Archives par étiquette : l’histoire

Philippe de Villiers : “Macron aura rendez-vous avec l’Histoire s’il affronte la question du Grand remplacement”

Extraits des propos tenus par Philippe de Villiers sur BFM TV :

"Je suis très inquiet pour mon pays car les Français vivent dans un sentiment de dépossession de leur territoire, de leur mémoire, de leur histoire et de leur identité. C’est l’heure de vérité, du destin d’Emmanuel Macron. Ou bien il a rendez-vous avec l’Histoire, ou bien avec les histrions à la fin de son mandat. Pourquoi ? Il faut qu’il ose affronter avec courage, je pèse mes mots, le face à face angoissant sur notre territoire de deux populations. Une de plus en plus nombreuse et jeune, transplantée, et qui là où elle est transplantée voudrait continuer à vivre avec ses racines, son art de vivre, ses croyances, sa civilisation. Et une autre population, de moins en moins nombreuse, de plus en plus vieillissante, qui se coupe de ses racines. J’attends de lui qu’il préserve la survie de la France, c’est-à-dire la civilisation de la France. Il aura rendez-vous avec l’Histoire s’il affronte la question du Grand remplacement (…)

Quant à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen, il semble les renvoyer dos-à-dos :

"Wauquiez me fait penser à un souvenir d’enfance. Quand j’étais petit, il y avait une serre bretonne avec des lampes rougeoyantes et des artichauts qui montaient très haut. Quand on les mangeait, on disait à notre maman, “ces cœurs d’artichauts sont fades, ils n’ont pas de gout”

La dernière fois que je l’ai vue à la télé, elle m’a rappelé une Une de

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Donald Trump : la naissance de Jésus-Christ a changé pour toujours le cours de l’histoire humaine

Hier soir avait lieu la traditionnelle cérémonie d’allumage du grand sapin de Noël devant la Maison Blanche. Le discours de Donald Trump a donné lieu à un hallucinant torrent de haine. Jugez vous-mêmes :

3995377599"Depuis les premiers jours de notre nation, les Américains connaissent Noël comme un temps de prière et d’adoration, de gratitude et de bonne volonté, de paix et de renouveau. Melania et moi-même sommes pleins de joie au début de cette très sainte période. Nous sommes ravis de penser à ces gens à travers la nation et à travers les continents, dont les esprits s’élèvent par le miracle de Noël.

Pour les chrétiens c’est une période sacrée, la célébration de la naissance de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. L’histoire de Noël commence il y a 2.000 ans avec une mère, un père, leur bébé, et le plus extraordinaire cadeau de tous – le don de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.

Quelle que soit notre croyance nous savons que la naissance de Jésus-Christ et l’histoire de son incroyable vie a changé pour toujours le cours de l’histoire humaine. Il n’y a guère d’aspects de notre vie aujourd’hui que Sa vie n’a pas touchés – art, musique, culture, droit, et notre respect pour la dignité sacrée de toute personne, partout dans le monde.

Chaque année au temps de Noël nous reconnaissons que le véritable esprit de Noël n’est pas dans ce que nous avons. Il s’agit de ce que nous sommes. Chacun de nous est un

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Dynastie : jouer pour apprendre l’histoire de France

Image DYNASTIEDynastie est de retour avec « Le temps des Carolingiens ». Un jeu de 7 familles conçu sous forme de fresques chronologiques. Les cartes s’assemblent pour réunir les protagonistes et les événements d’une action. Mémoriser les périodes, personnages et faits majeurs qui ont façonné notre pays devient facile avec DYNASTIE.

Une campagne de financement participatif est en cours jusqu’au 11 décembre sur https://fr.ulule.com/dynastie2

Alors si vous n’avez pas encore fait vos cadeaux de Noël n’hésitez pas à soutenir cette excellente initiative !

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L’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens

Extraits de l'homélie de Dom Hervé Courau, abbé de Triors, en cette fête de la Toussaint :

Unknown-29"L’apocalypse est à l’honneur en cette fin d’année liturgique. Au terme de la grandiose vision inaugurale (Ap. 4 & 5), la 1ère lecture nous a montré les douze tribus du peuple élu, bien rangées et au complet devant le mystérieux « trône » de Dieu, puis au-delà, la foule innombrable de la Toussaint (Ap. 7). Le livre se poursuit avec des visions grandioses, en lesquelles cataclysmes et menaces précèdent d’une façon radicalement contrastée les douces noces de l’Agneau. À chaque messe les fidèles y sont invités : Bienheureux les invités au repas du Seigneur, les invités au repas des noces de l’Agneau, dit plus précisément le texte sacré (Ap. 19,9). Car il s’agit de noces, et ici-bas nous en sommes les novices.

Oui, nous voilà invités à entrer dans la famille de Dieu, dit S. Paul de son côté (Éph. 2,19s), nous ne sommes pas des hôtes de passage, des météores venus d’on ne sait où et errant on ne sait vers quoi. S. Paul parle des mêmes réalités que l’Apocalypse : nous sommes invités aux noces de l’Agneau, avec l’immense foule de l’Apocalypse. D’ailleurs, cet appel rehausse notre sens des noces humaines elles-mêmes, si hautes et si simples à la fois : la présence de Jésus à Cana en soulignait déjà la noblesse (Jn. 2,1ss). Pourtant l’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par

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Les futures frontières de l’Europe au prisme de l’Histoire des émiettements politiques

De Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige :

Les derniers événements de Catalogne, tout comme la volonté de plusieurs pays d’Europe centrale de retrouver le contrôle de leurs frontières, ne sont pas sans rappeler un épisode historique analogue : celui de la grande crise du IIIe siècle qui ébranle l’Empire romain entre 235 et 284 après J-C. En un temps d’importante instabilité politique  (le règne des empereurs dure deux an et demi en moyenne et le Sénat a été réduit à une chambre d’enregistrement), la crise financière se conjugue aux migrations massives pour ébranler l’Empire. C’est alors que les deux provinces les plus exposées militairement font sécession. Il s’agit de la Syrie, soumise à la pression des Perses, qui s’émancipe sous la conduite de la Reine Zénobie. Celle-ci fonde l’Empire de Palmyre en Orient. A l’autre bout de l’Empire, la Gaule – soumise aux invasions germaniques – se sépare elle aussi de Rome, sous la conduite du Général Postumus, qui crée l’Imperium Galliarum (260-274 ap. J-C). Ces tendances centrifuges s’expliquent par l’incapacité de la bureaucratie romaine de répondre aux nouveaux défis. Le troisième siècle romain, tout comme l’histoire des émiettements politiques – par exemple, celui des reyes de taïfas dans l’Espagne médiévale – nous invitent par conséquent à une réflexion prospective sur le positionnement des futures lignes de fracture en Europe. Une chose paraît probable en tout cas : si les velléités de sécession de la Catalogne avaient été combinées à une déviation

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Najat Vallaud-Belkacem : “Totalement incompétente […] La pire ministre de toute l’histoire de la République”

C'est ce que pense Luc Ferry

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Les mémoires de Madame Campan, témoignage sur l’histoire de la manipulation politique

De Thomas Flichy de La Neuville

Memoires-de-madame-campan-9782715221819_0Femme de chambre de la Reine Marie-Antoinette, Madame Campan, se trouve plongée tout à la fois dans le théâtre des événements publics et dans ses coulisses. C’est au détour de ses Mémoires que s’ouvre de temps à autre une fenêtre donnant sur ce que l’on pourrait appeler la géopolitique de l’invisible. Henriette Campan a bien conscience que le spectacle de la politique est d’autant plus trompeur que l’on ignore ses ressorts secrets. Aussi perçoit elle la révolution comme une entreprise parfaitement organisée s’appuyant sur la manipulation des foules et la corruption des élites douteuses afin d’opérer le renversement qui profitera à ses organisateurs.  

La révolution, perçue comme une entreprise organisée

Il ne fait aucun doute à l’auteur des Mémoires que le camp opposé au Roi soit puissamment organisé. L’on sait que le duc d’Orléans figure au premier rang de ses opposants, aussi n’est elle pas surprise de le la rumeur affirmant qu’il a guidé les émeutiers jusqu’aux appartements de la Reine : « Beaucoup de gens ont affirmé qu’ils avaient reconnu le duc d’Orléans à quatre heures et demie du matin, en redingote et avec un chapeau rabattu, au haut de l’escalier de marbre, indiquant de la main la salle des gardes qui précédait l’appartement de la Reine. Cette déposition a été faite au Châtelet par plusieurs individus, lors du procès commencé sur les journées des 5 et 6 octobre ». Il semble d’ailleurs que la légèreté du camp monarchiste soit inversement proportionnelle

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Algérie, l’histoire à l’endroit

Algérie histoire à l'endroitC'est le titre du livre que Bernard Lugan vient de publier.

Présentation :

Depuis 1962, l’écriture officielle de l’histoire algérienne s’est appuyée sur un triple postulat :
– Celui de l’arabité du pays nie sa composante berbère ou la relègue à un rang subalterne, coupant de ce fait, l’arbre algérien de ses racines. 
– Celui d’une Algérie préexistant à sa création par la France à travers les royaumes de Tlemcen et de Bougie présentés comme des noyaux pré-nationaux.
– Celui de l’unité d’un peuple prétendument levé en bloc contre le colonisateur alors qu’entre 1954 et 1962, les Algériens qui combattirent dans les rangs de l’armée française avaient été plus nombreux que les indépendantistes.
En Algérie, ces postulats biaisés constituent le fonds de commerce des rentiers de l’indépendance. En France, ils sont entretenus par une université morte du refus de la disputatio et accommodante envers les falsifications, pourvu qu’elles servent ses intérêts idéologiques. Dans les deux pays, ces postulats ont fi ni par rendre le récit historique officiel algérien aussi faux qu’incompréhensible.
Cinquante ans après l’indépendance, l’heure est donc venue de mettre à jour une histoire qui doit, comme l’écrit l’historien Mohamed Harbi, cesser d’être tout à la fois « l’enfer et le paradis des Algériens ».
Ce livre répond donc aux interrogations fondamentales suivantes : l’essence de l’Algérie est-elle Berbère ou Arabe ? Avant la conquête française, ce pays fut-il autre chose qu’une province de l’Empire ottoman ? Les résistances d’Abd el-Kader et de Mokrani furent-elles des mouvements pré-nationaux

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L’histoire est maîtresse de vie

Michel De Jaeghere vient de publier La Compagnie des ombres. À quoi sert l’histoire ? (Les Belles Lettres, septembre 2016). Il a accordé au Rouge & le Noir un long entretien dont voici un extrait :

Cdo-78a43"L’évolution de l’Histoire vers une plus grande rigueur scientifique est, en soi, un progrès. Le problème est qu’elle a débouché sur une spécialisation qui paralyse quelque peu les chercheurs lorsqu’il s’agit de transmettre leurs connaissances au public. De passer de la recherche au récit. Ceux-ci répugnent désormais à sortir de leur sphère, de leur spécialité la plus étroite. Ils ont parfois tendance à considérer que leur savoir est tellement pointu qu’il en est devenu incommunicable. L’art de la synthèse a été parallèlement frappé d’un certain discrédit. Il apparait comme le propre de l’amateur, de l’historien du dimanche, considéré avec condescendance par des professionnels qui s’enorgueillissent du caractère technique qu’à donné à leur discipline leur maitrise des sciences auxiliaires. Jacques Bainville avait pu publier, entre deux-guerres une Histoire de France qui est restée une référence jusque dans les années 50 (c’était l’Histoire de France en livre de poche !). Sa démarche n’était pas celle d’un chercheur, d’un chartiste, et certains de ses jugements étaient marqués par ses a priori, mais il y développait aussi des vues fulgurantes de clarté et de lucidité. C’est, aujourd’hui, un exercice déconsidéré (sauf quand il s’agit, comme l’Histoire mondiale de la France de Patrick Boucheron, d’une œuvre collective dont les auteurs sont de gauche, et qu’en outre, elle ne raconte justement

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Les raisons profondes des exécutions politiques : l’affaire Fillon au prisme de l’Histoire

De Thomas Flichy de La Neuville :

Unknown-18Comment expliquer ces luttes soudaines et violentes qui éclatent dans l’arène politique, ces révélations tombant à point nommé pour ébranler la statue de l’adversaire ? A vrai dire, les mobiles des cabales n’ont en général rien de particulièrement honorable si bien que le public en est généralement maintenu soigneusement à l’écart, surtout s’il se pique de vouloir comprendre. A lui de voir l’habit mais non la façon dont il est fait. Son rôle est bien de demeurer souriant et ingénu tandis que d’habiles propagandistes tournent à leur gré les évènements, puis manœuvrent l’opinion avec adresse.

Quelles sont les raisons des exécutions politiques

La jalousie, monstre qui se moque de la victime dont il se nourrit, constitue le premier mobile. Lors de l’échec de la conjuration de Pison contre Néron en 65 après J-C, Tacite attribua le soulèvement à des rancœurs personnelles. C’est le cas du poète Lucain qui se plaignait de ce que Néron lui interdise de publier ses œuvres. En rentrant de la somptueuse fête organisée par Nicolas Fouquet, Louis XIV n’aurait il pas déclaré à Anne d’Autriche dans le carrosse qui le ramenait à Versailles : « Ah, madame, est-ce que nous ne ferons pas rendre gorge à tous ces gens-là ? ». Le second mobile puissant des cabales est l’envie, peinte en 1303, par Giotto dans son allégorie des vices comme une vieille femme serrant une bourse et dont un serpent, sortant de sa bouche, se retourne contre elle. Evoquant la

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