Archives par étiquette : l’embryon

L’embryon humain : la victime silencieuse et innocente de la révision de la loi de bioéthique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

Dhz6EpVWsAAdZ6F"Le rapport du Conseil d’Etat sur la révision de la loi de bioéthique est rendu public aujourd’hui. Ce rapport, émanant de la plus haute juridiction française, n’engage certes pas le politique mais il trace les contours « autorisés » de la future législation et fait état, notamment, de graves dérives en matière de recherche sur l’embryon. Ces dispositions seront au cœur de la loi mais elles seront moins commentées que la PMA. Elles auront pourtant pour conséquence de faire de l’embryon un « produit de laboratoire ».

Cet avis juridique du Conseil d’Etat ne tient, par ailleurs, aucun compte de l’avis profond des Français qui s’est exprimé lors des Etats-généraux de la bioéthique. A chaque révision, les limites de l’acceptable sont repoussées, la marchandisation du vivant et l’eugénisme toujours accrus. La technique prendra, une fois de plus, et de manière plus grave, le pas sur l’humain.

  • La création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation pourraient être autorisés. Cela entrainerait inévitablement une modification du génome de l’espèce humaine pourtant interdite par la Convention d’Oviedo ratifiée par la France. L’embryon serait encore davantage manipulé et ces modifications du génome seraient transmissibles.
  • Le Conseil d’Etat propose d’autoriser la culture des embryons in vitro au-delà de 7 jours et jusqu’à 13 jours après la fécondation. 92,3 % des citoyens se sont pourtant opposés à cette possibilité dans le cadre des Etats-généraux.
  • La destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche

Lire la suite de l'article

L’embryon humain sera-t-il la victime silencieuse de la révision de la loi de bioéthique ?

De la Fondation Jérôme Lejeune :

Site-634x300"Le Conseil d’Etat rend ce jour un rapport sur la révision de la loi de bioéthique de 2011. Il devait, à la demande du Premier Ministre, « se concentrer sur les possibilités de traduction, dans le droit français, des changements envisagés dans le futur projet de loi, prévu à l’automne ».

La Fondation Jérôme Lejeune prend acte de la possible ouverture à la PMA pour toutes tout en rappelant qu’elle y est opposée.

Elle s’étonne toutefois que la presse ne se fasse pas l’écho de dispositions sur l’embryon.

Si l’extension de la durée de culture des embryons in vitro est autorisée au-delà de 7 jours et jusqu’à 14 jours après la fécondation, si la création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation était autorisée ou si la destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche était proposée, la Fondation Jérôme Lejeune se mobiliserait et ferait part de ses réactions d’expertise sur ces sujets. Elle craint également l’extension du diagnostic pré-implantatoire (DPI) aux anomalies chromosomiques qui accentuerait encore l’eugénisme des personnes porteuses de trisomie 21.

La Fondation Jérôme Lejeune finance la recherche sur les maladies génétiques de l’intelligence. Sa mission est au service des plus faibles.

Son président, Jean-Marie Le Méné souhaite rappeler que l’embryon ne peut pas être considéré comme un « rat de laboratoire ». Il demande au Gouvernement de se souvenir, au moment de l’élaboration de la loi que l’embryon est

Lire la suite de l'article

Recherche sur l’embryon : déballage des revendications

Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans France Catholique :

Unknown-20"Le débat sur la « PMA pour toutes » a caché les principaux enjeux de la prochaine révision de la loi de bioéthique. Cette thématique a submergé la scène médiatique, masquant ce qui se jouait réellement en coulisses. Invisible et insignifiant, derrière la scène, l’embryon humain sera, une fois de plus, la victime silencieuse de cette révision de la loi de bioéthique.

IL EXISTE un lien direct entre la pratique de la PMA et la recherche sur l’embryon humain puisque la pratique de la PMA en France a créé un stock d’embryons « disponibles » : les embryons surnuméraires. Dans le cadre d’une FIV, les techniciens produisent de 4 à 10 embryons pour n’en transférer qu’un ou deux. Les autres sont congelés en attente d’un éventuel projet parental, d’être donnés à la recherche ou bien d’être détruits. Cela représente un « stock » conséquent de plus de 220 000 embryons. Ils sont suspendus dans le temps, entre une hypothétique adoption, un possible « recyclage » et une destruction pure et simple.

Un embryon c’est déjà presque rien, un embryon surnuméraire ce n’est plus rien du tout, un embryon surnuméraire dépourvu de projet parental c’est encore moins que rien, avais-je déjà fait remarquer après les débats sur la loi de bioéthique de 2011. En l’état, ils sont inutiles. Pourquoi ne pas les rendre utiles ? Cet aveuglement ontologique sur leur nature les rend disponibles à toutes sortes de convoitises. L’industrie procréative et les

Lire la suite de l'article

La complainte de l’embryon

Du père Augustin-Marie :

1527659349"Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.

Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.

Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.

Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec

Lire la suite de l'article

Dès sa conception, l’embryon mérite le respect dû à toute personne humaine

Dans son discours d'ouverture de l'Assemblée plénière des évêques de France, Mgr Pontier a évoqué la bioéthique :

DYt6m6xXcAAl1ii"Dans notre pays se déroulent durant cette année une grande réflexion sur le monde que nous voulons, sur la vie que nous souhaitons et cela en relation avec les progrès de la science et les possibilités qu’elle offre. Sans hésiter nous disons que nous voulons un monde fraternel, un monde d’espérance, un monde où personne n’est laissé seul, un monde où les solidarités font cesser les pensées de mort, de découragement, d’abandon. Nous nous réjouissons des progrès scientifiques qui permettent à la médecine d’être toujours plus performante dans l’exercice du soin, dans le soulagement de la douleur, dans l’accompagnement des uns et des autres. C’est là sa grandeur. Elle est au service de la vie dans le respect des plus fragiles.

Dès sa conception, l’embryon mérite le respect dû à toute personne humaine. Il ne peut être considéré comme un matériau disponible pour des recherches ou des expériences qui ne respecteraient pas sa dignité profonde. A aucun moment de sa vie l’être humain ne peut être considéré indépendamment du caractère profond de sa dignité. Ne pas respecter cette dignité serait risquer d’aller vers une société où l’eugénisme deviendrait légitime, où la personne ayant le moindre handicap se sentirait de trop, où l’on déciderait pour elle qu’elle n’a pas sa place dans la société, où l’on ne saurait plus reconnaître ce que nous apportent ceux et celles qui sont fragiles, âgés, dépendants.

Lire la suite de l'article

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Jean-Marie Le Méné s'étonne d'un dîner à l'Elysée sur les thèmes de bioéthique :

"Un premier dîner sur la bioéthique s’est tenu à l’invitation du Président de la République. Rien de tel qu’un bon repas pour reprendre goût à la vie. C’est le contraire qui s’est passé à l’Elysée. Il s’agissait d’évoquer une possible légalisation de la mort par euthanasie avec les professionnels Agnès Buzyn, Jean-Louis Touraine, Jean-Luc Romero, favorables à ce « progrès », avec Jean Léonetti auteur des deux lois sur la fin de vie, avec la sœur de Lionel Jospin qui a raconté comment sa mère avait choisi de « mourir dans la dignité », avec la ministre belge de la santé, Christiane Vienne, fière d’avoir réussi à dépénaliser l’acte dans son pays, et avec les inévitables seconds rôles confits dans la bienveillance et persuadés qu’en agitant les droits du patient on pouvait régler la question. Ce dîner était-il nécessaire ?

L’hôpital mué en nécropole

L’euthanasie n’est pas un point qui devrait relever des lois de bioéthique, au sens où ces lois ont été votées jusqu’à présent. Le fait d’abréger volontairement la vie des patients n’est l’expression d’aucun conflit entre les avancées de la biotechologie et la morale. La médecine réanime de mieux en mieux, tout le monde s’en félicite. Elle n’est pas tenue à l’acharnement thérapeutique, tout le monde en est d’accord. Mais elle ne doit jamais délibérément précipiter la mort, c’est un principe hippocratique (400 av JC). Mettre sur le dos de la médecine ce

Lire la suite de l'article

Je mets au défi quiconque de me prouver que l’embryon, le fœtus n’est pas un enfant

Communiqué de l'Acpervie-sos-maternité suite à la journée des droits de l'enfant :

Page1image400"Le premier droit de l’enfant est que le petit de l'homme voit le jour, qu'il naisse.

Je mets au défi quiconque de me prouver que l'embryon, le fœtus n'est pas un enfant.

Quelle femme, quelle mère a donné naissance à un être vivant d'une autre espèce que l’espèce humaine. Arrêtons ne nous cacher derrière une dialectique, de mots, de potentialité, de raisonnement humain pour ne pas voir la réalité simple et compréhensible par un enfant que ce que porte une femme dans son ventre, dans son utérus n'est autre qu'un enfant, un frère ou sœur en humanité.

Alors passé cette évidence, nous pouvons voir, et comprendre que toutes atteints à l’intégrité physique de cet enfant fût il dans le ventre de sa mère est une violence, une atteinte à ses droits fondamentaux.

En ce jour où les gouvernants font de belles déclarations, mettent en place des stratégies pour diminuer les violences faites aux enfants, mon vœux et j'ose dire ma prière est que nos frères et sœurs en Christ, nos assemblés chrétiennes rencontrent, soutiennent, rejoignent les associations qui défendent la Vie. Car au delà des concepts au delà des valeurs il y a des femmes, des enfants qui souffrent silencieusement, qui ont besoins du Sauveur de leurs âmes, de votre aide spirituelle et matérielle.

Michel Ubeaud

Mathieu 25:46 Jésus dit : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de

Lire la suite de l'article

L’égalité de tous les êtres humains nécessite de protéger l’embryon dès la conception

One of Us réagit au « ainsi nommé mouvement féministe “Avortement, les femmes décident !“ pour le droit à l’avortement », et affirme que « l’égalité de tous les êtres humains nécessite de protéger dès la conception » l’embryon, « l’un de nous ». La Fédération déclare que

« l'avortement n'est pas un problème exclusif de défense de la vie ou de l'avortement d'une femme », mais un sujet qui fait « appel à tous ». Elle dénonce un « processus social et culturel qui a généré une série de phénomènes dans lesquels il semble que le seul critère qui compte est la suprématie d'une mentalité caractérisée par le mépris de la dignité de la personne ».

Carlo Casini, Président émérite de One of Us, s’interroge :

« Le principe de l'égalité dans la dignité s'applique-t-il à toutes les personnes, y compris les plus pauvres, les petits et les faibles, ou ne se réfère-t-il pas à certaines catégories d'êtres humains ? ».

Ce principe de l’égalité devrait être mis en lien avec le principe de précaution « appliqué sans discussion sur les problèmes écologiques » et Carlo Casini souhaiterait qu’il soit appliqué dans les « discussions sur la vie humaine ».

Jaime Mayor Oreja, Président de One of Us affirme qu’il est « impossible de construire une société sur ce faux droit ».  

Lire la suite de l'article

Le groupe FN d’Ile de France demande une charte éthique de défense de l’embryon humain

DKRVwlvXUAAts8s.jpg-large

La même Valérie Pécresse qui ne cesse de courir derrière la gauche :

Lire la suite de l'article

Images 3D inédites de l’embryon et du fœtus

Capture d’écran 2017-03-25 à 16.40.04Une équipe de chercheurs français coordonnée par Alain Chédotal, directeur de recherche au sein de l’Institut de la vision (INSERM/UPMC/CNRS) et Paolo Giacobini au centre de recherche Jean-Pierre Aubert (INSERM/Université de Lille) dévoilent dans la revue « Cell » des photos et des images filmées inédites de l'embryon (8 semaines) et du fœtus (6 à 14 semaines) ce qui permet une meilleure compréhension du développement humain. Les chercheurs espèrent que leurs travaux permettront de constituer un nouvel atlas 3D et ont souhaité mettre leurs images à la disposition du public sur un site internet dédié subventionné par la Fondation Voir & Entendre. 

« Nous y proposons nos films libres d’accès et allons l’enrichir au fur et à mesure que nous en produirons de nouveaux. Nous aimerions également que d’autres laboratoires puissent le compléter avec leurs propres travaux. L’objectif est d’en faire une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe. Il y a à la fois un but didactique mais aussi une utilité clinique notamment pour les chirurgiens qui opèrent in utero et disposeront ainsi d’images précises des tissus de l’embryon ou encore de leur système nerveux et vasculaire ».

Ont ainsi été obtenues des images du système nerveux périphérique, du système vasculaire, des poumons, des muscles ou encore du système urogénital. 

« Ce que nous avons observé a confirmé les données connues en embryologie mais c’est la première fois que nous obtenons des images réelles de l’organisation des tissus avec autant de

Lire la suite de l'article

Scolastique et âme de l’embryon

Lu sur Réponses Catholiques :

"La philosophie scolastique et aristotélicienne, nous laisse penser que durant les premiers temps de la grossesse, l’âme intellective, et donc spirituelle, n’est pas encore dans le corps du fœtus, quelle est la position de l’Eglise à ce sujet ?

Certains théologiens scolastiques ont effectivement été tentés de reprendre telle quelle la philosophie d’Aristote quant à l’arrivée de l’âme dans le corps de l’embryon à 40 jours de gestation. Mais ils ont été minoritaires et la scolastique n’a pas repris cette théorie. Ce n’est pas le Magistère de l’Eglise, qui a toujours enseigné que, par défaut, l’embryon devait être respecté comme être humain dès sa conception. La Didachè (fin Ier siècle-IIe siècle) insiste déjà sur le fait que les chrétiens n’ « exposent pas leurs enfants » – c’est-à-dire l’exposent dans la rue, comme c’était la coutume quand un père ne désirait pas son enfant – quel que soit leur âge et que ce soit avant ou après la naissance.

Nous avons répondu à plusieurs questions sur ce thème. Nous invitons le lecteur à s’y reporter :

–        Fausse couche

–       Islam et enfant à naître

–        Spéculations sur l’arrivée de l’âme dans le corps

Lire la suite de l'article