Archives par étiquette : Lettre

Lettre ouverte sur la bioéthique

Plusieurs lecteurs nous ont demandé de republier la lettre ouverte aux députés pour attirer leur attention sur la prochaine loi de bioéthique.

Nous le faisons bien volontiers. D’autant que le “flottement” actuel au gouvernement laisse entendre que tout n’est pas joué et que la voix du bon sens et du respect de la dignité humaine pourrait l’emporter. C’est donc le moment ou jamais d’intensifier la pression en montrant que des dizaines de milliers de Français sont particulièrement attentifs à ces sujets.


Madame, Monsieur le député,

D’ici quelques semaines, vous allez avoir à débattre de la prochaine loi de bioéthique.

Beaucoup de lobbies font, d’ores et déjà, pression – y compris dans les couloirs du parlement – pour que cette loi permette toujours plus de transgressions. Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que pratiquement aucune découverte scientifique ne découle d’une transgression éthique, tandis que bien des recherches compatibles avec la dignité humaine sont fructueuses. Pour ne prendre qu’un exemple, je vous rappelle que les recherches sur les cellules souches embryonnaires, qui entraînent la destruction délibérée d’un embryon humain, n’ont guère, à ce jour, amené d’avancée médicale, tandis que les recherches sur les cellules souches ombilicales, qui ne posent aucun problème éthique, mais qui demeurent, hélas, les parents pauvres de la recherche scientifique, sont extrêmement prometteuses.

La dignité de la personne humaine ne se partage pas: si nous maltraitons les embryons humains, les personnes handicapées ou les vieillards, c’est l’humanité elle-même que nous piétinons. Et le IIIe Reich commença

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La dernière lettre du cardinal Caffarra au pape François

Le 6 septembre, le cardinal Carlo Caffarra nous a quittés à l’improviste. Après la disparition, brutale elle aussi, du cardinal Joachim Meisner le 5 juillet, les quatre cardinaux signataires des « dubia » soumis au pape François il y a un an sur des points controversés d’Amoris laetitia ont été réduits de moitié. Les deux à être encore en vie sont l’allemand Walter Brandmüller et l’américain Raymond L. Burke.

C’est le cardinal Caffarra qui était le moteur du groupe. C’est sa signature qui figurait au bas de la lettre de demande d’audience pour lui et les trois autres envoyée au pape François au printemps dernier.  Cette fois encore, comme ce fut déjà le cas pour les dubia, cette demande était restée lettre morte. Peu avant l’envoi de cette lettre, le cardinal Caffarra avait eu la chance de croiser le pape François lors d’un de ses déplacement, à Carpi, près de Bologne, le 2 avril dernier. Pendant le repas, il était assis à côté de lui mais le pape avait préféré converser avec un vieux prêtre et avec les séminaristes assis à la même table.

Voici le texte intégral de la lettre en question, la dernière que le cardinal Caffarra ait adressée au Pape et qui avait déjà été publiée en exclusivité le 20 juin dernier par Settimo Cielo, avec l’autorisation de l’auteur.

Très Saint Père,

C’est avec une certaine appréhension que je m’adresse à Votre Sainteté durant ces jours du temps pascal. Je le fais au nom de leurs éminences les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond

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15 officiers ayant quitté le service actif, dont 5 généraux, signent une lettre ouverte à Macron

Dans une lettre ouverte au président, 15 hauts gradés de l'armée ayant quitté le service – dont cinq généraux – clament leur soutien à l'ancien chef d'Etat-major :

"Monsieur le Président

C’est au Chef des armées que les signataires de la présente lettre souhaitent s’adresser. C’est au Chef des armées qu’ils veulent dire combien ils ont été stupéfaits par son attitude à l’égard du Chef d’état-major des Armées de la France.

Nous sommes des Officiers de tous grades et des différentes armées ayant quitté le service actif. Nous n’avons aucun mandat ; nous ne prétendons pas parler au nom de l’Armée, cette « grande muette ». Nous estimons en revanche, de notre devoir de vous faire part de notre indignation et de vous dire ce que beaucoup de nos jeunes camarades, nos frères d’armes en activité, ressentent sans pouvoir l’exprimer.

L’Armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde ni aveugle, ni amnésique. Elle n’a pas été sourde quand elle a entendu et cru en vos promesses de campagne. Elle n’a pas été aveugle lorsque votre tout premier geste a été de vous rendre au chevet de ses blessés. Elle a apprécié le symbole qu’a représenté votre choix d’un véhicule de commandement le jour de votre prise de fonction, elle a été sensible à l’image de l’autorité restaurée que vous avez voulu afficher. Tant vos paroles que les symboles que vous aviez choisis semblaient donc démontrer votre compréhension des forces armées et la priorité que vous leur accorderiez dans

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Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, au sujet de la PMA

Longue de 8 pages, elle est en ligne sur le site du diocèse. Extrait :

201509092265-full"[…] On peut s’interroger par ailleurs sur la pérennité des conclusions du CCNE qui déclarait dans son avis n°90 de novembre 2005 :

« L’AMP a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d’origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle ou à un choix de vie sexuelle. L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant. » (§ I.3.5).

En 2005, donc, le comité d’éthique proscrit la légalisation de l’AMP pour les couples homosexuels ou pour les personnes seules, en soulignant qu’on ne peut pas utiliser la médecine pour satisfaire un droit à l’enfant. En 2017 le même comité autorise l’AMP en estimant que le désir des femmes de procréer passe avant toutes les questions relatives à l’enfant.

Les fondements de la réflexion éthique changent donc en quelques années. Cela pose un problème de méthode. Recourir à l’éthique, c’est nous inviter à prendre du recul, de la hauteur, nous extraire des modes et des polémiques pour distinguer ce qui est durable, permanent, et ce qui est provisoire, passager ; c’est faire reposer la réflexion sur des principes qui dépassent les intérêts particuliers et les désirs individuels. A moins, bien sûr,

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Lettre circulaire aux Evêques sur le pain et le vin pour l’Eucharistie

La Congrégation pour le culte divin demande aux évêques de veiller au respect absolu des normes pour la production du pain et du vin eucharistiques. La lettre circulaire ignée du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, et de son secrétaire Mgr Arthur Roche, suggère également une autorité de contrôle dans chaque pays :

1. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, à la demande du Saint Père François, s’adresse aux Evêques diocésains (et à ceux qui leur sont équiparés en droit) pour leur rappeler qu’il leur appartient, en premier lieu, de pourvoir dignement à ce qui est nécessaire pour la célébration de la Cène du Seigneur (cf. Lc 22,8.13). C’est à l’Evêque, premier dispensateur des mystères de Dieu, modérateur, promoteur et gardien de la vie liturgique dans l’Eglise qui lui est confiée (cf. CIC can. 835 §1), que revient de veiller sur la qualité du pain et du vin destinés à l’Eucharistie et, donc, sur ceux qui les préparent. On rappelle ici, dans le but d’être utile, les dispositions en vigueur, et on suggère quelques indications pratiques.

2. Alors que jusqu’à maintenant, d’une manière générale, quelques communautés religieuses ont pris soin de confectionner le pain et le vin pour la célébration de l’Eucharistie, aujourd’hui on les trouve en vente aussi dans les supermarchés, dans d’autres magasins et sur le réseau Internet. Afin d’éviter tout doute sur la validité de la matière eucharistique, ce Dicastère suggère aux Ordinaires de donner des

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“Amoris laetitia” : quatre cardinaux publient une lettre au pape François, faute d’avoir obtenu une audience

Les quatre cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner, viennent de rendre publique la lettre qu’ils ont adressée au pape François le 25 avril pour lui demander –  en vain –  une audience privée en vue de parler de la « confusion et de la désorientation » au sein de l’Eglise après la publication, il y a un an, de l’exhortation Amoris laetitia. Dans cette lettre, ils rappellent les cinq questions posées publiquement l’an dernier, demandant si l'exhortation est conforme à l’enseignement pérenne de l’Eglise. La lettre porte la signature du cardinal Carlo Caffarra, s'exprimant en son propre nom et au nom des trois autres signataires des « Dubia ». Les cinq questions posées pouvaient recevoir une réponse simple par oui ou par non ; à ce jour,  le pape n’a pas voulu donner une telle réponse alors que les questions correspondent aux ambiguïtés relevées dans son exhortation et que plusieurs conférences épiscopales  ont publié des documents d'application de celle-ci  qui vont dans un sens évidemment hétérodoxe.

Voici, pour rappel, le résumé des cinq questions que l’on trouvera in extenso ici :

  1. Les personnes vivant dans un état d’adultère habituel peuvent-elles recevoir la sainte communion ?
  2. Existe-t-il des normes morales absolues qu'il faut respecter « sans exception » ?
  3. Est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel ?
  4. Un

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Lettre ouverte aux candidats Front National

A l'heure où il est de plus en plus difficile de faire la différence entre la ligne LR de François Baroin et la ligne Macron, Jean-Yves Le Gallou interroge les candidats du Front National et demande à relayer auprès d'eux cette lettre ouverte :

"Madame, Monsieur, 

Vous vous êtes porté(e) candidat(e) « pour défendre la France » « avec Marine ».

Le Front national a longtemps porté avec courage ses fondamentaux : l’arrêt de l’immigration, la mise en œuvre de la préférence nationale, le primat du droit de la filiation dans le Code de la nationalité, une politique familiale généreuse et encourageant la vie, et plus globalement la défense de l’identité civilisationnelle de la France. 

L’immigration de masse se presse aux frontières maritimes de l’Europe. L’islamisation (halal, voile islamique, mosquées, ramadan) progresse à grands pas dans nos villes et nos villages. Jamais la question du Grand Remplacement démographique et civilisationnel ne s’est posée avec autant d’acuité. Curieusement, c’est le moment que semble avoir choisi la direction du FN pour placer ces questions identitaires (gênantes ? malséantes médiatiquement ?) au second plan. Lors de son étrange débat avec Emmanuel MacronMarine Le Pen s’est emberlificotée dans les questions économiques et monétaires sans même utiliser la « question blanche » pour parler d’immigration. Étrange, vraiment étrange. 

Il faut dire que son vice-président, Florian Philippot, a utilisé la dernière semaine de campagne présidentielle pour insister sur l’économie. Il a même promis que si Marine était élue, « les Français paieraient leur baguette de pain en francs d’ici huit mois ». Waouh!

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Législatives – Cédric de Lagarde (DVD) : “j’ai proposé une alliance à la candidate LR, la proposition est restée lettre morte”

Cédric de Lagarde est candidat divers droite (soutenu par Jean-Frédéric Poisson) dans la 1ère circonscription du Morbihan. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 1ère circonscription du Morbihan. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Capture d’écran 2017-05-22 à 19.26.38A cause de la situation de notre Pays. Les partis qui se sont partagé la scène politique ces 30 dernières années ont laissé un champ de ruines. Les chantiers du redressement sont immenses :

Faire revivre l’âme française égarée, mobiliser contre la misère de France et des réfugiés, retrouver notre Histoire défigurée, rendre leur dignité à nos départements marginalisés, libérer l’État paralysé, redresser les finances en faillite, faire muter l’Europe technocratique, rebâtir notre défense, notre agriculture et notre industrie sinistrées, tarir les flux migratoires. Et cela en luttant contre le terrorisme la guerre asymétrique déclarée par l’islamise sur notre propre territoire !

Il faut pour cela des hommes et des femmes neufs, enracinés, affranchis des partis, entrepreneurs, engagés : je suis de ceux-là !

Et comme je ne veux plus laisser aux partis qui ont failli, ou même trahi, la mission de résister et rebâtir notre Pays, j’ai décidé de mener ces combats moi-même : je veux me battre pour le Morbihan, la Bretagne et la France.

Le député sortant est divers gauche. Vous allez affronter la candidate LR Christine Penhouet. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

En 2012, les LR n’ont pas attendu

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Une lettre de 1918 évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise

Un historien allemand, le Dr Michael Hesemann, a exhumé des Archives secrètes du Vatican sur lesquelles il travaille depuis 2009 une lettre datée du 8 novembre 1918 et portant la signature de l’archevêque de Cologne d’alors, le cardinal Felix von Hartmann, et destinée au nonce apostolique en Allemagne, Mgr Eugenio Pacelli – le futur pape Pie XII. Elle évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise. Ecrite à la main, la lettre est partiellement reproduite sur le site OnePeterFive, la reproduction complète n’ayant pas été autorisée. Mais la journaliste Maike Hickson affirme avoir eu la permission de voir la lettre dans son ensemble.

Le Dr Hesemann déclare à Inside the Vatican à propos du centième anniversaire des apparitions de Fatima :

« Egalement en 1917, la franc-maçonnerie célébrait le 200e anniversaire de la fondation de la première grande loge à Londres en 1717. L’idéologie maçonnique n’est pas uniquement fondée sur le déisme, mais également sur l’hérésie gnostique de l’auto-rédemption et des “Lumières” ; elle poursuit un objectif clairement anticatholique. Précisément en 1917, Maximilien Kolbe, l’un des plus grands saints du XXe siècle, a été témoin d’une procession maçonnique à Rome, où se déployaient des bannières portant ce slogan : “ Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave.”

« Un an plus tard, l’empereur allemand Guillaume II a été averti par des maçons allemands du fait que le Grand Orient avait l’intention d’obliger tous les monarques souverains en Europe à abdiquer – ce qui s’est

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Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart

Nous publions volontiers cette lettre d'un prêtre, certes anonyme mais nous en garantissons l'authenticité :

A Monseigneur Jacques Blaquart,

Capture-d’écran-2015-01-09-à-00.34.31-300x300C'est un prêtre profondément blessé qui vous écrit (et qui pourrait le faire pour bien d'autres interventions d'Evêques malheureusement), et je n'emploie pas ce terme pour faire pleurer dans les chaumières. Evêque catholique, Successeur des Apôtres, vous avez outrepassé votre mission au travers de l'interview que vous avez donné concernant les élections et que je découvre avec effarement sur internet, redifusé sur le site du Diocèse d'Angoulême, votre Diocèse d'origine, comme s'il s'agissait de la parole du Pape. Je devine que si j'avais dit 1/10e de ce que vous avez dit mais en faveur de Madame Le Pen, mon Evêque m'aurait aussitôt mis au pilori. Et vous, vous pouvez asséner vos propos sans problème, blesser de nombreux catholique mais aussi non croyants par des paroles légères où le «moi je» répété plusieurs fois n'est pas digne du Pasteur d'un Diocèse, qui plus est au moment où ce Diocèse célèbre Sainte Jeanne d'Arc comme je le constate sur votre site, et dont il semble que vous ayez oublié la devise: «Dieu premier servi».

Tout d'abord vous vous appuyez sur l'expression «Non possumus» de nos frères martyrs des premiers siècles pour asseoir votre argumentation. Monseigneur c'est grave et injuriant pour tous ces martyrs et montre que, malheureusement, et avec tout le respect que je vous dois, vous n'avez pas encore l'étoffe de ces martyrs. Ils ont versé leur sang pour le Christ, seul

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Lettre ouverte aux catholiques perplexes : “L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation”

Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du FN et Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du FN, tous deux catholiques pratiquants, publient aujourd'hui cette lettre ouverte destinée aux catholiques :

"À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour sa concurrente.

57277007c361888e638b45bcPeut-être êtes-vous de ceux qui avez cru, en votant pour François Fillon, soutenir des convictions plus proche des vôtres, bien qu’en matière de défense de la vie il se fût empressé de dire que ses convictions personnelles n’auraient aucune conséquence sur son action politique, et d’ailleurs n’en avaient jamais eu. Aujourd’hui les masques sont tombés ; l’intéressé déclare à qui veut l’entendre que la principale cause de son échec est le soutien que lui a apporté « Sens Commun », cette frange de catholiques courageux qui pourtant l’avaient soutenu jusqu’au bout et qui en dépit de la publicité faite sur les faiblesses du personnage, ne l’avaient pas abandonné au milieu du gué, contrairement à ses amis politiques les plus proches, et avaient permis, lors de la grande manifestation du Trocadéro, de maintenir une candidature bien compromise. Dans ces conditions, vous n’êtes évidemment pas tenu, bien au contraire, de le suivre dans un ralliement

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