Archives par étiquette : l’Europe

Le Conseil de l’Europe veut imposer le “droit” à l’avortement

CLe Conseil de l’Europe publie un rapport, accompagné d’une série de recommandations aux 47 Etats membres. Le document épingle pêle-mêle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ». Il rappelle aussi qu’en Pologne « une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence ».

Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’avortement, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour mettre un terme à sa grossesse. Il est de

« la responsabilité de l’Etat de s’assurer qu’un autre moyen d’accès à l’avortement est possible ». « L’avortement doit être légal à la demande d’une femme en début de grossesse et jusqu’à son terme si cela peut protéger sa vie ou si elle risque d’être maltraitée ».

"Si cela peut protéger sa vie"… Et celui de l'enfant à naître ?

Le Commissaire énonce 54 recommandations :

  • de renouveler l’engagement politique en faveur des droits des femmes et de se prémunir contre les mesures rétrogrades qui

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Colloque du 6 décembre : l’héritage et l’identité chrétiens de l’Europe

La Fondation pour la perspective historique,

le Conseil pour la Culture du Patriarcat de Moscou,

et le Ministère de la Culture de la Fédération de Russie

 vous invitent à un colloque sur

L’héritage et l’identité chrétiens de l’Europe.

 Interviendront:

  • Monseigneur Tikhon Chevkounov, évêque d’Egorievsk, président du Conseil pour la Culture du Patriarcat de Moscou;
  • Natalia Narotchnitskaïa, présidente de la Fondation pour la perspective historique (Moscou) et de l’IDC (Paris);
  • Alexandre Tchoubarian, président du Conseil national des historiens de Russie; 
  • Ivan Blot, ancien député et ancien député européen;
  • Mikhaïl Rémizov, président de l’Institut de stratégie nationale; 
  • Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice, Strasbourg.

mercredi 6 décembre 2017, de 10h à 13h, au Centre spirituel et culturel russe, 1 quai Branly, Paris 7e.

Inscriptions:  idc@idc-europe.org / 01 40 62 91 00

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Paris : Place de l’Europe de la culture de mort

ELa mairie de Paris a annoncé que la place de l’Europe, dans le VIIIe arrondissement, allait désormais porter en plus le nom de Simone Veil : “place de l’Europe-Simone Veil”.

Cette proposition sera soumise, du 20 au 22 novembre, au vote du Conseil de Paris.

Il est vrai que cette Union européenne promeut la culture de mort à l'image de Simone Veil.

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La Hongrie ou l’honneur de l’Europe

A la mi-octobre, le gouvernement hongrois a organisé la première conférence gouvernementale d'aide aux chrétiens persécutés. Le site national Catholic register en a fait en anglais un compte-rendu assez complet, traduit en français par le Visegradpost. Extrait.

Le deuxième jour, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a annoncé que la Hongrie et l’Italie avaient accepté d’unir leurs forces pour aider les chrétiens persécutés. Il a souligné que la volonté de la Hongrie de défendre les chrétiens ne signifie pas « être contre les autres » mais que le politiquement correct « ne nous permet pas de parler et de représenter les intérêts des chrétiens comme nous le souhaiterions ».

« Combien de fois disons-nous spécifiquement le mot chrétiens ? Zéro, » a-t-il dit. « Nous disons “protéger les minorités ou les communautés”, mais nous n’osons pas parler de la protection des chrétiens. C’est inacceptable. »

« Cette hypocrisie politiquement correcte doit changer, » a-t-il dit. « Nous ne devons pas utiliser deux poids deux mesures, comme si la persécution des chrétiens était la dernière forme acceptable de discrimination ». Il a ajouté que la Hongrie « prendrait les initiatives dont elle est capable pour attirer les institutions internationales et les impliquer dans la protection des chrétiens persécutés et de ceux dans le besoin. »

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“J’ai été très surpris par le succès de la Manif Pour Tous. Aux Etats-Unis, nous avons l’idée que l’Europe est fichue”

Dans Le Figarovox, Eugénie Bastié a interrogé Rod Dreher, auteur de Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus- Le pari bénédictin. Extrait :

"Ne pensez-vous pas que l'évangélisme soit le comble de l'émotivisme individualiste?

Je crois que beaucoup d'évangéliques aux Etats-Unis sont plus catholiques que les catholiques, dans le sens où ils croient davantage à ce que l'Eglise enseigne. J'ai été catholique avant de me convertir à l'orthodoxie. Je lisais Jean-Paul II et je trouvais cela formidablement nourrissant. Mais en entrant dans l'Eglise je me suis rendu compte que les catholiques américains pratiquaient en réalité une forme de protestantisme. La plupart des églises américaines prêchent ce que les sociologues Christian Smith et Melinda Lundquist Denton appellent le «déisme éthico-thérapeutique», une version molle et édulcorée du christianisme qui en gros affirme qu'il faut être gentil et que les bons iront au paradis. Une version totalement compatible avec le monde moderne et qui rejette la Tradition. L'Eglise catholique a pourtant toutes les ressources pour résister aux forces de la modernité. Mais elle ne les utilise pas. Richard John Neuhaus, un prêtre célèbre aux Etats-Unis a écrit dans les années 1980 Le moment catholique: les paradoxes de l'église dans le monde postmoderne, où il expliquait qu'enfin les catholiques pouvaient prendre la parole dans l'espace public. Mais ce «moment catholique» n'est jamais arrivé. Après le concile Vatican II la formation des jeunes catholiques a été complètement délaissée. Lorsqu'on regarde les sondages aujourd'hui, les catholiques américains ne sont

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Les futures frontières de l’Europe au prisme de l’Histoire des émiettements politiques

De Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige :

Les derniers événements de Catalogne, tout comme la volonté de plusieurs pays d’Europe centrale de retrouver le contrôle de leurs frontières, ne sont pas sans rappeler un épisode historique analogue : celui de la grande crise du IIIe siècle qui ébranle l’Empire romain entre 235 et 284 après J-C. En un temps d’importante instabilité politique  (le règne des empereurs dure deux an et demi en moyenne et le Sénat a été réduit à une chambre d’enregistrement), la crise financière se conjugue aux migrations massives pour ébranler l’Empire. C’est alors que les deux provinces les plus exposées militairement font sécession. Il s’agit de la Syrie, soumise à la pression des Perses, qui s’émancipe sous la conduite de la Reine Zénobie. Celle-ci fonde l’Empire de Palmyre en Orient. A l’autre bout de l’Empire, la Gaule – soumise aux invasions germaniques – se sépare elle aussi de Rome, sous la conduite du Général Postumus, qui crée l’Imperium Galliarum (260-274 ap. J-C). Ces tendances centrifuges s’expliquent par l’incapacité de la bureaucratie romaine de répondre aux nouveaux défis. Le troisième siècle romain, tout comme l’histoire des émiettements politiques – par exemple, celui des reyes de taïfas dans l’Espagne médiévale – nous invitent par conséquent à une réflexion prospective sur le positionnement des futures lignes de fracture en Europe. Une chose paraît probable en tout cas : si les velléités de sécession de la Catalogne avaient été combinées à une déviation

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Nouvelle vision pour l’Europe ? Virginie Joron succède à Florian Philippot

Lu dans Minute :

J"[…] Il n’est pas innocent, à l’égard de l’évolution de la ligne politique que Marine Le Pen ne veut pas reconnaître, que la direction du Front national ait choisi, pour succéder à Florian Philippot à la tête du groupe FN au conseil régional du Grand Est, région frontalière s’il en est, l’élue alsacienne Virginie Joron qui avait signé en juin dernier sur Boulevard Voltaire une tribune très remarquée, qui avait été reprise par de nombreux sites, intitulée « L’Europe que nous voulons ». Habilement, elle y défendait une vision européo-centrée du combat politique du Front national (« La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement »), n’excluant pas qu’il soit possible de réformer l’Union européenne « pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens » (« L’avenir le dira ») mais disait, « à titre personnel », préférer « le modèle du Conseil de l’Europe », qui, « refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France ».

C’est, aussi, sur la question européenne que va se jouer la crédibilité du Front national alors que, justement, le prochain scrutin qui se profile est les élections européennes de 2019. « C’est le moment où il faut refaire du contenu », a lancé Marine Le Pen à Toulouse

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L’Europe : “Mort à crédit”

De l'abbé Michel Viot :

"Ce titre d’un roman de Céline s’impose de plus en plus à mon esprit quand je réfléchis au comportement de la plupart des européens et de leurs « clercs » (comme le comprenait Benda dans son livre de 1927, La trahison des clercs) devant le péril que leur fait courir l’islam. Ce livre paru en 1936, et qui fit scandale, faisait suite à Voyage au bout de la nuit qui en 1932 connut un immense succès. Ce ne fut pas le cas de Mort à crédit, qui bien que n’étant pas la suite du premier en constituait pourtant la clé d’interprétation. Les personnages sont à peu près tous de pauvres minables, s’étourdissant dans une vie médiocre pleine de ces illusions euphorisantes que distille toujours un temps qui semble faire crédit. Mais au bout du chemin, et quelquefois même en son cours, on trouve la mort ! Et chez Céline, elle n’apparaît jamais parée, son surgissement relève soit du sordide, soit du suicide ou de l’assassinat. En attendant, les protagonistes paient les intérêts du crédit que la mort offre généreusement aux sots qui sont ses clients… et ils sont légion !

Ce n’est pas la première fois depuis maintenant plusieurs années que l’Europe se trouve confrontée à une puissance de mort qui offre largement son crédit. L’exemple de ce qui n’était pas encore la France, mais la Gaule à la fin de l’empire romain est à cet égard bien parlant ! Quand on y

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