le IVème siècle. L’Eglise copte se compose d’une branche orthodoxe très majoritaire, d’une branche catholique ainsi que d’une branche évangélique.

Leur nom venant directement de la racine grecque du nom « Egypte », les coptes sont souvent considérés comme les habitants originels de l’Egypte. Aujourd’hui, bien que minoritaires, ils représentent une part non négligeable de la population, pesant dans le débat public, notamment par la voix du patriarche Copte Orthodoxe, Sa Sainteté le Pape Théodore II.

Photo_2017-04-14_12-16-08En effet, si les persécutions ont malheureusement ponctué l’histoire copte, c’est à partir du XXe siècle et l’apparition de la fraternité islamiste des frères musulmans qu’une idéologie ouvertement hostile aux chrétiens va être propagée dans la société égyptienne.

Photo_2017-04-14_12-16-27Ces dernières années marquent un regain de violences envers les chrétiens d’Egypte, frappés la nuit du 31 décembre 2011 par un attentat dans une église faisant 21 morts et 79 blessés. Leur engagement contre Mohamed Morsi en 2013 leur vaut les foudres des frères musulmans : plus cinquante églises ont alors été incendiées. En 2015, 21 coptes sont décapités par l’Etat islamique en Libye qui déclare la guerre aux chrétiens d’Egypte. Le 11 décembre dernier, une bombe explosait en l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul située au sein du patriarcat, faisant 25

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Pour France info, les martyrs japonais du XVIIe sont comparables aux djihadistes d’aujourd’hui

Sans complexe, France Info fait un rapprochement entre les missionnaires morts martyrs pour leur foi et les fous d'Allah qui foncent dans la foule avec leur camion ou trucident les spectateurs d'un concert :

"Les Jésuites du film ne posent pas de bombes ; le verbe est leur seule arme. Mais en connaissant le sort de leurs frères, torturés, mort au nom de Dieu en terre japonaise, leurs successeurs ne savaient-ils pas qu’ils s’envoyaient à la mort et qu’ainsi leur sacrifice ferait office de martyr ? Les kamikazes islamistes d’aujourd’hui, ressemblent fort, dans leur objectif, aux "bombes humaines" jésuites du XVIIe siècle, leur dénominateur commun étant la mort pour propager leur croyance."

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