Archives par étiquette : libérale

« Le problème de la tolérance libérale, c’est qu’elle a atteint un point où elle ne tolère que ce qu’elle aime »

 Article du Bulletin du Laurier :

"Dans sa décision en faveur de Jack Phillips, le boulanger poursuivi par la Colorado Civil Rights Commission pour avoir refusé de faire cuire un gâteau pour un mariage homosexuel pour des motifs religieux, la Cour suprême des États-Unis a conclu que plusieurs membres de cet organisme ont agi avec un parti pris clairement antireligieux. Dans la décision, rédigée par le juge Anthony Kennedy – qui s’est prononcé dans d’autres décisions en faveur des recours collectifs LGBT – il cite quelques commentaires qui reflètent un manque d’impartialité et « l’hostilité envers les croyances religieuses sincères qui ont motivé son objection ». Quelle que soit l’évolution de la jurisprudence dans ce type de conflits, la leçon est claire pour l’instant : l’obligation de ne pas discriminer s’étend à tout le monde. Kennedy a donc rappelé à la Commission son devoir d’appliquer équitablement la loi du Colorado, « qui est une loi qui protège contre la discrimination fondée à la fois sur la religion et sur l’orientation sexuelle.

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Sur ce double standard, le député britannique Jacob Rees-Mogg, un catholique pratiquant, a affirmé en septembre qu’il était harcelé par les présentateurs de l’émission populaire Good Morning Britain sur ITV tout en essayant d’expliquer pourquoi il s’opposait à l’avortement en toutes circonstances et au mariage homosexuel. « C’est très bien de dire que nous vivons dans un pays multiculturel, jusqu’à ce que vous vous déclariez chrétien et que vous mainteniez les positions traditionnelles de l’Église catholique

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Viktor Orban : A la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle

Le 10 mai, Viktor Orbán a été réélu Premier ministre par le Parlement hongrois. Après avoir prêté serment il a prononcé un discours traduit en français sur le site du gouvernement hongrois. Extraits :

Tn496c0-2"Affirmons clairement que – comme l’a dit notre roi Saint Etienne – rien n’élève plus que l’humilité, et rien n’abaisse plus que l’orgueil et la haine. Et reconnaissons que derrière les succès se cache toujours la grâce du Bon Dieu. Ce n’est donc pas une clause de style, ce n’est pas seulement une tradition, mais notre profonde conviction : soli Deo gloria, la gloire appartient à Dieu seul. […]

Je pense personnellement que les succès que nous avons remportés jusqu’à présent doivent beaucoup au fait que nous avons toujours déclaré ouvertement que l’ère de la démocratie libérale est arrivée à son terme. Elle s’est avérée incapable de protéger la dignité de l’homme, elle est incapable de lui donner la liberté, elle ne peut plus lui garantir la sécurité physique et ne peut même plus défendre la culture chrétienne. Certains en Europe essaient encore de la bricoler dans l’espoir de la réparer. Ils ne comprennent pas que ce n’est pas la structure qui s’est abîmée, mais que c’est le monde qui a changé. Notre réponse, la réponse des Hongrois au changement du monde est qu’à la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle, qui garantit la dignité, la liberté et la sécurité de l’individu, protège l’égalité

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Jean-Frédéric Poisson : “Je suis un protecteur de droite et Aurore Bergé est une libérale de gauche”

Jean-Frédéric Poisson répond à Famille Chrétienne. Extraits :

Jean-frederic-poissonComment expliquez-vous un tel raz-de-marée en faveur des candidats d’Emmanuel Macron dans les bastions traditionnels de la droite, y compris dans votre circonscription ?

Il y a de nombreux facteurs. Tout d’abord, c’est la queue de comète des terribles sanctions qui ont frappé la droite : elle s’est montrée incapable de répondre aux attentes des Français (…). Le discrédit de François Fillon est encore très diffus. Dans la cohorte des abstentionnistes, il y a probablement beaucoup d’électeurs de droite (…) Enfin, ce vote bénéficie du trouble suscité par des figures de droite, comme Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, qui apportent un soutien à peine masqué à Emmanuel Macron.

Quels sont les enjeux de l’élection législative dans la 10e circonscription des Yvelines ? Au-delà de la personne de votre concurrente, que représentent Aurore Bergé et les idées qu’elle porte ?

D’une certaine manière, le résultat eût été le même, que ce soit Aurore Bergé ou n’importe quel candidat. Edwy Plenel l’a très bien résumé : « un âne aurait l’étiquette En Marche, il aurait été élu » ! Nombre de ces candidats sont des individus venus de nulle part, qui ne connaissent pas les territoires où ils se présentent, et qui se permettent tout, sans aucune sorte de limite. Ils n’en représentent pas moins le projet d’Emmanuel Macron, qui nous ramène au libéralisme du XIXe siècle ! Nous le connaissons : c’est l’alliance de l’ordre policier sécuritaire, avec un musellement de la

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Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…

De Stéphane Audeguy dans La Croix :

"(…) Comme en 2002, on va nous répéter que les deux candidats ne se valent pas. Nous voterons probablement non pas pour M. Macron, mais contre la xénophobie, contre une certaine bêtise, et pour la démocratie.

J’arrête ici le « nous » : si c’est une infamie d’ignorer leur existence, il y a une indignité à parler pour les autres. Pour moi, tout est facile, puisque j’ai un métier valorisant, de bonnes conditions de travail, des conditions de vie plaisantes. J’irai voter. Mais pour toute une France sinistrée, sera-ce aussi aisé ? Personne ne parle plus de classes sociales : mais enfin, qui ne voit que l’électorat de Mme Le Pen ne vit pas dans le même monde que celui de M. Macron ?

Pour la première fois, un parti d’extrême droite peut véritablement accéder à la présidence de la République. Il ne suffit pas d’appeler à voter pour le candidat qui se présente comme démocrate, et qui, comme « Marine », navigue à vue, sans autre boussole que sa petite personne. La France de Macron, on la connaît : c’est celle qui a voté pour ce traité européen que jadis les Français, dans leur majorité, refusaient ; et qu’on leur imposa !

Je me rappelle avoir été invité, le soir du « non », chez de bons bourgeois libéraux (aux deux sens du terme). Je me souviens de leur colère arrogante contre tous ces pauvres qui votaient si mal, qui ne

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Macron / Le Pen : la vision libérale et universaliste vs la vision populiste et souverainiste. Le grand combat qui n’a jamais cessé depuis 1789

Mathieu Slama écrit dans Le Figaro :

7187_1485985909_duel-macron-lepen_970x545p"[…] L'électorat de Macron réunit la France qui va bien, la France optimiste, la France qui gagne bien sa vie, la France qui n'a besoin ni de frontières ni de patrie, ces vieilles lunes de l'ancien monde: cette France «ouverte», généreuse parce qu'elle en a les moyens. La France de Marine Le Pen est la France qui souffre, celle qui s'inquiète. Elle s'inquiète de son avenir, de ses fins de mois, elle souffre de voir les patrons gagner autant d'argent, elle gronde face à l'incroyable arrogance de cette bourgeoisie qui lui donne des leçons d'humanisme et de progressisme du haut de ses 5000 euros par mois.

La France de Le Pen perdra sans doute face au «front républicain» qui se prépare. Quoiqu'on pense de la candidate du Front national, il y a là une forme d'injustice qui interroge: la France d'en haut s'apprête à confisquer aux classes populaires l'élection présidentielle, la seule élection qui engage véritablement leur destin.

Il suffisait de constater, hier soir, la différence entre les militants de Macron – des consultants branchés, des étudiants en écoles de commerce, sûrs de leur supériorité de classe -, et les soutiens de Le Pen, des gens simples, timides, ne maîtrisant pas les codes sociaux et médiatiques. Quel contraste, également, entre l'ambiance vulgaire de boîte de nuit chez Macron et le bal improvisé chez Le Pen.

Derrière cette lutte des classes se cache un affrontement entre deux visions du monde. La vision libérale

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Extrême gauche et droite libérale : les deux faces de la même monnaie ?

Après la remarquable émission de réinformation politique sur les élections présidentielles que nous vous avons proposée le mois dernier, nous livrons aujourd'hui à votre soif de formation intellectuelle une émission consacrée à la philosophie, qui émet en particulier une critique sévère et argumentée du libéralisme politique.

I-Moyenne-3384-essai-sur-le-catholicisme-le-liberalisme-et-le-socialisme.net

Comme vous le constaterez, l'argumentaire mobilise des philosophes de toutes les époques, mais pas/peu d'auteurs chrétiens. Ceci n'empêche certainement pas de faire une longue route avec ceux qui tirent les mêmes conclusions de présupposés différents. Néanmoins, afin de creuser ce sujet crucial pour "penser clair et marcher droit", nous vous suggérons les lectures suivantes.

Donoso Cortès, Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme

Louis Veuillot, L'illusion libérale.

Les positions du Magistère sur le libéralisme.

Don Felix Sarda y Salvani, Le libéralisme est un péché.

Commentaires (3)

Excellentes références, merci. Donoso Cortès est essentiel.

Rédigé par : Christian | 9 mar 2017 14:37:31
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Oui, mais ce libéralisme est préconisé par l'Union Européenne. Comment se fait-il que 9/10 ième des partis actuels ne cherchent pas à en sortir ? Pourtant les faits nous démontrent que nous sommes à la fin de cette expérience. Si la Bundesbank accélère en ce moment le rapatriement de ses réserves d’or, c'est qu'une catastrophe n'est pas loin d'arriver. Celle où l'euro ne vaudra plus grand chose. L’euro ne marche pas. C’est un fait concret. Il va donc mourir. Aux États-Unis, Trump l’a emporté, déjouant tous les pronostics et toutes les propagandes. Il a

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La société libérale libertaire va mourir

Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, termine ainsi un article intitulé "La France est-elle vraiment en guerre ?" :

"Ces dramatiques événements nous renvoient aux raisons de la guerre qui nous est menée. Paris serait, selon Daech, la capitale des croisés. Il n’en est malheureusement rien. Pour survivre une civilisation a un besoin absolu que certains acceptent d’aller pour elle jusqu’au sacrifice de leur vie ? Qui acceptera de mourir pour sauver « Le mariage Pour Tous », la retraite à 60 ans, la GPA ou les concerts de hard rock Kiss the devil ? La société libérale libertaire va mourir. A nous de bâtir sur ses décombres la civilisation de l’amour et de la paix, de la vérité- qui est le Christ- et de la joie. Nous pourrons enfin démentir le triste constat de Bernanos : « Des chefs que l’on aimerait. Ce serait trop beau »."

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Une sensibilité conservatrice, plutôt libérale, et croyante

Un portrait haut en couleurs de Marion Maréchal-Le Pen dans l'Express.

Commentaires (2)

Faites comme moi à ma pause méridienne, lisez attentivement, ne réagissez pas aux premières facilités bien-pensantes d'une presse du microcosme… et vous allez être étonnés par ce portrait bien brossé, intelligent et bien informé.
Et l'on vérifie ici qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années.

Rédigé par : esprit libre | 18 mar 2015 13:38:34
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Malgré les piques venimeuses de l'Express, Marion Maréchal Le Pen est quelqu'un qui a du goût, quelqu'un dont on sait qui elle est, ce qu'elle pense, qui sait où elle habite et où elle veut aller. C'en est certainement trop pour ce journal de gôche! Nous manquons en France cruellement de personnes comme elle.

Rédigé par : François | 18 mar 2015 13:51:14
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Une sensibilité conservatrice, plutôt libérale, et croyante

Un portrait haut en couleurs de Marion Maréchal-Le Pen dans l'Express.

Commentaires (2)

Faites comme moi à ma pause méridienne, lisez attentivement, ne réagissez pas aux premières facilités bien-pensantes d'une presse du microcosme… et vous allez être étonnés par ce portrait bien brossé, intelligent et bien informé.
Et l'on vérifie ici qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années.

Rédigé par : esprit libre | 18 mar 2015 13:38:34
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Malgré les piques venimeuses de l'Express, Marion Maréchal Le Pen est quelqu'un qui a du goût, quelqu'un dont on sait qui elle est, ce qu'elle pense, qui sait où elle habite et où elle veut aller. C'en est certainement trop pour ce journal de gôche! Nous manquons en France cruellement de personnes comme elle.

Rédigé par : François | 18 mar 2015 13:51:14
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La sociale-démocratie n’est pas libérale

Jacques Garello, professeur émérite à l'Université d'Aix Marseille, administrateur de l'ALEPS et de l'IREF, écrit dans Le Figarovox :

"«Orientation libérale», «sociale-libérale», un ministre de l'économie «libéral»: le succès spectaculaire du mot est surprenant. Voilà de quoi faire réagir Messieurs Besancenot et Philippot, qui dénoncent l'«ultralibéralisme» ambiant.

Mais si l'on dit le mot, va-t-on faire la chose?

Certes dire le mot est une nouveauté: la conspiration du silence l'a masqué depuis 2002, date où le dernier parti libéral a quitté la scène politique. Le libéralisme n'a été évoqué que pour lui attribuer généreusement la paternité de la crise, pour condamner la mondialisation ou, indifféremment, le dirigisme bruxellois (un comble!) Il est d'ailleurs de bon ton de parler d'ultra-libéralisme pour condamner ses ultra-méfaits, ses ultra-injustices.

Voilà donc une révolution du vocabulaire inattendue. Elle pourrait réchauffer le cœur de tous ceux qui depuis des années sont victimes d'ostracisme. Le fait que le «libéral» soit désormais vendeur dans le marketing politique peut leur suggérer que leurs idées ont remporté une victoire. Serions-nous revenus aux années 1974, au début de l'ère giscardienne, quand Georges Marchais déclarait «Je suis un libéral». Quarante ans plus tard, va-t-on oser se dire libéral?

Hélas, cette victoire est à la Pyrrhus, et si le mot est à la mode, la chose n'est que virtuelle, voire mensongère. Sans doute y a-t-il quelque réalité derrière le choix du mot: c'est une remise en cause du socialisme, c'est le constat que personne ne sait vers quoi ni vers qui se tourner.

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