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Abus sexuels : le scandale de l’homosexualité dans l’Eglise

Deux jours après la publication d’un rapport sur les abus sexuels sur mineurs dans six diocèses de Pennsylvanie, le Saint-Siège a condamné ces actes antérieurs à 1990. Plus de 300 prêtres, 1000 enfants victimes, des prélats coupables… c'est un phénomène d'ampleur qui est décrit par le rapport publié mardi 14 août par le procureur de Pennsylvanie. Épais de 884 pages, ce rapport est le fruit de deux ans d'enquête et porte sur une période de 70 ans. Il se fonde notamment sur des archives conservées par les diocèses.

Dans un communiqué, le Saint-Siège indique que le Pape François se tient résolument et fermement du côté des victimes. Le Saint-Siège a tenu à saluer les efforts de réformes entrepris par l'Église catholique américaine depuis les années 2000:

«Les conclusions du Grand Jury sont cohérentes avec les précédentes études, montrant que les réformes faites par l'Église catholique aux États-Unis ont réduit drastiquement l'incidence des abus commis par le clergé».

Le Saint-Père encourage à «de constantes réformes et à une vigilance à tous les niveaux de l'Église catholique».

Une semaine après l’affaire McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels, l’Église catholique américaine est donc une nouvelle fois dans la tourmente.

Sur son blog, Philippe Arino rappelle qu'il ne s'agit pas seulement d'abus sexuels sur mineurs, mais aussi de l'homosexualité pratiquée au sein de l'Eglise :

"L’actuel scandale des 300 prêtres dits « pédophiles » aux États-Unis est présenté de manière particulièrement malhonnête et hypocrite par les mass médias qui

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La pensée de l’Église sur la femme

Homélie de Dom Courau, père abbé de Triors en cette fête de l'Assomption de Notre-Dame : 

+ Signum magnum, mulier.

À partir du mystère de la gloire de Notre Dame au ciel, nous voulons contempler celui de la Femme, grand signe aussi sur la terre. Pourtant Ève, victime de confusions diverses, porte souvent le rôle de l’accusée. Guerric d’Igny au XIIème s. s’en fait l’écho amer : On l’appelle “mère des vivants” ; en réalité, elle est plutôt meurtrière des vivants, mère de ceux qui vont mourir. Pour elle, engendrer n’est rien d’autre que de communiquer la mort (Assomption, Serm. 2). Il ose l’appeler ‘marâtre’ plutôt que ‘mère’, alors que d’autres à l’inverse vantent la mère comme la relation protégée malgré la chute. Ces outrances verbales obligent donc à regarder de près le mystère de la femme sur la terre comme au ciel. Dieu ne fait rien en vain ; en créant, il ne nous tend pas de piège.

Au début du siècle passé Charles Péguy aurait pu être tenté de le croire : sa conversion à la foi n’eût pas son prolongement sacramentel à cause du refus que lui imposait la femme qui partageait sa vie. Pourtant, derrière la femme-obstacle, il a respecté, patienté, allant à pied confier son souci à Notre Dame de Chartres peu avant sa mort, et de façon posthume, il fut exaucé. Il y a heureusement une foule de signes positifs en faveur de la femme sur la terre. Marie Goretti a fait des émules.

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La mafia rose va-t-elle remporter une victoire au sein de l’Eglise ?

De Christian Daisug dans Présent :

"Il y a plusieurs semaines maintenant qu’a éclaté le plus gros scandale homosexuel de l’histoire récente de l’Eglise : le cardinal Theodore McCarrick, 88 ans, personnage incontournable de l’institution ecclésiale, ex-archevêque de Washington et à ce titre l’un des dirigeants les plus influents de l’Eglise américaine, a été pendant plus de cinquante ans un prédateur sexuel. Il a abusé à partir de 1971, peu après son ordination, de jeunes garçons de son entourage, des enfants de chœur, des dizaines, peut-être des centaines de séminaristes et de jeunes prêtres.

Une vague d’horreur et de consternation traverse actuellement des millions de fidèles. Comment l’odieux a-t-il pu cheminer si longtemps ? Comment le cynisme a-t-il pu parvenir sans encombre au sommet de la hiérarchie vaticane ? McCarrick a démissionné le 20 juin dernier du collège des cardinaux. […]

Qu’un scandale oblige un cardinal à s’effacer constitue déjà une affaire exceptionnelle comme l’histoire en a peu connue. Mais l’essentiel n’est pas là. L’ahurissant et le gravissime se situent autant dans l’enchevêtrement constant de silence, d’hypocrisie et de compromissions que dans le verrouillage subtil d’une vérité que beaucoup, par leur fonction, avaient pu connaître. […]

Combien d’évêques savaient-ils ? Sans doute, plusieurs dizaines. […] Tout évoque une mafia : l’activisme, la solidarité, le noyautage. Et par-dessus tout, le silence. Mais pas un silence ordinaire qui ressemble à une simple discrétion. Le silence de la mafia est absolu, féroce, implacable. Celui de la mafia rose dans l’Eglise est de même nature : celui qui parle voit sa carrière brisée,

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Contraception : Un ministre britannique demande à l’Eglise catholique de revoir sa doctrine

Ils ne doutent de rien ces Anglais :

"Penny Mordaunt occupe le poste de secrétaire pour le Développement international dans le gouvernement britannique. Après avoir rencontré au Vatican Mgr Vincent Paglia, le contesté et contestable président de l’Académie pontificale pour la vie, la ministre britannique a demandé à l’Eglise de faciliter l’accès à la contraception des jeunes femmes, comme le rapporte le Daily Telegraph dans son édition du 15 juillet 2018. « Le planning familial est primordial afin d'assurer le futur de la nation », a déclaré Penny Mordaunt, citant le cas de l'Afrique. « La contraception sauve des vies et épargne d'indicibles souffrances », a prétendu la ministre, avant d’ajouter que l’Eglise catholique se devait d’épouser la « modernité ». Cette prise de position intervient au moment où l’on commémore le 50e anniversaire de l’encyclique Humanae Vitae, dans laquelle le pape Paul VI condamnait l’usage de la contraception et défendait la fécondité du mariage chrétien. Au mois de juin 2018, 500 prêtres du Royaume-Uni ont signé une lettre afin de soutenir l’enseignement contenu dans Humanae Vitae, alors que celui-ci est remis en cause par plusieurs membres de la hiérarchie catholique elle-même."

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50 ans après Humanae Vitae, on se rend compte que l’Eglise avait raison

Le 25 juillet, « Humanae vitae », l’encyclique promulguée par Paul VI en 1968 sur la régulation de la fertilité, fête ses cinquante ans tout juste. Et ce même jour, « L’Osservatore Romano » l’a rappelé d’une manière très engagée.  Avec un éditorial signé par Lucetta Scaraffia, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Rome « La Sapienza » :

OR-213x300"Cinquante ans après sa publication, l’encyclique « Humanae vitae » de Paul VI se présente aux yeux des hommes d’aujourd’hui de manière complètement différente: en 1968, c’était un document courageux — et donc controversé — qui allait contre l’air du temps, celui de la révolution sexuelle, pour l’accomplissement de laquelle étaient fondamentaux un contraceptif sûr et également la possibilité d’avorter. C’était aussi le temps où les économistes parlaient de «bombe démographique», c’est-à-dire du danger de surpopulation qui menaçait les pays riches et qui pouvait réduire leur prospérité.

Deux forces puissantes, donc, qui se rangeaient contre l’encyclique: l’utopie du bonheur, que la révolution sexuelle promettait à chaque être humain, et la richesse, qui aurait été la conséquence logique d’une diminution de la population à vaste échelle.

Aujourd’hui, cinquante ans après, nous voyons les choses d’une toute autre manière. Ces deux visions utopiques se sont réalisées, mais elles n’ont pas apporté les résultats espérés: ni le bonheur, ni la richesse, mais plutôt de nouveaux problèmes dramatiques.

Si l’effondrement de la population dans les pays développés se confronte avec difficulté à l’arrivée de masses d’immigrés nécessaires, mais dans le même temps inacceptables pour beaucoup, à partir du contrôle médical des

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France Culture voudrait censurer l’Eglise

Suite à l'homélie de Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon, qui s'en était pris au lobby LGBT, à la dénaturation du mariage et à l'avortement lors de la messe diffusée le 15 juillet sur France Culture, la radio a exigé des représentants de l'Église catholique qu'ils

"respectent les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination".

Dans un courrier envoyé le 16 juillet, la radio demande rendez-vous au président de la Conférence des évêques de France Mgr Georges Pontier. Parmi les phrases incriminées, voici :

  • "le mariage pour tous peut bien exister" mais "ce ne sera jamais qu'une amitié" 
  • "J'ai pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l'avortement"
  • citations dont une de Jean-Paul II: "l'avortement est le crime le plus abominable qui soit car la victime n'a même pas la possibilité de crier sa propre souffrance".

Cette homélie s'était déroulée pendant le 72e Festival d'Avignon sur le thème du… genre. En somme, c'était un peu la réponse du berger à la bergère.

Et l'homosexualiste Olivier Py, directeur du Festival, vient donner des leçons de catholicité :

"Mgr Cattenoz sort de son rôle pastoral. Des catholiques m'ont interpellé dans la rue pour me dire combien ils avaient été meurtris. Dans son homélie, il a condensé tous les thèmes chers au mouvement réactionnaire, moisi, agressif et quelquefois crypto-fasciste. Je ne sais pas quel impact cela aura, mais c'est ne rien

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Un maire lance un appel pour sauver l’église

L’église_Saint-Pons_de_MarieEn accord avec la Fondation du Patrimoine, le village de Marie dans les Alpes-Maritimes lance une souscription pour restaurer son église. Le maire de cette petite commune s'adresse aussi aux personnes portant le prénom de la Vierge : il suffirait que chaque personne prénommée Marie donne 1 euro. Sachant qu'il y aurait plusieurs milliers de Marie en France, on obtiendrait déjà un joli pécule destiné à sauver l'église de Marie, antérieure au XVIe siècle, en quête de rénovation et de réhabilitation, même si la somme totale à réunir avoisine les 70.000 euros.

Cette idée est celle de Gérard Steppel, maire du petit village :

"Je joue la solidarité du patronyme en demandant leur aide à toutes les Marie, qui pourraient aider la commune portant leur prénom. En outre, en France, notre commune est la seule à s'appeler Marie tout court. Il y en a une autre… aux Etats-Unis!"

D'après Gérard Steppel, rien que sur le territoire national, il y aurait 40000 Marie.

La commune de Marie et l'association "Histoire Mariole d'Hier et de Demain" se sont associées à la Fondation du Patrimoine en signant, à la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, une convention de partenariat. Ce triple paraphe lance la souscription d'aide, non seulement aux Marie, mais à tout le monde.

Un incendie en décembre 2010 a fortement endommagé l'église. S'ajoutent à ce sinistre les conséquences d'un dégât des eaux, la vétusté des lieux.

La restauration intérieure et extérieure de l'église s'élève à 149 000€.

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Terres de mission : Laurent Dandrieu dénonce l’irénisme de l’Eglise sur l’immigration

Le 25 mai a eu lieu une disputatio, courtoise mais serrée, en la cathédrale de Rouen sur l’immigration sous le titre : Peut-on accueillir tout le monde ? Les protagonistes étaient le père Jean-Marie Carrière, jésuite, ancien président de Jesuit Refugee Service et Laurent Dandrieu, auteur de : Eglise et immigration. Le grand malaise. Après avoir présenté les deux positions en présence, Laurent Dandrieu commente le sondage auprès des catholiques rendu public par la Conférence des Evêques de France le 7 juin sous le titre : Changer notre regard sur les migrants : Mieux comprendre pour mieux accompagner. Laurent Dandrieu commente enfin les pérégrinations surmédiatisées de l’Aquarius.

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Nicaragua : l’Eglise défend le peuple contre Ortega

UnknownDes milliers d'habitants de Masaya, la ville du Nicaragua qui s'est déclarée en rébellion, ont accueilli jeudi les évêques catholiques venus empêcher un massacre par les forces de l'ordre voulant en reprendre le contrôle. En deux mois, la vague de contestation, pour exiger le départ du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, vice-présidente, a fait 187 morts et plus de 1000 blessés.

Le cardinal Leopoldo Brenes, accompagné du clergé du diocèse de Managua, a traversé les rues de la ville de 100000 habitants, située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale et devenue l'épicentre des protestations, en brandissant une image de Jésus et suivi d'une foule de riverains. Des centaines d'entre eux ont aidé à lever les barricades pour permettre aux évêques d'entrer, au son des cantiques, dans le quartier indigène de Monimbo, foyer de résistance visé par les forces progouvernementales.

L'évêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baez, l'une des voix les plus critiques envers le gouvernement, a invité la population à ne pas chercher à faire justice elle-même et lancé un appel "aux francs-tireurs, à Daniel Ortega et Rosario Murillo: pas un mort de plus".

Mais pendant ce temps, des tirs d'armes à feu et de mortiers artisanaux résonnaient encore dans la ville.

Suspendu depuis lundi, le dialogue entre gouvernement et opposition semblait pourtant sur le point de reprendre, alors que l'exécutif a finalement invité, comme il l'avait promis, des organismes internationaux comme l'Union européenne ou le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits

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Statistiques de l’Eglise : stagnation et pénurie

Capture d’écran 2018-06-23 à 10.45.16Les dernières éditions de l’Annuaire des statistiques de l’Eglise et de l’Annuaire pontifical ont été présentées le 13 juin 2018, dans la Salle de presse du Saint-Siège.

Le nombre de catholiques dans le monde est passé de 1,285 milliard à 1,299 milliard entre 2015 et 2016. Cette augmentation globale de 1,1% est légèrement inférieure à celle de la population mondiale sur la même période, de sorte qu’en proportion les catholiques représentaient 17,67% de la population en 2016 contre 17,73% l’année précédente.

  • 48,6% des membres de l’Eglise appartiennent au continent américain, la plus grande part (57,5%) étant réservée à l’Amérique du Sud, notamment au Brésil.
  • Sur le continent asiatique, l'Eglise croît lentement. Dans cette zone où sont concentrés 60% de la population mondiale, la proportion de catholiques s'élève à 11%. La plupart d'entre eux – 76% des catholiques d'Asie du Sud-Est – vivent aux Philippines (85 millions de catholiques en 2016) ou en Inde (22 millions).
  • L'Afrique rassemble 17,6% des catholiques de la planète et se caractérise par son dynamisme : le nombre de fidèles y est passé d'un peu plus de 185 millions en 2010 à plus de 228 millions en 2016. La République Démocratique du Congo, le Nigeria, l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya sont les pays où l’on trouve le plus de catholiques sur le continent africain.
  • L'Europe, qui abrite près de 22% de la population catholique mondiale, stagne. L'augmentation du nombre de catholiques dans la période 2010-2016 est quasiment nulle, à 0,2%.

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