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La crise actuelle de l’Église catholique s’explique par la disparition du discours sur les « fins dernières »

Suite de l'entretien avec l'abbé Debris, auteur de De choses et d’autres. Le surnaturel dans la vie de Zita (lire le début ici).

D'où viennent les anecdotes de ce manuscrit ?

DebrisJ’ai souhaité ajouter au titre De choses et d’autres, donné par Zita elle-même (Allerlei und Anderes), un sous-titre plus clair du contenu de ce manuscrit : Le surnaturel dans la vie de l’impératrice Zita. Ce livre inédit contient 139 récits rapportant 155 histoires surnaturelles que l’Impératrice vécut elle-même, ou qui lui furent rapportés par son entourage proche (grands-parents, parents, frères et sœurs, enfants, amis). Leur datation, loin d’être toujours indiquée, remonte pour le cœur de la phase rédactionnelle à la période mai 1955-avril 1957 et plus largement, entre août 1950 et novembre 1973.

Zita était une femme à la foi profonde et véritablement catholique. Elle savait pertinemment que le monde visible dans lequel nous vivons (l’ici-bas) ne recouvre qu’une petite partie de la réalité, à côté de l’au-delà. Ce monde invisible recouvre trois sphères correspondant à trois possibilités : le Paradis, son antichambre, le Purgatoire (ultime temps de purification) et l’Enfer.

L’Église catholique, par l’étude des ‘signes’ et des miracles pour les causes de béatification et canonisation, reconnaît clairement que des phénomènes surnaturels font partie de la vie des saints : qu’il s’agisse de l’apparition des stigmates du Christ sur certains, de dons de prophétie, de bilocation, de guérisons. Même quelquefois, des défunts qu’on suppose saints (admis au Paradis, purifiés), interviennent pour éviter à leur famille des accidents

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Affaire du MRJC et conscience du donateur : L’Eglise peut-elle continuer à financer un mouvement qui bafoue ses principes intangibles ?

De Cécile Edel, vice-présidente de la Marche pour la vie et présidente de Choisir la vie :

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Le flou demeure après le débat suscité par le MRJC sur le "droit fondamental à l'avortement". Au débat sur le fond s'ajoute le malaise lié à la question du financement de ce mouvement par l'Eglise. Loin d'être le simple versant matériel et secondaire de cet épineux dossier, cette subvention met en cause le respect de la conscience des contributeurs au denier du culte.

Consentir un don, c'est donner des moyens d'action ! Ainsi le croyant donne-t-il à l'Eglise pour œuvrer en accord avec l'Evangile et avec sa conscience.

Cette question de la conscience, Choisir la vie y est sensible depuis sa création. Nommée AOCPA (association pour l'objection de conscience à toute participation à l'avortement) quand elle fut créée, en 1982, notre association a d'abord en effet cherché à contourner les effets de la loi Roudy et du remboursement de l'avortement par le budget de l'Etat. L’objectif était alors que le contribuable ne soit plus obligé d’être complice d’un acte que sa conscience réprouvait. D'aucuns comprendront donc notre réactivité sur le sujet soulevé par "l'affaire" MRJC. Les 574 000 euros de subvention annuelle versés par l'Episcopat français font inévitablement de nous, donateurs, les complices d'une idéologie qu'il est sensé contrer et que nous combattons depuis plusieurs décennies. Nous ne pouvons l'accepter. 

La CEF a-t-elle clarifié la situation ?

L'expression, par voie de communiqué, d'une "distance" prise avec la Marche pour la Vie et

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Nous assistons à une offensive homosexuelle sans précédent dans l’Eglise

Unknown-13L'affaire de Mgr Juan Barros évêque d'Osorno au Chili, soupçonné d'avoir tu les agissements d'un prêtre pédophile, révèle que le lobby gay a bien pénétré l'Eglise. Dans l'avion qui le ramenait à Rome, le pape François avait notamment déclaré que le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros, sans trouver "d'élément pour le condamner".

"Vous me dites qu'il y a des victimes, mais je ne les ai pas vues, elles ne se sont pas présentées à moi".

Et il s'est déclaré "convaincu" de l'innocence de l'évêque.

JuanBarrosMadrid_CEChile-800x450Or, le 12 avril 2015, l'Irlandaise Marie Collins, elle-même "rescapée" d'abus sexuels, qui a finalement claqué en 2017 la porte de la commission papale de lutte contre la pédophilie, est venue spécialement à Rome porteuse d'une lettre d'un Chilien victime d'abus, Juan Carlos Cruz. Mgr Juan Barros [photo], nommé par le pape à la tête du diocèse d'Osorno, en 2015, est soupçonné d'avoir passé sous silence les actes du père Fernando Karadima. Ce prêtre octogénaire a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Selon Marie Collins, au moins trois victimes directes de Karadima accusent Mgr Barros d'avoir été témoin de certains actes. Mgr Barros nie ces accusations. Cette lettre a été remise en avril 2015 au cardinal Sean O’Malley, proche du pape, qui assure que la lettre a été transmise au pape.

Riccardo Cascioli commente dans un texte traduit par benoît-et-moi :

"Le scandale des abus sexuels au

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Jean-Paul II : Rien de ce qu’enseigne l’Eglise sur la contraception n’appartient à une matière susceptible de libre discussion

Jeanne Smits a traduit un discours peu connu de Jean-Paul II, prononcé en 1987 sur la contraception – véritable défense et illustration d’Humanae vitae. En voici un extrait : 

Unknown-9"[…] Il est bien connu que souvent – ainsi que l’a également relevé le concile Vatican II (cf. Gaudium et spes, 51,1) – l’une des principales inquiétudes auxquelles sont exposés les époux est constituée par la difficulté à réaliser dans leur vie conjugale la valeur éthique de la procréation responsable. Ce même concile fonde une juste solution à ce problème sur cette vérité : il ne peut y avoir de contradiction entre la loi divine concernant la transmission de la vie humaine et le véritable amour conjugal (cf. Gaudium et spes, 2). Parler d’un « conflit de valeurs ou de biens » et de la nécessité qui en découlerait de les « équilibrer », en choisissant l’un et en rejetant l’autre, n’est pas moralement correct et ne fait qu’engendrer la confusion dans la conscience des époux. La grâce du Christ donne aux époux la vraie capacité à accomplir la « vérité » entière de leur amour conjugal. Vous désirez témoigner concrètement de cette possibilité et ce faisant donner aux couples mariés une aide précieuse : celle de vivre dans la plénitude de leur communion conjugale. Nonobstant les difficultés que vous pouvez rencontrer, il est nécessaire de continuer avec un dévouement généreux.

2. Les difficultés que vous rencontrez sont de diverses natures. La première, et en un certain sens, la plus grave, est que même dans la communauté

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Les moines de Tibhirine reconnus martyrs par l’Eglise et bientôt béatifiés

Annonce faite par radio Vatican : 

"C'est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification.

L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.

Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran depuis octobre 1981, avait été assassiné le 1er août 1996, à 58 ans, dans l’explosion d’une bombe déposée devant son évêché.

L’attentat était intervenu peu après la visite en Algérie du ministre français des affaires étrangères, Hervé de Charette, qui s’était rendu sur les tombes des sept moines français de Tibhirine.

Les sept moines cisterciens de Tibhirine, eux, avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas. Leur mort avait été annoncé plusieurs semaines plus tard, par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Seules les têtes des moines avaient ensuite été retrouvées, le 30 mai 1996, au bord d’une route, non loin du monastère.

Depuis vingt ans, trois thèses sont régulièrement avancées pour expliquer la mort des frères: celle d’une bavure de l’armée algérienne, d’une manipulation des services secrets algériens, ou celle d’un acte atroce perpétré par les groupes islamistes armés qui semaient la terreur en Algérie dans les années 1990.

En

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L’Église orthodoxe de Bulgarie dénonce l’idéologie du « genre »

L’Église orthodoxe de Bulgarie demande au parlement bulgare de ne pas ratifier la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention de la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ». Tout en soulignant qu’il s’oppose tant aux violences à l’égard des femmes qu’aux discriminations touchant celles-ci, le Saint-Synode de l’Église bulgare se dresse contre l’idéologie du « genre » contenue dans la Convention d’Istanbul et qui a été atténuée dans la traduction bulgare du texte incriminé. Voici l’appel du Saint-Synode :

Capture d’écran 2018-01-24 à 20.03.45« Chers compatriotes, chers enfants de Dieu de notre sainte Église orthodoxe de Bulgarie, chers représentants du pouvoir civil,

La raison de notre appel est la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ». Ladite convention soulève des inquiétudes sur l’avenir de la civilisation européenne chrétienne, du fait qu’elle contient une nouvelle conception de l’homme, l’homme comme auto-suffisant, l’homme sans Dieu, qui suit ses désirs et ses passions à un point telle qu’il puisse déterminer même son sexe.

Ce concept ouvre la porte à la déchéance morale qui conduit inévitablement à la destruction psycho-physique de l’homme, à une « seconde mort » qui est une mort spirituelle. Cela est diamétralement opposé à notre foi, au centre de laquelle se trouve le Dieu-homme Christ, et qui nous enseigne que le sens de la vie du chrétien consiste dans le salut et l’amour envers Dieu et le

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Un article de La Croix confirme que la protection de la vie est un point non négociable du magistère de l’Eglise

Sans aller qualifier cet évènement de miracle, il s'agit déjà d'une bonne nouvelle de trouver un tel article dans La Croix :

"Un communiqué du Mouvement rural de jeunesse chrétienne se désolidarisant de la Marche pour la vie ce week-end et présentant l’avortement comme un « droit fondamental » a suscité une vive polémique.

L’avortement est-il un point non négociable de l’enseignement de l’Église catholique ? Cette question s’est invitée ce week-end sur les réseaux sociaux après la publication d’un communiqué du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC). Alors qu’était organisée dimanche à Paris une Marche pour la vie, le mouvement héritier de la Jeunesse agricole chrétienne a voulu se démarquer et « créer le débat », en s’affirmant « solidaire des combats pour l’émancipation personnelle et collective ».

« Nous défendons le droit fondamental pour les femmes et les couples d’avoir recours à l’IVG », a tweeté son secrétaire national Hugues Boiteux. Avant de publier un nouveau communiqué, sous la pression de la Conférence des évêques de France (CEF). Le MRJC a finalement demandé à ce « qu’un espace de dialogue se rouvre au sein de l’Église sur l’IVG ».

Cette prise de position a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux de la part de catholiques pour lesquels on ne peut se dire catholique et promouvoir l’avortement. C’est le cas du père Cédric Burgun, vice-doyen de la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris. « L’expression “droit fondamental” suppose que, dans certains cas, l’IVG pourrait être un bien, explique-t-il à La Croix. Or, l’Église

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Réfection de la façade de l’église Saint-Augustin à Paris

La fin de la restauration était prévue pour le mois de février 2018. Mais l’échafaudage a pu être enlevé juste à la veille de Noël. Sculpteurs, céramistes et doreurs ont travaillé notamment sur les 39 statues. Mais le plus impressionnant est sans doute la restauration de la grande rosace centrale sur laquelle 12 000 feuilles d’or ont été posées.

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L’arrière de l’édifice religieux, dans la perspective du boulevard Malesherbes, a besoin d’une nouvelle phase de travaux. Ce sera peut-être pour les prochaines années.

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Quelle température fait-il dans l’Église?

De Jean de Saint-Jouin :

21078859_1838180599555373_3589989881956864084_n"Rorate Caeli… Cieux, faites pleuvoir votre rosée… Vraisemblablement, l’auteur sacré n’était pas Canadien. Car ici la rosée en plein mois de décembre… ça gèle! Instantanément même.

28 décembre 2017. Il fait presqu’aussi froid dehors que dans l’Église. 26 sous zéro pour être précis. Moins 38 celsius si vous tenez compte du facteur de refroidissement éolien. À cette température, la « parlure » colorée du terroir claironne. On ne dit plus « Il fait froid ». On dit « Il fait frette ». L'oreille le sent bien. C’est bien plus froid encore.

Quelle température fait-il dans l’Église? Qui saurait le dire? Et où trouver un thermomètre suffisamment bien calibré pour en juger alors que les portes ont été laissées grandes ouvertes depuis si longtemps et que le vent glacial s'engouffre toujours plus loin? Le facteur de refroidissement shéolien est ahurissant. Avec les récentes célébrations de la "Réforme", on approche le 0 Calvin. Il fait frette!

Pourtant, j’y suis encore. Transis, certes. Mais toujours là. Certains me luge? Peu m'importe! Malgré les problèmes congères. Je contemple. Je persiste. Je pergélisol.

Cette Rosée du Ciel, prédit avec onction et par temps chaud, est toujours là aussi. Dieu résiste bien au froid. Dans les bras les plus parfaits, Il dort et Se cristallise.

Quelque part dans l’Église, bien assis sur un banc de neige, emmitouflé sous une triple couche de Tradition, portant fièrement mon casque en peau de latin – un héritage – je demeure immobile fasciné par

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