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Marquer clairement une volonté d’insoumission à l’ordre idéologique dominant

Figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Dans une tribune publiée sur le Figarovox, il se demande Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

Unknown-2"Nous avons assisté ces dernières années à une renaissance intellectuelle du conservatisme. Des ouvrages majeurs ont montré de quelle manière le fondamentalisme de la modernité menaçait les fondements mêmes des sociétés occidentales. Mais cette renaissance intellectuelle ne pourra se traduire politiquement que lorsque les leaders de la droite ne chercheront plus à donner des gages à ceux qui les menacent sans cesse de diabolisation médiatique. Ils devront se délivrer de l'hypnose progressiste.

Il ne s'agit pas de transgresser pour transgresser, ou de provoquer pour provoquer, mais de marquer clairement une volonté d'insoumission à l'ordre idéologique dominant qui continue de reposer sur le refoulement systématique du conservatisme, dans lequel on ne veut voir qu'une série de phobies. Cela exige non seulement du courage mais aussi, une résolution ferme à ne pas penser le devenir des sociétés occidentales sous le signe d'un sens de l'histoire qui les pousserait toujours plus loin sur le chemin du multiculturalisme et de l'individualisme radical.

La chose est attendue depuis longtemps par l'électorat de droite. Il n'est pas insensé de croire que cette espérance puisse aujourd'hui aboutir ou du moins, fonder

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Marine Le Pen ouvre son blog pour marquer une pause

Elle explique :

Capture d’écran 2016-02-23 à 21.10.38"[…] Le rythme imposé par les campagnes, les médias, ou le caractère trop éphémère de l’information sans analyse fragmente tout, nous démunit plus qu’il ne nous renforce et finalement use l’ensemble des Français, y compris moi. Aussi ce blog est là pour marquer une pause, ce genre de pause nécessaire pour discuter longuement avec ceux qu’on aime. Pour réfléchir à l’avenir du pays et nourrir un projet.

Ce blog relatera ces pauses avec les Français, mes rêves, mes déceptions et surtout mes raisons de croire en l’avenir. Il rassemblera mes carnets d’espérances pour mes compatriotes. Voilà pourquoi je lui ai donné ce nom : carnets d’espérances.

J’espère qu’à sa lecture on y décèlera la beauté immense de notre pays. Je me bats chaque jour pour la France, comme femme, mère, élue et présidente de mouvement pour lui écrire un avenir. Un avenir que je n’imagine pas autrement que libre, sûr et prospère, loin des images terrifiantes des attentats, loin des ignominies subies par les femmes de Cologne, loin des courbes de croissance en berne et des courbes de suicides d’agriculteurs en hausse…

Amoureuse de la France, de ses paysages, de son outre-mer, de son peuple, de sa gastronomie, de sa culture, de son histoire, je veux qu’ici se conjuguent l’amour de la patrie, ma vision de son avenir et la défense des Français. […]

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Le maire qui veut marquer l’appartenance de l’église à la République

Dans Christianophobie Hebdo, Daniel Hamiche adresse une lettre ouverte au maire de Septeuil (78) :

"Citoyen maire ! La presse locale a rapporté des extraits du discours de voeux que vous avez tenu, en mairie, devant un nombre modeste de vos administrés, le 25 janvier dernier. Élu en mars 2014, vous leur avez rappelé le combat homérique que vous livrâtes, comme chef de file de l’opposition municipale, aux anciens édiles pour obtenir que tous les bâtiments publics de Septeuil portassent une « référence à la République ». Depuis deux ans, vous vous y êtes appliqué : le fronton de la mairie, l’entrée des écoles en portent désormais la marque.

Vous avez estimé qu’il était désormais temps pour l’église Saint- Nicolas d’arborer à son tour et sur sa façade une référence « visible » destinée à signaler « que les lieux de culte ne sont pas en dehors de la République ». J’ignorais qu’ils le fussent, vu que la République se les appropria depuis belle lurette. Ce ne sera pas une injure que de vous rappeler que la loi de 1905, dite de « séparation des Églises et de l’État », confirmait que les biens religieux saisis en 1789 demeuraient la propriété de l’État, l’application pratique de cette confirmation se trouvant dans la loi du 17 avril 1906 et le décret du 4 juillet 1912. En bref, les biens immeubles des Églises furent nationalisés par la République. Certaines églises en portent encore la marque, peinte ou gravée, sur leurs façades,

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Ces canonisations devraient marquer le prochain Synode sur la famille

Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix, à propos des canonisations de demain :

F"Concernant les pasteurs, c’est leur sainteté personnelle qui est sollicitée, plus que le gouvernement de l’Église, soumis aux aléas humains et temporels. Mais cette sainteté n’est pas non plus totalement déconnectée de l’époque dans laquelle elle a éclos. Celle de Jean XXIII, puis celle de Jean-Paul II, ont été dominées par une tempête dévastatrice : la révolution sexuelle. Déjà en 1959, Jean XXIII affirmait que « dans le monde contemporain, le mariage et la famille sont, hélas, trop souvent attaqués de multiples façons ; des principes fondamentaux de la morale naturelle y sont impunément niés ou méprisés ». Et il ajoutait : « Combien de foyers chrétiens, peu à peu pénétrés par une ambiance de naturalisme ou d’immoralité latente, en viennent à perdre de vue la grandeur surnaturelle de leur vocation ». Il n’est pas sûr que, de ce point de vue, les choses aient beaucoup changé !

Sauf que les papes, eux, ont pris la mesure du danger, et y ont répondu d’une manière magistrale. Bien souvent d’ailleurs, contre l’avis même de leurs proches conseillers, et d’une partie des clercs… […] Un exemple : au début de son pontificat, Jean-Paul II consacrera pas moins de vingt-sept catéchèses pour expliquer une seule phrase, celle de Jésus parlant de l’adultère « dans le cœur », par le simple regard…

Pour l’avenir, ces canonisations constitueront ainsi une pierre d’angle, et devraient marquer en profondeur le prochain Synode

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